Cloud : les directions métiers prennent le contrôle
Après avoir modifié la façon dont se consomme l’informatique, en y instaurant un mode à la demande, notamment, le Cloud Computing place cette fois-ci les applications entre les mains des directions métiers. C’est une des conclusions, très révélatrice des tendances actuelles en matières de gestion, que révèle une étude du Ponemon Institute, menée auprès de 728 responsables informatiques et intitulée “2010 Access Governance Trend Survey”.
Dans le détail, l’étude explique que le Cloud Computing a compliqué la tâche des départements IT en matière de gestion des politiques d’accès aux ressources des entreprises. Ainsi 87 % des répondants affirment que les employés ont aujourd’hui accès à trop de ressources, contre un petit 8 % en 2008.
Un aveu de perte de contrôle, car on apprend plus tard que ces mêmes répondants affirment à 73% que le Cloud permet tout simplement aux directions métiers de contourner les politiques d’accès mis en place dans l’entreprise. “Les services Cloud sont en effet souvent achetés en direct par les départements métiers sans prendre en considération les politiques de gouvernance d’accès”, résume ainsi le rapport.
Les personnes responsables de l’ouverture des accès aux ressources de l’entreprise sont désormais celles des départements métiers (vente, RH par exemple) pour 37% des répondants, contre 29% il y a 2 ans. Semant un peu plus la panique au sein du département IT, qui du coup, ne constitue plus la plate-forme de contrôles, comme il est de tradition. 19% des répondants affirment qu’aucune méthode de gouvernance quant à la responsabilité des accès n’est en place dans l’entreprise.
Outre le fait d’illustrer le besoin d’aligner le métier sur le IT et celui d’améliorer la communication entre les deux mondes (IT et métier) d’une entreprise, l’étude laisse également entrevoir une autre tendance : celle d’un glissement des décisions d’achat depuis le IT vers le métier, qui implique également un transfert de ligne budgétaire. Voilà un autre évolution apportée par le Saas (Software-as-a-service).
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...Voilà un autre évolution apportée par le Saas (Software-as-a-service).
Voilà surtout une occasion pour les responsables métiers de faire sans l'IT.
Pour avoir l'occasion de travailler avec beaucoup de services généraux, je peux vous dire que nombreux sont ceux qui effectivement apprécie d'externaliser des solutions, pas forcément en Cloud d'ailleurs, pour se passer des lourdeurs IT.
Et c'est bien dommage, parce que les gens qui sont "responsables" des secteurs métiers ont tendance à acheter du bling bling hors de prix, et non du fonctionnel et performant.
C'est une belle source de gaspillage en entreprise.
Mais avec des solutions mis en place rapidement ;
Mais sans réflexion interne sur les problèmes de l'outil ;
Mais avec la garantie du fabricant que tout ira bien :
Mais...
On pourrait en débattre sans fin. Moi en temps qu'externe, c'est vrai que malheureusement, dans bien des cas, passer par l'IT demande du temps que le métier ne veux pas payer, et qui d'expérience ne servira pas à grand chose car on connait déjà le résultat. Après j'admet la politique, et me prête au jeu des tests assez facilement.
Mais bien souvent, les points de vues sont en général trop éloignés pour réconcilier les deux services, et encore, quand un problème d'"hommes" ne rentrent pas en jeu.
Mais avec des solutions mis en place rapidement ;
Mais sans réflexion interne sur les problèmes de l'outil ;
Mais avec la garantie du fabricant que tout ira bien :
Mais...
On pourrait en débattre sans fin. Moi en temps qu'externe, c'est vrai que malheureusement, dans bien des cas, passer par l'IT demande du temps que le métier ne veux pas payer, et qui d'expérience ne servira pas à grand chose car on connait déjà le résultat. Après j'admet la politique, et me prête au jeu des tests assez facilement.
Mais bien souvent, les points de vues sont en général trop éloignés pour réconcilier les deux services, et encore, quand un problème d'"hommes" ne rentrent pas en jeu.
Je suis perplexe, parce que, autant je trouve que tu énonces des vérités, autant je suis dérangé par tes conclusions.
Je m'explique: effectivement, les services IT internes sont souvent plus "lents", mais majoritairement pour des raisons inhérentes à leurs responsabilités. Ben oui: on leur demande de faire quelque chose, et, souvent, on leur dit strictement le contraire le lendemain. Pire, on leur colle des budgets souvent déficients, et on leur reproche ensuite de ne pas trouver de solution "alternative". Dans les faits, les services IT appliquent donc la doctrine:
"Quand on te donne un ordre, n'obéit pas tout de suite mais dis 'oui chef'. Pourquoi? Pour attendre le contre ordre, et ainsi éviter le désordre".
Débile? Je te le concède...
Mais n'est-ce pas aussi débile de confier des choses sensibles à des prestataires extérieurs, de compter sur des compétences que tu ne pourras juger qu'à l'aune des résultats? Oui, il y a des PAQ (plan d'assurance qualité), des normes en veux tu en voilà, des documentations, des engagements... mais cela n'empêche pas que, chaque année, des milliers de projets finissent à la benne, voire au juridique, parce qu'ils sont mal réalisés, ou que la relation prestataire/client est vérolée? Les problématiques d'hommes, tu les as aussi entre le client et le prestataire (je le vis au quotidien), et, avec les prérogatives économiques et politiques inter entreprises, je peux t'assurer qu'externaliser n'est pas systématiquement un bienfait.
Loin de là!
Ceci étant, le cloud je le fuis comme la peste, parce qu'il s'agit de déporter des choses vitales à l'entreprise sur la toile. C'est trop sensible de se dire "tiens, un coup de google docs et je vois les fiches de paie de mes salariés". Qui dit web, dit vulnérabilité du service. Qui dit service, dit financement... ou faillite potentielle du prestataire. Que faire en cas de naufrage de la prestation ? Quelle solution de repli? En changer? Dans quel délai, quelles sont les infrastructures à changer? A quel prix? Devoir tout rebâtir? Ca me semble quand même fumeux.
Si déjà les demandes des directions métiers étaient le résultat d'étude détaillant le besoin, ces évolutions futurs, les acteurs métiers impliqués et qu'un responsable fonctionnel était désigné alors le service IT aurai pu faire son travail correctement. Le but d'avoir un service IT c'est d'avoir des compétences techniques et en gestion de projet et de faire des économie d'échelle. Combien de fois on a vu des projets métier menés de A à Z par un mec métier soit se casser la tête car le besoin n'était pas bien définit soit car une fois le mec parti plus personne n'a la connaissance...
par contre 87% qui pense que les utilisateurs ont trop d'accès c'est énorme.