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Un cargo rempli d'informaticiens en projet
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Mercredi 20 avril 2005 à 13:20 par
Guillaume Serries
Informaticien, ce n’est pas un métier de tout repos, mais on vit dans une époque formidable. Qu’on se le dise ! Un jour, peut être bientôt, qui sait si vous ne rentrerez pas des lignes de code à fond de cale d’un cargo panaméen rouillé…
Délocaliser dans les eaux internationales
Trois ingénieux entrepreneurs de la belle cité californienne de San Diego prévoient en effet l’implantation d’une société informatique flottante, basée au large de la ville de San Diego, sur un bateau navigant dans les eaux internationales. De l’outsourcing de proximité, en quelque sorte, qui permettrait d’embaucher des informaticiens du tiers monde à moindre frais, sans
visa de séjour ou permis de travail, avec un rythme de travail digne d’un galérien. Cerise sur le gâteau : travail dans les eaux internationales, donc pas de taxe américaine applicable : elle est pas belle, la vie ?
Employer 600 personnes
Pour que ce projet soit viable, il suffirait de placer le bateau-entreprise à plus de trois miles nautiques des côtes américaines, soit un peu moins de 6 kilomètres de la terre ferme. Le navire à déjà son petit nom, le ''SeaCode'', et pourrait employer jusqu’à 600 personnes.
Certes, les informaticiens californiens pourraient à terme protester contre cette nouvelle concurrence. Mais le profit et les marges bénéficiaires seraient telles, que si la législation américaine ne réagit pas, on pourrait assister à une ruée des ''délocalisations maritimes''. De plus, rien ne permet de penser que des informaticiens américains au chomâge ne pourraient pas travailler sur ce type de structure,…s’ils en acceptent le prix.
Slave ship
Roger Green, un des responsables du projet, expert en outsourcing, rassure les futurs investisseurs sourcilleux : selon lui, ce modèle de développement permet de ne dépenser que 10% des sommes engagées à la rémunération des informaticiens étrangers. Les autres dépenses ; matériels, équipement, carburant, seront fournies par des entreprises américaines, et feront donc tourner l’économie nationale. On respire.
John Dvorak, célèbre rédacteur outre atlantique qualifie d’ors et déjà ce projet de ''slave ship'', soit de véritable bateau négrier.
Délocaliser dans les eaux internationales
Trois ingénieux entrepreneurs de la belle cité californienne de San Diego prévoient en effet l’implantation d’une société informatique flottante, basée au large de la ville de San Diego, sur un bateau navigant dans les eaux internationales. De l’outsourcing de proximité, en quelque sorte, qui permettrait d’embaucher des informaticiens du tiers monde à moindre frais, sans
visa de séjour ou permis de travail, avec un rythme de travail digne d’un galérien. Cerise sur le gâteau : travail dans les eaux internationales, donc pas de taxe américaine applicable : elle est pas belle, la vie ?Employer 600 personnes
Pour que ce projet soit viable, il suffirait de placer le bateau-entreprise à plus de trois miles nautiques des côtes américaines, soit un peu moins de 6 kilomètres de la terre ferme. Le navire à déjà son petit nom, le ''SeaCode'', et pourrait employer jusqu’à 600 personnes.
Certes, les informaticiens californiens pourraient à terme protester contre cette nouvelle concurrence. Mais le profit et les marges bénéficiaires seraient telles, que si la législation américaine ne réagit pas, on pourrait assister à une ruée des ''délocalisations maritimes''. De plus, rien ne permet de penser que des informaticiens américains au chomâge ne pourraient pas travailler sur ce type de structure,…s’ils en acceptent le prix.
Slave ship
Roger Green, un des responsables du projet, expert en outsourcing, rassure les futurs investisseurs sourcilleux : selon lui, ce modèle de développement permet de ne dépenser que 10% des sommes engagées à la rémunération des informaticiens étrangers. Les autres dépenses ; matériels, équipement, carburant, seront fournies par des entreprises américaines, et feront donc tourner l’économie nationale. On respire.
John Dvorak, célèbre rédacteur outre atlantique qualifie d’ors et déjà ce projet de ''slave ship'', soit de véritable bateau négrier.
Source : Boing Boing
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Bel exemple de régression de notre société.......
Pitoyable....
Je suis scié![[:mlc]](http://img.infos-du-net.com/forum/images/perso/mlc.gif)
Je pense que ce genre d'entrepreneur doit avoir la nostalgie de l'esclavagisme (beaucoup même) et, dans une moindre mesure, celle des camps de travail forcé qu'affectionnent tous les grands dictateurs (hitler, pinochet, mao, stalline, ... on a l'embarras du choix malheureusement).
Quel monde laissons-nous à nos (futurs) enfants...
Pas mal votre poisson d'avril
De quoi donner des idées à la MEDEF

A quand l'outsourcing d'entrepreneur ?
Love, exciting and new,
Come aboard.
We're expecting you.
Love, life's sweetest reward.
Let it flow,
it floats back to you.
The Love Boat
soon will be making another run.
The Love Boat promises something for everyone.
Set a course for adventure,
Your mind on a new romance.
Love won't hurt anymore
It's an open smile on a friendly shore.
It's Looooove!
Welcome aboard - It's Looooove!
Belle Croisère en perspective !!!!
John Dvorak, célèbre rédacteur outre atlantique qualifie d’hors et déjà ce projet de ''slave ship'', soit de véritable bateau négrier.
...
Belle Croisère en perspective !!!!
Comme quoi des fois...
... "la croisière ça use"
Comment on peut oser faire une faute comme ça ?!!!
"Un cargo remplit d'informaticiens en projet" !!!
On touche aux bases de la grammaire niveau 4ème là.. j'ai peur
Echo : Echo à Tango, arme les missille air-mer...

Tango : missiles armés, cible verrouillé...
Echo : Vous avec le feu vert pour anhilation de la cible Tango, je repete, vous avez le feux vert pour tirs missiles.
Tango : La cible a été detruite, Echo je repete, cible accrochée et abattue.
Voilà ce que j'en ferai du bateau...
Euh désolé mais là question crédibilité on a touché le fond.
La bonne orthographe, je m'en rends compte, j'aurais du la mettre dès le début.
Parce que c'est surement pas "Un cargo remplis d'informaticiens en projet"
Tout simplement :
"Un cargo rempli d'informaticiens en projet"
De plus, rien ne permet de pense que des informaticiens
Rien ne permet de penser...
Si on laisse faire une fois, tout le monde va le faire...
Si on laisse faire une fois, tout le monde va le faire...
Ouais c'est clair voila une nouvelle forme de "comment je baise tout le monde pour me faire du fric"...
ouromov >
ok ok, je rectifie. merci
...s’il en acceptent le prix.
et beh c'est du joli les news
ah les enc*lés![[:le kneu]](http://img.infos-du-net.com/forum/images/perso/le kneu.gif)
En fait le vrai probleme c'est qu'il faut payer les gens qui travaillent. Ca coute cher et ca rogne les benefices.
RETABLISSONS L'ESCALVAGE !
ouromov >
ok ok, je rectifie. merci
En fait c'est 'remplie'
Alors corrige, stp
j'ai des plans pour des torpilles russes, on se cotise ?
En fait c'est 'remplie'
Alors corrige, stp
Chuis démasqué..
Bel exemple de régression de notre société.......
Pitoyable....
c'est juste comme le p2p mon gars, un juste retour de balancier, un ré-equilibrage.
mais je parie que justement ça fera prendre compte d'une réalité et que le ré-équilibrage sera plus doux. parce qu'en face on a un marché d'offre/demande et qu'on a des gens qui sont plus réalistes que les majors.
N'importe quoi
La solution serait simple... supprimer les eaux internationales
c'est juste comme le p2p mon gars, un juste retour de balancier, un ré-equilibrage. mais je parie que justement ça fera prendre compte d'une réalité et que le ré-équilibrage sera plus doux. parce qu'en fasse on a un marché d'offre/demande et qu'on a des gens qui sont plus réalistes que les majors.
de quel reequilibrage tu parle ?
L'utilisation du p2p ne cesse d'augmenter...
La réalité dépasse la fiction !!!
http://worldsoftcompany.com/
Un bateau dans le Pacifique
Je rentrais du bureau, où j'avais passé une journée de plus à regarder bêtement mon écran et à me demander combien de temps mon entreprise allait encore pouvoir me garder. Le bogue de l'an 2000 et le passage à l'euro, qui avaient suscité tant d'enthousiasme de la part des journalistes – « il manquera cinq mille informaticiens en 2010 », avaient-ils clamé bien haut –, étaient retombés aussi vite qu'un soufflé aux champignons raté. Le moral des troupes était morose, chacun se demandant à quoi il pourrait bien servir, ses deux mains ne sachant rien faire d'autre que d'appuyer sur les touches d'un clavier d'ordinateur ou sur la manette d'une console de jeux vidéo. De héros, grands combattants du bogue géant qui mettait la société technicienne en péril, nous, informaticiens, étions devenus aussi embarrassants et inutiles que ces vieux lecteurs de cassettes au son inaudible dont personne ne veut plus.
Dans le métro, mon regard fut attiré par une image pleine de soleil qui contrastait furieusement avec l'air gris et épais que l'on respire au fond des artères souterraines. Sur un paquebot, au bord d'une piscine, allongé sur un transat, un homme bronzé, vêtu d'une chemise à fleurs, tenait sur ses genoux un ordinateur portable. À sa gauche, un cocktail à peine entamé, rempli de glaçons et coiffé d'un petit parasol pour le protéger de la chaleur bienfaisante. L’homme au premier plan était un informaticien trentenaire bourré de muscles et de dents blanches. Il ne me ressemblait pas tout à fait, mais était l’image que j’aurais aimé donner de moi-même, image contre laquelle tout informaticien aimerait troquer ses carreaux de lunettes, ses boutons et ses dents que des années de souffrances orthodontiques n’ont pas suffi à discipliner. À l’arrière-plan, des femmes en bikini se faisaient bronzer ou nageaient. Un léger flou les voilait pudiquement, mais je me rendis compte que l’absence d’hommes parmi toutes ces formes féminines avait été perçue par mon inconscient dès la première seconde où mon regard s’était posé sur l’affiche.
Au-dessus de ce bateau de rêve, de ces corps de rêve, de ce soleil de rêve, brillait l'annonce d'un travail de rêve pour informaticien déchu : « Travaillez sur un bateau, au milieu du Pacifique. » Puis, en plus petit : « Vous êtes jeune, vous parlez anglais couramment. Vous êtes un développeur informaticien confirmé. Vous cherchez un emploi motivant alliant engagement personnel et découverte de nouveaux horizons. Embarquez-vous pendant six mois à bord de notre bateau pour participer au développement du nouveau système d’exploitation de la World Soft Company Inc. et à l’une des plus fabuleuses aventures de votre carrière professionnelle. » Suivaient les coordonnées du site internet sur lequel il était demandé de s’inscrire. Pas de numéro de téléphone, ni d’adresse, même électronique.
Arrivé chez moi, je lançai mon blouson sur le portemanteau et, sans prendre le temps de me déchausser, me jetai sur mon ordinateur. Trépignant d’impatience, je pestai contre ce vieux bouzin qui mettait un temps fou à démarrer. Je pus enfin taper l’adresse internet que j’avais retenue par cœur, mais tout de même notée sur mon calepin pour plus de sûreté : worldsoftcompany.com. Un site tout en anglais comme pour rappeler que l’acceptation de la domination étatsunienne était la condition sine qua non pour saisir cette occasion hors du commun. Le site était très simple. La première rubrique présentait le bateau : deux restaurants plus une pizzéria, un casino, une salle de spectacle, trois piscines et jacuzzis, un espace multisport, une galerie commerciale… Étaient prodigués maints détails et de nombreuses photos de la piscine, du pont, des cabines, des charmantes hôtesses servant le repas dans une salle de restaurant somptueuse où se produisait un orchestre de jazz. Les conditions de travail étaient illustrées par quelques photos du mobilier, du matériel informatique dernier cri et de la belle moquette bleue. Le site devenait cependant bien peu détaillé quand il s’agissait de présenter les tâches demandées ou l’objectif final du projet. De fait, j’étais devant un prospectus vantant une croisière où le travail n’était qu’une partie accessoire, un passe-temps comme un autre, car il faut tout de même s’occuper un peu entre deux séances de bronzage.
« Les projets informatiques se ressemblent tous, me dis-je. À quoi bon donner des détails puisque tout le monde sait bien en quoi consiste le métier d’informaticien et que ça ne se passe jamais comme prévu. Il vaut mieux ne rien dire que de donner une foule d’informations qui se révéleront forcément fausses. » Fort de ces quelques paroles intérieures dignes de la méthode Coué, je me dis que l’emploi proposé ne pourrait en tout cas pas être pire que celui que j’occupais alors et que je n’étais pas sûr de pouvoir garder encore très longtemps. L’occasion m’était offerte de me sortir du train-train quotidien dans lequel je sombrais depuis quelques années : lumière artificielle de mon écran d’ordinateur au bureau, lumière artificielle des couloirs de métro, lumière artificielle de mon écran de télévision le soir.
La deuxième rubrique du site de World Soft était un questionnaire long et fastidieux qui me prit plus d’une heure pour y répondre. Les questions à choix multiple s’enchaînaient sans aucune cohérence visible. On y trouvait en vrac les habituelles questions psychologiques du type : « Choisissez la réponse qui est la moins éloignée de vous : Mes amis me disent anxieux – mes amis me disent nerveux – mes amis me disent colérique », des questions très pointues sur tel ou tel domaine technique, et des questions plutôt inattendues telles que : « Aimez-vous les épinards ? » ou « Avez-vous déjà eu les oreillons ? ». C’était tellement décousu qu’il me fallait tantôt choisir entre névrose et psychose, tantôt fouiller dans mon dossier médical pour retrouver mon numéro de Sécurité sociale.
Après cent vingt-sept questions, je cliquai sur « suivant » en me demandant quand cela allait bien pouvoir se terminer. J’avais les yeux rougis par la fatigue et je sentais presque chaque pixel s’imprimer dans mon cerveau. J’allais rater le début des informations télé, l’un des rares moments de détente de ma journée. Heureusement pour mes nerfs, il n’y eut pas de cent vingt-huitième question. J’étais enfin libéré. Ma joie tourna vite à la surprise quand je vis le message suivant s’afficher sur l’écran :
Bravo !
Les résultats de vos tests sont concluants.
La société World Soft est heureuse de vous compter parmi ses nouveaux collaborateurs.
La date du départ est fixée au 12 décembre. Vous recevrez très prochainement un billet d’avion vous permettant de vous rendre à Hawaii pour y embarquer sur notre bateau, le World Soft Giant. Nous vous invitons à prendre dès maintenant vos dispositions vis-à-vis de votre employeur actuel et nous nous réjouissons à l’idée que vous contribuerez bientôt au développement du système d’exploitation World Soft.
A suivre ...
La solution serait simple... supprimer les eaux internationales
j'espère que t'as soif
Ca fait tout de même vachement peur ça ^^ Je me vois mal bosser dans une soute de cargo à entrer des lignes de code.... En plus je sais pas nager
j'espère que t'as soif
Pourquoi ?
Tu cree les nouvelles limites teritoriales dans les océan et quand tu sors de l'espace françasi, tu rentre automatiquement sur l'espace ricain... comme ça plus de paradis fiscal ou de travail sans papiers possible
Lamentable, Edifiant ... Bref j'ai du mal a trouver des adjectifs pour exprimer mon degout.
de quel reequilibrage tu parle ?
L'utilisation du p2p ne cesse d'augmenter...:lol:
je parle de la naissance du p2p en réponse au systeme commercial des majors qui pressent tjrs plus l'orange/poussent de plus en plus fort le balancier.
les informaticiens trop chers ? taxes trop élevées ? le chomage des informaticiens est non négligeable ? bah là ils essaient d'apporter une réponse. après je dit pas que ça va marcher, tu peux prendre deux incompétents, leur donner des costards cravate ça donnera pas le travail d'un gars en tongue qui maitrise son taf hein. il va juste s'établir un nouvel équilibre.