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L'autre coté du cul. Enfin le p0rn, les films de boules, etc etc...

Dernière réponse : dans Le Bistrot

Article assez interessant sur ce qui n'est pas dit de l'industrie du porno.
Je veux pas faire mon moralisateur à la con, demonter à coup de boutoirs moraux une certaine liberté du corps et de sa representation, ayant lentement evolué depuis la déchristianisation progressive de notre beau pays depuis une bonne centaine d'années. Mais en tout cas, cette page merite lecture attentive je trouve :o 


Citation :

GANG BANG
La pornographie,
bagne sexuel industriel

Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère. **

Dépassée Annabel Chong, qui, en 1995, passait sous 251 partenaires en dix heures… Angela Houston, 30 ans, en 1999, s’est fait 622 hommes en 7 heures, soit un homme toutes les 40 secondes. Candy Appels a pour sa part été interrompue au 742ème par la police de Los Angeles. Quant à Sabrina Johnson, 23 ans, elle s’entraîne pour battre le record du gang bang, 2000 hommes en 24 heures prévus à la Saint-Sylvestre.

Aucune étude ne dresse encore le portrait psychologique de ces candidates au viol collectif. Mais Annabel Chong revivait en direct, dans son film, le traumatisme d’un viol véritable. Et Angela, Sabrina, Candy, qui sont-elles ? Qui sont ces femmes qui se disent heureuses après s’être fait passer dessus par une armée ? Qui sont ces Candy, Cookie et autre Molly ? Qui sont ces êtres humains qui se cachent sous des noms de chiennes ou de friandises ? Aujourd’hui, les témoignages sortent. Nous avons visionné « Shocking Truth », film suédois réalisé à partir d’interviews et de montages de films pornographiques diffusés dans le nord de l’Europe, et présenté au parlement suédois en 2000 dans le cadre d’une réflexion sur la liberté d’expression dans la pornographie.

Aussi dérangeant que cela puisse être, derrière chaque vagin, chaque bouche à pipe, chaque anus, derrière chaque trou rempli de foutre, de doigts, de poings, de centaines de bites d’affilée, se cache un être humain.

Un être humain, un corps qui, souvent, saigne entre les scènes. Qui s’évanouit pendant les plans coupés. Qu’on redresse tant bien que mal pour l’éjac finale dans la gueule. Nous le savons aujourd’hui.
Beaucoup de sang coule de ces culs anonymes, aux noms de gâteaux.
Certes, ne pas penser qu’un être humain, doté du même corps fragile que votre soeur ou votre mère, soit pénétré à la chaîne, saigne, s’effondre, soit marqué à vie, permet de mieux apprécier le spectacle pornographique, d’en jouir plus tranquillement.
Mais ce n’est pas la réalité.

Ne pas y penser, c’était mon cas avant. Avant de m’intéresser à l’envers du décor. Même si l’univers formaté et prévisible des films pornos m’a toujours paru ennuyeux, je ne dédaignais pas une vidéo de temps en temps, quelques scènes un peu crades pouvaient même me mettre en train, par contagion joyeuse de l’effet salope.
Mais c’était avant. Une fois qu’on sait, il faut bien avouer que ça gâche le plaisir.


Qui sont-elles ?

J’ai commencé cette enquête sans a priori. Entre filles, c’est vrai qu’on se demande. Après tout, celles qui se font mettre par cinquante mecs dans les pornos, d’accord, elles aiment sûrement pas ça, mais n’ont-elles pas choisi ? Elles sont payées pour ça. Même si elles ont besoin d’argent, elles pourraient quand même faire autre chose, non ? Travailler en usine, vendeuse, autre chose.

Mais est-ce vrai ? Avant les grandes luttes sociales, les filles qui bossaient dans les usines chimiques pourries et maladives se mutilaient en connaissance de cause, tout en rêvant de passer à travers. Ces filles auraient-elles pu choisir autre chose ?
En vérité, qui sont vraiment ces hommes et ces femmes que le spectateur consomme à longueur de vidéo ? Tous des enculeurs fougueux et des salopes qui aiment ça ? Ou encore des fainéantes qui refusent de bosser ?

Réponse d’un producteur de porno suédois* : « Ce sont très souvent d’anciennes victimes de viols ou d’inceste dans l’enfance. » Et puis, après un temps : « Bien sûr, dans ces conditions, on peut se demander si elles choisissent ce métier librement ».

Quant aux hommes ? Réponse du même producteur : « Les hommes ne doivent pas être émotifs pendant. Il ne faut pas, par exemple, qu’ils attendent une réponse de leur partenaire, qu’ils soient attentifs à leurs réactions. Alors, s’ils sont émotifs, ils ne peuvent pas vraiment faire ce travail. En fait, les hommes doivent pouvoir agir comme des machines. »

Réponse d’un ancien commissaire, qui a rencontré d’innombrables prostituées et actrices du hard* : « J’ai connu des milliers de filles. En fait, j’ai plus l’impression d’avoir rempli une fonction de travailleur social. Ce ne sont pas les mêmes filles dans le porno et dans la prostitution. Mais elles ont les mêmes origines. Presque toutes ont été abusées dans l’enfance. »

Voilà un début de réponse sur les être humains qui travaillent dans le porno. Que ce soit en France, aux Etats-Unis ou en Suède, la constatation des associations, après avoir recueilli de nombreux témoignages est la même. Les milieux défavorisés fournissent un vivier de pauvres filles pour la prostitution et la pornographie. Très souvent victimes d'inceste et violées pendant l’enfance. Ou accrochées aux drogues. Or, constatent les associations, les victimes d’inceste ou de viols, les droguées ne sont pas prises en charge par la société pour bénéficier d’un traitement ou d’un processus d’aide. Elles sont alors directement manipulées par des souteneurs ou des producteurs, parfois dès la sortie des foyers. Elles sont récupérées de façon industrielle pour alimenter les productions bas de gamme en tout genre, jusqu’avec des dogues, des ânes, des chevaux, etc. Chacun y trouverait son compte, que ce soit les services sociaux déjà saturés et incapables de répondre à la demande, ou, bien sûr, les boîtes de production du X tout venant, qui font leur beurre sur ces anciens enfants martyrisés, habitués à la douleur comme à la docilité.
Voilà le voile que lèvent les associations sur ces filles.
Le corps des plus défavorisés utilement recyclés pour servir de liant social.

Ce n’est pas seulement un scandale mais une horreur. A grande échelle.
Aux USA, l’industrie du porno dégage 4 à 6 milliards de dollars par an. Plus que l’industrie du film et du disque réunie.
La diffusion de "Playboy" et de "Penthouse" (24 millions d’exemplaires) est deux fois plus importante que celles de "Newsweek" et de "Time" réunies… Toujours aux USA, 75 % des magasins de vidéo vendent des K7 ou DVD pornos, qui leur assurent entre 50% et 60 % du chiffre d’affaires. Et 65 % des connexions sur le net concernent des sites pornographiques. Derrière les chiffres, combien de corps ?

Backstage : deux filles interviewées * entre deux scènes, du sperme plein le visage.
La première, sourire figé, terrible, regard fixe : « Je sais que je suis une grosse pute. Mais je ne me rappelle plus quand ça a commencé » . La seconde : « Peut-être… quand je me suis fait enculer par l’avocat de mon père. Enfin, je ne sais plus si c’était son avocat ou un de ses collègues. J’avais douze ans. » Tout cela dit avec l’indispensable sourire caméra et en enfonçant un doigt manucuré dans une chatte épilée et parfaitement sèche.

Voilà la situation d’être humains entrés volontairement dans le bagne moderne du sexe, si on peut considérer comme un acte de volonté l’impossibilité de refuser des violences nouvelles pour les rescapés de violences anciennes. Qu’advient-il d’eux, une fois entrés ? Maladies, suicides… Comment savoir ? On apprend des associations que la plupart des actrices touchant à la zoophilie se sont suicidées. Enfin, celles dont on connaît le nom. La junkie édentée ramassée dans la rue pour se faire mettre par un lévrier afghan, celle qui pose pour la jaquette du dvd bien en évidence dans le bac prés de l’entrée du sex-shop à côté de chez moi, celle-là, où est-elle aujourd’hui, que lui est-il arrivé depuis? Suicide ? Overdose ? Les culs anonymes passent et crèvent. Qu’importe. Le réservoir à paumés et à déchets sociaux est disponible, à la merci des fantasmes érigés en loi. Ce n’est pas la matière première qui manque.

Mais après tout, comme le dit un autre producteur* : « Il n’y a pas de loi interdisant de faire de l’argent dans un système capitaliste. Je n’ai pas inventé le capitalisme. Je suis innocent. »


L'écran et la réalité

Sur l’écran, le spectateur de porno, à quelques stars près, voit finalement des filles qui se ressemblent toutes. A la couleur des cheveux et la grosseur de poitrine près. Difficile après tout de faire la différence entre un anus et un anus, une bouche à pipes et une bouche à pipes. Pas grand chose d’humain là-dedans, mais plutôt l’excitation au spectacle de morceaux de corps, de viandes avides, gémissants et presque toujours anonymes. C’est d’ailleurs justement cet anonymat, cette facilité, ce côté immédiat et à vif de l’acte sexuel qui font l’intérêt de ce genre de film. Alors, où est le problème ? Au nom de quelles idées réactionnaires condamner mon plaisir ? En quoi la vision de ces scènes peut-elle représenter un danger pour moi, pour les jeunes habitués à une telle sexualité mécanisée et mercantile, etc… ?
Telles sont les questions que se pose aujourd’hui le spectateur. Ces questions sont évidemment légitimes, et peuvent faire l’objet d’innombrables débats. D’ailleurs, on les entend partout, de "Max" à l’"Observateur", chez Delarue, sur TF1…
Mais le débat ne peut s'en tenir à la seule logique du spectateur, des fantasmes du spectateur. Parce que la réponse à la question « Qu’arrive-t-il et que deviennent les hommes et les femmes sur le tournage d’un film pornographique » n’est pas entièrement contenue dans les images que vous visionnez tranquillement sur votre vidéo (même si certaines choquent par leur inhumanité ou la souffrance visible des actrices).

Rappelez-vous "Gorges Profondes", le film X culte des années 1970, où tout le sexe se réduit à des pipes, queue à fond dans la gorge, ce qui ferait jouir à coup sûr l’héroïne. Pendant le tournage, Linda Marchiano, alors connue sous le nom de Linda Lovelace, était battue et menacée d’un pistolet par son compagnon afin de pouvoir accomplir les performances buccales qui ont fait du film une des œuvres fondatrices de la pornographie. Pendant les mois qui ont suivi, de nombreuses femmes ont été hospitalisées aux Etats-Unis, qu’elles aient été victimes de viols ou que leurs petits amis aient voulu réitérer à la maison l’exploit que Marchiano n’avait pu signer que menacée, dans un état second.

Tournage X*. Une petite blonde assez mince se fait sodomiser sans ménagement par un mec puis par un autre puis par un troisième. Ils font la queue sans état d’âme, bite à la main. Les larmes font couler le maquillage. Difficile de confondre les cris avec des cris de plaisir. Entre le deuxième et le troisième type, qui la secoue comme un sac, elle chancelle et ses yeux virent au blanc. Plan coupé. Séquence suivante, nouvelle enculade, avec en plus trois mains plongées dans son vagin, la fouillant sans ménagement. Quand son partenaire se retire, elle manque tomber. Une main la redresse par l’épaule et lui plaque le visage sur une bite. Elle doit sucer, tout avaler. Interview backstage de cette fille. Les larmes ne sont pas encore entièrement séchées :
- Q : Si un inconnu vous mettait sa bite dans la bouche en pleine rue, ça vous dérangerait ?
- R : Vous croyez que je les connais bien, les hommes avec qui je viens de tourner ? Je ne les avais jamais rencontrés avant le tournage. Alors si un inconnu jouissait dans ma bouche, non, ça ne me dérangerait pas.
Et puis un sourire caméra, d’autant plus atroce qu’on a encore en mémoire les grimaces de douleur de la scène précédente. Elle ajoute :
« Mais n’oubliez jamais que j’aime ça. J’adore le sexe, je suis une vraie pute et j’aime ça. »
Elle aime vraiment tomber dans les pommes enculée par tous ces mecs ? Ou est-ce la thèse officielle ? Ou pire : finit-elle par le croire ? Et que penser de celles qui diraient aimer ça avec des chiens ou des mulets ?
Après la servitude volontaire, voici la torture volontaire, ultime horreur moderne.
Backstage, encore. Une autre actrice *, le visage également baigné de sperme.
- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

Même question posée à une autre fille *, en train de sucer un gode fluorescent. Elle sort le gode de sa bouche, et d’un coup son regard change. Eteint. Fixe. Perdu.
- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.

Backstage toujours.
Elle a au plus 24 ans *. Elle raconte son expérience d’ex-actrice de porno et s’écroule en larmes. Elle parle de Cookie en disant « elle », comme s’il s’agissait d’un corps étranger, comme si elle ne pouvait pas raconter à la première personne. Car Cookie, c’est elle.
Cookie devait tourner une double pénétration. Elle s’est mise à pisser le sang. Il a fallu couper. Les producteurs et les autres acteurs ont donné des kleenex à Cookie pour qu’elle s’essuie, en la traitant de conne parce qu’elle gâchait le film. Après cinq minutes de pause, le tournage a repris et on lui a fait finir la scène. Elle est payée pour ça, n’est-ce pas. Elle a choisi ça.
Cookie dit encore, parlant toujours d’elle-même à la troisième personne : « Cookie avait une hémorragie qui nécessitait une hospitalisation d’urgence. »
Cookie n’est sans doute pas la seule à avoir été hospitalisée après un tournage. Les histoires sortent. Une fille condamnée à la chaise roulante suite à un gang bang. Une autre passe six mois à l’hôpital. Comme le raconte Raffaëlla Anderson dans son terrible témoignage, "Hard" : « Prenez une fille sans expérience […], loin de chez elle, dormant à l’hôtel ou sur le tournage : faites lui faire une double pénétration, un fist vaginal, agrémenté d’un fist anal, parfois les deux en même temps, une main dans le cul, parfois deux. Tu récoltes une fille en larmes, qui pisse le sang à cause des lésions, et qui généralement se chie dessus parce que personne ne lui explique qu’il faut faire un lavement. De toute façon, c’est pas grave, la merde fait vendre. Après la scène qu’elles n’ont pas le droit d’interrompre, et de toute manière personne ne les écoute, les filles ont deux heures pour se reposer. Elles reprennent le tournage. »

Limiter le débat à la problématique du plaisir du spectateur est dangereux, parce que ce qu’il voit à l’écran n’est pas la réalité.
On parle parfois avec horreur des snuff movies, où les filles seraient torturées à mort. Mais certains films pornographiques se rapprochent des snuffs movies, les tortures sont coupées au montage. Les témoignages sortent des studios. Les images aussi.
Jamais on ne voit un gang bang, une double, triple, multiple pénétration ou un fist-fucking, filmé sans coupe, sans montage. Parce qu’alors, comment ne pas ouvrir les yeux, comment imaginer qu’on puisse infliger une telle violence à un corps sans conséquences et sans séquelles ?

Raffaëlla : « Le matin, tu te lèves, tu te fourres pour la nième fois ta poire de lavement dans le cul et tu nettoies l’intérieur. Tu réitères jusqu’à ce que ce soit propre. Rien que ça, ça fait mal. […] Après ça, j’ai besoin de me mettre sous la couette une heure pour oublier combien j’en souffre. […] Aucune position ne convient. Tu tournes dans tous les sens mais y a rien qui t’apaise. Après quoi, tu te retrouves sur un set et tu suces, tu cambres. On te traite de salope […]. Rien ne vaut une telle souffrance. »

La pornographie tout sourire n’est possible que dans un monde virtuel, où les cris de souffrance sont remplacés par des gémissements de plaisir et des appels à y aller plus fort.


Déshumanisation

Voilà pourquoi, il est devenu non seulement stupide mais criminel de faire du débat sur la pornographie un débat « d’idées », où les défenseurs de la censure s’opposent aux soi-disant libres-penseurs sur le thème « quel effet sur le spectateur ? ». Même si j’apprécie le travail de pionnières mené aujourd’hui par les intellectuelles américaines sur la question de la pornographie, je ne partage pas leur opinion d’un racisme exprimé à l’encontre des hommes ou d’une fantasmatique macho insupportable. Il est inutile, et tout aussi criminel, de réduire le débat sur la pornographie à un antagonisme féminisme / pouvoir masculin.

Il est devenu en revanche urgent de s’interroger sur le processus de déshumanisation de milliers d’hommes et de femmes engagés dans la pornographie à la chaîne. Les témoignages sur les coulisses de la pornographie m’ont bouleversée et horrifiée. Il y résonne des échos familiers qu’on aurait bien voulu ne plus jamais entendre. Relisez n’importe quel témoignage de rescapés, consultez n’importe quel document sur la torture. Cela se passe, cela s’est toujours passé de la même manière. En Europe, en Afrique, en Amérique. Le processus de torture vise à priver un être humain de sa qualité d’être humain. La torture vise à le réduire à l’état d’animal, à l’anéantir jusqu’à ce que lui-même ne se considère plus comme humain, mais comme rien, moins que rien.

À chaque fois que l’on visionne un film pornographique, il faut s’en souvenir. Qu’advient-il de ces filles dont la plus grande peur est d’être devenue « un animal » ou « rien, moins que rien » ? Nous le savons. Certaines meurent de cancers, du sida ou d’hémorragie. Beaucoup conservent des séquelles physiques et psychologiques qui les poursuivent longtemps. Rocco Sifredi lui même a reconnu un jour que certaines « actrices » du porno bas de gamme, ultra majoritaire, avaient le sexe et l’anus détruits. L’américaine Catherine Mac Kinnon, qui a recueilli des dizaines de témoignages, décrit une de ces femmes de manière saisissante : « Elle n’a pas de nom. C’est une bouche, un vagin et un anus. Qui a besoin d’elle en particulier quand il y en a tant d’autres ? Si elle meurt, à qui manquera-t-elle ? Qui portera son deuil ? Qui s’en inquiétera si elle disparaît ? Qui est-elle ? Elle n’est personne. Littéralement, personne »

En Australie, beaucoup d’actrices ont recours à des opérations chirurgicales spécifiques. Il ne s’agit plus maintenant de retouches « classiques » (comme augmenter le volume des seins) mais de se faire ôter les grandes lèvres, afin que le vagin soit plus visible à l’écran… Rien qu'un trou.


Spectateur bourreau

Il faudrait traiter les rescapés de ce bagne moderne avec le même respect, les mêmes précautions que les rescapés de la torture. Après cette enquête et avoir visionné les images de « Shocking Truth », je sais que je ne pourrai plus regarder un film porno comme avant. Je ne demande pas la censure, ou l’interdiction des films pornographiques.
Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu’il nous suffise d’écouter notre corps. Il n’y a pas de débat d’idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l’abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes.
Je demande la création d’un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. Suis-je « réactionnaire » ? Sexuellement frustrée parce que je demande pour des êtres humains les mêmes égards que pour les animaux ? Nous nous indignons du massacre des bébés phoques, du gavage des poulets, jusqu’aux animaux mal traités dans les tournages X. Citons pour rire, pour le fou- rire car sans folie, il faudrait en pleurer, cet avis d’un internaute sur la zoophilie « [même si j’adore la sexualité filles / animaux] je ne peux cependant, en tant que technicien vétérinaire, défendre l’idée d’une interaction sexuelle entre l’être humain et l’animal, parce que cela ruinerait la psyché de l’animal et le ferait ensuite agir de façon intolérable au regard des règles de politesse de la société humaine. De plus, il serait mal d’encourager un animal innocent à suivre les traces du mâle humain, en quête d’un idéal inaccessible ».
Froid dans le dos.


Virtuel mortel

Imaginons un instant qu’ait lieu une campagne d’information des spectateurs, avec diffusion sur une chaîne généraliste d’un film documentaire (du type « Shocking truth ») comportant des images porno tournées « backstage » . Pour la plus grande majorité, le passage d’une représentation virtuelle à une réalité physique atroce contribuerait à une diminution considérable, si ce n’est à une disparition totale de l’excitation provoquée par ces images.
C’est à ce stade, et à ce stade seulement, qu’il faut réintégrer le point de vue du spectateur pour comprendre les résistances que soulèvent aujourd’hui les attaques dirigées contre la pornographie.
Ce spectateur, ces millions de spectateurs, une fois privés de leur jouissance virtuelle, devraient chercher d’autres ressources pour leur plaisir onaniste. Mais combien d’entre eux en sont-ils encore capables ?
Il ne faut pas sous-estimer la terreur et l’agressivité que suscitent chez certains la fin du rêve pornographique, la fin de l’image de la femme-trou, le désarroi que serait pour eux la perte d’un univers fantasmatique virtuel qui est souvent leur principal accès à la jouissance.
Comment jouir dans le monde réel ? Comment jouir de chair et d’odeur et du poids et de la présence vivante et souffrante d’une femme ? Il est urgent de proposer aux adolescents une autre vision du sexe et de l’amour que celle des femmes-orifices et des enculeurs-performance. On peut d’ailleurs se demander quels bons petits soldats dociles, quelles brutes obéissantes et conditionnées on cherche à faire des hommes, pendant qu’on transforme les femmes en animaux / objets méprisables et maltraités. Les chefs de guerre serbes dopaient leurs troupes aux films pornos avant de faire des descentes dans les villages ? Tout est fait pour que le spectateur onaniste reste enfermé dans l’ignorance de son propre corps et donc forcément aussi dans celle du corps de l’autre - en psychopathe qui non seulement ne réagit plus à la souffrance d’autrui, mais en jouit. La question du spectateur est : quelle humanité préparons nous, et voulons nous fabriquer des générations d'individus conditionnés, dociles, économiquement performants, prêts à tolérer n’importe quelle abomination de la part du corps social qui les entretiendra dans leur jouissance maladive?

Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d’informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée.
La joie, plus forte que le gang bang. I.S.


source : http://lattention.com/article.asp?ArtID=9&lk=sexe

Ca donne à reflechir je trouve :/ 

Autres pages sur : cote cul p0rn films boules

Ce que je trouve effrayant, c'est une certaine banalisation dans le fait que maintenant, ce sont de films de boules servant uniquement les fantasmes masculins de domination etc, qui servent d'instruction sexuelle à la plupart des ados mâles.

Alors qu'evidemment la realité est evidemment toute autre, et que la plupart des gonzesses ne sont pas le genre des films... (heureusement : quand toutes les femmes seront des clones de claudia shiffer, le premier thon qui passe, tout les mecs se jetteront dessus :lol: )

Non non j'ai tout lu, je suis pas si feignant que ça :o  Ca ne sert à rien je trouve... Bon OK le saikse tu te fais plaisir et tout le tralala [:djoce] mais en faire ça, ça dénature complétement.. à ce stade là, c'est même plus du plaisir ou si la nana aime se faire autant de mecs, chais spa normal quoi :o 

moi je pense que le problème principal... c'est que pour chacun des problèmes de grande importance, chacun d'entre nous se dit... "mais que puis je y faire à mon niveau"... et au final... c'est le profit qui l'emporte... :o 

Gandja a dit :
bien sûr, il suffit même de regarder les pubs en ce moment.
on voit forcément au moins une femme à moitié dénudé, même le matin pendant les pubs entre les dessins animés.

J'avoue que je saisis assez mal le rapport [:trunchy]

pleymo6391 a dit :
Ben une pub pour un shampoing ou n'importe quel autre produit féminin qui "nécéssite" que le corps féminin soit dévoilé n'a pas vraiment grand chose à voir avec l'industrie du sexe...

+1

même si je préfère voir le corps d'une femme nue que celui d'un homme ( c'est plus beau :D )

Ce qui est le plus écoeurant c'est surtout que cela s'assimile plus à de l'esclavage qu'autre chose, que la dignité est totalement oubliée au profit d'une iconographie dégradante. Les clips de rap sont une belle preuve du comportement: Des femmes dédiées au regard et rien côté esprit, des tas de viande auquel il ne reste plus que l'abattoir verbal comme solution (putes, garces... etc etc)

Et dire que le sexe peut être présenté de manière décente!

"Elle dépose sur sa joue quelques baisers. Il ne bouge pas mais esquisse un sourire. Il est heureux, comme un homme se sachant sous le charme d’une femme et n’ignorant pas la réciproque. Les deux corps se serrent un peu plus, elle chasses ses chaussures à talons. Elle le prend dans ses bras, réchauffant cet homme qu’elle désire depuis des mois. Ses lèvres cherchent dans le col déboutonné de la chemise grise la peau mate et découvre peu à peu son torse. Il pose une main dans ses cheveux avec lesquels il joue lentement, adorant ce toucher soyeux qu’il avait presque oublié. Il se penche et dépose lui aussi un baiser sur le front de Sylvie. Il sait qu’il n’y a pas de retour en arrière, pas de fuite à présent. Refuser ses avances et faire comme si de rien n’était ? Il défait la fermeture éclair dorsale de la robe et regarde apparaître la colonne vertébrale de celle qui devient à présent son amante. La chair tendre l’attire, il la caresse du bout des doigts, ne pouvant contenir son désir. Elle souffle légèrement en sentant ces phalanges qu’elle rêvait sur elle. Tendresse après tendresse, les vêtements se défont et tombent sur le lourd tapis. Elle se relève, laisse chuter sa robe sur ses chevilles qu’elle chasse de la pointe d’un pied et laisse le soin de quitter ses sous-vêtements à son amant. Il embrasse son ventre, remonte vers seins qu’il a libéré de l’emprise du soutien-gorge, redescend et fait disparaître la petite culotte blanche lui cachant l’intimité de la femme qu’il veut à présent prendre et aimer. Elle frissonne, se laisse aller, souffle et pousse un gémissement d’aise. Les lèvres de l’homme entre ses cuisses la font tressaillir de plaisir, elle est folle et s’agrippe à ses cheveux. Il continue de sa langue ses pérégrinations charnelles tandis qu’elle cherche l’excroissance masculine qu’elle veut en elle du bout des doigts. Attisée à son contact, elle se redresse et s’installe à califourchon sur ses jambes pour s’empaler dessus. Elle pousse un léger cri qu’il accompagne d’un petit râle de plaisir. L’un et l’autre ondulent, lui se saisissant de ces hanches offertes à ses envies, elle s’accrochant à ces larges épaules qui lui appartiennent par la chair. Ils basculent, se retrouvent sur le sol, elle en dessous lui au-dessus. Il coulissent l’un en l’autre, s’embrassent, se délectent de la peau de l’autre. L’étreinte est forte, ferme et pourtant tendre. Elle ne veut plus quitter cette place qu’elle voulait et lui ne désire plus s’en aller. Plus jamais…"

[:_sebastien_] [:dawa]


han c'est vrai que bon, là en dehors de toute implication morale de la representation vehiculée, rien que les conditions mêmes d'existence et de pratique de cette industrie sont scandaleuses : cadences, "dopages", salaires, conditions de "travail" et d'embauche (pas de royalties) ...

Apres, si on s'interesse au "contenu", et au mode d'expression de celui ci, tout jugement implique une subjectivité.
Mais quand même les "anciens" genre brigitte lahaie (donc loin de l'Ordre Moral tel qu'il revient insidieusement dans nos modes de pensées, exemple : l'affaire du voile, le coup des strings à l'école, etc etc) reconnaissent qu'aujourd'hui, dans la production et dans le message délivré, on est plus très loin du rabaissement physique, moral et psychique au rang de l'animalité, c'est qu'il y a vraiment un probleme. :o  :/ 

edit> c'est vrai que les clips de rap, bon ils se ressemblent tous, du moins pour le rap US... mais le pire c'est que cette merde devient identique en France [:D awa'] pas la "musique",hein, les images... Et apres ils veulent se la jouer en dehors des clichés :sarcastic: 

Apres dans le mode de representation, certains sortent du lot, par exemple le cas connu d'Ovidie qui tente, en realisant et en produisant, elle meme les films d'inclure une certaine dimension artistique dans le domaine (apres bon je suis pas vraiment expert hein), mais aussi et surtout en connaissant le milieu de bien gerer son "personnel" et ses acteurs/trices, de façon humaine du moins :o 

C'est sûr... mais bon par exemple, ce qui est faisable avec la photographie (vous serez d'accord que certains nus artistiques en jettent grave niveau esthetique, jeu de lumière, mise en valeur, meme sans aucune subjectivité) est faisable en film je pense :o 

sampabs a dit :
C'est sûr... mais bon par exemple, ce qui est faisable avec la photographie (vous serez d'accord que certains nus artistiques en jettent grave niveau esthetique, jeu de lumière, mise en valeur, meme sans aucune subjectivité) est faisable en film je pense :o 


Ben justement, autant la photo, même des nus, y'a moyen de faire de jolies choses que des films pornos ( de manière générale), c'est "barbare", y'a aucune envie d'art, c'est juste un parodie de sexe :/ 

Ouais, donc, sauf erreur de ma part, ça n'existe pas... encore.

Pour quelqu'un de vraiment doué, ça peut etre un bon creneau commercial espace artistique inexploré :o 


Qui pourrait me prêter un top model pas trop anorexique, pas cliché porno, et une caméra numérique pour un essai, puis une camera de cinéma pour la version "finale" ? [:dawa]

Je pense qu'il faudrait bien plus de subjectivité, ça serait pas vraiment pornographique, bien moins cru qu'actuellement, mais en jouant bien plus sur les déductions emotionnelles du spectateur, un peu la photographie artistique quoi :o 

Bref, il faut vraiment une certaine technique solide, et un sens de la mise en image.
Le scénar, l'idée, le sens serait plus basé sur le petit texte de notre ami Magellan ecrit plus haut, qu'un simple truc genre "il la voit, il la saute dans tout les coins et par tout les orifices". [:aha]

sampabs a dit :
Je pense qu'il faudrait bien plus de subjectivité, ça serait pas vraiment pornographique, bien moins cru qu'actuellement, mais en jouant bien plus sur les déductions emotionnelles du spectateur, un peu la photographie artistique quoi :o 

Bref, il faut vraiment une certaine technique solide, et un sens de la mise en image.
Le scénar, l'idée, le sens serait plus basé sur le petit texte de notre ami Magellan ecrit plus haut, qu'un simple truc genre "il la voit, il la saute dans tout les coins et par tout les orifices". [:aha]


Malheuresement c'est généralement ça... pour faire dans l'artistique et visuel, faut que ça soit moins cru, qu'on voit moins en fait [:djoce] Les films dits "érotiques" sont bien plus artistiques à ce moment là.

Ca me rappelle le sketch de Pierre Palmade sur les films pornos :lol: 

connait pas tiens ce sketch :) 
Mais ouais c'est sur qu'à la limite certains films erotiques se rapprochent un peu de ce à quoi je pense.
Reste à trouver un vrai scenario (enfin moins con que "bonjoure madame, je viens réparer la photocopilleuze"), de vrais dialogues (idem que precedemment), et avoir de bons techniciens (eclairagistes, sons, décor, etc etc etc... Et à ne pas hésiter à "montrer" de temps en temps, parce que c'est ça qui fait rire dans ces films :lol: 

En effet ca donne à réflechir.
Ce qui est inquiétant c'est de réaliser que ce qui excite l'homme dans un porno c'est finalement le rabaissement de la femme,et au plus elle l'est (qd ca vire au gore),au plus le spectateur est satisfait.
Sûrement une manière inconsciente de nous representer le sexe à l'état brut mêlé à la facilité d'execution maximum.
Mais on ne commande pas son cerveau et il sera impossible de changer les moeurs (sensibiliser 100% de la population avec de tels témoignages,relèverait de l'exploit,non pas qu'ils soient inefficaces,mais à cause de la difficulté à diffuser ces messages sans choquer).

Je me demandais aussi si les actrices anonymes gagnaient bien leurs vies?
Ce afin de savoir si d'une certaine manière ce choix peut correspondre au raisonnement "je me fais défoncer tant que je peux et quand j'en peux plus j'arrête et je m'achète la villa de mes rêves".
Mais je doute que le milieu paye si bien que ça toutes ses victimes,surtout si elles n'ont pas de nom célèbre...

En gros, créer une sorte de frustration par la subjectivité, mais une frustration plus "imaginante" que simplement "stimulante" pour le spectateur...

Ne pas simplement mettre en images des bêtes fantasmes sexuels, mais la representation mentale du sexe : essayer de mettre en image tout ce qu'on peut ressentir pendant l'acte : l'Autre, des sensations, des impressions... bref, plus de l'Amour que de la baise [:spamafote]

Dju > benen fait il donne vraiment tous les arguments qui montrent la bétise d'un film porno (les dialogues simplistes, les scènes "téléphonées" etc.) sur ton d'humour.

Potemkine > oui tu as raison, si on prend les films vraiment dur genre SM, snuff movies ou autres, c'est encore pire je crois :o 

(ptain c'est grave le niveau de débat et de reflexion que je peux encore atteindre à une heure pareille... bon j'vais vraiment aller finir de rouler ce truc qui est en attente à moitié effrité depuis une plombe sur le bureau [:grut] puis j'vais me mater un 30 millions d'amis special poney ou ecouter des vieilleries [:dawa])

bonne nuit à tous donc :hello: 

Histoire de changer un peu [:djoce]

Non mais le débat est intéréssant mine de rien.Puisqu'on parle de l'industrie du sexe, il est passé récemment sur M6 un documentaire diffusé en deux fois surr la prostitution et le trafic de femmes, c'est quand même effarant :sweat: 

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