Une lithographie inspirée de la fusion nucléaire
Des chercheurs de la Purdue's School of Nuclear Engineering, dans l’Indiana aux États-Unis se sont inspirés des travaux en fusion nucléaire pour développer un rayon nanolithographique d’une longueur d’onde de seulement 13,5 nm qui permettrait de graver des circuits dix fois plus fins qu'aujourd'hui.
Prometteur, mais encore trop demandeur
A l'heure actuelle, la longueur d’onde des rayons ultraviolets utilisés en lithographie est au minimum de 193 nm. Réduire la longueur d'onde est nécessaire pour graver des structures plus fines sur les wafers mais il n'existe pas encore de sources lumineuses adaptées. La découverte de l'université de Purdue est donc très prometteuse pour l'avenir des microprocesseurs.
Le problème est que seul 1 % à 2 % de l'énergie nécessaire est convertie, ce qui signifie qu’il faudra une puissance de plus de 100 kW pour arriver à produire un rayon utile en pratique. Cette puissance est trop importante pour une application industrielle selon les chercheurs, qui travaillent à l'optimisation du système.
De la simulation au laboratoire
Les travaux des scientifiques ont débuté sur un simulateur informatique et ont été récemment confirmés en laboratoire. Le programme développé par l’Université a permis de suivre toutes les étapes de la création du laser en passant par le xénon, l’étain et le lithium chauffé à très haute température pour obtenir un matériau à l’état plasmique contenant des paquets de photons. Le plasma obtenu est conducteur et les chercheurs utilisent un champ magnétique pour le guider et le façonner, formant ainsi un rayon.
Cette technique est inspirée de ce qui se passe dans les réacteurs nucléaires où un champ magnétique est utilisé pour faire en sorte que le combustible nucléaire sous forme de plasma ne touche pas les parois de son conteneur, ce qui permet de le chauffer et obtenir une fusion nucléaire.
Pas encore prêt pour les usines
En plus des défis portant sur la consommation de ce procédé de fabrication, il est impératif de développer un système guidant le rayon qui soit dépourvu de lentille, cette dernière absorbant les photons. Il faut donc utiliser un jeu de miroir, ce qui pose un autre problème. Le plasma se condense sur le miroir, réduisant rapidement sa réflectivité et son efficacité.
Bref, l’utilisation de cette technologie pour une production en masse a encore de nombreuses années devant elle, et entre-temps, les fondeurs devront se débrouiller avec les techniques de lithographie ultraviolet par immersion.
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moah, a combien peut arriver IBM avec sono procédé au DNA? 6nm?
...dans l'Indiana font tant d'effort pour rien? Convenable pourvu qu'ils y arrivent avec quelques années d'avance sur big blue
moah, a combien peut arriver IBM avec sono procédé au DNA? 6nm?...dans l'Indiana font tant d'effort pour rien? Convenable pourvu qu'ils y arrivent avec quelques années d'avance sur big blue
Les deux techno n'ont strictement rien à voir; je ne suis pas persuadé que ce que développe IBM puisse s'appliquer à tous les cas... Là le gros avantage c'est qu'il y a une excellente visibilité de ce qui est possible de faire avec une onde à 13.5nm (potentiellement pouvoir descendre à 4nm avec tous les truchements mis en place sur les gravures à base d'excimer@193nm)
Maintenant, j'ai une question, les 100kW optiques dont vous parlez, c'est en continu ou en pulsé? dans le second cas, c'est pas un gros problème
Marf j'ai cru à un batteur pop sur la photo...
ils n'ont pas parler de 100kw optique mais de la puissance absorbé
une bonne partie de la puissance est absorbé pour entretenir le plasma
champ magnétique, refroidissement du système et des bobines supraconductrices
Ils vont chercher très loin pour miniaturiser les gravures !
Plus la longueur d'onde est faible, plus il est difficile d'obtenir des bons rendements. Si je me rappelle bien un ancien article de "Pour la Science", en ce qui concerne les lasers le rendement diminue comme la puissance 4e (ou 9/2 ?) de la longueur d'onde, ce qui fait que même toute la puissance énergétique de la planète ne suffirait pas à alimenter un laser X en continu. En impulsions, ou en lumière non laser, c'est autre chose.
Mais une émission X équivaut à une température de plusieurs millions de degrés, ou une énergie en milliers d'électrons-volts, donc soit plasma soit hautes tensions, pas faciles à manipuler. Et pas moyen de focaliser avec une lentille : soit le rayonnement est trop fortement absorbé (en UV extrême), soit il passe à travers (presque) sans déviation (rayons X). Et donc emploi nécessaire de miroirs complexes, en lumière rasante, avec des pertes élevées.
Bref pas facile à maîtriser, et le coût des usines devient délirant, ce qui freinera peut-être plus la course à la gravure que les limitations atomiques elles-mêmes. Restera le graphène ?
trouverons bien kek chose.
z'y arrivent toujours.