Les employés de l’usine brésilienne de Foxconn pourraient décider de se mettre en grève, ce qui aurait des conséquences importantes pour les livraisons d’iPad qui sont très attendues par les dirigeants de la société. En effet, Apple a laissé sous-entendre que les ventes de ses tablettes au premier trimestre étaient en partie limitées par les capacités de production (cf. « iPad : Samsung serait le seul à produire l’écran Retina »), mais que la demande au trimestre suivant sera satisfaite. Une grève des employés de Foxconn pourrait compromettre ces objectifs. En cas d’arrêt de travail, la production des iPhone et iPad sera affectée, mais la portée restera faible, puisque l’usine ne dessert pour l’instant que l’Amérique du Sud.
Foxconn aurait du mal à gérer la croissance de sa masse salariale
L’information provient du quotidien brésilien Jornal de Jundiai qui est cité par The Next Web. Il y aurait un appel à la grève pour le 3 mai prochain afin de se plaindre d’un manque d’eau, de nourriture et des problèmes dans les transports en commun partant de l’usine ou à destination de celle-ci.
Pour mémoire, cette usine de Foxconn est toute récente puisqu’elle a ouvert ses portes l’an dernier (cf. « Foxconn et Apple au Brésil : ça se confirme »). Elle est la première usine du Taïwanais en Amérique du Sud. Elle a commencé par fabriquer des iPhone (cf. « Foxconn fabrique des iPhone au Brésil »), puis des iPad, ce qui a demandé une vague d’embauche. Les problèmes logistiques seraient donc liés à cet accroissement important de la masse salariale. Les employés auraient donné dix jours à Foxconn pour résoudre les problèmes.
Foxconn n'a peut être pas pris en compte non plus les différences de mentalités et de comportement entre l'asie et l'amérique du sud (attention, je ne critique aucune des mentalités)
Depuis quand, dans notre monde merveilleux, les profits, aussi honteux soient-ils, sont-ils destinés au bien des salariés ? A moins que tu ne te sois trompé et que tu aies voulu parler des actionnaires, ce que je comprendrais mieux !!
Tu sais, les Bisounours, y a qu'a la télé, que ça existe !
Même pas vrai y'a un bisounours dans les deux candidat du second tour de la présidentielle.
(lequel ?
effectivement, je viens de relire le premier paragraphe et j'avoue qu'il est compréhensible... mais de mémoire, c'était pas le cas lors de mes deux premières lecture... soit le texte a été édité entre temps, soit j'ai été tellement confus par le titre que j'ai lu n'importe comment par la suite...
Depuis quand, dans notre monde merveilleux, les profits, aussi honteux soient-ils, sont-ils destinés au bien des salariés ? A moins que tu ne te sois trompé et que tu aies voulu parler des actionnaires, ce que je comprendrais mieux !!
Tu sais, les Bisounours, y a qu'a la télé, que ça existe !
Ah ça. Ton propos me rappelles quand, il ya quelques années, les grandes surfaces ont essayées de faire croire que si les produits qu'elles proposaient étaient si chers c'était à cause des intermédiaires, en pointant du doigts producteurs et entrepôts logistiques (qui eux sont étranglés par les doléances des GS), alors qu'en fait dans le cas qui nous intéressent, si leurs propos sont vrais, encore faut-il préciser que dans ce cas là intermédiaires = actionnaires !
Par contre je savais pas que cette usines était ouverte. Je croyais qu'elle était encore en cours de construction ! Comme quoi ...
En même temps, notre modèle fait que sans les actionnaires, le profit ne serait même pas un millionième de ce qu'il est. Non, en fait il n'y aurait pas du tout de produits high-tech grand public, donc pas d'Apple ni les autres.
C'est un constat ! Mais, constater est notoirement insuffisant. Celà ne veut pas dire que tu te poses la bonne question ! La bonne question est : " Est-ce que notre modèle est le bon ?"
Je suis convaincu qu'on pourrait en être au même niveau technologique dans un système qui serait moins axé sur le profit et l'exploitation d'une immense majorité par une infime minorité. La répartition des richesses n'a jamais bridé l'invention. Pour preuve, le nombre de chercheurs sous payés qui continuent à faire évoluer la science et la technologie.
On pourrait même se poser la question de savoir si on a tant besoin de technologie. Quand on voit dans quel mur écologique nous conduit notre boulimie de communications, de confort, de technologie, on peut légitimement se poser la question de savoir si tout ça n'est pas ostentatoirement vaniteux de notre part. Ca, c'est une vraie question aussi, hein !
Autre point qui me dérange aussi, c'est le côté écologique de la réflexion. Oui, notre modèle est particulièrement inepte vu qu'on massacre sans vergogne notre bonne terre. Cependant, nos errances ne sont pas toutes causées par notre gourmandise, mais aussi parce que nous n'avons pas la capacité à visualiser l'avenir. Une bonne proportion de l'humanité agit de manière anti écologique notoire (déforestation, pollution...) faute de pouvoir faire autrement. Economie de subsistance, et non pas de bénéfice. Ca n'excuse pas notre attitude désinvolte, mais ça l'explique en partie. De plus, l'innovation passe par des phases assez élémentaires
- Recherche
- Découverte
- Mise en pratique
- Critique de la pratique
- Amélioration
- Nouvelles recherches
- découverte surpassant la précédente...
etc etc. Et à chaque cycle, on a une phase de critique sévère, où l'on constate des erreurs comme des risques pour la santé, de la pollution, des risques divers et variés (fragilité, blessure, inflammabilité... et j'en passe).
Tout est question de temps: veut-on "immédiatement", ou bien "quand ça ne sera plus du tout risqué". Or, comme les entreprises se tirent la bourre, on ira plus vite que la musique. Et c'est une erreur évidemment.
Ce que je crois, c'est qu'il faut se donner les moyens de responsabiliser tout le monde. Prenons un exemple pratique simple (auquel je fais souvent référence): le suremballage. On veut arrêter de gaspiller, de consommer n'importe comment... Mais les produits vendus sont une horreur sur cet aspect. Que faire?
1) Un étiquetage imposé avec un code couleur décrivant la part de masse produit/masse emballage. Ce serait assez douloureux de se faire estampiller "mauvais élève" pour n'importe quelle boite. Mieux encore, ajoutons une classification de couleur pour le taux de matière recyclée dans l'emballage.
2) On peut même envisager une vraie taxe du genre passer la TVA à un taux spécifique si le suremballage dépasse n% de la masse du produit "nu". LA, le client en pâtirait, il changerait de produit pour payer moins, et les industriels, mécaniquement, seraient tenus de se bouger le cul pour améliorer l'emballage.
On peut aussi parler de l'enrichissement de quelques uns. Bien sûr qu'on doit quand même ventiler les gains sur les salariés, et pas que sur les actionnaires. La solution? Imposer que l'entreprise distribue 30% de ses actions à ses salariés, de sorte à ce que ces 30% soient également bénéficiaires des dividendes quand il y en a. Là, d'un coup, l'entreprise réfléchirait à deux fois, car en versant des dividendes, elle verserait directement une sorte de prime à ses salariés... Rudimentaire, mais redoutable, parce que cela provoquerait aussi une protection des emplois (délocalisation bloquées), puisque 30%, une fois les pouvoirs confiés aux syndicats lors des négociations, ça n'est pas anodin.
Ce sont mes petites idées, libre à chacun de les mettre en doute.