Microsoft vient de signer un accord de licences avec Compal qui pourra produire des terminaux Android et Chrome OS sans craindre un procès de sa part en échange du paiement de royalties. Le montant exact payé par le fabricant chinois est tenu secret. C’est le troisième ODM à passer ce genre d’accord, après Wistron et Quanta (cf. « Quanta aussi paye Microsoft pour avoir le droit de fabriquer des terminaux Android »). Cette annonce est aussi hautement symbolique, parce Microsoft taxe maintenant 55 % des terminaux Android vendus aujourd’hui dans le monde.
Payer au lieu de lutter
Compal est la dixième firme à passer ce genre d’accord et la neuvième au cours des quatre derniers mois. Microsoft a donc très rapidement marqué son territoire et continue de passer des accords de licence à une vitesse importante. C’est aussi un témoignage du manque de confiance des partenaires de Google qui ne pensent pas que le moteur de recherche puisse les protéger des dommages causés par un procès et les récents déboires de Samsung ne font rien pour arranger ce mauvais sentiment (cf. « La Galaxy Tab 10.1 bannie temporairement d’Australie »).
Un produit, deux royalties
C’est aussi un accord très symbolique parce que pour la première fois, Microsoft touche les royalties de l’ODM et de l’OEM d’un même produit. En effet, jusqu’à présent, Redmond passait des accords avec les clients de Compal, tel qu’Acer, ou avec les marques qui fabriquent leurs propres produits, tels que Samsung (cf. « Samsung paiera des royalties à Microsoft pour Android »), Viewsonic (cf. « Microsoft continue de se faire de l’argent sur Android ») ou HTC (cf. « Microsoft touche 5 $ sur chaque HTC Android vendu »).
En prenant des royalties de Compal, Microsoft sera payée une première fois par l’ODM chinois à la sortie d’usine et une seconde fois par Acer lors de sa mise sur le marché. Cela veut aussi dire que les clients de Quanta ne sont pas à l’abri et il est fort à parier que Sony, Lenovo ou Toshiba passent aussi un accord de licence avec Microsoft prochainement.
c'est dingue cette histoire.
Je ne suis pas sur que les constructeurs aient vraiment répercuté sur le consommateur. Mais si c'est le cas, il est clair que les libristes de tous poils payent maintenant une entreprise aux OS propriétaires, ce qui ne manque pas d'ironie
De quoi financer largement la division Windows Mobile afin de sortir les produits qui reprendront le marché à Google (puisque tous les deux se battent pour vendre leurs OS aux mêmes constructeurs) ... la bataille va être intéressante à suivre encore quelques années.
Ainsi, la décision est bien plus rapide pour le constructeur ou l'ODM.
Quelqu'un sait exactement au juste par quoi sont concernées ces licences ?
rhooo... troll spotted.
quand apple fait carrement interdire des trucs (sans aucune possibilité d'arrangement financier) c'est pas crade. du tout.
si tout le monde paye krosoft sans faire de vagues, ni proces, c'est qu'il y a matiere, tu crois pas?