Se connecter avec
S'enregistrer | Connectez-vous

RIM anticipe des pertes : le début de la fin ?

Par - Source: Tom's Hardware FR

Thorsten Heins : le futur de RIM repose sur ses épaulesThorsten Heins, le nouveau P.D.G de RIM, vient d’annoncer que la firme allait enregistrer des pertes lors de la publication de ses résultats financiers pour son premier trimestre budgétaire qui se terminera le 2 juin prochain. La présentation des résultats aura lieu le 28 juin prochain.

La pente glissante de RIM commence avec la dépréciation de ses stocks

Les résultats de la firme sont en déclin depuis plusieurs trimestres. Pour la première fois de son histoire, la firme a enregistré une perte de 125 millions de dollars (100 millions d’euros) au trimestre dernier et les pertes qui seront prochainement annoncées devraient être encore plus importantes.

L’une des grandes raisons serait le manque de vente et l’accumulation importante des stocks, ce qui l’obligerait à déprécier la valeur des invendus. Selon les informations de Bloomberg Businessweek, les stocks de PlayBook ont crû de deux tiers depuis l’an dernier et les très faibles ventes de BlackBerry se font aujourd’hui ressentir.

Le pire est que ce n’est pas la première dépréciation de ce genre. RIM a dû écarter 485 millions de dollars de ses inventaires de PlayBook en décembre dernier. En mars 2012, il a enlevé 267 millions de dollars à ses stocks de BlackBerry. Ce genre de pratique commerciale est courante lorsque les stocks s’accumulent sans espoir de s’écouler et que les produits qu’ils contiennent perdent une part significative de leur valeur. Par exemple, les PlayBook qui sont toujours dans les hangars depuis un an n’ont plus la même valeur qu’à leur arrivée. Ils ne seront pas vendus au prix initialement anticipé et RIM doit donc revoir la valeur de ses stocks à la baisse.

BlackBerry PlayBookSi l’histoire se répète, RIM aura une longue, lente et douloureuse agonie

La seule raison pour laquelle certains analystes, à l’instar de Neeraj Monga de Veritas Investment Research à Toronto, continuent d’inciter à acheter des actions RIM, est l’attente d’un acquéreur. C’est une hypothèse qui plane depuis la fin de l’an dernier (cf. « Mais qui veut racheter RIM et ses BlackBerry ? »), mais elle contredit l’histoire des fabricants de terminaux mobiles.

En effet, comme l’a brillamment montré Horace Dediu du site Asymco, lorsqu’une marque de téléphone portable est en déclin, elle ne se relève pas, mais quitte le marché en l’abandonnant ou en se faisant racheter. C’est le cas de Motorola, Sony Ericsson, Ericsson et Siemens, par exemple. Jusqu’à présent, aucun des acteurs en déclin qui sont encore dans la course n’a retrouvé le chemin de la croissance depuis sa descente aux enfers.

L’autre information importante à prendre de son analyse est que les compagnies qui sont diversifiées ont des périodes de souffrances relativement courtes. Siemens a vendu son activité mobile un an après avoir commencé son chemin de croix. Par contre, pour les entreprises qui font exclusivement du mobile ou pour lesquelles cela représente une part majoritaire de leur activité, la pente glissante est longue. Motorola a mis plus de 5 ans entre le début de son déclin et son rachat par Google (cf. « Google rachète Motorola Mobility pour 12,5 milliards $ »). Bref, si RIM suit la même tendance, son agonie ne fait que commencer.

Il y a 2 commentaires. B
Tous les commentaires
  • 0 Ð
    djmart666 , 31 mai 2012 13:30
    Jamais acheté de leurs bebelles, alors leurs actions, encore moins...
  • 0 Ð
    LeKeiser , 1 juin 2012 09:15
    Saur que RIM fait de très bons produits, bien suivis, et différents par bien des aspects de la concurrence. Ce sont plus des téléphones orientés professionnel que geeks, donc.
    Perso, mon 9780 est le meilleur tél que je n'ai jamais eu, et ma PB est une merveille tous les jours.