UNIVAC 1107
Si IBM mérite des louanges pour les innovations apportées par le 7030, le n°2 mondial de l’époque (Remington Rand) s’affairait alors autour de l’UNIVAC 1107.
Le principal accomplissement avec cet ordinateur est l’utilisation de mémoire en couches minces (Thin film). Le temps d’accès de 300 nanosecondes et les 600 nanosecondes nécessaires pour un cycle complet le rendaient extrêmement rapide à son lancement en 1962. Cependant, la mémoire en couches minces ne remplaça pas la mémoire système, laquelle demandait environ 2 microsecondes pour un cycle complet, vu que celle-ci était plutôt utilisée pour fournir de multiples accumulateurs, indexes de registres et registres de contrôle entrées/sorties. Outre une meilleure vitesse d’exécution, ceci permettait un meilleur parallélisme au final. La mémoire en couche (également appelée mémoire contrôle vu son usage) permettait de contenir 128 termes 36 bits. On ne considérerait plus du tout ceci comme de la mémoire avec les standards actuels, mais une partie intégrante du processeur à l’image des registres, bien qu’il s’agisse de mémoire interne très rapide dans les deux cas. Une des différences réside dans le fait qu’on accédait aux registres de contrôle mémoire avec une adresse mémoire et non pas un nom de registre, mais seulement avec des désignateurs d’instructions spéciales ou lorsque l’on se réfèrerait à l’exécution d’une adresse. Si l’accès aux adresses se faisait différemment, celles-ci étaient alors tracées vers la mémoire centrale. Curieusement, le traçage de la mémoire pour les premiers 128 octets dépendait donc du contexte.
Si la mémoire en couches minces était certainement la plus grande innovation, d’autres fonctionnalités méritent le détour, à commencer par des termes utilisables de 36 bits. Les caractères étaient eux exprimés en 6 bits. Les banques mémoire étaient entrelacées de manière à ce que, dans le cas de multiples lectures à partir de plusieurs banques mémoire, le temps d’accès ne soit que d’1,8 milliseconde. Si le terme était dans la même banque, le temps d’accès passait alors à 4 microsecondes, mais cette probabilité étant plus réduite, la moyenne se situait vers les 2 microsecondes. Le 1107 contenait aussi seize canaux d’entrée et seize canaux de sortie, lesquels pouvaient tous être utilisés en simultané pour gérer un maximum de 250 000 termes à la seconde.
Le stockage principal de la machine était assuré par 1 à 8 tambours magnétiques, chacun capable de contenir de 262 144 à 6 291 456 termes, conférant ainsi à l’UNIVAC 1107 une capacité énorme : plus de 94 millions de termes 36 bits (ou plus d’un demi-milliard de signes en stockage).
L’UNIVAC 1107 était clairement une machine réussie, mais la série d’ordinateurs qu’il a initié est encore plus importante. Bien que la série 1100 de l’UNIVAC n’ait jamais atteint les ventes des ordinateurs IBM qui lui ont succédé, son support logiciel est encore assuré aujourd’hui et Remington Rand a pu devenir grâce à elle le deuxième groupe mondial du secteur. Sur ce, retournons du côté d’IBM.

Ca passe franchement pour de la pub sur la fin ...
)
Néanmoins, je comprends enfin l'utilité de ces mainframes actuels : une excellente capacité à simuler beaucoup de serveurs classiques en même temps.
Cela ne cache pas une vérité simple : un z10 coute le prix de 500 serveurs classiques, sans en avoir la capacité.
(mais faut reconnaitre que ca prend moins de place, parce que ca coute cher la place
Y a-t-il moyen de récupérer l'article complet photos incluses pour des aspects pédagogiques (présentation écoles) ?
Il existe un reportage littéraire sur la genèse du Eclipse MV/8000 de Data General, qui se voulait concurrent du Vax. Écrit par Tracy Kidder, le roman s'appelle "Eagle" en français (et "the soul of a new machine" en anglais), c'est une intéressante évocation de l'informatique industrielle de la fin des années 1970 : http://www.hyperbate.com/dernier/?p=2369
C'est vrai que le ton est très enthousiaste pour le z10, mais belle bête tout de même
Très bon article d'histoire bien qu'un poil trop "pro-IBM"... Rien à propos des serveurs HP, Sun et consors (à processeurs RISC), par exemple...
Sinon, pour le Colossus et le Bull Gamma 60 :
- Colossus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Colossus_(ordinateur)
- Bull Gamma 60 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gamma_60 et http://www.feb-patrimoine.com/proj [...] mma_60.htm
Ah puisqu'on parle du Gamma 60, voilà comment Science et Vie commentait le match IBM/Bull en 1957 : http://www.hyperbate.com/dernier/?p=6869
manque le 370/158
"On peut même oser la comparaison avec les diamants"

Médaille d'or dans la catégorie Geek là
Ceci dit article très intéressant par un auteur passionné, merci
Article pro-IBM certes mais l'auteur ne cache pas qu'il y a travaillé et qu'il est resté fan.
On ne dit pas grand chose sur les Cray et les Silicon Grapics... Je trouve que c'est un peu dommage...
Excellent article, bien que pro-IBM, je dirais que c'est un excellent début qui mériterait d'être complété par bien d'autres serveurs marquants, au point d'en devenir une excellente idée de livre ! Une belle litérature bien éloignée de la traditionnelle auto-formation aux nouvelles technos
Ceci dit, j'aimerais bien extraire cet article pour le conserver ... Il vaudra le coup d'être relu dans 10 ans, par mon neveu qui en aura 26 !
le monde evolus vite j'aimerais bien voir dans 100 ans l'informatique ce qu'il pourrais etre .
1000 processeur core i7 qui tiens dans un micron 1micron
Imprimante IBM 1403 : 600 lignes/minute et non 600 lignes/secondes !