Freescale et IBM main dans la main
Freescale vient en effet de rejoindre les membres de Power.org qui se concentrent, entre autres, sur le développement de processeur Power. En substance, le but est clairement de développer et améliorer l’architecture Power afin qu’elle puisse se retrouver sur de nombreux produits de tous les jours (voiture, électronique grand public, console de jeux vidéo), mais aussi dans les superordinateurs et les serveurs d’entreprises. Ainsi, les deux firmes devraient se concentrer sur le développement d’instructions communes et sur le support de Linux.
Aucun produit et date de sortie n’ont été annoncés.
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Hé bien j'espère qu'ils continueront à sortir d'aussi bon proc et que ce sera la honte pour Apple d'être passé sur une techno de 30 ans (et +) ...
C'est quoi l'info de la news ?
C'est quoi l'info de la news ?
Je me posais aussi la question....
David > Freescale c'est la division µc & µp de Motorola, qui a crée le PowerPC avec Apple et IBM. Ils sont là depuis l'origine. Power.org c'est juste une facade marketting d'un truc vieux de 15 ans... et sans Apple.
En fait, IBM a créé les puissants processeurs POWER pour serveurs et supercalculateurs, et a ensuite cherché des associés pour dériver cette architecture RISC en processeurs pour PC (dans le sens de "Personal Computer") afin de concurrencer Intel et éventuellement les détrôner (et oui c'était le but à l'époque).
Ils ont alors passé un accord avec Apple et Motorola (qui cherchaient tous deux à donner un successeur à l'architecture CISC "68k" de Motorola qu'on trouvait alors dans les Mac) ce qui a donné l'Alliance AIM (Apple-IBM-Motorola) qui accoucha au début des années 90 des processeurs PPC 601 (Génération 1) puis PPC 603 et 604 (Génération 2) et à l'excellent PPC 750 plus connu sous le nom de "G3", qu'on trouva dans les Power Mac.
A ce moment, IBM et Motorola ont eu un grave désaccord sur le successeur du G3.
IBM voulait se concentrer sur une archi simple et efficace type G3 mais à fréquence très élevée, tandis que Motorola voulait un processeur à fréquence plus faible car plus complexe et disposant d'unités de calcul vectoriel (SIMD) comme le MMX mais sur 128-bit.
Apple décida d'opter pour le G4 de Motorola (MPC 7400), muni des unités VMX "Altivec" qu'Apple renomma commercialement "Velocity Engine". IBM continua de produire le G3 mais seul Motorola fournissait à Apple le G4.
Ce fut la première brèche dans l'Alliance.
Mais le Motorola G4 resta bloqué durant un an à 499 MHz maximum en raison d'un "bug" matériel interne, et Apple perdit l'avantage de puissance sur Intel et AMD. Ce fut "the 500MHz-debacle".
Motorola travaillait bien au programme "Goldfish" (MPC 8500 G5), mais celui-ci fut purement annulé dans ses dernières phases... Motorola avait en effet une nouvelle approche "embedded" pour ses processeurs PowerPC, comprendre : des processeurs à basse consommation pour les appareils embarqués, les routeurs, etc... et abandon des processeurs type PC. Dans cette optique, Motorola se sépara de sa division semi-conducteurs qui devint Freescale.
Apple se tourna vers IBM pour le G5 que nous connaissons (PPC 970). Mais IBM se révéla incapable malgré ses promesses d'atteindre 3 GHz en un an, de créer une version portable du G5, et demanda des fonds à Apple comme préalable au lancement du projet G6. Dans le même temps, ils concentrèrent leurs efforts sur les consoles de jeu (processeurs de la Xbox 360, de la Nintendo Revolution, et le Cell de la PS3).
Apple décida à ce moment de passer chez Intel.
L'Alliance AIM ayant volé en éclat, IBM se focalise désormais sur le consortium fermé STI (Sony-Toshiba-IBM) pour l'approche "Cell", et sur le consortium ouvert Power.org, pour la promotion des processeurs POWER et leur futures déclinaisons PowerPC hybridés à la sauce Cell. Détail amusant, puisque Freescale revient aujourd'hui dans ce giron.
Merci beaucoup pour ce petit résumé