Pentax : les ambitions du A10
Actu suivanteSi Pentax a voulu satisfaire les désirs d’un public débutant, désireux de faire ses premiers pas dans la photographie numérique avec un matériel correct et abordable à travers son Optio E10, la marque compte bien bousculer les habitudes en matière d’APN dédié à un public plus averti. Avec le Pentax Optio A10, il y a fort à parier que le constructeur va s’illustrer en commercialisant un appareil de bonne facture, restituant des images d’une grande finesse, et surtout ayant un comportement nerveux et rapide.
L’appareil est doté d’un capteur CCD de 8 mégapixels (pour une taille 1/1.8’’), d’un stabilisateur optique d’images, et d’un écran LCD de 2,5’’. Le constructeur garantit 0,01 sec au déclanchement, et surtout, annonce que l’autofocus de l’appareil se fait par anticipation. L’utilisateur peut donc compter sur un compact très rapide, spécialement pensé pour prendre des sujets en mouvements ou/et très rapides. L’optique Pentax Lens est d’une focale équivalente à 38mm – 114 mm, et son ouverture est de f/2.8-f/5.4. La sensibilité de l’appareil est étalonnée de 50 ISO à 800 ISO, et la vitesse d’obturation va de 4 sec au 1/ 2 000ème. La mémoire interne de l’appareil est de 24 Mo, et il accueille des cartes SD. Le Pentax Optio A10 devrait être commercialisé d’ici le mois de février prochain, à un prix conseillé de 370 €. Pour les puristes, on ne sait pas encore si cet appareil est débrayable. Reste que si cet appareil tient toutes ses promesses, il risque de bousculer la hiérarchie bien installée dans le classement des APN du moment.
Source : Absolut Photo
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Hum. Ca ne ferait certainement pas de mal de prendre un peu plus de distance avec les communiqués de presse.
je possède plusieurs optiques au standard 42mm à vis... dont 1 extra grand angle Pentax.... alors quoi ? je veux un boîtier numérique pouvant recevoir tout ça ... voilà.
Pentax le fait, Canon ? qui donc ?
mmm
A ma connaissance, il n'y a pas un seul boïtier numérique qui puisse accépter une optique à vis... Déjà, les seuls, toujours à ma connaissance, qui avaient fait un adaptateur baillonette-vis, c'était Yashica (si j'ai bonne mémoire, mais je peux me tromper, ça remonte au début des années 80)
bah non , les adaptateurs baionette,vers à vis ... y'en a plein, même pour Canon ... mais seulement pour l'argentique. DONC si je monte une usine de boitiers numériques avec le pas standard 42 à vis , je fais un malheur mondial ! C'est qui qui veut s'associer ?
Bonne idée ! Sissi ! que ce soit pour de l'éargentique ou pour du numérique on s'en fout : les capteurs étant plus petits (a quelque exceptions professionnelles près) que l'émulsion argentique, poser un adaptateur vis-baillonette sur un numérique ne poserait pas de problème de vignétage. Reste, par contre, le problème de la reconnaissance des diaphragmes : est ce que les boîtiers numétriques "comprendront" l'adaptateur, et donc, l'ouverure de l'optique à vis ?
on s'en fiche un peu de ce qui est marqué sur la bague, vu que c'est le capteur qui mesure la lumière quel que soit le diaphragme en cours ! Donc les boîtiers numeriques "obeiront" à la mesure de la lumière comme d'hab ... un plus petit diaphragme = moins de lumière... et alors ? la vitesse d'obturation est plus lente, exactement comme qd tu prends une photo en intérieur... au pire le flash se déclenche
mmm
Pas d'accord.
La vitesse d'obturation se fait par rapport à l'ouverture, et ce n'est pas le captyeur qui mesure la lumière, mais bien la cellule. Explication : si, dans un éclairage très fort je décide de travailler à f/22. La cellule enregistrera, si mon diaph se ferme, une forte baisse de la lumière... Très forte même à 22 d'ouverture ! De fait, la vitesse sera trop baissée par rapport à sa baisse "mécanique" requise par l'ouverture. En gros, c'est comme si je prennais ma mesure sur un semi-auto en enclanchant mon testeur de profondeur de champ.
Résultat, lors du cliché, la photo sera toujours sur-ex.
d'où l'importance d'avoir un boîtier "Synchro" avec l'optique. Ce n'est pas un hasard si, lorsque l'on fixe une vieille optique des années 70-80 sur boîtier Nikon, il faut "bloquer" la bague de diaph, pour que la commande de diaph soit initiée par le boîtier, et non pas par l'utilisateur. Sur les boîtiers Nikon (en tout cas sur ceux là) lorsque l'on travaille en priorité au diaph, la commande de diaph se fait au boîtier, et par sur l'objectif.
Que Nikon impose ses propres contraintes, c'est pas nouveau, sans parler des baionnettes Nikon "inventées" pour obliger les possesseurs d'un boîtier Nikon à ne pouvoir acheter QUE des optiques Nikon. Plus propriétaire tu meurs !
En fait le 42 à vis est un standard OUVERT à toute marque d'optiques. OK c'est la cellule qui mesure la lumière, et alors ? pas assez de lumière ? no problème, soit vitesse d'obturation moindre, soit déclenchement du flash.
L'optique est MECANIQUE, le boîtier n'a pas à être "synchro" avec une mécanique FIXE, il doit adapter sa vitesse d'obturation à la lumiere reçue sur le capteur, en fonction de la sensibilité ISO disponible. Tout le reste n'est qu'embrouille des marques "propriétaires". Le fait que le support soit numérique et non pas argentique ne change en rien le faux problème évoqué.
heu
)
non
si je dois régler manuellement mon appareil pour faitre bien correspondre diaph et vitesse, ca représente une certaine... "Perte de temps" quant à la réactivité du photographe. Certes, on peut se rabattre sur une cellule externe pour les réglage, à la façon des vieux leica M2, mais bon... Ca fait chier globalement.
Nikon est autant propriétaire de sa baillonnette que Canon et les autres, et si le 42 à vis avait été une réussite de coopération et surtout une réussite commerciale, ça se serait su. Le concept a intéressé un moment, mais il n'a pas perduré : la création de baillonettes propriétaires au début des années 80 a flingué le concept.
De même, le boîtier a bel et bien besoin d'être synchro avec son optique... en fait, "synchro" n'est pas un bon terme, et je m'en excuse. Le terme le plus aproprié est "compatible". Les ergots présents sur les optiques permettent au boîtier de fermer le diaph le temps de la prise de vue, c'est à dire pendant un soixantième à un millième de seconde dans la plupart des cas (les temps de pause plus long ou plus rapide étant relativement plus rares). D'autre part, si on passe en tout manuel (donc, si on demande au diaph de se fermer directement, au lieu de rester ouvert, puis se fermer le temps de la prise de vue) non seulement la cellule est "faussée" (et donc, on peut se fier sur une cellule extérieure, comme dans l'exemple du M2 cité plus haut) mais surtout, celà nuit énormément à la mise au point: le photographe ne voyant plus grand chose. Certes, un diaph très fermé garantit une grande profondeur de champ, mais cadrer une photo en voyant rien dans le viseur, c'est quand même pas tip-top.
Pour revenir à Nikon, propriétaire de ses baillonettes, j'attire ton attention sur le fait que Zeiss va aussi construire des optiques à baillonettes Nikon. Comme quoi, tout propriétaire soit elle, une baillonette autorise quand même un partenariat entre les constructeurs.
C'est vrai qu'il serait bon que celà arrive plus souvent, j'en convient...
Cela ne veut pas dire que je suis contre l'idée de créer une bague adaptatrice d'un 42 à vis vers n'importe quel boîtier, hein ! Mais pour faire un truc pareil, et espérer en tirer un profit tant critique que commercial (un minimum) il faudrait garantir deux choses :
le lancement d'une gamme de 42 à vis, en espérant la vendre (il n'est pas dit qu'on puisse la faire en auto-focus : ce gadget est quand même bien utile aujourd'hui, surtout pour vendre des optiques
et la coopération des constructeurs pour pouvoir créer un produit s'adaptant sur chacun de leur boîtier.
Aussi louable soit-elle, l'optique 42 à vis m'a toujours donné l'impression d'être un utopie appliquée, à la manière de l'esperanto. ce n'est pas péjoratif, et si je dis ça, ce n'est en rien pour dénigrer le produit : l'idée est bonne, mais la volonté de ceux qui pourraient la concrétiser, et la rendre concrète, est totalement absente.
Merci de cette longue réponse plus comprehensive... Ceci dit j'ai vécu l'époque du 42 avis... non ce n'était pas une utopie, et vrai celà ouvrait la concurrence et donc des prix tout à fait abordables pour des accessoires comme les bonnettes, les bagues allonges, les doubleurs et tripleurs de focale... j'ai qq part un 200 mm avec un tripleur, bref un 600 mm super teleobjoctif qui à l'époque ne revenait pas plus cher qu'un 50 basique de marque. Tout ce que tu m'expliques sur la préselection automatique et mécanique je l'ai connu... sauf que les écrans des numériques offrent une vision "amplifiée" de la lumière, et l'on sait bien que des photos peuvent être prises SANS flash, là où l'argentique ne voyait que du noir... mais bon, c'est pas le sujet. Pour conclure je dirai que l'adoption d'un standard commun unique déclenche une baisse de prix généralisée et c'est ce que beaucoup souhaitent, surtout lorsqu'ils ont déjà vécu ce phénomène.... se souvenir de la K7 audio qui a vite détroné ses concurrents de l'époque grace à son brevet "ouvert" aux marques différentes de Philips. Encore merci.
Pour info, la foire annuelle de Bièvres, regorge de milliers d(optiques en 42 à vis.... oui ça a VRAIMENT existé... la photo n'est pas truquée ( cf Poeme sur la 7eme)