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La première usine de semi-conducteurs organiques

par - source: EETimes

Nanoident AGNanoident AG vient d’inaugurer ce qu’il appelle la première usine de semi-conducteur organique au monde, située à Linz en Autriche. Le principal avantage de sa technologie est de réduire de façon phénoménale les coûts de production. Le fonctionnement d’une telle usine ne demande que « quelques » millions de dollars chaque année contrairement au milliard d’une usine traditionnelle. En tout, l’usine occupera une surface de 800 m² et produira 40 000 m² de semi-conducteurs par an. Si une usine utilisant du silicium produit une surface équivalente de semi-conducteurs, les deux sont difficilement comparables, l’usine de Nanoident gravant en 200 nm. Bref, rien à voir avec les 90 ou 130 nm de la plupart des usines, voire du 65 et bientôt 45 nm.

Des wafers imprimés

Cette usine est très spéciale pour la simple et bonne raison que les wafers qui sortiront des chaînes de fabrication seront dessinés à l’aide d’une encre posée sur une fine couche de polymère, un peu à la manière d’une imprimante à jet d’encre. Les produits optoélectroniques bâtis sur ces semi-conducteurs imprimés sont donc parfaits pour des environnements où le silicium n’est pas le bienvenu. Ils ont néanmoins le désavantage de ne pas fonctionner à une fréquence aussi rapide que les puces « classiques » et se détériorent beaucoup plus facilement. De plus, on estime, pour l’instant, qu’il n’est pas possible d’obtenir un process plus fin que 100 nm.

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Nanoident devrait se consacrer à la production de capteurs qui devraient se retrouver dans des produits utilisés dans des environnements ne tolérant pas vraiment la présence de silicium. C’est par exemple le cas dans certains milieux médicaux ou industriels. On envisage ainsi une puce placée dans une poche contenant du sang et analysant ce dernier immédiatement. L’avantage de cette technologie est qu’elle est extrêmement peu chère comparée aux produits concurrents. L’inconvénient est que les capteurs ne peuvent être utilisés qu’une seule fois, mais la firme rassure que le prix de ces capteurs les rend jetable. Nanoident envisage aussi la production de scanners d’empreinte digitale que l’on pourrait placer dans des téléphones portables.

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omega2 14/03/2007 12:19
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Et les scanners d'empreinte digitale, ils sont jetable et utilisable une seule fois eux aussi? :pt1cable:

Pour les capteurs servant à analyser le sang, c'est pas forcément plus mal. Ca limitera les risques de propagation de certaines maladies vu qu'il n'y aura pas de risque de mauvais nétoyage/désinfection des capteurs. En plus vu que c'est censé être utilisé dans des poches contenant du sang, j'imagine qu'une partie de ces poches contiendra du sang destiné aux transfusions sanguine. Dans ce genre de cas, tout ce qui permet de détecter un certain nombre de maladies à moindre coup et dans un laps de temps trés court doit être le bienvenu.

traroth 14/03/2007 13:40
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Avec ce type de technologie, à quand l'imprimante à fabriquer des processeurs à la maison ?

sylca 14/03/2007 17:22
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du jetable, encore du jetable... Faut au moins espérer qu'ils seront recyclés, parce que sinon, bonjour la polution, encore une fois...

batchy 14/03/2007 18:54
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sylca faut choisir : ou bien tu jette ou bien t'est malade.
c'est ni la première ni la dernière chose jetable en hopital ...

de toute facon rien n'est dit : on sais même pas si c'est recyclable. ..

dsant2 14/03/2007 19:24
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Citation :Le fonctionnement d’une telle usine ne demande que « quelques » millions de dollars chaque année contrairement au milliard d’une usine traditionnelle
une seule chose compte : LE PRIX :)

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