La fracture numérique toujours d'actualité

La mauvaise méthode
Les études sur l'utilisation d'Internet sont très fréquentes aux États-Unis, et il est donc normal de retrouver ce genre d'approche statistique sur le marché français.Cependant, il serait risqué, voire imprudent, de vouloir faire de ces études quantitatives un modèle applicable chez nous. Les dernières études, que ce soit en France ou en Amérique, indiquent que le nombre de consommateurs ayant accédé au Net au moins une fois, pour des besoins personnels, professionnels ou scolaires, et ce dans différentes "catégories" de la population, est en hausse.
La mauvaise adaptation
Il est important de souligner que ce genre d'étude est basé sur un modèle de consommation typiquement américain. Par exemple, les communications téléphoniques locales y sont gratuites. Du coup la proportion d'utilisateurs se connectant via un modem RTC (bas débit), de façon ponctuelle voir occasionnelle, est plus élevée. De plus les connexions haut débit (câble et ADSL) sont moins disponibles du faite de la densité de population moindre.
Seulement voilà, ces études ne sont absolument pas représentatives : ce n'est pas parce qu'on est allé une fois sur un site, qu'on est pour autant un surfer confirmé. C'est comme si, pour comptabiliser le nombre d'automobilistes, on demandait aux sondés s'ils se sont déjà assis une fois dans une voiture.
La mauvaise excuseMais les politiciens sont déjà incapables de résorber la fracture sociale, on ne peut pas leur en vouloir d'avoir du mal à traiter de la fracture numérique. Et c'est tellement plus facile de se cacher derrière des chiffres inutiles bien qu'apparemment positifs...
Pour faire mieux
Alors sur quels chiffres peut-on se baser? Plusieurs pistes existent. Tout d'abord, il faut différencier les gens disposant d'un accès haut débit à domicile, de ceux n'ayant aucun accès voir pas d'ordinateurs. Ces derniers peuvent alors accéder au net de façon occasionnelle dans une bibliothèque, un cybercafé ou lors d'événements promotionnels (la Fête d'Internet par exemple). Mais de nombreux sites pouvant proposer un accès ne le font pas systématiquement. En France, les accès publics sont loin de faire légion, et leur indisponibilité chronique n'a d'égal que la compétence des services techniques chargés de leur maintenance.
L'évaluation de l'état de la fracture numérique doit donc se faire sur plusieurs points, comme la disponibilité d'accès gratuits près du lieu de résidence, de la couverture aux offres d'accès haut débit et permanents, et de l'existence de formations gratuites ou de mouvements associatifs locaux. Cela donnerait sûrement une meilleure vision des choses et permettrait aux gouvernements de s'occuper du problème.
8
Commentaires
Lire plus
Baisse des prix des Athlon 64 pour cet été
- Office 12 : du XML sinon rien
- ATI bat le record 3DMark de NVidia
- Intel parle du Yonah
- FireFox 1.1 disponible en version Alpha
- France Telecom lance un bracelet anti-Alzheimer
- Sale temps pour les pirates
- Dualcore AMD et chipset VIA, ça coince
- Longhorn : la fin du BSOD
- Google Print, ou la guerre des bibliothèques
Mini routeur WiFi ASUS SpaceLink WL-530g
- Elle sortira
- Un FPS Open Source : Nexuiz 1.0
- Nouvel écran LCD 19 pouces chez BenQ
- Windows Update débarque en version 6
- Counter Strike source fait chauffer Assault
- Mac OS sur processeurs Intel : ça se précise
- Léger mieux entre l'Union européene et Microsoft
- Blizzard ferme de nouveaux comptes
- Le cours d’Apple en forte baisse
Liens commerciaux
Publicité
Dernières actus
A voir aussi
Actus et dossiers





bien rédigé, synthétique, nos députés devraient au moins lire ça en effet
la fracture numerique pour moi elle existe. mais pas comme les politiques l'entendent. et elle a fait parler d'elle dans les urnes récemment : l'impossibilité de manipuler les foules internautes comme on gave les téléspectateurs. et qd la masse est suffisante ça fait boule de neige.
c'est clair qu'on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas fait de promesse... mais le temps passe vite et le haut debit en campagne se développe toujours aussi lentement
En revanche sans pour autant les défendre il ne faut pas perdre de vue que la libéralisation du marché des telecoms amène une crise majeure car la guerre des prix nous mène à un phénomène qui est l'impossibilité des opérateurs à investir. Ca a l'air débile comme ça mais prenons l'exemple des abonnements ADSL: Les prix se sont divisés par quatre environ et les débits multipliés par dix en quelques années, voire quelques mois. D'où va t on sortir l'argent pour "relier les hommes"? C'est une vérité économique: "qui dit pas gros bénéfices dit pas investissement". Logique du marché
Les GSM en sont la preuve aujourd'hui: cela fait un paquet d'années maintenant que la téléphonie mobile existe et il existe encore des zones non couvertes. Pourquoi? Et bien parce qu'à force de réduire les prix les opérateurs ont de plus en plus de mal à dégager du chiffre pour s'étendre.
En revanche sans pour autant les défendre il ne faut pas perdre de vue que la libéralisation du marché des telecoms amène une crise majeure car la guerre des prix nous mène à un phénomène qui est l'impossibilité des opérateurs à investir. Ca a l'air débile comme ça mais prenons l'exemple des abonnements ADSL: Les prix se sont divisés par quatre environ et les débits multipliés par dix en quelques années, voire quelques mois. D'où va t on sortir l'argent pour "relier les hommes"? C'est une vérité économique: "qui dit pas gros bénéfices dit pas investissement". Logique du marché
Les GSM en sont la preuve aujourd'hui: cela fait un paquet d'années maintenant que la téléphonie mobile existe et il existe encore des zones non couvertes. Pourquoi? Et bien parce qu'à force de réduire les prix les opérateurs ont de plus en plus de mal à dégager du chiffre pour s'étendre.
Moi je suis d'accors avec toi. Faut se mettre aussi du coté des entreprise des fois, pour voir qu'elle font se qu'elles peuvent... C'est pas toujours le cas, mais faut voir qu'un investissement, surtout en zone campagnarde est couteux pour peut de rentré, alors si dejà les entreprise casse leurs prix, c'est pas des lourd investissement qui vont être effectué dans ces zones...
Moi je suis d'accors avec toi. Faut se mettre aussi du coté des entreprise des fois, pour voir qu'elle font se qu'elles peuvent... C'est pas toujours le cas, mais faut voir qu'un investissement, surtout en zone campagnarde est couteux pour peut de rentré, alors si dejà les entreprise casse leurs prix, c'est pas des lourd investissement qui vont être effectué dans ces zones...
Oui enfin..., si je suis d'accord avec les arguments de Magellan je le suis moins avec les tiens: personne n'oblige lesdites sociétés à ne se préoccuper "QUE" de leurs marges financières, essentiellement distribuées à leurs actionnaires.
Il faudra attendre la reconcentration, avant de parler investissements lourds et pérennes, surtout...
Les GSM en sont la preuve aujourd'hui: cela fait un paquet d'années maintenant que la téléphonie mobile existe et il existe encore des zones non couvertes. Pourquoi?
et bien parce ceux qui étaient là au début de l'installation du gsm ont gentimment été remerciés par des requins avides de benefices (on appelle ça des actionnaires parait-il) qui ont installé des gestionnaires et des marketeux à leur place. je payais moins de cellulaire il y a quelques années, les prix ont indéniablement remontés alors que les installations ont en rien changé (qu'on me parle pas licenses des futures normes je m'en roule par terre). sans compter les pompes à frics que sont les sms, mms et autres wap. mais bon, les actionnaires c'est dans le concept de notre société hein : suffit de regarder les titres de journaux à propos des salaires (touches-tu assez ?), des popularités des grosses boites etc ... tjrs plus de fric pour soit, mm si t'en fais rien ou du moins rien d'utile ou d'intéressant, faut tjrs plus de fric pour soit et moins pour les autres.
et les politiques dans l'histoire sont bien trop occupés à détourner le pognon publique dans des opérations foireuse (avec la compagnie du cousin par alliance, qui ne manquera pas de remercier...)
et bien parce ceux qui étaient là au début de l'installation du gsm ont gentimment été remerciés par des requins avides de benefices (on appelle ça des actionnaires parait-il) qui ont installé des gestionnaires et des marketeux à leur place. je payais moins de cellulaire il y a quelques années, les prix ont indéniablement remontés alors que les installations ont en rien changé (qu'on me parle pas licenses des futures normes je m'en roule par terre). sans compter les pompes à frics que sont les sms, mms et autres wap. mais bon, les actionnaires c'est dans le concept de notre société hein : suffit de regarder les titres de journaux à propos des salaires (touches-tu assez ?), des popularités des grosses boites etc ... tjrs plus de fric pour soit, mm si t'en fais rien ou du moins rien d'utile ou d'intéressant, faut tjrs plus de fric pour soit et moins pour les autres.
et les politiques dans l'histoire sont bien trop occupés à détourner le pognon publique dans des opérations foireuse (avec la compagnie du cousin par alliance, qui ne manquera pas de remercier...)
Pour ce qui est des installations petit rappel historique: FT avait la main mise en tant qu'opérateur historique et a pu développer son réseau, ce n'est pas pour rien qu'itineris (à l"époque) dominait le marché. SFR (vodafone) a eu besoin de fusionner, de s'offrir des alliances pour pouvoir être aussi fort (vodafone et Universal) ... Bouygues est loin d'être à ce niveau.
oui justement, j'ai
je garde précieusment mon forfait établit en 2000 car tous ceux qui avaient le mm et ont dû changer pour uen raison ou une autre l'ont eu profond. maintenant si t'a rien constaté, continue à payer hein ...