Des chercheurs japonais ont transféré des données sur un réseau sans fil en utilisant un spectre de fréquences tournant entre 300 GHz et 3 THz. Les scientifiques ont réussi à atteindre 1,5 Gb/s à 542 GHz, mais affirment que les 100 Go/s sont possibles une fois que la technologie arrivera à maturité. Cette solution a néanmoins le grand défaut d’avoir une faible portée.
La clé d’aujourd’hui est la diode effet tunnel résonnant
Ces recherches sont identiques à celles que nous vous présentions en novembre 2011 (cf. « Un réseau sans fil à 30 Gb/s »), à la différence qu’elles proviennent de chercheurs travaillant pour l’institue de technologie de Tokyo et non l’Université d’Osaka et que leurs résultats ont été publiés dans la revue Electronics Letters.
De plus, la présentation de 2011 se concentrait sur la taille de l'antenne. Celle d’aujourd’hui met en avant une diode effet tunnel résonnant qui a la propriété inhabituelle de voir la tension diminuer alors que l’intensité du courant qui la traverse augmente. Cela en fait un excellent résonateur capable d’émettre des fréquences tapant dans le térahertz.
Le futur du WiGig avance
Comme nous l’expliquions l’an dernier, le principal obstacle à la réalisation de cette technologie est la fabrication de puces capables de rentrer dans un routeur voire un smartphone. De plus, avec l’augmentation des fréquences, la portée du signal diminue. En l’espèce, le Terahertz Wi-Fi, comme on le surnomme, ne dépasse pas aujourd’hui les 10 mètres. La technologie est donc avant tout un concurrent du WiGig qui est voué à relier les périphériques du salon (cf. « Wi-Fi ac, WiGig et Super Wi-Fi »).
Il voulait peut-être dire : "[...]la tension à ses bornes diminuer alors que l’intensité du courant qui la traverse augmenter."