Une ReRAM ferroélectrique prometteuse
Des chercheurs français du CNRS et des équipes britanniques et américaines ont présenté une nouvelle mémoire ferroélectrique aux performances prometteuses. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Nature Nanotechnology.
Dépasser les problèmes de la MRAM
Les ReRAM sont des mémoires qui jouent sur la résistance électrique d’une cellule pour contenir un bit. Une résistance faible est égale à un 0 et une résistance forte à un 1, par exemple. Une ReRAM courante est la MRAM qui repose le plus souvent sur une jonction tunnel magnétique. Grossièrement, il s’agit de deux éléments ferromagnétiques séparés par une couche isolante. En jouant sur leur polarisation, on va pouvoir influencer la résistance de la cellule.
Le problème des supports magnétorésistants est qu’ils ont un rapport off-on relativement faible (moins de 4). Cela signifie qu’il est difficile de distinguer les deux états et la cellule consomme alors plus d’énergie afin qu’ils soient plus facilement reconnaissables. Des chercheurs singapouriens ont récemment montré qu’une MBPC STT-MRAM pourrait aider à réduire la consommation. Néanmoins, la nouvelle cellule ferroélectrique semble plus prometteuse. Elle a un rapport off-on qui approche les 100 et elle ne demande que 1 × 104 A cm−2 en écriture à température ambiante. De plus, elle a l’avantage de ne pas déprendre d’une tension particulière en principe, mais de reposer sur un mécanisme purement électronique, ce qui permet d’envisager une miniaturisation plus facile de la cellule une fois que sa fabrication sera maitrisée.
Changer le sens du courant pour passer changer de valeur
Concrètement, la cellule utilise un substrat en gallate de néodyme (NdGa03) comme fondation. Les scientifiques apposent dessus une couche de 2 nm de titanate de baryum (BaTiO3) prise en sandwich entre une tranche inférieure de 30 nm de manganite La2/3 Sr1/3MnO3, aussi appelé manganite LSMO ou juste LSMO et une couche supérieure composée de cuivre et d’or. Ces deux niveaux vont jouer le rôle d’électrode.
Le LSMO est utilisé pour influencer les propriétés ferroélectriques du titanate de baryum. Très schématiquement, en faisant passer le courant de l’électrode supérieure, vers l’électrode inférieure, on change la polarisation de l’élément ferroélectrique qui va avoir une haute résistance et adopter l’état « off » (ou représenter un 1). Inversement, un courant qui va de bas en haut abaisse la résistance et il est « on » (ou synonyme d’un 0). La mémoire pourrait être lue avec une tension de seulement 100 mV et peut-être écrire en seulement 10 ns à l’aide d’un courant de 3 V.
Les chercheurs admettent qu’il faudra encore d’autres expériences pour comprendre tous les phénomènes en jeu. Ils expliquent que cette mémoire est avant tout une démonstration de faisabilité et qu’il ne s’agit pas encore d’une cellule qui pourrait être commercialisée dans un module en regroupant des centaines de milliers. Néanmoins, ce modèle offre une nouvelle approche très prometteuse et peut-être une solution pour dépasser les problèmes inhérents à la MRAM.
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"un courant d’une tension de seulement 100 mV", la grandeur physique c'est courant ou tension mais pas les deux mon captitaines, et les volts sont unités de tension.
"un courant d’une tension de seulement 100 mV", la grandeur physique c'est courant ou tension mais pas les deux mon captitaines, et les volts sont unités de tension.
Un "courant électrique" est un déplacement de charges défini par une intensité (que tu appelles improprement "courant") et une différence de potentiel (que tu appelles tension).
Si tu veux jouer à ça, fais-le bien... ou ne le fais pas.
"Si tu veux jouer à ça, fais-le bien... ou ne le fais pas", tu as raison mais dans ce cas je te retourne le compliment. Car effectivement tu as raison de préciser qu'ici on parle de courant électrique, le courant est mesuré par une intensité qui est un déplacement de charge par unités de temps (le nombre de charge par seconde qui traverse une surface).
"
Et pour la tension je suis désolé mais "que tu appelles tension", je peux te dire que prononcer différence de potentiel à tout bout de champ est pénible et je ne suis pas le seul a l'appeler tension. Et pour pinailler on devrait parler de difference de potentiel électrique (comme le courant la nature du potentiel peut etre variee).
Bref je voulais surtout faire remarquer le probleme de l article.
Donc si tu veux moucher les autres : "fais-le bien... ou ne le fais pas.
Le néodyme c'est Nd (N c'est l'azote)
A mon humble avis d'étudiant ingénieur électronicien, c'est 10e-4 A et non pas 10e4 A par cm² ...
Si tu jette un coup d’œil à l'article sur Nature, c'est bien 10e4A/cm2, la densité de courant. Leur cellule a un diamètre de grosso modo 500nm, ce qui correspond alors à un courant d'environ 20microA ce qui est cohérent avec l'échelle de leur courbe courant/tension.
oups j'ai pris 1e4A/cm2, pour 10e4A/cm2, ça fait du 200microA.
Merci pour les remarques - J'ai corrigé le symbole du néodyme et retiré le mot courant