NVIDIA Maximus marie les Tesla et Quadro
NVIDIA vient de présenter Maximus, une technologie qui permet de combiner la puissance des Quadro et Tesla afin d’augmenter les performances des stations de travail. Il est difficile de ne pas y voir une version entreprise de sa technologie Optimus.
Un Optimus pour entreprise
Pour mémoire, Optimus permet de passer de l’IGP à la carte graphique dédiée à la volée en fonction des besoins graphiques du système (cf. « NVIDIA Optimus bascule entre GPU et IGP »). Avec Maximus, l’idée est la même, mais les protagonistes changent, tout comme les intentions derrière cette nouvelle technologie. En effet, l’idée n’est pas d’économiser des ressources, mais optimiser les performances en choisissant la puce la plus appropriée pour un calcul donné. Concrètement, cela signifie que les Quadro s’occupent de la partie graphique et les Tesla des calculs parallèles et autres opérations GPGPU où le rendement graphique n’est pas toujours obligatoire.
Travail sur les pilotes et le load-balancing
Pour arriver à ses fins, NVIDIA dû d’abord travailler sur les pilotes des deux cartes. En effet, Maximus repose sur un système de pilote unifié, mais les deux cartes utilisent des couches logicielles très différentes. Les Tesla disposent de nombreuses optimisations qui furent combinées aux pilotes Quadro pour offrir un système unifié en juillet dernier.
Il a fallu aussi travailler sur le système allouant les calculs à une carte précise. Dans les faits, les pilotes présentent les deux cartes comme des GPU CUDA au logiciel. Il est possible de choisir manuellement le processeur qui sera utilisé, mais l’idée de NVIDIA est de proposer un système automatique suffisamment abouti pour que les utilisateurs n’aient pas à s’en soucier. Auparavant, les développeurs devaient spécifier quel processeur CUDA hériterait de quel calcul, laissant néanmoins la décision finale à l’utilisateur. Maximus tente donc de grandement simplifier ce processus.
Avec Maximus, NVIDIA vise avant tout les designers et les professionnels travaillant sur des images complexes générées par ordinateur. Sur un système embarquant un Quadro, il est tout à fait possible d’exécuter les opérations GPGPU et de rendre ensuite l’image à l’écran. Le problème est que le passage de l’un à l’autre est extrêmement couteux en termes de performances. Au final, les entreprises ont soit recours à un rendu durant la nuit ou une pause déjeuner, soit à l’envoi des calculs GPGPU à une ferme de serveurs. Maximus serait une solution pour permettre de traiter les calculs parallèles instantanément.
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surtout sur des rendu lourd une vrais évolution !