Windows 8 : le Windows Store aura son kill switch
Après la publication des conditions d’utilisation du Windows Store sur le site de Microsoft, nous avons appris que l’éditeur avait intégré un mécanisme d’« arrêt d’urgence » permettant d’effacer une application à distance sans l’approbation ou même l’intervention de l’utilisateur. C’est une mesure que l’on trouve aussi chez Google ou Apple et qui permet de contrer rapidement la propagation d’un virus ou mettre fin à une application malveillante ou trompeuse.
Un mécanisme commun
Nous pouvons changer ou mettre fin à certaines applications ou certains contenus offerts sur le Windows Store à n’importe quel moment, pour n’importe quelle raison. Parfois, nous le faisons pour répondre à une obligation légale ou contractuelle. Dans certains cas où il y a un risque de sécurité ou lorsque nous y sommes obligés pour des raisons légales, il est possible que vous ne puissiez pas lancer votre application ou accéder au contenu pour lequel vous avez précédemment acquis ou acheté une licence.
Le mécanisme que décrit Microsoft est communément appelé « kill switch » (interrupteur de mise à mort en français). Ce n’est pas la première fois que Microsoft l’utilise puisqu’il en a déjà intégré un dans Windows Phone 7 (cf. « Un kill switch dans Windows Phone 7 »). C’est néanmoins la première fois que la firme de Redmond utilisera ce genre de mécanisme dans son système d’exploitation pour ordinateurs de bureau et tablettes. Jusqu’à présent, les mécanismes d’arrêt d’urgence pour Windows étaient limités à la désactivation des versions bêta du système d’exploitation et l’imposition de limites aux copies ne disposant pas d’une licence adéquate (cf. « Le kill switch de Windows 7 »). Néanmoins, avec l’arrivée du Windows Store, le fait que Microsoft intègre ce genre de technologies est normal.
Un mécanisme très peu utilisé
Dans l’histoire de ce mécanisme d’arrêt d’urgence tel qui est intégré dans les plateformes de vente d’applications, Google est le seul à l’avoir utilisé pour l’instant. En juin 2010, il a retiré un programme trompeur qui était un outil d’analyse envoyant des données personnelles à un serveur externe. En mars 2011, il a retiré un malware qui s’était propagé sur plusieurs milliers de téléphones à l’aide d’une application publiée sur son Android Market. Bref, jusqu’à maintenant, l’utilisation de ce mécanisme d’arrêt d’urgence reste limitée à des cas très spécifiques et des situations dommageables pour l’utilisateur.
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Le Kindle d'Amazon a aussi un système similaire qui permet d'effacer des livres. Ca a été utilisé il y a quelque temps pour effacer des livres d'Orwell ... dont "1984" !
Les utilisateurs n'ont pas été prévenus que ça avait été fait, et un utilisateur a fait un procès car ça avait aussi supprimé les prises de notes qu'il avait faites pour un travail.
www.nytimes.com/2009/07/18/technol [...] mazon.html
ça a dû être chaud pour lui alors !
Ah ? Pourquoi ?
A pars les 2-3 exceptions que vous citez (Apple et Google notemment), je connais aucune boite sur la planète qui a un mécanisme du genre dans ses produits. Je vois pas en quoi l’existence de ces quelques exceptions rendrait normale de tels pratiques.
Je connais d'autres boîtes qui ont foutu des mécanismes pareil. On pourrait d'ailleurs parler de la désactivation des copies piratées de Windows ?
Le seul truc, c'est qu'elles communiquent pas forcément dessus. Et surtout, qu'elles s'en servent pas.
Ah ? Pourquoi ?A pars les 2-3 exceptions que vous citez (Apple et Google notemment), je connais aucune boite sur la planète qui a un mécanisme du genre dans ses produits. Je vois pas en quoi l’existence de ces quelques exceptions rendrait normale de tels pratiques.
Ben c'est normal, c'est un mécanisme de niveau OS, et bas niveau en plus. C'est quasiment du rootkit.
Si on ajoute ça au cloud, je trouve qu'il faut avoir une sacrée confiance en la démocratie américaine pour ne pas s'inquièter un tantinet.