La commercialisation du Raspberry Pi, le mini-ordinateur à plus ou moins 30 €, est à nouveau retardée. Il n'est plus question d'un souci de fabrication cette fois, mais d'un problème réglementaire. La fondation Raspberry pensait que sa carte nue pouvait être vendue sans certification CE, mais ce n'est finalement pas le cas. Il faut donc que les 2000 cartes mères parvenues ce lundi en Angleterre doivent maintenant être testées et certifiées avant d'être expédiées à leurs acheteurs.
Ce processus devrait prendre quelque temps, mais ni la Raspberry Foundation ni ses revendeurs partenaires ne peuvent donner aujourd'hui une date de commercialisation effective.

Son succès inattendu en a décidé tout autrement, d'où l'obligation de faire passer des tests en catastrophe.
Le souci c'est qu'en cas d'homologation impossible, il faudra repasser par la case routage, puis homologation à nouveau, jusqu'à ce que ça passe. Retard et éventuel surcoût à prévoir.
Ce qui m'étonne : pourquoi ne pas le vendre comme ce que c'est, à savoir une carte d'éval ?
Il n'est pas interdit à un particulier d'acheter une carte d'éval en tant que tel normalement ?! La beagleboard et la pandaboard sont dans ce cas.
(légalement, je parle)
seule la declaration sur l'honneur du fabriquant est necessaire
c'est pourquoi cette norme a si peut de valeur ca on peut declarer un produit conforme
alors qu'il ne l'est pas sans risque de poursuite.
si je me trompe merci de me corriger
Tu n'obtiens pas d'attestation. Tu mets juste un coup de tampon "conforme" sur ton produit. Ce qui signifie que TU as fais les tests et que tu certifies que le produit est conforme. Aucun contrôle à priori. D’éventuels contrôles à posteriori sont possibles. La plupart des produits chinois sans marque connue sont dans ce cas. Si on teste ce genre de produit on s’aperçoit rapidement que c'est bidon. Un exemple très connu c'est les alimentations PC 'noname' qui ne respectent aucune norme et mentent même sur leurs specs. En général quand un produit est vendu 3 fois moins cher ou plus que le premier produit correct de marque concurrent c'est qu'il fait pas mal d'impasses sur la qualité et les normes.
Mais par contre, de là dire qu'une simple attestation sans test peut suffire...
Ca n'arrange en rien la crédibilité du marquage, et je doute que ça fasse une bonne pub à la fondation instigatrice du Raspberry pi.
Je sais pas de combien est la première série de Raspberry mais pour une première série qui se présente comme une carte de développement ce n'est pas la peine (à mon humble avis).
Si après il veulent faire une version POE il faudra refaire les tests CEM (et repayer bien sûr).
Alors le marquage CE+tests CEM mieux vaut l'envisager pour un produit en grande série. Sinon pour les petites série sur un appareillage qui ne risque pas de tuer qqn l'auto certification est la bonne solution (à mon humble avis, toujours
Pour les tests CEM, pour les côtoyer dans mon taf, je connais plutôt bien
Le lien avec le marquage CE, je le supposais comme évident.
Je me demande juste l'intérêt pour un carte d'éval, vu qu'elle n'est (normalement) pas destinée à un usage grand public, comme application finale, mais juste à des fins d'expérimentations.
Est-ce le volume demandé qui a contraint la fondation à reconsidérer cette obligation ?
Car effectivement, carte d'éval et grande série, ce n'est pas tout à fait commun...