Ses bisbilles avec le gouvernement indien auraient-elles guider RIM et son Blackberry sur la voie du Cloud Computing ? Le constructeur canadien des très célèbres terminaux mobiles a annoncé qu’il doterait son serveur d’entreprise, le BlackBerry Enterprise Server, d’une version accessible dans le nuage, et ce, d’ici à la fin 2011.
Le constructeur a dévoilé l’information en fin de semaine dernière devant un parterre d’analyste, expliquant que cette version Cloud pourra soit être mise en place par les opérateurs télécoms, soit directement par le constructeur, au sein de ses propres datacenters. Sans toutefois révéler les conditions précises ni la date de la sortie de l’application.
Selon RIM, cette version cloud permettrait aux petites entreprises de bénéficier de la solution de messagerie très sécurisée du Canadien. Les grands comptes, cible première du BackBerry, pourront de leur côté mixer Cloud et On-premise afin d’aligner leur système de messagerie au plus près de leur besoin.
Pour cela, RIM a dû revoir son architecture et entend reposer son offre Cloud sur BlackBerry Common Messaging Interface, qui permet d’exposer les fonctions, les services et la base de données du serveur au nuage et de permettre également le multi-tenant.
Depuis plusieurs semaines, le constructeur est au milieu d’une polémique en Inde. Le gouvernement indien souhaite que RIM lui confie les clés du système de chiffrement de BES afin qu’il puisse écouter les messages qui transitent dans le pays. Le constructeur, après de nombreuses négociations, a ouvert ainsi son système de messagerie instantanée à destination du grand public, via une solution Cloud. Mais préserve son système professionnel - ce qui a fait sa gloire et l’essentiel de ses revenus -, expliquant que les entreprises disposent de la clé de chiffrement du serveur.
derrière ou devant? il les prend en sandwich?