Google Print, ou la guerre des bibliothèques
Annoncé le 14 décembre 2004, le chantier le plus ambitieux de Google
consistera à scanner les pages de 15 millions d'ouvrages, et de les rendre accessibles sur la toile. Google Print
s'annonce être la première bibliothèque publique internationale. Si cette opération part d'un bon fond, elle soulève beaucoup d'interrogations, et surtout en France, pays très attaché au concept "d'exception culturelle". Catalyseur d'une inquiétude face à "l'Américanisation" globale de la culture mondiale, le directeur de la Bibliothèque Nationale de France
(BNF), Jean-Noël Jeanneney, a aussitôt alarmé les pouvoirs que cette opération pouvait très bien fausser, pour des générations, le regard du monde sur sa propre histoire. Au lendemain de la mise en ligne de la version bêta de Google Print
, il était temps de faire un point sur ce chantier pharaonique.7
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eh bien qu'ils se fassent la guéguerre ces googleurs et nos ptits BNFeurs ! Tant mieux pour nous utilisateurs...
L'outils de recherche est vraiment trop simpliste et ne concerne souvent que des ouvrages payants. Et j'ai aussi l'impression que seulement qq pages ont été numérisée par ouvrage (avec OCR). Bref, ça ne vaut pas le projet Gutenberg.
http://www.gutenberg.org/browse/languages/fr
Si cette opération part d'un bon fond, elle soulève beaucoup d'interrogations, et surtout en France, pays très attaché au concept "d'exception culturelle".
Là n'est pas le fond du problème.
Catalyseur d'une inquiétude face à "l'Américanisation" globale de la culture mondiale, le directeur de la Bibliothèque Nationale de France (BNF), Jean-Noël Jeanneney, a aussitôt alarmé les pouvoirs que cette opération pouvait très bien fausser, pour des générations, le regard du monde sur sa propre histoire.
Exactement ce que l'on constate dans le domaine de l'histoire de l'aviation, par exemple.
Récemment la Cinq a diffusé un documentaire US sur le sujet.
C'est le troisième que je vois traitant de cette partie de l'histoire et c'est le troisième qui fait l'impasse sur l'Eole et Clément Ader et attribue le premier vol d'un "plus lourd que l'air" aux frères Wright, 10 ans plus tard.
Il est vrai que Clément Ader avait le mauvais goût d'être français alors que les frères Wright étaient de bons yankees bien de chez eux.
Comme toujours ce sont les vainqueurs des guerres qui écrivent l'histoire, même lorsqu'il s'agit de guerre économique ou d'influence.
Imaginez ce qu'on lirait sur les camps d'extermination si les nazis avaient gagné la guerre... ou si les gaulois avaient vaincu les romains et avaient occupé l'Italie...
D'ailleurs au moins 2 auteurs américains ont écrit des romans sur ce thème de la victoire nazie :
Robert Harris a écrit Fatherland
Philip K. Dick a écrit Le maître du Haut Château
et un autre sur une uchronie où l'empire romain n'est pas ce que nous connaissons
L. Sprague De Camp a écritDe peur que les tenebres
turlupin : ta participation est intéressante, merci pour les titres de bouquins.
Alors, juste pour toi
, 2 autres titres surprenants de polars situés dans une Europe où la magie a pris la place de la science à l'époque du moyen-âge
Tous des magiciens
C'est dans les yeux
tous les deux de Randall Garrett
mmm
je dis ça comme ça, mais Robert Harris n'est pas américain, il est juste britanique...
Voila c'est tout...
voui, mes plates excuses