TSMC rappelle les employés licenciés
TSMC vient de s’excuser auprès des employés licenciés durant les six derniers mois et vient de leur demander de reprendre le travail.
TSMC sympathise avec ses employés licenciés
C’est une situation inhabituelle qui est provoquée par un retour de la demande, la fin de la crise, et une concurrence acharnée de GlobalFoundries qui a récemment pioché chez le fondeur taïwanais (cf. « GlobalFoundries vole des cerveaux chez TSMC »).
Un des directeurs de TSMC s’excuse et explique que les licenciements ont été une « action regrettable » et que la firme a manqué de « respect » aux employés licenciés. Alors que le chiffre d’affaires de la firme est sur la pente montante, le fondeur essaie de réembaucher les employés licenciés.
Des raisons économiques et pragmatiques
On imagine néanmoins qu’en plus de ces considérations personnelles, TSMC espère pouvoir profiter de ses anciens employés qui seront moins chers à former que de nouveaux venus. Alors que la firme a du mal avec son 40 nm, des salariés expérimentés sont un atout important (cf. « TSMC confirme les problèmes du 40 nm »).
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En fait, quand ça va mal on jette les employés dehors et quand on ressort la tête hors de l'eau on demande gentiment pour les réembaucher...
Ca me rappelle Moulinex qui a avait dégraissé en appliquant un fameux plan de rajeunissement des effectifs. Se rendant compte qu'il n'y avait plus personne de compétent et informé au bureau d'étude, la société avait été obligée de rappeler à grand frais les "vieux" qu'ils avaient virés.
Haha ! Ça me rappelle au ici Québec, il y a quelques années. Un gouvernement voulait éviter un budget déficitaire et a décidé pour ça de réduire la charge du système de santé en proposant aux infirmière agées de plus de 45 des montants substenciels si elles prennaient leur retraite. 5 ans plus tard, alors qu'on devait attendre de 12h à 16 avant d'avoir un service dans un hôpital, le gouvernement a décidé de faire l'inverse : reverser de généreux avantages à toute infirmières qui voudrait retourner travailler. Wow, çe fut toute une écomonomie d'argent ça !
Les gens qui ne voient le monde que comme un bilan comptable et les êtres humains comme un marché ou comme des ressources sont de sinistres crétins mais, bizarrement, c'est à eux que leurs victimes confient la direction du monde.
De là à penser que les victimes sont encore plus crétines...
Il va falloir y penser au moment de choisir un bulletin à glisser dans l'urne...
C'est quand même plus complexe que la caricature de nombre de plans de restructuration, du moins sur le plan de la manière où c'est présenté. Prenez une société qui perd des marchés, qui voit sont activité chuter. Vous avez (pour l'exemple) 100 salariés, et qui, malheureusement, n'ont pour activité à produire que celle de 60. Vous faites quoi? Vous maintenez les 100 postes dont le coùt est fixe... mais qui ne produiront que ce qui est demandé. De fait, le prix de revient va donc augmenter, et ainsi au mieux rogner la marge, au pire faire vendre à perte votre production (si le prix de vente demeure inchangé). Quelle solution? Couler en emportant les 100 salariés avec le navire, ou bien tenter de réduire (même temporairement) les effectifs pour préserver 60 emplois?
C'est vache, mais c'est comme ça: certains choix sont douloureux, et souvent, lorsqu'une entreprise se retrouve face à cela, celle-ci propose des plans de départs volontaires (retraites, démissions financées...) de manière à conserver le nécessaire de salariés pour survivre. Bien évidemment, quand la société communique n'importe comment et licencie à la sauvage, on obtient des excuses de ce genre.
bon beinh , je suis content pour ces gens là
meme si c'est du n importe quoi vaux mieux ça que rien
Oh que oui c'est bien plus complexe et ambivalent, prenez une société qui pendant 10 ans gagne des parts de marché, fait progresser année apres année son résultat net, distribut la majeur partie du résultat à ces actionnaires, et oublie bien volontairement de mettre 10/15% des gains dans la case report a nouveau au cas ou le marché se retournerai !! et paf le marché se retourne, rien de prévu pour essayer de passer la tempête !! c'est vache mais c'est comme ça, est dire que si on avait était un peu moins avide de $$ ont aurait pu passer ensemble ce gros coup de vent !!!
C'est le bon moment pour demander une augmentation.
En fait, c'était un chômage technique [^-^]
Oh que oui c'est bien plus complexe et ambivalent, prenez une société qui pendant 10 ans gagne des parts de marché, fait progresser année apres année son résultat net, distribut la majeur partie du résultat à ces actionnaires, et oublie bien volontairement de mettre 10/15% des gains dans la case report a nouveau au cas ou le marché se retournerai !! et paf le marché se retourne, rien de prévu pour essayer de passer la tempête !! c'est vache mais c'est comme ça, est dire que si on avait était un peu moins avide de $$ ont aurait pu passer ensemble ce gros coup de vent !!!
Sauf que tu oublies une chose: sans investissement des actionnaires, impossible de lutter contre des conccurents soit plus gros, soit mieux armés financièrement. De fait, l'investisseur veut un retour sur son argent, et les choix qui sont faits ne sont pas forcément très faciles à faire. Je prends l'exemple de ma société (SSII) qui a vu son actionnariat repris pour une grosse partie par un fond de pension: retour urgent sur investissement, politique d'économie... la direction lutte comme elle peut, mais globalement c'est tenter de faire comprendre à financier comment une société fonctionne.
Haha ! Ça me rappelle au ici Québec, il y a quelques années. Un gouvernement voulait éviter un budget déficitaire et a décidé pour ça de réduire la charge du système de santé en proposant aux infirmière agées de plus de 45 des montants substenciels si elles prennaient leur retraite. 5 ans plus tard, alors qu'on devait attendre de 12h à 16 avant d'avoir un service dans un hôpital, le gouvernement a décidé de faire l'inverse : reverser de généreux avantages à toute infirmières qui voudrait retourner travailler. Wow, çe fut toute une écomonomie d'argent ça !
Sauf que là tu mélanges deux périmètres très différents; la santé est un domaine où la demande ne baissera jamais, alors qu'un industriel, lui, peut tout à fait voir son carnet de commandes vide! ça fait une différence notable, d'autant plus quans les conccurents n'hésitent pas à tirer sur les marges pour s'octroyer de nouveaux marchées. Le système de santé public, lui, n'a pas réellement de concurrence à affronter, mais plutôt à budget à boucler, qui, de toute façon, n'est jamais suffisamment grand pour absorber la demande des citoyens.
Si TSMC avait été plus correct, cette société aurait pris des mesures de chômage technique et non de licenciement. J'espère que les employés qui choisiront de revenir demanderont de forte prime de retour (Pour un licenciement de 6 mois, le paiement d'au moins la moitié voir de l'intégralité si possible).
En fait, quand ça va mal on jette les employés dehors et quand on ressort la tête hors de l'eau on demande gentiment pour les réembaucher...
Erreur, il fallait dire "En fait, quand ça va mal on jette les employés dehors COMME DES MALPROPRES et quand on ressort la tête hors de l'eau on demande gentiment pour les réembaucher..."
@Magellan
Tu réfléchis à trop court terme, oui la société qui va mal n'a pas le choix que de licencier *mais* souvent c'est parce que les bonnes années elle a reversé tous les profits aux actionnaires au lieu de les garder comme coussin.
Donc profit l'actionnaire gagne, perte le salarié perd, sans alternative possible comme tu le dis puisque l'actionnaire a tout piqué dans la caisse. Et c'est cela qui n'est pas normal, surtout que les profits distribués aux actionnaires étaient parfois fictifs (ex: banques).
Je doute un peu qu'une entreprise coté en bourse convertit la totalité de ses bénef en dividende. Une partie, oui, mais pas tout.

Et les dividendes sont l'essence même des action: "tu m'achètes des actions (que je vais émettre) et en échange, tous les ans je te fournis un dividende (généralement largement plus faible que la valeur de l'action)."
Et, hors spéculation, l'investisseur mettra 10/15 ans pour rentrer dans ses frais... si la boite n'a pas coulé d'ici là (et ça arrive beaucoup plus qu'on croit).
Bref, acheter des actions, c'est risqué, c'est bloquer son argent, donc c'est normal que l'actionnaire ait un retour. Et les actions semblent plus souple que les obligations à taux fixe émise par cette même boite.
C'est assez compliqué le marché boursier; mais si il n'existait pas, on aurait moins d'entreprise, donc moins d'emploi salariés, donc plus de chomeurs...
Bien-sûr, le système est loin d'être parfait; et c'est un peu la nature humaine... mais c'est un autre débat...
D'ailleurs, ça me fait penser à Star Trek, où la notion d'argent/profit n'existe plus
@MagellanTu réfléchis à trop court terme, oui la société qui va mal n'a pas le choix que de licencier *mais* souvent c'est parce que les bonnes années elle a reversé tous les profits aux actionnaires au lieu de les garder comme coussin.Donc profit l'actionnaire gagne, perte le salarié perd, sans alternative possible comme tu le dis puisque l'actionnaire a tout piqué dans la caisse. Et c'est cela qui n'est pas normal, surtout que les profits distribués aux actionnaires étaient parfois fictifs (ex: banques).
Encore une erreur... court terme? Oui, quand tu as 30/50% de tes salariés qui ne bossent pas faute de commandes, tes échéances charges/salaires/taxes sont à court terme, c'est-à-dire maintenant, et indexées sur l'année précédente (pour les impôts tout du moins). En sachant que l'investissement bouffe une bonne part de ton capital, tu pioches dans quelle trésorerie si les banques ne te prêtent rien? Karmann a fait faillite tout récemment (équipementier allemand réputé), non faute de commande... mais faute de capitaux! Alors oui effectivement les actionnaires PEUVENT se gaver (dans certains cas), mais ne comparons pas les banques et les entreprises: les premières manipulent de l'argent qui ne leur appartient pas (c'est NOTRE fric), alors que les sociétés, elles, manipulent celui de la société et des actionnaires, pas l'argent des clients (du moins pas aussi directement qu'une banque).
En fait, quand ça va mal on jette les employés dehors et quand on ressort la tête hors de l'eau on demande gentiment pour les réembaucher...
T'inquiète pas que dans l'histoire, c'est ceu qui vont être ré-embauchés qui vont se faire des ... en or. Y en a qui vont se faire de belles plus-values salariales...