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Télévision Mobile Personnelle : ça arrive

par - source: Tom's Hardware FR

La Télévision Mobile Personnelle (TMP, un acronyme à la française), un dossier qui traîne. La télévision sur mobile devait être initialement lancée en septembre 2007, pour la coupe du monde de rugby, puis pour la coupe du monde de football, puis pour les Jeux olympiques. Finalement, en 2009, rien n'est fait, même si le déploiement de la TMP reste prévu. Maintenant que les bases sont posées, si nous parlions de la TMP en elle-même ?

TMP, ou la TNT Mobile

Nous avons pu discuter récemment avec Azzedine Boubguira, de la société DiBcom, une société française spécialisée dans les puces de réception destinée à la télévision numérique. Commençons par un petit aparté : en France, ce sont les technologies DVB-x qui sont utilisées pour la télévision numérique. On en dénombre plusieurs : DVB-T (Terrestre, pour le hertzien), DVB-C (pour le Câble, même si certains utilisent du -T sur un réseau câblé), du DVB-S (Satellite) et enfin ceux qui nous intéressent, le DVB-H (Handeld) et DVB-SH (Satellite). Concrètement, la TNT utilise le DVB-T (avec de la vidéo encodée en MPEG-2 ou MPEG-4) alors que la TMP va utiliser le DVB-H (et peut-être SH) avec un encodage MPEG-4 (H.264). Dans les faits, et contrairement à la télévision mobile actuelle qui utilise le réseau 3G, un émetteur permet de toucher tous les utilisateurs situés dans la zone alors qu'en 3G, la bande passante est partagée, avec des risques de saturation du réseau si beaucoup de personnes regardent la même émission en même temps.

Vers des solutions mixtes

Actuellement, DiBcom (qui fournit la majorité des constructeurs d'appareils de réception à l'exception — notable — de Nokia) nous a indiqué que les opérateurs se tournent vers un déploiement qui utiliserait un mix des différentes solutions disponibles. En gros, le DVB-SH (via satellite, donc) serait utilisé pour les grands espaces, DiBcom ayant d'ailleurs travaillé avec Solaris Mobile pour le lancement (en mars) d'un satellite capable de diffuser en DVB-SH. Pour les zones urbaines, ce serait un mélange de 3G et de DVB-H qui serait utilisé, pour plusieurs raisons : la première, c'est que le multiplexage en DVB-H et le partage des fréquences limite le nombre de chaînes (16 sont prévues en France) et que la 3G pourrait donc permettre de proposer plus de chaînes. La seconde, c'est que le mix des deux technologies permet de maximiser la réception en limitant le nombre d'émetteurs : typiquement, si un appareil ne capte pas en DVB-H en intérieur, il passerait en 3G. Enfin, une des limitations de la 3G pourrait aussi être contournée par ce système : actuellement, si beaucoup de personnes regardent un programme identique, le réseau 3G sature et bloque le service, surtout pendant des événements ponctuels comme un match de football. En déployant un réseau mixte, un opérateur pourrait passer certains canaux sensibles (comme ceux qui diffusent des événements sportifs) de façon temporaire sur le DVB-H (quand ils sont très regardés) et les laisser le reste du temps sur la 3G, où ils ne posent aucun problème en temps normal.

Le modèle économique

Le problème principal de la TMP vient du modèle économique : doit-on faire payer toutes les chaînes (au risque de ne pas attirer le public) ou bien proposer le même modèle que la TNT, avec quelques chaînes payantes et une offre gratuite importante ? Dans l'absolu, aucune des deux solutions n'est la panacée : la TNT a bien montré (avec le retrait d'AB1 notamment) que les offres payantes ne sont pas adoptées et faire payer toutes les chaînes limitera évidemment le nombre d'utilisateurs, sauf si le prix est très bas. Notons d'ailleurs que la technologie nécessaire est évidemment disponible, en utilisant soit une carte SIM contenant les droits (pour les appareils connectés) soit un système d'activation pour les autres systèmes. De plus, SFR et Orange, deux des sociétés qui devraient proposer des offres TMP, sont en conflit avec l'état sur un point : l'installation du réseau. En effet, les deux sociétés refusent d'installer des émetteurs pour des fréquences qui ne leur appartiennent pas (ils n'en ont que le droit d'utilisation).

La mobilité, l'adaptation du contenu

Deux autres points importants à prendre en compte viennent de la réception en mobilité et l'adaptation du contenu. Pour le premier cas, le DVB-H standard montre ses limites à 70 km/h environ, mais DiBcom nous a indiqué que des solutions existaient, avec un système équipé de deux antennes : en simplifiant, deux antennes captent le signal et il est ensuite reconstruit, ce qui permet d'obtenir une bonne réception jusqu'à des vitesses élevées (220 km/h). Le principal problème vient du fait que l'intégration de deux antennes prend de la place et que ce n'est donc pas applicable actuellement dans tous les appareils (même si l'utilisation de fréquences plus élevée devrait régler le problème). Pour ce qui est de l'adaptation du contenu, le concept est assez simple à comprendre : dans un match de football, les spectateurs veulent voir le ballon et les joueurs, pas un pixel blanc qui se déplace avec une vue panoramique du stade. Des émissions adaptées sont a priori prévues, mais uniquement pour des usages ponctuels, comme des événements sportifs ou des journaux télévisés, plus courts et avec une signalisation (sous-titres) plus adaptée au média.

Avant de terminer, parlons aussi de la solution de DiBcom avec la puce Octopus : une solution qui permet de recevoir DVB-T, DVB-H et DVB-SH ainsi que les variantes utilisées dans d'autres pays (T-DMB, One-SEG, etc.) et qui contient un système de gestion de l'alimentation optimisé (ce qui aide évidemment, même avec une puce ici gravée en 65 nm). Cette puce ne sert qu'à la réception, le décodage étant pris en charge, selon l'appareil, par le CPU (sur certains PDA ou les PC) ou par une puce dédiée (le décodage du H.264 devenant courant). 

Au final, comme cette (longue) actualité le montre, la technologie est totalement mature et les retards de la TPM en France ne viennent que de la frilosité des sociétés qui doivent la mettre en place, à la recherche d'un modèle économique viable. Espérons pour les amateurs de télévision en déplacement que ce dossier, épineux, se débloquera bientôt.

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x-alt 15/05/2009 18:26
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-1+

Et hop, encore un peu plus de puissance rayonnée dans nos têtes.

Pourquoi limiter la DVB-SH aux zones urbaines, là où justement on devrait trouver un réseau 3G ?

Avec un mix 3G/DVB-H il serait possible de déterminer dans chaque zone le nombre de personnes connectées sur chaque chaine, pour diffuser les 16 plus regardées en DVB-H et les autres en 3G.

Et tout ces efforts c'est pour quoi finalement ? Que le citoyen moyen (paye pour) regarde(r) un match de foot ou un vidéo clip sur son portable !
Pfff Quelle co....ie

dandu 15/05/2009 23:58
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-0+

Le DVB-SH ne serait pas utile en zone urbaine parce que c'est du satellite : faut un minimum d'angle de vue...

Pour la seconde proposition, c'est pas possible facilement : en DVB-H, y a qu'un canal descendant, donc on sait pas qui regarde ou pas (ou alors faut faire le retour en 3G)

shooby 16/05/2009 12:42
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-0+

La TMP n'est peut être pas seulement destinée qu'aux téléphones portables : imagine un peu un lecteur dvd portable recevant la TNT sous cette norme

anonymous 31/05/2009 03:07
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Dvb-SH utilisera la bande S, en zone urbaine le signal sera repris par répéteur terrestre dans la même fréquence (relais d´operateur telephonique) enfin de permettre la diffusion dans les immeubles, tunnels etc..., c´est une solution mixte.

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