Le jeu, c'est bon pour la santé

12:00 - lundi 18 juillet 2005 par Pete Boule - source: Reuters
Comme si nous étions pas au courant de ce qui ressemnble à une évidence : les jeux vidéo, c'est bon pour la santé. Enfin, si l'on en croit une étude du docteur Griffiths, de l'université de Nottingham, les jeux vidéo peuvent soulager la douleur, et distraire les patients suivant, par exemple, une chimiothérapie. Selon les propos du spécialiste médical tenus dans un éditorial pour le
British Medical Journal : "le degrès d'attention requis pour jouer peut faire oublier au joueur la sensation de douleur".


Aux bons soins du docteur Griffiths


Non content de suivre ces observations sur des patients sous chimiothérapie, d'autres sujets ont étés observés. Le medecin déclare que les personnes blessées aux bras pouvaient ainsi remuscler leurs membres antérieurs, et renforcer leur dextérité, ou que certains enfants éprouvant des difficultés pouvaient développer, grâce aux jeux vidéo, leur perception spatiale. Ces mêmes bienfaits thérapeutiques ont été observés sur des sujets atteints d'atrophies musculaires, ayant la moelle épinière endommagée (et donc en chaise roulante pour la plus grande partie d'entre eux), ou encore, des grands brûlés.

Elargir l'étude


Toujours selon le Docteur Griffiths, des effets négatifs auraient été observés, comme des douleurs aux poignets, des troubles de la perception, ou des cas de fatigue nerveuse. Ces derniers troubles seraient temporaires, et Mark Grifiths souhaiterait voir élargir ce type d'étude, tant pour déterminer les effets sur le long terme, que pour observer des effets dus à une pratique trop assidue des jeux vidéo.
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lapin_de_troie 18/07/2005 12:11
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Ils ont mis du temps à s'en apercevoir quand même...

DMA11 18/07/2005 12:50
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Bof, les problèmes de fatigue nerveuse, les tendinites en préparation etc.. ne sont pas vraiment positifs. Ca concerne des cas particuliers et sans abus.
L'exacerbation de l'aggressivité (pour les jeux violents), les problèmes du manque de communication dans la vie réelle etc.. qui sont confirmés par des dizaines (au moins) d'études (en neurologie par exemple, sur le terrain) ne sont pas mentionnés..

C'est comme cette autre nouvelle sur les réflexes acquis dans la perception visuelle, c'est sans mentionner la fatigue visuelle évidente..

TitiBandit 18/07/2005 12:58
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amal_85 a écrit :

les problèmes du manque de communication dans la vie réelle etc.. qui sont confirmés par des dizaines




Quand on voit le niveau de certains de nos cons-citoyens ("il va faire beau aujourd'hui" ou " T'as regardé loft académie ?")
Je préfère continuer à fragger et à les ignorer :sleep:

The_Sims02 18/07/2005 13:02
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Citation :les jeux vidéo peuvent [...] distraire

Wow il a fallu une étude pour trouver ça ?

Flash Gordon 18/07/2005 13:19
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Le jeu vidéo est bon pour la santé ?

Moui, mais comme toute bonne chose, il faut quelques fois ne pas en abuser.
Moi, quand je joue à un FPS avant d'aller me coucher, ben après, je ne dors plus très bien, je tue encore des monstres après dans la nuit. :pt1cable:

slainer68 18/07/2005 14:03
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Je confirme :-D ! Moi depuis que je joue à DDR j'ai perdu 7 kilos ! Comme quoi... Certains sont allés jusqu'à perdre plus de 10 kilos en y jouant...

Hrolf 18/07/2005 14:18
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Le probléme est toujours le même :
Bon dans le limite du raisonnable.

Mais ca ne s'applique pas qu'aux jeux vidéos, mais à tout ce qu'on peut faire dans la vie.

Fracasseur 18/07/2005 15:07
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C'est à consommer avec modération, comme pour l'alcool, ainsi tout se passe bien.

dju 18/07/2005 15:08
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buddy@IDN a écrit :

Ils ont mis du temps à s'en apercevoir quand même...




Tu fais une chimio/t'as été amputé ?



:sarcastic:

Fracasseur 18/07/2005 15:08
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Grillé pour quelles ms...

LoneStar 18/07/2005 15:11
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C'est connu :o un bon jeux vidéo a le pouvoir de faire oublier , la faim, la soiffe, la chaleur et la douleur, il reste cependant une securité :jap: prenant en compte le temps minimum pour rejoindre les wc les plus proches et vider sa vessie sur le point d'eclater.
A la limite de l'eclatement, cette securité (en déclenchant un jeu de jambe menant droit au wc) permet au joueur de garder une certaine dignité humaine.
C'est grace au circuit nerveux empathique que l'apprentissage des gestes se fait et eventuellement se refait.La visualisation ou simulation d'une action humaine décelenche un mimétisme nerveux dont la réaction est reprimée au tout dernier momment.
Il en resulte aussi l'impression de douleur quand on voit quelqun se faire mal
( tombage sur le cul ou coup de pied reçu dans les parties par exemple[:dawa])

DMA11 18/07/2005 15:22
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a écrit :

Le jeu vidéo est bon pour la santé ?

Moui, mais comme toute bonne chose, il faut quelques fois ne pas en abuser.




Ca c'est un point de vue équilibré :)

Citation :
Moi, quand je joue à un FPS avant d'aller me coucher, ben après, je ne dors plus très bien, je tue encore des monstres après dans la nuit. :pt1cable:


Tu lis trop de Calvin & Hobbes toi ;)

LoneStar 18/07/2005 15:28
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Le jeu vidéo est bon pour la santé ?
C'est surtout par rapport a quoi la question.

Généralement on mange moins car les mains sont occupées c'est un gros plus rapport a la tv

rFlex 18/07/2005 16:05
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insomniak@IDN a écrit :

Le jeu vidéo est bon pour la santé ?
C'est surtout par rapport a quoi la question.

Généralement on mange moins car les mains sont occupées c'est un gros plus rapport a la tv




+1 !

Flash Gordon 18/07/2005 18:05
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amal_85 a écrit :


Citation :
Moi, quand je joue à un FPS avant d'aller me coucher, ben après, je ne dors plus très bien, je tue encore des monstres après dans la nuit. :pt1cable:


Tu lis trop de Calvin & Hobbes toi ;)



Connaissais pas.

Non, mais les images redéfilent dans ma tête et les réflexes font encore leurs effets. :)

Oh attention, là, pan ! Vite, saute, ouille... !
Je me fatiguerai presque dans mon lit, moi. :lol:

foliepure 18/07/2005 21:00
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moi perso j'ai le pc dans les toilettes en face de moi(avec tuner tv), le frigo à droite et le micro onde à droite

mouleshot 18/07/2005 21:23
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a écrit :


Non, mais les images redéfilent dans ma tête et les réflexes font encore leurs effets. :)

Oh attention, là, pan ! Vite, saute, ouille... !
Je me fatiguerai presque dans mon lit, moi. :lol:




:ouch: :ouch:
Quel drogue tu prend ??? :pt1cable:

Je veux la même ! :D
enfin des rêves qui changent de l'ordinaire-imaginaire !
moi, ça ne m'est jamais arrivé... bouh.. :cry:

non, soyons sérieux, tu en fait combien d'heure par jour en moyenne du FPS ?
faut vraiment y jouer [g]trop[/g] pour revoir ce genre d'images la nuit...




Pour parler de la news, c'est important que des études soit faîtes pour "prouver" que jouer aux jeux vidéo distrait, sinon personne ne le croit.

Car jusqu'à maintenant, la majeure partie des études faisait tout pour dire du mal des jeux vidéo, allant même jusqu'à l'absurde et l'illogique. Mais l'opinion publique croit tout ce qu'on lui dit, juste parce que le "Docteur" Y. a dit "que" suite à une "étude scientifique", donc c'est vrai. C'est comme Actimel, "des études scientifiques le prouvent", donc personne ne se questionnent sur la véracité et la réelle efficacité du produit vendu, de plus, le prix honteusement cher renforce cette certitude.

Il ne suffit pas de porter une blouse blanche et d'avoir acheter son titre de "docteur" aux USA pour dire des vérités scientifiques irrévocables avec des études bidons.

Depuis 10 ans, j'ai vu moins de 10 émissions parlant des jeux vidéo sans partir tout de suite dans l'hystérie classique du : "le-mal-absolu-qui-pervertie-notre-belle-jeunesse", depuis ces 5 dernières années, hormis une émission vers les 22h30-24h00 sur la 5e/arte (oui, cette chaîne que vous évitez de regarder pour la plupart), où le pour et le contre du jeux vidéo était exposés, expliqués, et correctement traités, hormis celle-là, je n'ai vu aucune émission objectives sur ce sujet. Toujours une peur hystérique, avec exhibitions de cas/sujets grave (unique en France, ou se comptant sur les doigts de la main), en faisant croire que les jeux vidéo mènent obligatoirement à cette état de non vie, de psychose, que notre jeunesse est menacée. La 5/arte est la seul chaîne ayant eux le courage de parler d'un sujet sans suivre cette espèce de propagande de peur, actuellement amplifiée par le mouvement de peur sarko ou terrorisme internationale. Cette étude me rassure, de savoir que certaines personnes pensent et ne font pas que suivre la pensée "générale" comme beaucoup de médias/"scientifiques" le font actuellement.






Édit :
DSSYL156 a écrit :

moi perso j'ai le pc dans les toilettes en face de moi(avec tuner tv), le frigo à droite et le micro onde à droite



Tu ne serais pas un gentil petit (gros) américain ? :D

(et comment tu fais pour avoir le frigo et le micro-onde au même endroit ?)

LoneStar 18/07/2005 21:52
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c'est un frigo spéciale fast food ac four intégré
ça minimise les deplacements :o

DMA11 18/07/2005 21:52
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A mouleshot : il n'y a pas besoin d'avoir un doctorat ès sciences pour comprendre la nocivité des jeux violents à la première personne sur le comportement des jeunes et moins jeunes. Comme pour la télévision il existe des tas d'études (certaines données par la revue La Recherche (ce n'est pas Voici)) montrant une accentuation de l'aggressivité (et même l'apparition de comportements aggressifs chez les femmes autrement non existant).
Un neurologue a même écrit que les effets étaient pour la plupart non conscient : "moi ca ne me fait rien"...

LoneStar 18/07/2005 23:00
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DMA11>
ça parlait de santé pas de santé mentale je pense :D

Pour la partie psy, la notion de cadre est plus importante pour le joueur que la présentation.

le cadre défini dans le jeu est fixé par le programmeur, les régles établies sont intransgressables.
Dans la "vraie vie" les règles sont transgréssables.

Le cadre du jeu est bien plus serrer que la réalité, il nous inculque la notion de règle et de l'erreur impliquant (systematiquement)la sanction. C'est la base de la vie en société.
De plus commener a jouer c'est implicitement se soumettre a un ensemble de règles.

A noter que pour le spectateur la vision est totalement différente et laisse penser que le joueur est tout puissant, ce qui n'est evidement pas le cas.

D'autre part la violence c'est un grand mot mais le vrai mal c'est la haine hors, a mon sens, la haine est absente du jeu vidéo.
Ont peut être enervé par un jeu mais en aucun cas éprouver de la haine a l'égard des règles imposées,c'est komkidirey inaplicable. On critique on désapprouve ok ça sa fonctionne.

Ne reste que le mimétisme pour accabler les jeux vidéo mais il n'est valable que dans bien peut de cas (QI du chimpanzé et en dessous)
Le mimétisme du jardinnier est tout aussi dangeureux quand il est appliqué a autre chose que l'objet végétale comme n'importe quelle activité humaine dont on changerait le cadre d'application. On ne peut donc pointer du doigt le jeu.
il y a aussi tout un développelment a faire sur le fait que le joueur controle souvent un personnage et que par conséquent il ne fait que faire évoluer le personnage et pas vraiment lui même...

foliepure 19/07/2005 00:29
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ben oui j'ai les 2 à droite
a gauche c le papier et l evier pour me laver les mains, je vais pas mélanger avec la bouffe

DMA11 19/07/2005 10:45
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Pour la santé physique, passer des heures devant le petit écran n'est pas fameux si ce n'est pas compensé par des activitées en plein air.

Pour conclure pour ma part voici un extrait de la présentation de Doom III :
"Niveau hémoglobine, cependant, le constat est sans équivoque : Doom III va être saignant, très saignant.
Ainsi, certains endroits nous montraient assez explicitement de la dégustation de cadavres, et chaque coup de feu dans une partie charnue d'un monstre donnait droit à une belle gerbe de sang, très bien réalisée d'ailleurs.
Vu le ton du titre, ce n'est finalement pas plus mal et on peut donc se féliciter de voir qu'id Software fait finalement assez peu de concessions, malgré le léger changement d'audience en dix ans de jeu vidéo. Une chose est sûre, ce jeu va être interdit dans pas mal d'endroits."

Si ca n'est pas violent ca..

Et voici 2 articles sur l'influence de la violence (long):
Boris Cyrulnik
directeur d'enseignement aux facultés de médecine de Marseille et de lettres et sciences humaines de Toulon.
Enseigner la violence
D'aucuns pensent que la violence de certains films et jeux vidéo est sans influence sur nos enfants, puisqu'ils disent eux-mêmes n'être ni choqués ni émus.
Si les chercheurs qui répandent ces idées lisaient des publications de neurologie, ils apprendraient que « les images, les mots ou même les attitudes peuvent, en stimulant la mémoire implicite, avoir un effet d'amorçage conceptuel^ », Dans la vie quotidienne, nous baignons dans les stéréotypes verbaux et les images, qui s'imprègnent profondément dans notre mémoire biologique (c'est-à-dire en la bouleversant au niveau biologique même des circuits neuronaux). Tout ce qui est banalisé ou automatisé s'inscrit dans notre mémoire et s'exprime dans nos comportements sans que nous en ayions conscience.
C'est ainsi que la plupart des personnes, consciemment non racistes, peuvent sembler l'être à leur insu. Il suffit de leur présenter rapidement une liste de mots qui correspondent au stéréotype de l'homme noir vu par un raciste : « paresseux... aide sociale... sport... délinquance ». Quelque temps plus tard, l'expérimentateur décrit le comportement d'un homme qui présente ces traits. Alors le cobaye répond que c'est certainement un Noir, tout en continuant à soutenir qu'il n'est pas raciste. Les autres cobayes ayant entendu une autre liste de mots : « gentil... gai... travailleur... famille » ne répondent pas qu'il s'agit d'un Noir®.
Les publicitaires gagnent leur vie grâce à ce phénomène. Nous subissons une contamination mentale qui s'inscrit biologi-quement dans notre mémoire en induisant une sensibilité préférentielle (ou une réceptivité préférentielle) à ces messages. C'est le phénomène de l'empreinte. C'est elle qui explique la contagion des
émotions, les individus partageant les mêmes indignations vertueuses et les mêmes valeurs morales alors qu'ils ne sont pas conscients des sources de l'influence.
Un groupe d'enfants soumis à la violence télévisuelle a été comparé à un groupe équivalent protégé de ces images. Trois effets principaux ont été dégagés^. 1. Les réponses émotionnelles et comportementales deviennent facilement agressives. 2. Les réponses comportementales sont non conscientes parce que l'apprentissage implicite de la violence a banalisé la violence. 5. Les zones mobilisées, qui traitent l'émotion et la mémoire, sont le gyrus cingulaire postérieur droit, l'amygdale droite, l'hippocampe et le cortex moteur préfrontal droit.
Les images s'imprègnent dans notre mémoire biologique
Lenfant est particulièrement vulnérable parce que l'imprégnation est d'autant plus forte au cours de son développement (quand la synaptogenèse est foisonnante, plusieurs dizaines de milliers de circuits neuronaux se constituant par jour). Cela explique comment un spectacle ou un récit stéréotypé nous apprennent à percevoir pré-férentiellement un type d'événements et à y répondre par des comportements adaptés. Et cela nous conduit à douter fortement que les images de violence rendent nos enfants aimables...
(1) D.E. Schacter, A la recherche de la mémoire. Le passé, l'esprit et le cerveau. De Bœck Université, p. 226 ; M. Cornuéjols, Sens du mot, sens de l'image, L'Harmattan, 2001.
(2) P.G. Devine, « Stéréotypes and Préjudices : their Automatic and Controlled Components », Journal of Personality and Psychology, 36, p. 1,1989.
(3) J.-P. Murray, «Violence télévisuelle et cartographie cérébrale»,/lùsfrartP5yc/))'atric, 232, p.5,2001.
92 / MAI 2002 LA RECHERCHE 353

en relation directe avec Ie nombre d'heures passees devant la
television pendant I'adolescence.

"Les programmes de television pervertissent la jeunesse. La
violence a I'image engendre la violence dans les faits."
Ces propos ressasses ont engendre resignation ou indifference, notamment par manque de donnees chiffrees. Une etude a ete realisee par Jeffrey Johnson et par ses collegues de I'Universite de Columbia : 700 adolescents vivant dans les environs de New York ont ete suivis depuis les annees 1970 jusqu'a aujourd'hui. Les resultats de cette etude a long terme montrent que ces jeunes, une fois devenus adultes, commettent un nombre d'actes violents (agressions, vols a main armee) lie au nombre d'heures passees chaque jour devant I'ecran de television ; cette influence ne depend pas d'autres facteurs, tels Ie milieu social, la pauvrete ou Ie terrain psychologique.

La television a souvent ete suspectee de faire naTtre des tendances violentes chez l'enfant, et parfois de les exacerber chez les adolescents. Comment peut-on etablir I'influence d'un message transmis par I'image, sur les actes d'un groupe d'individus? J. Johnson et ses collegues ont realise plusieurs milliers d'entretiens echelonnes sur 30 ans dans des centaines de families de la population new-yorkaise, qui presentaient une proportion "moyenne" de difficultes familiales, de retards scolaires ou de troubles psychologiques. Grace a ces questionnaires, il leur a ete possible de noter avec precision Ie temps passe par chaque enfant devant la television, a differentes etapes de sa vie. Puis, une analyse similaire, combinee a la consultation de fichiers de police judiciaire, a fourni les delis commis par certaines de ces personnes, des annees plus tard.

Les psychologues ont relie Ie nombre d'heures passees chaque jour devant la television a 14 ans au nombre d'actes agressifs (agressions physiques centre des personnes, vols, menaces d'agression, utilisation d'armes a feu) commis a 16, puis a 22 ans. II en ressort que les adolescents regardant la television plus de trois heures par jour commettent par la suite cinq fois plus d'actes violents que ceux qui la regardent moins de une heure.
Dans la seconde partie de I'etude, on a relie Ie nombre d'agressions commises a l'age de 30 ans au nombre d'heures passees devant la television a 22 ans. Pour la totalite de l'echantillon concerne, Ie nombre d'actes violents est multiplies par deux quand la duree de television quotidienne passe de une heure a plus de trois heures. Les femmes creent la surprise : la television fait apparaitre chez elles des comportements autrement inexistants.
Sur la totalite des femmes suivies pendant I'enquete, aucune femme de 30 ans ne se livre a des agressions si elle a regarde la television moins de une heure par jour quand elle avait 22 ans. En revanche, 17 pour cent d'entre elles s'y livrentlorsqu'elles ont regarde la television plus de trois heures par jour. Une des surprises de cette etude vient du pouvoir de la television sur les jeunes adultes, influence que l'on disait confinee a I'enfance.

Comment la television peut-elle exacerber I'agressivite des adultes? Trois etudes realisees au debut des annees 1990 ont etabli qu'aux Etats-Unis, une vingtaine d'actes violents apparaissent au cours de une heure de programme destine aux enfants. Cette "education a la violence" expliquerait, du moins en partie, les resultats de la nouvelle etude.
Pour faire face a ce phenomene, plusieurs solutions ont ete imaginees. La plus intuitive consiste a reduire I'exposition aux medias violents. Cette approche semble efficace, si I'on en croit un suivi de six mois realise sur des eleves de lycee, lequel a mis en evidence une diminution des comportements agressifs des lors que I'on restreint Ie temps de television au quotidien. Certains psychologues preconisent d'eveiller Ie sens critique des jeunes face aux images de
violence ou de changer leur perception de la violence.

dju 19/07/2005 10:54
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Ouais c'est vrai qu'en France aussi tu peux choper un flingue aussi facilement d'un pâck de bières :sarcastic:


Et puis bon, c'est leur solution au probleme de la pauvreté hein :o
Nous on en est pas encore là...

foliepure 19/07/2005 11:41
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trop de texte à lire

bon je retourne tuer des bestioles via ma jolie souris
c'est une mutante, elle est baleze

Ricou Niet 19/07/2005 12:35
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Bon bah moi je vais pas alimenter le débat, mais juste ajouter ma propre expérience :)

Lorsque je me suis fait arracher mes dents de sagesse, les jeux vidéos m'ont permis d'oublier la (très) pénible douleur pendant la journée.
En effet, j'étais concentré sur le jeu, je ne pensais plus à ma souffrance, et donc le temps passait beaucoup plus vite comme ça.

Et je pouvais ensuite m'en apercevoir, car la nuit, n'ayant rien pour me distraire, la douleur devenait très génante. :/

Comme quoi, les jeux vidéo, ça peut servir à quelquechose des fois :D

dju 19/07/2005 13:15
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Contre la douleur, rien ne vaut la morphine [:tequila]

LoneStar 19/07/2005 18:08
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Je confirme :jap: j'en ai eu vendredi :o

foliepure 22/07/2005 11:26
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oui on sinon une relation sexuelle ca fait oublier aussi la doueleur

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