IBM va-t-il sortir du capital de Lenovo ?

Mardi 30 mai 2006 à 15:56 par Dr. Denis Rouvre
Source: Reuters.fr – Mots-clés : Autres
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Nous vous l’annoncions dans cette actualité, Lenovo avait racheté l'activité PC d'IBM pour 1,25 milliard de dollars en 2005. IBM reste pourtant actionnaire à hauteur de 15% dans le capital de Lenovo et un accord lui permettait de se désengager petit à petit du groupe chinois.

Nouvel Accord : IBM pourra vendre ses actions Lenovo

Dans un nouvel accord que les deux groupes viennent de signer, IBM devrait pouvoir vendre la participation (de l’ordre de 15%) qu’il détient dans le premier fabricant chinois de PC en novembre 2007 au lieu de mai 2008 comme prévu initialement.

Dès le 25 mai, IBM pourra commencer à se délester des 1,3 milliard d’actions Lenovo qu’il possède. Initialement, l’accord prévoyait que le groupe américain ne devait pas céder plus d’un tiers de ses parts chaque année entre 2006 et 2008.

Mais devrait attendre une remontée de l’action


Pourtant, les analystes estiment que Big Blue restera dans le capital de Lenovo plus longtemps que cet accord ne le permet, tout simplement parce que le cours de l’action est actuellement inférieur au prix qu’IBM avait acquitté au départ : L'action a trop baissé (-34% sur l’année) et IBM ne devrait pas s’en débarrasser avant qu’elle ait atteint le niveau initial payé par IBM.

Ce nouvel accord permettra donc à IBM de se désengager de Lenovo, offrant ainsi au groupe chinois la possibilité de s’affranchir des problèmes de régulations imposées par le gouvernement chinois.


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Commentaires

freedownload 30/05/2006 22:41
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http://www.reseaux-telecoms.net/ac [...] 12961.html

Du spyware dans les Thinkpad

Edition du 01/04/2006 - par Marc Olanié

Les histoires d'espionnage se portent bien cette semaine. Après l'affaire Haephrati, voilà le DHS dans l'air du Grand Soupçon : le Gouvernement US envisage l'ouverture d'une enquête visant le fabricant d'ordinateurs Lenovo. Comme l'Administration Fédérale pense dépenser près de 13 millions de dollars d'ordinateurs auprès de cette entreprise, il est légitime de s'assurer auparavant que lesdites machines ne contiennent pas de programme espion caché derrière un Bios ou masqué dans les recoins d'un processeur graphique. Jusqu'à présent, rien là que de très normal, surtout lorsque l'on sait que Lenovo est une société dont une partie des unités de production sont situées en Chine Populaire. Et lorsque l'on connaît l'amour immodéré des USA pour la pensée Mao Zedong, les théories Marxistes-Léninistes et le centralisme d'un PC qui n'a rien d'informatique...

Cependant, les fonctionnaires américains, en choisissant un constructeur Chinois, ont fait preuve d'un patriotisme exacerbé. Car Lenovo n'est autre que le repreneur de l'activité «fabrication » des PC IBM. Lequel IBM -tout comme Compaq, HP, Dell et tant d'autres- sous-traitait depuis fort longtemps déjà la production de ses machines aux mains ouvrières de l'Empire du Milieu. Alors, pourquoi ce genre de soupçons infondés s'interroge le quotidien Daily Tech. Est-ce là la conséquence d'une queue de budget du Department for Homeland Security, ou le fruit du travail d'un fonctionnaire désoeuvré ? Peut-être pas. Il serait en effet bien irresponsable que personne ne se pose la question.

D'une manière plus générale, cela revient à se demander quel prix un Etat est prêt à payer pour que des équipements considérés comme stratégiques soient produits par des entreprises nationales sinon nationalisées. Et surtout si ce prix est inscrit dans une politique à long terme et cohérente. C'est là toute la question du bien fondé du Plan Calcul de notre Grand Charles à nous, du maintien sous oxygène de la division Micro de Bull -celle qui soulevait l'hilarité des journalistes à chaque nouvelle sortie de machine- et, de façon plus générale, du soutien d'un état pour ses propres manufactures d'armes, ses centres de recherche, sa dépendance énergétique ou ses infrastructures de communication. C'est la confrontation d'une école favorable à un gouvernement dirigiste mais acteur du tissu industriel, s'opposant à une ligne politique prônant le libéralisme à outrance et l'off-shoring à tout-va.

L'on pourrait tout de même avancer une toute autre hypothèse sur les raisons profondes de cette enquête : le prix du tout dernier Thinkpad X. Ce petit bijou au format Tablet PC qui fait frémir d'envie l'équipe de CSO France, frise allègrement les 2500 Euros TTC. Une bonne petite campagne de dénigrement, un léger fléchissement des tarifs à la vente... sur un marché de 13 millions de dollars, tout çà peut commencer à représenter une coquette somme. Après tout, l'Administration a bien le droit, elle aussi, d'adopter des techniques d'intelligence économique et de désinformation, libéralisme oblige.

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