Netbook et éducation : un marché particulier
Hier, le Netbook World Summit se tenait à Paris. L’occasion de découvrir des projets intéressants sur les netbooks et plus particulièrement sur le secteur de l’éducation. Avant de parler de la solution Sugar, une petite digression sur le côté matériel.
L’éducation a des contraintes spécifiques
Premièrement, un appareil prévu pour l’éducation se doit d’être solide : le design est accessoire, mais il doit résister aux attaques des enfants. À ce sujet, les enquêtes montrent que les enfants les plus respectueux du matériel sont ceux qui sont dans les écoles dites défavorisées : ils ont plus conscience de la valeur de l’appareil que les autres. Un netbook ou un PC portable destiné à l’éducation a des contraintes matérielles, l’écran doit être lisible, une poignée est un plus, une coque renforcée est souvent nécessaire, etc. A contrario, la connectique n’a pas à être pléthorique et l’absence de lecteur optique est plutôt un avantage. Actuellement, les machines destinées à l’éducation sont rares, en dehors de l’OLPC et du ClassMate (notamment). Apple avait une machine adaptée à une époque (l’iBook G3) mais ses successeurs (iBook G4 et MacBook) ont abandonné certains des aspects nécessaires (dont la solidité) quand ils sont devenus des machines « grand public ». Une autre innovation intéressante est celle utilisée sur le GDium d’Emtec, une clé USB qui contient tout le système, pour permettre à plusieurs enfants d’utiliser une seule machine en gardant leurs paramètres.
Sugar, une plateforme dédiée
Avec Sugar, notamment utilisé sur l’OLPC, l’idée est de modifier la façon d’enseigner. En général, l’enseignant parle, l’élève assimile, il s’agit d’un « simple » passage de connaissances. Avec Sugar, les créateurs veulent une expérience plus interactive, avec un élève qui apprend aussi certains concepts par lui-même, en cherchant, en découvrant. Sugar se présente sous la forme d’une application Linux, en open source, qui propose une trentaine d’applications aux élèves. Un traitement de texte simplifié, la possibilité de surfer sur Internet, des programmes de dessin et même de la programmation (avec la célébrissime tortue du Logo) sont disponibles. Plus intéressants, des périphériques comme un tapis de jeux destiné au Logo sont aussi disponibles. Avec la possibilité de transporter la machine, de photographier, d’encoder ses données, l’enfant est donc censé apprendre d’une autre façon, peut-être plus efficace.
Reste que même si l’initiative est louable (et a priori efficace), elle est surtout très difficile à mettre en place en pratique. De plus, la formation des enseignants est un problème tout comme, même si c’est malheureux à dire, le fait que la majorité des programmes fonctionnent sous Linux.
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Je crois que le monde est a l'envers
Linux est libre et la plupart du temps gratuit.
Je n'arrive pas a comprendre pourquoi l'éducation s'entête a ne pas vouloir l'utiliser de manière définitive ?
parce qu'apprendre à utiliser un ordinateur sur un système différent de celui de la maison, c'est pas très utile ?
parce que les profs sont pas formés et qu'ils ont que Windows chez eux ?
Je ne vois pas le problème.
J'ai classé toutes les distros par pays ici : http://www.presence-pc.com/forum/p [...] 2975-1.htm )
Il ne s'agit pas d'apprendre à faire de la programmation système que je sache.
En quoi l'utilisation d'un logiciel est absolument tributaire du système ?
PhotoShop s'utilise aussi bien sous Mac que sous Windows, MSWord s'utilise aussi bien sous Windows que sous Mac, et enseigner leur utilisation ne dépend pas de la machine possédée par le professeur.
Et puis un système appréhendable par un gosse de 10 ans des favellas de Rio devrait-il poser problème à sa maîtresse ?
D'autant qu'il est plus que probable, si jamais celle -ci dispose d'un ordinateur à la maison, que celui -là tourne sous Linux. Lequel ? Ben au choix Big, Dizinha, Dreamlinux, Ekaaty, Epidemic, Famelix, Freedows, GEOLivre, GoblinX, GoboLinux, Insigne, JoLinux, Kalango, Kurumin, Litrix, Murix, Poseidon, Resulinux, pQui. Oui, une vingtaine de distributions, rien que pour le Brésil. Et c'est sans compter Conectiva, Definity, Luminux, Muriqui, Tech ou TupiServer, aujourd'hui disparues ou transformées. (Conectiva par exemple survit au travers Mandriva, excusez du peu.)
Non, Linux n'est pas un problème dans ces pays, bien au contraire. Il y existe des associations de bénévoles très actives qui militent pour une éducation facile d'accès. Et Linux est l'un de leurs meilleurs atouts.
Pour enfoncer le clou, je comparerais la profusion des distros brésiliennes par exemple, avec l'activité Belge : Le génial Elive, clusterKNOPPIX, une copie revue et corrigée de la teutonique KNOPPIX, et TRK, une distro de secours... Et c'est tout !
(L'exemple du Brésil est trop bien choisi, je l'avoue.
parce qu'apprendre à utiliser un ordinateur sur un système différent de celui de la maison, c'est pas très utile ?parce que les profs sont pas formés et qu'ils ont que Windows chez eux ?
Parce que MS ne donne pas de pots de vins pour que seul WINDOWS soit utilé !!!!!!!!!!!! OK je sors