L’IDF 2011 est l’occasion pour Intel de présenter en détail les nouveautés et améliorations apportées par Ivy Bridge, l’évolution de l’actuelle architecture Sandy Bridge. Selon le schéma d’évolution « tick-tock » adopté par le constructeur, Ivy Bridge représente un « tick », c'est-à-dire une architecture légèrement améliorée mais surtout une nouvelle finesse de gravure. C’est donc en toute logique que les processeurs Ivy Bridge seront gravés en 22 nm, alors que les actuels Sandy Bridge sont gravés en 32 nm.
Tick : Sandy Bridge amélioré
Ivy Bridge reprend les grandes lignes de Sandy Bridge, à savoir quatre cœurs d’exécution pour les modèles standards, et un bus en anneau reliant les différents éléments de la puce.
Côté nouveautés, l’instruction RDRAND (génération de nombres aléatoires) fait son apparition, de même que la fonctionnalité SMEP (Supervisor Mode Execution Protection) qui permet de réduire les risques d’élévation de privilèges. Plusieurs nouvelles instructions et améliorations destinées à augmenter les performances, en particulier au niveau de l'accès aux registres de base FS et GS et des conversions du FP16 au FP32 et du FP32 au FP16, sont également de la partie.
Côté consommation d’énergie, Intel propose avec ses processeurs Ivy Bridge un TDP ajustable, ou plus exactement trois TDP utilisables selon le contexte : le TDP classique pour une utilisation normale, le cTDP Up lorsque la plateforme bénéficie d’un dock doté d’un refroidissement plus important, et le cTDP Down lorsque l’utilisateur a besoin d’économiser de la batterie ou réduire les dégagements thermiques. Intel a par ailleurs apporté quelques modifications au niveau de la gestion de l’alimentation en mode S3. Les Ivy Bridge mobiles supporteront quant à eux la DDR3L basse consommation.
Overclocking et partie graphique
L’overclocking n’est pas oublié puisque Ivy Bridge bénéficie d’un ratio étendu (63x max, contre 57x « seulement » pour Sandy Bridge). La DDR3-2800 est supportée, de même que l’overclocking dynamique sans nécessiter de redémarrage.
Enfin, Intel a porté une attention toute particulière au cœur graphique intégré, désormais compatible DirectX 11 (ainsi qu'OpenCL 1.1 et OpengGL 3.1). Un cache de troisième niveau fait son apparition dans le pipeline graphique, de même qu’une unité de tesselation. Le constructeur a également amélioré la qualité de l’anisotropie et les performances géométriques. Le nombre d’unité d’exécution des deux versions du cœur graphique (GT1 et GT2) n’est en revanche pas encore connu. Quick Sync bénéficie lui aussi d’améliorations. Enfin, cerise sur le gâteau, la partie graphique d’Ivy Bridge supportera trois affichages indépendants…


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