Nikon a cherché à produire un capteur RVB
Un brevet datant de 2003, mais seulement présenté publiquement récemment, montre que Nikon a travaillé (et travaille peut-être encore) sur un capteur RVB pour les appareils photo.
Pas d’interpolation : chaque pixel reçoit la bonne couleur
Le principe du capteur est basé sur l’utilisation de microlentilles qui vont permettre de diriger la lumière en la filtrant. Chaque photosite recevra donc uniquement une couleur, qui sera filtrée : le système de miroirs et de lentilles laisse d’abord passer la lumière bleue, puis la lumière verte, puis la lumière rouge. Contrairement au filtre de Bayer, qui utilise un filtre et une interpolation pour déterminer la couleur de chaque pixel, la technique brevetée par Nikon se rapproche plus des capteurs triCCD. La fidélité des couleurs devrait être meilleure avec cette technique, étant donné que l’interpolation (qui provoque parfois de fausses informations) n’est plus présente. Par contre, et c’est a priori la raison pour laquelle la technologie n’est pas encore utilisée, la complexité de mise en oeuvre est élevée : les miroirs et les microlentilles sont compliqués à produire.
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L'explication avec les imageurs actuels est un peu rapide.
Un imageur dispose actuellement de 1/2 capteurs en vert, 1/4 en rouge et 1/4 en bleu. Chaque capteur dispose d'une lentille filtrante. On obtient alors 3 images différentes des trois couleurs et à partir de ces images on reconstruit l'image finale par interpolation. Le problème c'est que les pixels verts, bleus et rouges ne sont pas exactement à la même place.
L'idée de Nikon avec ce capteur c'est d'obtenir une mesure de la lumière rouge, verte et bleue à la même position sur le capteur.
Alors pour les CMOS classiques on connait avec précision la composante de la couleur du filtre de chaque pixel, et on interpole les deux autres composantes à l'aide des pixels placés autour.
A propos de l'interpolation : on ne provoque pas de fausse information, on perd de l'information...
oui, mais on peut créer de fausses informations par rapport à la réalité : l'interpollation peut créer une couleur qui n'est pas exactement la même que celle de la réalité, à cause du décalage justement.