Anne et Quedottes au boulot.
Dernière réponse : dans Le Bistrot
"C'est samedi soir, 18H53, dans 7min j'enfile mon short, mes tongs et mon bob Ricard avant d'aller noyer mon foie dans un océan de breuvage anisé"
Comme tout les sept jours, je prononce ces mots doux a l'oreille poilue d'auguste, mon "chef". Du chef d'ailleurs, il n'a que le badge, pas l'allure ni l'autorité.
auguste est grand, très grand, ses mains caressent ses genoux lorsqu'il fouille la poche de son futal encore trempé, collé a ses cuisses dégoulinantes,suant par tout les pores l'alcool qu'il s'est goulûment enfilé la veille, pensant la dure semaine derrière lui..
"c'est samedi soir.." donc, lui dis-je, mais ce soir n'est pas un soir comme les autres, pas un samedi rébarbatif qui légitimera, si besoin est, ma trogne du dimanche matin.
Non, ce soir, monsieur paoli, fier comme un paon, a décidé d'investir les quelques deniers qu'il avait eu tant de mal à mettre a gauche, dans mon magasin.
ce magasin qui, nous rappelle t-il: " ferme a 19h non ?! eh ben alors!.. monique! prend un caddie, j'ai envie de bricoler d'main, après telefoot."
Auguste me souffle discrètement de lui filer le train, de lui fourguer quelques broutilles, qu'il nous ramènera lundi..
Car monsieur paoli est un habitué de l'achat d'impulsion du samedi soir, le bougre.
je m'exécute malgré moi, pas qu'auguste m'y ai poussé, mais mes entrailles réclament leur dérouillée, mon horloge interne a sonnée.
"'sont où les chasses d'eau dans cette boutique de merde?! vendeurs de merde, j'sais même pas pourquoi je perds mon temps ici..sont plus sympas à coté!" bougonne t-il en rognant son cigare a peine éteint.
" rayon 38 monsieur paoli" lui dis-je machinalement, là où quelques secondes de réflexions m'auraient permis de lui rétorquer un cinglant "rayon 38 vieux! et pousse ta chariotte avant que je ne t'envoie chez le concurrent a coup de pompe dans le cul" si mes entrailles n'avaient pas crié famine..
Paoli sait prendre son temps, il y prend goût, le scélérat, a me faire perdre le mien, de temps.
quelques gadgets inutile jetés dans le caddie de la brave monique qui rate dechavane, et nous y voila, enfin, au pays merveilleux des chiottes, des sani-broyeurs, des chasses d'eau et autres abattants mickey.
A croire qu'il s'était exercé, le vieux, qu'il avait fait quelques repérages.
" 'tiens,une chasse a double poussoir 1er prix a 14€! merde! qui l'eût cru?! " ..paoli comblé, ne me reste plus qu'a l'accompagner a la caisse pour éviter qu'il ne se disperse au rayon 34, aux joies des porte-serviettes et le temps sera venu pour moi d'aller m'en mettre une bonne, comme j'aime a dire.
mais c'eût été trop facile, paoli m'avait échappé, lorsque je m'attardais à guetter auguste se gratter le genoux, il m'avait échappé, l'enflure.
tendons l'oreille, sa grande gueule ne doit pas passer inaperçue dans une boutique vide! 19H04, il pousse le vice, et mes artères s'embarbouillent.
Un bruit, rayon 17, une voix même!
" 'hey t'sé pas monique, tant qu'a faire, quitte a démonter le gog', j'va en profiter pour changer le lino, les cafards ont pissé dessous."
j'accours, me stoppe crânement devant lui,le regarde droit dans l'oeil gauche et jette un:
" monsieur paoli, il est 19H00 passée, le magasin fer.."
"le client est roi! j'suis entré a '54, j'sais ce qu'j'veux, et j'ai mes cotes en tète!"
"
me voila refroidi, je lui coupe a la va-vite et de travers un morceau du "sublime" linoléum "goutte d'eau", sorte de revêtement immonde, informe, et peu plus seyant qu'un tapis rouge a poils longs.
19H09, paoli atteint les caisse, mes intestins lancent une manif'.
Catherine, l'hôtesse, l'encaisse, sous le regard hagard d'auguste,l'infirme.
je prend congé, hochant la tète en direction du vieux qui m'interpelle.
" j'ai mal au dos, m'faut quelqu'un pour me le charger."
l'aubaine est trop belle, sorte de perche sitôt tendue, sitôt saisie, auguste est grand, fort et guère moins con qu'un boulon de 14.
"tu lui files un coup de main 'guste?" dis'je en me retournant mais l'asperge s'est volatilisée.
"ok, allons'y.."
je traverse le parking désert jusqu'à son auto... une 104 style Z vert pomme, détail qui m'avait échappé.
détail qui a néanmoins son importance quand on tente d'y insérer un rouleau de quatre mètres..
19H24, j'abdique, paoli me laisse le rouleau sur les bras et part demander son dû.
la bonne nouvelle, c'est qu'on n'aura pas la chance de le voir lundi.
si toi aussi, paoli vient te les briser menues a 4 mn du week-end, viens vider ton sac ici, tu en sortiras plus leger.
Comme tout les sept jours, je prononce ces mots doux a l'oreille poilue d'auguste, mon "chef". Du chef d'ailleurs, il n'a que le badge, pas l'allure ni l'autorité.
auguste est grand, très grand, ses mains caressent ses genoux lorsqu'il fouille la poche de son futal encore trempé, collé a ses cuisses dégoulinantes,suant par tout les pores l'alcool qu'il s'est goulûment enfilé la veille, pensant la dure semaine derrière lui..
"c'est samedi soir.." donc, lui dis-je, mais ce soir n'est pas un soir comme les autres, pas un samedi rébarbatif qui légitimera, si besoin est, ma trogne du dimanche matin.
Non, ce soir, monsieur paoli, fier comme un paon, a décidé d'investir les quelques deniers qu'il avait eu tant de mal à mettre a gauche, dans mon magasin.
ce magasin qui, nous rappelle t-il: " ferme a 19h non ?! eh ben alors!.. monique! prend un caddie, j'ai envie de bricoler d'main, après telefoot."
Auguste me souffle discrètement de lui filer le train, de lui fourguer quelques broutilles, qu'il nous ramènera lundi..
Car monsieur paoli est un habitué de l'achat d'impulsion du samedi soir, le bougre.
je m'exécute malgré moi, pas qu'auguste m'y ai poussé, mais mes entrailles réclament leur dérouillée, mon horloge interne a sonnée.
"'sont où les chasses d'eau dans cette boutique de merde?! vendeurs de merde, j'sais même pas pourquoi je perds mon temps ici..sont plus sympas à coté!" bougonne t-il en rognant son cigare a peine éteint.
" rayon 38 monsieur paoli" lui dis-je machinalement, là où quelques secondes de réflexions m'auraient permis de lui rétorquer un cinglant "rayon 38 vieux! et pousse ta chariotte avant que je ne t'envoie chez le concurrent a coup de pompe dans le cul" si mes entrailles n'avaient pas crié famine..
Paoli sait prendre son temps, il y prend goût, le scélérat, a me faire perdre le mien, de temps.
quelques gadgets inutile jetés dans le caddie de la brave monique qui rate dechavane, et nous y voila, enfin, au pays merveilleux des chiottes, des sani-broyeurs, des chasses d'eau et autres abattants mickey.
A croire qu'il s'était exercé, le vieux, qu'il avait fait quelques repérages.
" 'tiens,une chasse a double poussoir 1er prix a 14€! merde! qui l'eût cru?! " ..paoli comblé, ne me reste plus qu'a l'accompagner a la caisse pour éviter qu'il ne se disperse au rayon 34, aux joies des porte-serviettes et le temps sera venu pour moi d'aller m'en mettre une bonne, comme j'aime a dire.
mais c'eût été trop facile, paoli m'avait échappé, lorsque je m'attardais à guetter auguste se gratter le genoux, il m'avait échappé, l'enflure.
tendons l'oreille, sa grande gueule ne doit pas passer inaperçue dans une boutique vide! 19H04, il pousse le vice, et mes artères s'embarbouillent.
Un bruit, rayon 17, une voix même!
" 'hey t'sé pas monique, tant qu'a faire, quitte a démonter le gog', j'va en profiter pour changer le lino, les cafards ont pissé dessous."
j'accours, me stoppe crânement devant lui,le regarde droit dans l'oeil gauche et jette un:
" monsieur paoli, il est 19H00 passée, le magasin fer.."
"le client est roi! j'suis entré a '54, j'sais ce qu'j'veux, et j'ai mes cotes en tète!"
"
me voila refroidi, je lui coupe a la va-vite et de travers un morceau du "sublime" linoléum "goutte d'eau", sorte de revêtement immonde, informe, et peu plus seyant qu'un tapis rouge a poils longs.
19H09, paoli atteint les caisse, mes intestins lancent une manif'.
Catherine, l'hôtesse, l'encaisse, sous le regard hagard d'auguste,l'infirme.
je prend congé, hochant la tète en direction du vieux qui m'interpelle.
" j'ai mal au dos, m'faut quelqu'un pour me le charger."
l'aubaine est trop belle, sorte de perche sitôt tendue, sitôt saisie, auguste est grand, fort et guère moins con qu'un boulon de 14.
"tu lui files un coup de main 'guste?" dis'je en me retournant mais l'asperge s'est volatilisée.
"ok, allons'y.."
je traverse le parking désert jusqu'à son auto... une 104 style Z vert pomme, détail qui m'avait échappé.
détail qui a néanmoins son importance quand on tente d'y insérer un rouleau de quatre mètres..
19H24, j'abdique, paoli me laisse le rouleau sur les bras et part demander son dû.
la bonne nouvelle, c'est qu'on n'aura pas la chance de le voir lundi.
si toi aussi, paoli vient te les briser menues a 4 mn du week-end, viens vider ton sac ici, tu en sortiras plus leger.
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moumout21 a dit :
me voila refroidi, je lui coupe a la va-vite et de travers un morceau du "sublime" linoléum "goutte d'eau", sorte de revêtement immonde, informe, et peu plus saillant qu'un tapis rouge a poils longs.
sooz1011 a dit :
Jor le gars qui a que ça a foutre à 6h34 du mat : étaler sa science du verbe [
awa' ]adjectif
Félicitation moumout, c'est criant de vérité,
qui n'a pas été emmerdé par un client à 5 minutes du week-end ? Pour ma part c'est plutôt les coups de fil ou les réunions à rallonge. A croire que certaine personne n'ont que le boulot dans leur vie et que plus ils passent de temps au taf plus ils sont heureux... Foiray !!!
qui n'a pas été emmerdé par un client à 5 minutes du week-end ? Pour ma part c'est plutôt les coups de fil ou les réunions à rallonge. A croire que certaine personne n'ont que le boulot dans leur vie et que plus ils passent de temps au taf plus ils sont heureux... Foiray !!!
sooz1011 a dit :
Jor le gars qui a que ça a foutre à 6h34 du mat : étaler sa science du verbe [
awa' ]C'est comme le Justin Bridou, y a pas d'heure pour parler francais
El Marco a dit :
Félicitation moumout, c'est criant de vérité,
qui n'a pas été emmerdé par un client à 5 minutes du week-end ? Pour ma part c'est plutôt les coups de fil ou les réunions à rallonge. A croire que certaine personne n'ont que le boulot dans leur vie et que plus ils passent de temps au taf plus ils sont heureux... Foiray !!!
Moi, parce que j'ai pas de client
Sinon, j'ai droit au reunion de derniere minute, aussi. Ce a quoi je reponds en general "Ah non, je pars en week-end, on verra ca lundi".
![[:haha] [:haha]](http://m.bestofmedia.com/sfp/design/usr/fr/smilies/4e/4d/haha.gif)