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[Question d'actu /// Semaine 11] Le Vatican muet face à la pédophilie

Dernière réponse : dans Actualité et culture

Depuis des dizaines d'années, l'Eglise Catholique doit faire face à nombre d'affaires de pédophilie dans ses rangs, que ce soit en Irlande ou plus récemment en Autriche et en Allemagne. Le Vatican a utilisé le silence pour toute réponse. Que penser de cette attitude, faut-il jeter en prison les coupables ainsi protégés, faut-il abolir le célibat pour les prêtres ?
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Storos a dit :
Et voilà! Déjà un dérapage 3 minutes après l'apparition du sujet! :cry: 

Mon petit Ascaso, il va falloir éviter les généralités volontairement provocatrices ou je vais devoir sévir! [:storos:7]

Et tu sais pas tout il y a pire, il y a même eu un cardinal juif :o 

C'est vrai ! Au temps pour moi :lol: 

Je ne peux même pas dire que tu joues les marseillais puisque tu es d'Amiens !
Mais bon des fois de voir les choses en grand et de s'imaginer dans un palace (surtout sur un forum où l'on peut dire ce qu'on veut, ca peut être pas mal ;)  )

Bon courage !

Et je tiens quand même à réagir sur le titre du sujet qui n'est plus vraiment "d'actualité"... :/ 

S'il est vrai que le Vatican a longtemps gardé un silence coupable sur le sujet, depuis quelques temps, il a commencé à s'exprimer ouvertement sur le sujet, à préparer une ligne de conduite et à présenter des excuses aux victimes. C'est peut-être un peu tard mais le titre aurait dû plutôt être "Le long silence du Vatican face à la pédophilie".

Je ne pense pas que le célibat des prêtres y change quoi que ce soit. Quant à savoir s'il faut envoyer les coupables en prison, la question ne se pose pas. Les prêtres ne sont pas au-dessus des lois et doivent être jugé comme n'importe quel personne. Avec les mêmes circonstances aggravantes qu'un instituteur accusé du même crime.

Il n'y a pas plus de pédophiles parmi les prêtres que parmi les autres professions en contact avec des enfants. Simplement les faits ont longtemps été passés sous silence, et maintenant que le tabou est levé, toutes les "vieilles" affaires ressortent en même temps (et accessoirement, les médias en parlent plus parce que c'est plus "juteux" que les autres affaires de pédophilie).

Le silence qui a été trop longtemps la politique du Vatican est coupable, mais la volonté actuelle de jouer la transparence est, elle, une bonne chose qui permettra je le pense de faire un grand ménage. Le problème quand on met la poussière sous le tapis, c'est qu'au bout d'un certain temps, la bosse finit par se voir. Nettoyer correctement au fur et à mesure est toujours mieux, il reste juste à espérer que les bonnes intentions actuelles soient bien suivies d'effet...

Ascaso a dit :
Et tu sais pas tout il y a pire, il y a même eu un cardinal juif :o 

Ben oui, Il s'agissait de Mgr Jean-Marie Lustiger, cardinal-archevêque de Paris (le prédécesseur de Mgr Vingt-Trois)...

Mais je vois pas où est le scoop... :spamafote: 

Storos a dit :
Ben oui, Il s'agissait de Mgr Jean-Marie Lustiger, cardinal-archevêque de Paris (le prédécesseur de Mgr Vingt-Trois)...

Mais je vois pas où est le scoop... :spamafote: 

humour, mickael kael cule un mouton toussa quoi :o 

Ça c'est du recentrage !

Pour ma part, je pense que l'Eglise a un besoin urgent de se moderniser, et pas seulement sur cette question. Le système paraît tellement archaïque, opaque, au point de rendre en quelque sorte intouchables les auteurs de ces faits, qu'il faut punir de toute façon sans tenter d'étouffer ce genre d'affaire.

Parfois on se demande en quoi on doit croire, est-ce possible de croire en la religion catholique dans ces conditions ?

KeyserSoze a dit :
Pour ma part, je pense que l'Eglise a un besoin urgent de se moderniser, et pas seulement sur cette question. Le système paraît tellement archaïque, opaque, au point de rendre en quelque sorte intouchables les auteurs de ces faits, qu'il faut punir de toute façon sans tenter d'étouffer ce genre d'affaire.

Le système était effectivement opaque et surtout, étouffait systématiquement ce genre d'affaires par crainte du scandale. La nouveauté est justement cette volonté d'avoir une ligne claire sur la question: condamner les faits avérés et sévir contre les responsables. Bien sûr, il faudra un peu de recul pour pouvoir estimer l'efficacité des réformes engagées... :spamafote: 

KeyserSoze a dit :
Parfois on se demande en quoi on doit croire, est-ce possible de croire en la religion catholique dans ces conditions ?

Attention: il y a ici une erreur de raisonnement. On croit en Dieu, pas en une religion... [:storos:8]

De plus, il ne faut pas confondre le dogme de l'Eglise catholique romaine et son fonctionnement administratif.

Pour faire une comparaison audacieuse, ce serait comme dire que suite au scandale des malversations de Crozemarie à la tête de l'ARC, on ne croit plus à la lutte contre le cancer... Ces malversations étaient scandaleuses et choquantes et il a fallu faire le ménage dans la manière dont était gérée l'association, mais son but était toujours là et toujours aussi louable. Sur le moment, les gens on fait moins de dons, mais aujourd'hui la crise est passée et il a été bon de crever l'abcès.

De même, les erreurs politiques et humaines des personnes en charge du Vatican ne changent rien au message porté par l'Eglise, même si elles peuvent nuire à l'image de celle-ci.

Ascaso a dit :
Tu protestes contre l'Eglise, tu veux une réforme :D  ?


Chirac aurait déjà dissout tout ça :o 

Storos a dit :
Attention: il y a ici une erreur de raisonnement. On croit en Dieu, pas en une religion... [:storos:8]

De plus, il ne faut pas confondre le dogme de l'Eglise catholique romaine et son fonctionnement administratif.

Ouais n'empêche que ça donne pas envie :o 

Storos> Non, ton exemple est mauvais. On ne parle pas de "simple" malversation là. Un prêtre a toujours malgré tout un statut particulier dans nos pays. Du point de vue de la morale, dans une société chrétienne comme la notre, un prêtre est différent des ses concitoyens.
Comme l'a si bien dit notre cher président, il n'y a que les prêtres (peu importe la religion) qui peut transmettre des valeurs morales.

La pédophilie c'est révoltant mais ça l'est encore plus venant de la part de prêtres catholiques. Quand on te transmet un dogme, on ne peut pas faire abstraction de celui qui te le transmet. C'est pour ça que toute personne normalement constituée qui voit l'histoire de l'Eglise, ne peut pas continuer à y adhérer.

Sauf que l'on ne peux pas juger un système à l'aune d'un seul de ses représentants. :spamafote: 

Il y a très peu de pédophiles parmi les prêtres, le pourcentage ne doit pas être plus élevé que parmi le reste de la population, peut-être même un peu moins, simplement on en parle plus.

Je ne pense pas que cela soit moins choquant venant d'un instituteur (il est intéressant de constater que l'éducation nationale n'hésite pas non plus à tenter d'étouffer les affaires en cas de soupçons), et pourtant, malgré les scandales d'instituteurs ou de professeurs pédophiles, les gens continuent à envoyer leurs enfants à l'école.

Il existe tout autant de cas de pasteurs pédophiles dans le monde et pourtant les journaux n'en parlent pas: seules les affaires de prêtres intéressent les médias... Et si tu consulte la presse des pays musulmans, ils parlent d'affaires d'imams pédophiles... :spamafote: 

Quel que soit le soin que l'on porte au choix des personnes qui auront à travailler avec des enfants, on laissera malheureusement toujours passer un certain nombre de pédophiles... :pfff: 

Le pourcentage de ceux-ci parmi les religieux (quelle que soit la religion d'ailleurs) est plus faible que dans le reste de la population mais parce que justement cela est bien plus choquant, on en parle plus et leur nombre semble donc plus élevé.

Par contre, ce que l'on peut faire, c'est de faire en sorte de pouvoir les repérer rapidement et de les mettre rapidement hors d'état de nuire. Mais pour cela, il faut faire passer sa volonté d'intransigeance avant la peur du scandale.

C'est sur ce point que le Vatican a gravement fauté dans le passé, en faisant passer la peur du scandale avant le reste. La politique actuelle semble être de prendre le problème à bras le corps et de lutter de manière transparence contre ce fléau. Seul l'avenir nous dira si elle sera couronnée de succès.

La différence notable entre l'instituteur et le prêtre c'est l'instit ne se présente pas comme moralement exemplaire, et ce qu'il transmet n'est pas sacré.
Jusqu'à présent, l'éducation nationale n'est pas une religion.
Je trouve le décalage entre un prêtre pédophile et son discours bien plus important que pour le cas d'un instit.

Sinon pour en revenir à l'opacité de l'Eglise, finalement il n'y a rien d'étonnant là dedans, on parle d'une instituation presque plurimillénaire, qui a toujours été complètement opaque et pas souvent vertueuse.

Plus une organisation ou entreprise est vaste et ancienne, plus une réforme de ses méthodes prend du temps à se décider et à se mettre en place... :/ 

Et l'Eglise catholique romaine est quand même une putain d'énorme organisation vachement ancienne... (si je peux m'exprimer ainsi... :D  )

Néanmoins, une fois l'élan initial donné, la réforme devrait aller au bout, même si cela sera toujours trop lent... :spamafote: 

C'est le problème des organisations très centralisées: elles sont plus lourdes à gérer. Néanmoins, cela a aussi un avantage: une fois la réforme en place, la lutte contre la pédophilie devrait être beaucoup plus efficace que dans une organisation moins centralisée...

Encore une fois, il faudra de nombreuses années pour pouvoir juger de l'impact réel de la réforme (mais c'est vrai pour toutes les réformes..).

Ascaso a dit :
La différence notable entre l'instituteur et le prêtre c'est l'instit ne se présente pas comme moralement exemplaire, et ce qu'il transmet n'est pas sacré.
Jusqu'à présent, l'éducation nationale n'est pas une religion.
Je trouve le décalage entre un prêtre pédophile et son discours bien plus important que pour le cas d'un instit.

La différence entre prêtres et professeurs est plus ténue que tu ne sembles le penser... ;) 

Au début du siècle, on entrait en professorat comment on entrait en religion. L'école de la République avait presque élevé l'anticléricalisme au rang de religion et tous les enfants recevaient des cours approfondis de morale républicaine. :D 

Le professeur devait être un modèle non seulement pour les enfants mais pour l'ensemble de la population. C'est d'ailleurs à cette époque que l'Education Nationale a pris pour (mauvaise) habitude d'étouffer tous les scandales qui pourraient nuire à cette image.

Ascaso a dit :
Sinon pour en revenir à l'opacité de l'Eglise, finalement il n'y a rien d'étonnant là dedans, on parle d'une instituation presque plurimillénaire, qui a toujours été complètement opaque et pas souvent vertueuse.

Pas plus opaque que toute multinationale à l'organisation extrêmement complexe. Surtout que dans ce cas de figure, la multinationale est en plus un État à part entière avec des diplomates et des ambassades.

Quant à sa vertu, si tu parles du début du 16ème siècle, c'est la prise en main de l'État pontifical par une famille (les Borgias) qui a conduit au dévoiement complet de l'autorité de Rome. Ce qui n'améliorait pas les chose était la nomination des évêques par les princes européens: la religion était alors une carrière comme une autre. Si certains prélats faisaient bien leur travail (et c'était suffisamment rare pour qu'on les remarque... :D  ), d'autres n'avaient rien à envier au soudard de base.

L'Église de Rome l'a payé cher puisque cela a conduit à la Réforme et à un deuxième schisme de l'Église (après celui d'avec les chrétiens d'Orient, fidèles à l'empereur de Constantinople).

Le Vatican d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui de l'époque et j'irai même jusqu'à dire qu'en perdant son pouvoir temporel, il a regagné son pouvoir spirituel.

Il est assez étonnant que c'est aujourd'hui que l'on critique le plus l'Église alors qu'elle a rarement été aussi "vertueuse". Mais cela vient sans doute du fait qu'il est maintenant sans danger et même "de bon ton" de critiquer l'Église catholique... :whistle: 

Merci pour la leçon d'histoire :o 
Reste que depuis quelques décennies les hussards noirs c'est plus vraiment d'actualité :D 

Et quand je parle de vertu moral, je ne pense pas (uniquement) aux Borgia, si il n'y avait que ça à la limite. Que ce soit, comme le rappelait KS son silence assourdissant face aux nazis, ses missionnaires aux méthodes si douces, l'inquisition, les croisades, son intolérance etc.
Bref, c'est enfoncer une porte ouverte que de dire que l'Eglise et la plupart de religion pourraient recevoir sans problème un enculé award d'honneur pour l'ensemble de leur oeuvre :o 

Sans parler de l'hypocrisie du vatican, cet état immensément riche qui diabolise l'argent et les possessions.

Qu'une chose soit claire, je parle de l'église catholique mais je pense encore plus de mal des autres religions hein :o 

Tu penses quand même pas que c'est fini? ;) 

Avec ce qui est écrit ici, je te donne pas une semaine avant que Google nous envoie à domicile une foule bariolée et vitupérante... :sweat: 

C'est pas toi qui va devoir les calmer à coup de matraque... :p 

salut
pour en rajouter une petite couche, d'apres la radio ce matin, il semble qu'il y a aussi anguille sous roche, au bresil avec le clergé et de jeunes enfants !!
et toujours ..... le silence assourdissant du vatican !
bonne soirée

Ah ouais le Brésil c'est pas mal aussi :D 
Comme l'histoire avec la gamine violée par son père qui tombe enceinte de jumeau et qui se fait excommunier avec sa famille et l'équipe médicale parce qu'elle s'est fait avorter [:grunt]

labul67 a dit :
salut
pour en rajouter une petite couche, d'apres la radio ce matin, il semble qu'il y a aussi anguille sous roche, au bresil avec le clergé et de jeunes enfants !!
et toujours ..... le silence assourdissant du vatican !
bonne soirée

Euh... non, pas si assourdissant que ça...

Citation :

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a reconnu mardi l’existence d’accusations d’abus sexuels. Un des prêtres "a été renvoyé de sa paroisse et est sous accusation de la part de la justice civile", a-t-il dit. Les faits reprochés aux deux autres, suspendus de leurs fonctions, "sont en cours d’examen", a-t-il ajouté.

(source: tribune de Genève 16/03/2010)

Ascaso a dit :
Ah ouais le Brésil c'est pas mal aussi :D 
Comme l'histoire avec la gamine violée par son père qui tombe enceinte de jumeau et qui se fait excommunier avec sa famille et l'équipe médicale parce qu'elle s'est fait avorter [:grunt]

L'excommunication a été prononcé unilatéralement par l'archevêque ultra conservateur de Recife, un vrai fanatique. Et si tu avais suivi l'affaire, tu saurais qu'il a été désavoué par la Conférence nationale des évêques du Brésil. :o 

D'ailleurs, à l'époque, la conférence nationale des évêques de France avait également condamné cette décision. Et à ce propos, l'évêque de la Nièvre avait eu un communiqué très clair sur le sujet:

Citation :
J'ai appris comme tout le monde que la mère d'une fille de neuf ans, enceinte de son beau-père, avait été excommuniée par son évêque au Brésil, avec l'équipe médicale qui avait procédé à l'avortement de sa fille. Comme évêque, je suis solidaire de tous les évêques du monde. La solidarité impose de dire ses désaccords, sinon elle ne serait que complicité. Je dois dire à mon frère l'évêque de Recife - et au cardinal qui l'a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l'horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c'est ce qu'il ne faut pas faire.

Jésus aurait dit que la morale est faite pour l'homme et non l'homme pour la morale. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres.

Je confesse que j'ai accompagné des femmes avant et après une IVG. Je crois que l'Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contre-temps, sur le respect de la vie humaine « depuis la conception jusqu'à la mort naturelle ». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s'agit d'accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu'il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité.

Francis Deniau, évêque pour la Nièvre

Storos a dit :
L'excommunication a été prononcé unilatéralement par l'archevêque ultra conservateur de Recife, un vrai fanatique. Et si tu avais suivi l'affaire, tu saurais qu'il a été désavoué par la Conférence nationale des évêques du Brésil. :o 

D'ailleurs, à l'époque, la conférence nationale des évêques de France avait également condamné cette décision. Et à ce propos, l'évêque de la Nièvre avait eu un communiqué très clair sur le sujet:

Citation :
J'ai appris comme tout le monde que la mère d'une fille de neuf ans, enceinte de son beau-père, avait été excommuniée par son évêque au Brésil, avec l'équipe médicale qui avait procédé à l'avortement de sa fille. Comme évêque, je suis solidaire de tous les évêques du monde. La solidarité impose de dire ses désaccords, sinon elle ne serait que complicité. Je dois dire à mon frère l'évêque de Recife - et au cardinal qui l'a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l'horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c'est ce qu'il ne faut pas faire.

Jésus aurait dit que la morale est faite pour l'homme et non l'homme pour la morale. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres.

Je confesse que j'ai accompagné des femmes avant et après une IVG. Je crois que l'Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contre-temps, sur le respect de la vie humaine « depuis la conception jusqu'à la mort naturelle ». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s'agit d'accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu'il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité.

Francis Deniau, évêque pour la Nièvre

Ah tiens j'ai oublié de parler de l'évêque révisionniste :o 
Blague à part, je trouve ça drôle de qualifier un évêque de fanitique. Encore heureux qu'ils suivent à la lettre ce qu'il promeut :o .
Je veux dire que si il y a bien quelque chose en cause, c'est justement les textes qui sont appliqués littéralement. C'est (très) récent ce soutient, ou à la limite cette tolérance du catholicisme.
Il reste plus qu'à accepter le préservatif maintenant :D 

Ascaso a dit :

Il reste plus qu'à accepter le préservatif maintenant :D 

Là aussi, tu retardes un peu: la position de l'épiscopat français est claire:
- Ne pas avoir de relation sexuelle hors mariage est la meilleure défense contre les MST.
- Si on ne peut pas s'en empêcher, et bien il faut utiliser un préservatif.

Cela fait déjà près de 15 ans qu'ils conseillent l'usage du préservatif...
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