Je viens de faire une expérience dont le résultat m'a surpris, dans le bon sens, heureusement
J'ai acheté en mai 2006 un portable Acer Aspire 1644WLMI (probablement sorti un an avant) équipé, entre autres, d'un disque dur Seagate ST9100825A : PATA 100Go / 4200trs (datant donc, quant à sa technologie, au mieux de 2005).
Depuis un moment, avec le dual boot XP/Ubuntu très classique et l'accumulation de fichiers divers, je me sentais un peu à l'étroit dans ces 100 Go qui n'en font que 93 réels.
Donc achat d'un WD2500BEVE (PATA 250Go / 5400trs), recopie du Seagate sur le Western avec
Easus Partition Master et quelques péripéties plus tard je redémarre avec le nouveau disque.
Punaise de sa mère ! J'ai eu l'impression d'avoir acheté un ordinateur neuf, récent, rapide !
Depuis pas mal de temps, je trouvais que mon portable ramait dur, les accès au système et aux fichiers prenaient un temps fou. Jamais je n'aurais imaginé que la relativement faible différence de vitesse de rotation du DD puisse faire autant pour mon confort d'utilisation.
Bon ! La densité des plateaux et le saut technologique accompli entre la conception du Seagate et celle du Western doivent y être aussi pour une part.
N'empêche, je suis bluffé par la différence, surtout au démarrage de Windows auquel je fais charger divers bidules. En fait, non : je suis tout le temps bluffé, pas seulement au démarrage. Les applications se lancent plus vite, de manière sensible.
Je n'ai pas fait de mesures avec un chrono mais le gain "au pif" est de plus d'un tiers, peut-être la moitié, comparé à l'ancien.
Pourtant je ne suis pas vraiment débutant en matière de hardware, je connaissais bien les effets d'une mise à jour matérielle sur les PC de bureau (extension RAM, overclock et autres subtilités de réglages) mais les DD "ordinaires" des PC "fixes" étaient, jusque récemment, tous à la même vitesse de 7200trs (à moins d'avoir beaucoup de sous pour se payer du 10.000 ou du 15.000 avec les contrôleurs SCSI hors de prix, comme leurs disques), du coup je n'avais pas conscience du potentiel qu'un tel changement pouvait receler.
Dommage qu'aujourd'hui on n'arrive plus à trouver de 2,5p PATA à 7200trs, il n'y en plus que pour le SATA ! Et la plus grosse capacité ayant été disponible se limitait à 160Go, sauf oubli ou erreur de ma part.
Tout ça pour dire quoi ?
Que ceux qui ont déjà fait cette expérience n'apprendront pas grand chose de la mienne mais que si j'avais connu un témoignage de ce genre j'aurais sans doute changé le DD de ce foutu portable plus tôt et aurais économisé mes nerfs depuis un bon moment. Du coup j'ai décidé de la partager, au cas où ça en inspirerait d'autres.
A propos du clonage de disque : après avoir procédé avec EPM j'ai permuté les disques et, au premier démarrage, l'écran m'affichait juste "GRUB" suivi d'un curseur. J'ai alors dégainé mon live CD GParted, supprimé sauvagement les partitions Ubuntu (que j'avais, de toute façon prévu de réinstaller un peu différemment) puis restauré le MBR en lançant Testdisk dans la console, le tout fourni avec GParted.
J'en ai profité pour réorganiser l'espace pour les partitions Windows et Linux puis redémarré, installé Ubuntu 9.10, redémarré après mise à jour d'Ubuntu et maintenant tout roule pépère !
Comme j'avais toujours le disque d'origine, pas besoin de faire une sauvegarde avant tout ça, d'où ma relative désinvolture à la suppression des partitions Ubuntu sur le clone WD.
Maintenant que je sais que tout va bien, ça va être :
montage du "vieux" Seagate dans un ch'tit boîtier externe (payé 10€), formatage et sauvegarde régulière de mes documents dessus.
Là le temps d'accès et le débit ne sont pas vraiment un souci.
Voili, voilààààà ! L'est content le Turlupin, 'lui en faut pas beaucoup