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Internet mondial : la France de moins en moins rapide

Par - Source: Akamai

France

Akamai, un des plus gros CDN (Content Delivery Network) vient de publier son rapport trimestriel sur l'état d'Internet. Akamai est un fournisseur de contenu pour de gros clients, notamment Apple, et sert de « relais » pour le stockage des données et des sites Internet. L'intérêt est évident : en stockant vos données dans un point proche de vous, elles arrivent plus rapidement. Et selon Akamai, donc, la France... va de moins en moins vite.

Moins 4 mégabits/s en moyenne

La moyenne mondiale en téléchargement est de 2,3 mégabits/s, et la France n'est pas tellement plus rapide : la moyenne s'élève selon Akamai à environ 3,7 mégabits/s au dernier trimestre 2011. Un pays souvent raillé pour la qualité moyenne de ses connexions, les États-Unis, est par exemple à 5,8 mégabits/s et beaucoup de nos voisins européens ont des lignes en moyenne nettement plus rapides. 6,1 mégabits/s en moyenne en Belgique, 7,3 mb/s en Suisse, 8,2 mb/s aux Pays-Bas, etc. Le champion toute catégorie reste la Corée du Sud : 17,5 mégabits/s en moyenne, loin devant le numéro deux qui est à seulement 9,1 mégabits/s, le Japon. Point intéressant, même le classement des 100 villes « les plus rapides » n'intègre pas de villes françaises. Le plus gênant est que la moyenne française diminue : depuis le début de l'année, la vitesse moyenne a diminué de 321 kilobits/s.

Dans la pratique, la France est seulement à la 45e place au niveau mondial, ce qui est faible. Autre point qui montre le retard de la France dans le très haut débit, la moyenne des connexions les plus rapides est faible : seulement 15,5 mégabits/s. La Belgique (encore) atteint 26 mégabits/s et la Roumanie 35,2 mégabits/s, dans le premier cas avec un déploiement massif de la technologie VDSL, dans le second avec un passage à la fibre optique.

Si les FAI mettent en avant les « jusqu'à 20 méga » (et plus) dans les publicités, la réalité est autre : il n'y a que 13 % des lignes qui dépassent 5 mégabits/s et 19 % n'atteignent pas 2 mégabits/s. En Suisse, 51 % des lignes dépassent 5 mégabits/s et il n'y a que 4 % des connexions qui sont en dessous de 2 mégabits/s. En France, il y a encore aussi 0,2 % des lignes sous les 256 kilobits/s.

Comme on le voit, les chiffres sont accablants pour la France et les retards dans le déploiement du très haut débit, alors que le pays a été un pionnier dans le monde de l'ADSL et du haut débit en général, ont un impact certain.

Il y a 36 commentaires.
Tous les commentaires
  • 6
    hello.RetD , 2 mai 2012 08:08
    C'est typiquement les entreprises française. On essaie pas de faire mieux tant q'il y a des gens pour payer.
    On finance plus le marketing que la recherche. On ne risque pas de progresser techniquement.
  • 3
    anonymous@guest , 2 mai 2012 08:30
    Ca me fait marrer l'argument: "Si vous voulez un bon réseau, il faut payer plus cher."
    Ils se font déjà de bons bénéfices avec les tarifs actuel de l'ADSL, largement de quoi investir si ils en avaient vraiment envie. Sauf qu'il faut le reconnaître, à l'heure actuelle notre vitesse d'adsl convient à 99% des français et ils boostent plus les services à côté (les nouvelles Box).

    Pendant des années on a payé le prix fort en téléphonie mobile. Le réseau est il pour autant le nec plus ultra? Il suffit de voir le degré de satisfaction des clients bouygues... Pour ma part SFR était loin d'être une flèche (quand il captait) chez moi ou sur mon lieu de travail.

    Ils sont partis ou alors ces millions de bénéfices? Surement pas en RD ou mise à niveau de leur réseau... Payer plus sert visiblement à engraisser plus les actionnaire ou les dirigeants.
  • 2
    MasterDav , 2 mai 2012 09:18
    En fait ce n'est pas compliqué: merci l'ultra libéralisme soutenu par M. Talonnettes.
    La concurrence a du bien, j'en veux pour preuve les pavés jetés par Free dans la mare. Sans eux, on aurait toujours l'adsl 512K à 45€/mois de FT qui était à l'époque encore sous le giron de l'état.
    La solution n'est pas dans le retour de FT dans le domaine public, vu la piètre qualité de leur travail avant et après leur privatisation, la solution serait plutôt dans des directives gouvernementales.

    L'état devrait obliger les FAI à faire avancer les choses plutôt que d'en mettre plein les fouilles des dirigeants et actionnaires.

    Mais ça, tant que le nain était au pouvoir, on pouvait toujours courir. Il obéit à ses copains du club des grands patrons. Faut bien qu'il assure son après-présidence.
    Bon là j'avoue que je ne sais pas si avec l'autre ça va bouger, on n'a jamais vu un flan faire des merveilles, et puis en Corrèze ils l'appellent "poche percée".

    La grande maladie des entreprises française aujourd'hui, c'est de chouchouter l'actionnaire au détriment de l'employé.
    Mais ce qu'elles n'arrivent pas à comprendre, c'est que ce n'est pas l'actionnaire qui fait marcher la boite, mais l'employé.
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