BlackBerry fait les yeux doux aux développeurs mobiles
Attirer les développeurs pour ne pas se retrouver marginalisé, telle est la priorité de BlackBerry dont l’AppWorld n’arrive pas à rattraper son retard sur l’AppStore d’Apple ou le MarketPlace d’Android. Et ceci malgré une communauté de 300 000 programmeurs BlackBerry (dont 100 000 nouveaux depuis 2010).
Et pour cela le constructeur canadien compte sur de nouveaux atouts : tout d’abord, son audience attractive, et ensuite de nouveaux outils et services plus faciles à mettre en œuvre. Ainsi, et pour la première fois en deux ans, BlackBerry s’est décidé à révéler quelques chiffres à l'occasion de sa Devcon à laquelle nous assistons actuellement à San Francisco. On apprend ainsi que plus de 35 millions d’utilisateurs BlackBerry visitent désormais régulièrement le marché applicatif officiel de la plateforme. Celui-ci délivre plus de 1,5 millions de téléchargements par jour ! Ce n’est pas rien, et le chiffre a de quoi séduire les éditeurs d’applications mobiles.
D’autant que le constructeur met les petits plats dans les grands pour les accueillir. Les développeurs iPhone peuvent désormais rester dans l’environnement Mac OSX pour développer les applications avec la disponibilité sous ce système du SDK Java BlackBerry avec tous les émulateurs nécessaires. Les développeurs allergiques à Java se voient eux proposer un nouvel environnement de développement plus facile, plus immédiat et plus visuel : WebWorks permet de créer de pures applications BlackBerry AppWorld en utilisant exclusivement des technologies Web (CSS3, HTML5, JavaScript et les frameworks comme Sencha, Dojo ou jQuery).
Mais BlackBerry compte également séduire les développeurs en leur proposant de nouveaux mécanismes de rémunération faciles à implémenter. Tout d’abord, le nouveau système de micropaiement (via l’AppWorld, qui utilise la facturation par Paypal, CB ou par l’opérateur) s’implémente en seulement cinq lignes de codes et permet très facilement de proposer des contenus Premium payants sur des applications gratuites par exemple. Ensuite, BlackBerry a mis en place un nouveau service qui permet de générer des revenus par l’intégration de publicités dans les applications (et notamment les applications gratuites). Les développeurs n’ont plus à s’occuper d’établir de relations avec les Ad Networks, c’est BlackBerry qui s’en charge pour eux et les agrège au sein d’une plateforme unique. Pour profiter de ce système de rémunération, un développeur n’a qu’une seule ligne de code à ajouter à son application. Et celui-ci se voit reverser 60% des revenus publicitaires générés par son programme.
Simplifier l’accès à la plateforme tout en multipliant les voies de revenus, telles sont donc les nouveaux atouts que BlackBerry met sur la table pour s’attirer les regards d‘une communauté de développeurs mobiles en pleine expansion mais jusqu’ici peu réceptive à ses chants…
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La sortie de leur tablette y est pour beaucoup mais en tout cas c'est bien que RIM courtise un peu plus les développeurs