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Dernière réponse : dans Le Bistrot
Depuis quelques temps maintenant je me fais joueur avec l'actualité et envois à mes amis de façon irrégulière une petite chronique qui vilipende la politique, les acteurs du monde tel qu'il est aujourd'hui. Je commencerais par remettre celles antérieures à aujourd'hui, et vous donnerais en pâture celles rédigées là, au fil de la plume. n'hésitez pas à critiquer, cela sera toujours un plus pour ce topic.
Merci d'avance, en espérant que vous aurez autant le sourire que moi lorsque je les ais rédigées.
Merci d'avance, en espérant que vous aurez autant le sourire que moi lorsque je les ais rédigées.
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Chronique du temps présent du 07/07/2003 :
Lecteurs, lectrices,
C’est avec un certain amusement que je décortique les informations apparaissant sur mon écran de manière sporadique, avec une similitude amusante avec les répliques irakiennes aux tirs américains. Chose étrange, les lueurs des DCA n’ont pas la luminosité des bêtises que nos compatriotes arrivent à nous
fournir, et ce malgré tous les efforts qu’ont pu produire les ingénieurs de CNN. Comme quoi le talent français pour l’humour décalé et involontaire n’a de cesse de se vérifier.
Qualification au concours de l’arrestation la plus ridicule.
« Ils le tiennent ! » s’écria Monsieur Nicolas S. en apprenant la mise sous les verrous de monsieur Yvan C. hier. Ce fut probablement un pur moment de gloire lorsqu’enfin ils fermèrent sur l’activiste corse les portes du pénitencier (sans pousser la chansonnette pour autant). Serait-on devenus performants dans les
services de renseignements ? Se serait-on découverts des compétences inconnues jusqu’alors ? Le doute m’habite, tant je trouve étrange qu’il ait été cueilli comme une olive verte sur son arbre, c’est-à-dire à la terrasse d’un café. Fumisterie politique tant elle tombe bien juste au moment d’un vote crucial ou bien hasard faisant bien les choses, on peut considérer
l’ensemble comme particulièrement vaseux et peu propice à une restauration de la confiance en nos institutions.
Las, nos institutionnels n’ont de cesse de brailler à qui veut bien l’écouter (personnes enclins à la réflexion s’abstenir) que c’est un travail de fond et une restructuration des équipes d’enquêteurs qui ont permis un résultat aussi spectaculaire. Ma foi, j’ai même été déçu par le show vu qu’ils n’ont pas usés des
moyens qu’ils avaient mis en œuvre pour José B. : hélicoptères, forces d’élites… ils ne manquaient plus qu’un porte-avions bancale et un char d’assaut gouffre à monnaie pour compléter le spectacle.
A présent le militant m’irrite, mon urticaire s’emballe aux frais de la princesse. Pourquoi ? Simplement parce je vois déjà d’ici le procès absurde d’un activiste qui aura sûrement l’outrecuidance de se réclamer d’être prisonnier politique, et que pardessus le marché il se nourrira à nos frais de contribuables blasés des luttes internes avec l’île de beauté.
Attentat des indépendantistes qu’ils ont dits dès la
mort du préfet, mais était-ce réellement leur acte ?
Il m’arrive de me demander si l’on assiste pas juste à une belle bévue de nos services pas si secrets, et que l’on essaye de raccommoder les morceaux à grands frais médiatiques. La fumisterie des idées fumeuses gouvernementales est en soi un humour décalé, tant que l’on est pas pris dans l’engrenage de leurs machinations.
A présent, reste à prouver que le brûlot en la personne de Monsieur C. va permettre d’entraver la marche des indépendantistes insulaires. Après tout, cela a permis de mettre une étiquette « assassins » sur toute personne militant dans un parti s’opposant au gouvernement de la métropole. Cynisme du jeu sur la tête d’un mort, quand tu nous tiens…
Aux petits mots, les grandes manœuvres.
Depuis la phrase peu habile du premier ministre, les vagues ont cessées. La marée aurait-elle retenue les boulettes de Monsieur R. au large des côtes de l’hémicycle ? A moins que l’amoco cadiz politique n’ait annoncé de financer le silence des intervenants
par le passage d’une petite loi quelconque pour offrir un os à ronger à l’opposition. La suite des événements nous le dira.
Après les otages du Liban, les otages de l’airbus,
voici les otages institutionnels. Notre chère nation, haut lieu de la contestation sociale où se croisent nonchalamment énarques en manque de popularité, politiques au parti disloqué, et militants syndicalistes de tous bords, a dorénavant une nouvelle procédure d’intervention : la prise d’otages. En effet, c’est la seule dénomination potentiellement correcte pour définir la paralysie des services de transports, le grippage des procédures
administratives, ou à présent l’annihilation pure et simples d’événements culturels.(Je rappelle que la prise d’otages est punie par les assises à des peines de prison plutôt salées, et que le beurre demi sel fourni par les codétenus pour le soin des hémorroïdes n’aide pas dans ce cas à faire passer le cholestérol
de l’addition.) Les intermittents du spectacles sont-ils si peu éclairés sur les conséquences de tels agissements ? Je constate avec effarement que leurs guides n’ont de lueur de génie que dans les personnages qu’ils campent au cinéma ou au théâtre.
S’ils désirent se mettre à dos une population de personnes lassées d’être lésés par les contestations, rien n’est plus aisé : annulez tous les spectacles, et par conséquent réduisez à néant vos propres revenus. Cornélien comme choix, non ?
Je vous suggère malgré tout une autre méthode, car finalement militer pour conserver des droits et des avantages ne m’a jamais offusqué (tant que je n’y trouve pas sur ma fiche de paie le règlement de la différence financière) : Bloquez les guichets pour rendre gratuits les spectacles, préparez des programmes des événements avec en addenum un tract clair expliquant le pourquoi de la contestation, et même démontrez clairement votre bonne volonté non pas en saccageant mais en montant justement des fêtes
populaires de votre propre chef. La vindicte n’est utile que lorsqu’elle est soutenue par l’opinion…
Caillou – obus : match en cours de jugement
La paix est-elle enfin une réalité en Palestine ? L’intifada a-t-elle portée ses fruits ? Je suis aujourd’hui dubitatif. Certes, le retrait des troupes des colonies se fait lentement mais sûrement, on n’entend plus la canonnade sur les territoires
occupés, mais pour combien de temps ? Peut-on croire que l’accord va supporter la pression des intégristes des deux camps ? La prière semble pour l’instant le refuge idéal des parties adversaires, et chacun espère que l’autre fera la première faute pour pouvoir lui reprocher. C’est un peu la situation de deux soldats se tenant en joue, prêts à tirer au moindre regard menaçant de l’autre, quitte à s’entre-tuer comme deux imbéciles. Faites que personne ne gâchera cette occasion par un geste déraisonné…
En toute bonne foi, il y a là une poudrière que nul ne renie, mais que tout le monde couve du regard, car elle sera la prise de température de la diplomatie américaine. Si cela échoue, les américains avec Bush en tête seront fustigés pour ne pas avoir su donner toutes les garanties de réussite, et si le tout se
termine sans hémorragie généralisée, alors la bannière étoilée se targuera d’un succès retentissant dans leur gestion du monde, ceci n’amenant rien de bon sur leur conviction interventionniste.
Y a-t-il une solution intermédiaire, où les juifs et les arabes s’accorderaient pour dire aux USA « merci, mais l’on se débrouillera sans vous » ?
Malheureusement pas pour l’instant. Tous nous savons Israël empli de capitaux américains, et personne ne peut envisager la perte d’une telle manne financière. Quant aux arabes, eux n’ont d’autre solution que de se battre et de ne pas baisser les bras. Peut-être pourront-ils enfin récupérer leurs biens. Cela ne fait
pas si longtemps qu’ils ont étés expulsés… tout juste 50 ans et des poussières…
Fin de la chronique du jour.
Au plaisir d’envoyer la prochaine.
Lecteurs, lectrices,
C’est avec un certain amusement que je décortique les informations apparaissant sur mon écran de manière sporadique, avec une similitude amusante avec les répliques irakiennes aux tirs américains. Chose étrange, les lueurs des DCA n’ont pas la luminosité des bêtises que nos compatriotes arrivent à nous
fournir, et ce malgré tous les efforts qu’ont pu produire les ingénieurs de CNN. Comme quoi le talent français pour l’humour décalé et involontaire n’a de cesse de se vérifier.
Qualification au concours de l’arrestation la plus ridicule.
« Ils le tiennent ! » s’écria Monsieur Nicolas S. en apprenant la mise sous les verrous de monsieur Yvan C. hier. Ce fut probablement un pur moment de gloire lorsqu’enfin ils fermèrent sur l’activiste corse les portes du pénitencier (sans pousser la chansonnette pour autant). Serait-on devenus performants dans les
services de renseignements ? Se serait-on découverts des compétences inconnues jusqu’alors ? Le doute m’habite, tant je trouve étrange qu’il ait été cueilli comme une olive verte sur son arbre, c’est-à-dire à la terrasse d’un café. Fumisterie politique tant elle tombe bien juste au moment d’un vote crucial ou bien hasard faisant bien les choses, on peut considérer
l’ensemble comme particulièrement vaseux et peu propice à une restauration de la confiance en nos institutions.
Las, nos institutionnels n’ont de cesse de brailler à qui veut bien l’écouter (personnes enclins à la réflexion s’abstenir) que c’est un travail de fond et une restructuration des équipes d’enquêteurs qui ont permis un résultat aussi spectaculaire. Ma foi, j’ai même été déçu par le show vu qu’ils n’ont pas usés des
moyens qu’ils avaient mis en œuvre pour José B. : hélicoptères, forces d’élites… ils ne manquaient plus qu’un porte-avions bancale et un char d’assaut gouffre à monnaie pour compléter le spectacle.
A présent le militant m’irrite, mon urticaire s’emballe aux frais de la princesse. Pourquoi ? Simplement parce je vois déjà d’ici le procès absurde d’un activiste qui aura sûrement l’outrecuidance de se réclamer d’être prisonnier politique, et que pardessus le marché il se nourrira à nos frais de contribuables blasés des luttes internes avec l’île de beauté.
Attentat des indépendantistes qu’ils ont dits dès la
mort du préfet, mais était-ce réellement leur acte ?
Il m’arrive de me demander si l’on assiste pas juste à une belle bévue de nos services pas si secrets, et que l’on essaye de raccommoder les morceaux à grands frais médiatiques. La fumisterie des idées fumeuses gouvernementales est en soi un humour décalé, tant que l’on est pas pris dans l’engrenage de leurs machinations.
A présent, reste à prouver que le brûlot en la personne de Monsieur C. va permettre d’entraver la marche des indépendantistes insulaires. Après tout, cela a permis de mettre une étiquette « assassins » sur toute personne militant dans un parti s’opposant au gouvernement de la métropole. Cynisme du jeu sur la tête d’un mort, quand tu nous tiens…
Aux petits mots, les grandes manœuvres.
Depuis la phrase peu habile du premier ministre, les vagues ont cessées. La marée aurait-elle retenue les boulettes de Monsieur R. au large des côtes de l’hémicycle ? A moins que l’amoco cadiz politique n’ait annoncé de financer le silence des intervenants
par le passage d’une petite loi quelconque pour offrir un os à ronger à l’opposition. La suite des événements nous le dira.
Après les otages du Liban, les otages de l’airbus,
voici les otages institutionnels. Notre chère nation, haut lieu de la contestation sociale où se croisent nonchalamment énarques en manque de popularité, politiques au parti disloqué, et militants syndicalistes de tous bords, a dorénavant une nouvelle procédure d’intervention : la prise d’otages. En effet, c’est la seule dénomination potentiellement correcte pour définir la paralysie des services de transports, le grippage des procédures
administratives, ou à présent l’annihilation pure et simples d’événements culturels.(Je rappelle que la prise d’otages est punie par les assises à des peines de prison plutôt salées, et que le beurre demi sel fourni par les codétenus pour le soin des hémorroïdes n’aide pas dans ce cas à faire passer le cholestérol
de l’addition.) Les intermittents du spectacles sont-ils si peu éclairés sur les conséquences de tels agissements ? Je constate avec effarement que leurs guides n’ont de lueur de génie que dans les personnages qu’ils campent au cinéma ou au théâtre.
S’ils désirent se mettre à dos une population de personnes lassées d’être lésés par les contestations, rien n’est plus aisé : annulez tous les spectacles, et par conséquent réduisez à néant vos propres revenus. Cornélien comme choix, non ?
Je vous suggère malgré tout une autre méthode, car finalement militer pour conserver des droits et des avantages ne m’a jamais offusqué (tant que je n’y trouve pas sur ma fiche de paie le règlement de la différence financière) : Bloquez les guichets pour rendre gratuits les spectacles, préparez des programmes des événements avec en addenum un tract clair expliquant le pourquoi de la contestation, et même démontrez clairement votre bonne volonté non pas en saccageant mais en montant justement des fêtes
populaires de votre propre chef. La vindicte n’est utile que lorsqu’elle est soutenue par l’opinion…
Caillou – obus : match en cours de jugement
La paix est-elle enfin une réalité en Palestine ? L’intifada a-t-elle portée ses fruits ? Je suis aujourd’hui dubitatif. Certes, le retrait des troupes des colonies se fait lentement mais sûrement, on n’entend plus la canonnade sur les territoires
occupés, mais pour combien de temps ? Peut-on croire que l’accord va supporter la pression des intégristes des deux camps ? La prière semble pour l’instant le refuge idéal des parties adversaires, et chacun espère que l’autre fera la première faute pour pouvoir lui reprocher. C’est un peu la situation de deux soldats se tenant en joue, prêts à tirer au moindre regard menaçant de l’autre, quitte à s’entre-tuer comme deux imbéciles. Faites que personne ne gâchera cette occasion par un geste déraisonné…
En toute bonne foi, il y a là une poudrière que nul ne renie, mais que tout le monde couve du regard, car elle sera la prise de température de la diplomatie américaine. Si cela échoue, les américains avec Bush en tête seront fustigés pour ne pas avoir su donner toutes les garanties de réussite, et si le tout se
termine sans hémorragie généralisée, alors la bannière étoilée se targuera d’un succès retentissant dans leur gestion du monde, ceci n’amenant rien de bon sur leur conviction interventionniste.
Y a-t-il une solution intermédiaire, où les juifs et les arabes s’accorderaient pour dire aux USA « merci, mais l’on se débrouillera sans vous » ?
Malheureusement pas pour l’instant. Tous nous savons Israël empli de capitaux américains, et personne ne peut envisager la perte d’une telle manne financière. Quant aux arabes, eux n’ont d’autre solution que de se battre et de ne pas baisser les bras. Peut-être pourront-ils enfin récupérer leurs biens. Cela ne fait
pas si longtemps qu’ils ont étés expulsés… tout juste 50 ans et des poussières…
Fin de la chronique du jour.
Au plaisir d’envoyer la prochaine.
Chronique du temps présent : le 09/07/2003
Un cowboy à la maternelle.
La tournée de G. Bush (que nous appellerons Junior eut égard à son cher père) sur le continent africain ressemble à s’y méprendre à la tournée d’inspection d’un instituteur au milieu d’une classe de bambins agités : un compliment par ci, un bon point par là, au piquet pour les trouble-fête, juste de quoi redorer l’aigle emblématique dans sa gestion de ses relations avec le continent africain. Hélas, l’acceptation tacite des faits et gestes de junior provoque sûrement une vague de protestations silencieuse : en effet, qui peut tolérer qu’un pays enclin à la mise en place d’une dictature monétaire se fasse juge de paix là où il n’a pas lieu d’intervenir ? Bien entendu, le grand épouvantail du terrorisme est une fois de plus agité en tout sens, simplement pour remettre dans le contexte les raisons du passage du chef d’état américain, et bien entendu justifier l’apport de fonds conséquents à ses appuis politiques. Ceci étant, le non financement des états ayant refusé de prendre fait et cause pour les USA durant le conflit irakien apparaît comme saugrenu : on pourrait assimiler cela à de l’incitation à la débauche morale. Les résultats de ces agissements seront malheureusement constatés après la fin du règne de Junior.
737 mon amour. (chanson du Soudan)
L’aviation civile est un ensemble d’intervenants hétérogènes, pas forcément prêts à collaborer entres eux pour le bien-être des passagers. Actuellement, on sait pertinemment que la course aux bénéfices incluse une réduction drastique des coûts. Doit-on à ce chemin miné la dernière catastrophe aérienne survenue hier ? Le miraculé du jour et par ailleurs seul survivant du crash pourra prétendre dans une vingtaine d’années avoir eu le coup de chance de sa vie, mais au final peu ou pas de responsables seront désignés après enquête. Qui admettrait avoir réduit les frais d’entretien, ou d’avoir purement et simplement omis la révision d’un avion avec à la clé des dizaines de morts ? Personne. Chère familles des disparus, espérons que vous saurez faire entendre votre voix.
Un bateau coule, le petit peuple trinque.
Bangladesh, des centaines de disparus, et un navire qui, une fois de plus, a été victime de la pauvreté d’un pays du quart monde. Apparemment, c’est encore et toujours la surcharge qui est à l’origine du carnage. Qui doit-on blâmer ? Certains diront que c’est l’irresponsabilité des armateurs, d’autres clameront que c’est le destin, pour ma part la démarche est plus pragmatique : tant que l’on fera de ces pays des dépotoirs, des pays en voie de développement, et que l’on se refusera de leur donner une chance de progresser, la précarité et le besoin de se déplacer auront des actions dans les pompes funèbres. L’équité économique est une utopie, l’aide à ne serait-ce que l’instauration de voies maritimes ou terrestres décentes sont réalisables. Plus de kilomètres de bitumes et moins de canons... c’est jouable ?
Ils se sont aimés, ils se sont mariés et ils
divorcent.
Les statisticiens sont formels : le divorce fait recette en France, et une réforme est souhaitée par le gouvernement pour faciliter la démarche. L’idée peut paraître intéressante pour désengorger les tribunaux de ces procédures, mais n’en viendrait-on pas au Mariage minute puis au divorce minutes à l’américaine (vu notamment à Las Vegas avec une église de mariage basée dans un drive-in de fast food)...
Tous mes voeux aux nouveaux couples, et surtout aux divorcés un peu de décence et de réflexion.
Reprise du match Palestine Israël : la mi-temps n’aurapas durée.
Et c’est reparti pour les attentats et les représailles, et j’avoue ne pas avoir été étonné de ce
demi-échec. Pour l’instant, tous parlent d’escarmouches ne remettant pas en cause l’ensemble du
plan, mais à grippage léger mécanique démolie (comme un peu de sucre dans le réservoir d’une voiture).
Sur ce merci de votre lecture.
Un cowboy à la maternelle.
La tournée de G. Bush (que nous appellerons Junior eut égard à son cher père) sur le continent africain ressemble à s’y méprendre à la tournée d’inspection d’un instituteur au milieu d’une classe de bambins agités : un compliment par ci, un bon point par là, au piquet pour les trouble-fête, juste de quoi redorer l’aigle emblématique dans sa gestion de ses relations avec le continent africain. Hélas, l’acceptation tacite des faits et gestes de junior provoque sûrement une vague de protestations silencieuse : en effet, qui peut tolérer qu’un pays enclin à la mise en place d’une dictature monétaire se fasse juge de paix là où il n’a pas lieu d’intervenir ? Bien entendu, le grand épouvantail du terrorisme est une fois de plus agité en tout sens, simplement pour remettre dans le contexte les raisons du passage du chef d’état américain, et bien entendu justifier l’apport de fonds conséquents à ses appuis politiques. Ceci étant, le non financement des états ayant refusé de prendre fait et cause pour les USA durant le conflit irakien apparaît comme saugrenu : on pourrait assimiler cela à de l’incitation à la débauche morale. Les résultats de ces agissements seront malheureusement constatés après la fin du règne de Junior.
737 mon amour. (chanson du Soudan)
L’aviation civile est un ensemble d’intervenants hétérogènes, pas forcément prêts à collaborer entres eux pour le bien-être des passagers. Actuellement, on sait pertinemment que la course aux bénéfices incluse une réduction drastique des coûts. Doit-on à ce chemin miné la dernière catastrophe aérienne survenue hier ? Le miraculé du jour et par ailleurs seul survivant du crash pourra prétendre dans une vingtaine d’années avoir eu le coup de chance de sa vie, mais au final peu ou pas de responsables seront désignés après enquête. Qui admettrait avoir réduit les frais d’entretien, ou d’avoir purement et simplement omis la révision d’un avion avec à la clé des dizaines de morts ? Personne. Chère familles des disparus, espérons que vous saurez faire entendre votre voix.
Un bateau coule, le petit peuple trinque.
Bangladesh, des centaines de disparus, et un navire qui, une fois de plus, a été victime de la pauvreté d’un pays du quart monde. Apparemment, c’est encore et toujours la surcharge qui est à l’origine du carnage. Qui doit-on blâmer ? Certains diront que c’est l’irresponsabilité des armateurs, d’autres clameront que c’est le destin, pour ma part la démarche est plus pragmatique : tant que l’on fera de ces pays des dépotoirs, des pays en voie de développement, et que l’on se refusera de leur donner une chance de progresser, la précarité et le besoin de se déplacer auront des actions dans les pompes funèbres. L’équité économique est une utopie, l’aide à ne serait-ce que l’instauration de voies maritimes ou terrestres décentes sont réalisables. Plus de kilomètres de bitumes et moins de canons... c’est jouable ?
Ils se sont aimés, ils se sont mariés et ils
divorcent.
Les statisticiens sont formels : le divorce fait recette en France, et une réforme est souhaitée par le gouvernement pour faciliter la démarche. L’idée peut paraître intéressante pour désengorger les tribunaux de ces procédures, mais n’en viendrait-on pas au Mariage minute puis au divorce minutes à l’américaine (vu notamment à Las Vegas avec une église de mariage basée dans un drive-in de fast food)...
Tous mes voeux aux nouveaux couples, et surtout aux divorcés un peu de décence et de réflexion.
Reprise du match Palestine Israël : la mi-temps n’aurapas durée.
Et c’est reparti pour les attentats et les représailles, et j’avoue ne pas avoir été étonné de ce
demi-échec. Pour l’instant, tous parlent d’escarmouches ne remettant pas en cause l’ensemble du
plan, mais à grippage léger mécanique démolie (comme un peu de sucre dans le réservoir d’une voiture).
Sur ce merci de votre lecture.
La Chronique du 15/07/2003 :
Dialogue de sourds : Encore une aubaine pour la CPAM.
L’allocution de notre cher Président fut assez étrange : Est-ce dans une volonté d’apaisement ou bien dans le but de pratiquer la langue de bois qu’il a répété inlassablement les idées de conciliation et de dialogue ? Il ne renie en rien la politique de son gouvernement, et pourtant la suggestion d’ouvrir des discussions avec les acteurs des dernières crises sociales semble plus tenir de l’espoir que des faits. A partir de là, admettons que ces forums sur les réformes se fassent : qui écouterait qui, et surtout qu’est-ce que notre société pourrait en tirer ? Pas grand chose dans le fond étant donné que tous souhaitent conserver des acquis ingérables économiquement, et que bien entendu secouer un cocotier comme celui des retraites revient à espérer voir tomber les noix sur la base du crâne. La surdité survient rapidement lorsque les intérêts divergent, en particulier pour les secteurs d’activités qui sont pour ainsi dire mono-polaires (services publics ou milieu des artistes). Messieurs de la CPAM, préparez-vous à des demandes de prise en charges des SONOTONES, cela ne saurait trop tarder. (Qui sait ? Cela pourrait faire entendre raison à certains partenaires peu soucieux de ce qui se passe autour d’eux).
Vélocité et vélocipède : la caméra choisit la voie du sang.
Dieu que la caméra est cruelle quand elle fixe sur les tubes cathodiques les détails d’une chute grave qui aurait pu finir au cimetière ! C’est tout de même ahurissant de suivre dans les moindres détails les dégâts faits sur le corps d’un sportif de haut niveau, sous prétexte de sa position au classement d’un tour de France sur médiatisé. L’impression que cet événement laisse est une sensation amère. L’arrière-goût désagréable tient essentiellement du fait que l’on ne fait aucun cas du cycliste lui-même, des risques pris (même s’il faut admettre que c’est tout à fait volontaire) et que la course à la performance mène aussi à la destruction corporelle sévère. Messieurs les organisateurs, faites-vous aussi un peu censeurs, ne serait-ce que pour rappeler que nous n’avons pas à exploiter les douleurs d’un homme en lieu et place d’exploits sportifs. Pour ceux qui ne
tournent pas autour d’une seringue hypodermique, je salue l’effort difficile de faire ce tour par ces chaleurs estivales.
Courage messieurs les maîtres de l’asphalte pédalé !
Réunion mondiale sur le SIDA : des pilules pour les uns, des préservatifs usagés pour les autres.
Il est outrageant d’entendre les propos tenus par certaines personnes présentes à cette immense réunion, où tous les acteurs de la santé publique mondiale sont venus débattre des moyens d’action contre le fléau SIDA. C’est tout de même culotté d’oser affirmer que l’Afrique a besoin de médicaments, comme si nous étions ignorants de la situation sanitaire du continent ! Au préalable, il serait judicieux de libérer la production des médicaments du carcan des brevets, car tout laboratoire qui se respecte maintient ses bénéfices par la vente de ces dits solutions, chose que ne peuvent acquérir les pays en voie de développement. Certes, certains sont sincères, leurs colères sont légitimes, mais un géant de fer contre un pot de terre ébréché, nous connaissons tous le résultat...
Moyen Orient : La bombe reprend son compte à rebours.
Une fois de plus la provocation répond à la provocation, et chaque clan semble bien décidé à
saboter à tout prix le fragile (pour ne pas dire inutile) énième processus de paix. Aucune volonté
affirmée d’en finir avec les massacres ne prend le dessus, alors par pitié messieurs les propagandistes, cessez de nous prendre pour des enfants : nous savons plus ou moins que personne n’est pour, que tous nous avons nos petits intérêts financiers et politiques dans ces dossiers épineux. Un peu de franchise que diable !
Irak : Quand mon camion fait Boum! (in memory of C.Trenet)
La phase la plus terrible de l’opération américaine dans le désert irakien est bien embrayée. Souffrez pauvres fous de n’avoir pas su comprendre que l’on vous a laissé entrer droit dans les bras d’une guérilla fort bien organisée, et qui plus est soutenue par le peuple. Vous allez faire d’une dictature une anarchie complète et violente! mes félicitations !!!
Dialogue de sourds : Encore une aubaine pour la CPAM.
L’allocution de notre cher Président fut assez étrange : Est-ce dans une volonté d’apaisement ou bien dans le but de pratiquer la langue de bois qu’il a répété inlassablement les idées de conciliation et de dialogue ? Il ne renie en rien la politique de son gouvernement, et pourtant la suggestion d’ouvrir des discussions avec les acteurs des dernières crises sociales semble plus tenir de l’espoir que des faits. A partir de là, admettons que ces forums sur les réformes se fassent : qui écouterait qui, et surtout qu’est-ce que notre société pourrait en tirer ? Pas grand chose dans le fond étant donné que tous souhaitent conserver des acquis ingérables économiquement, et que bien entendu secouer un cocotier comme celui des retraites revient à espérer voir tomber les noix sur la base du crâne. La surdité survient rapidement lorsque les intérêts divergent, en particulier pour les secteurs d’activités qui sont pour ainsi dire mono-polaires (services publics ou milieu des artistes). Messieurs de la CPAM, préparez-vous à des demandes de prise en charges des SONOTONES, cela ne saurait trop tarder. (Qui sait ? Cela pourrait faire entendre raison à certains partenaires peu soucieux de ce qui se passe autour d’eux).
Vélocité et vélocipède : la caméra choisit la voie du sang.
Dieu que la caméra est cruelle quand elle fixe sur les tubes cathodiques les détails d’une chute grave qui aurait pu finir au cimetière ! C’est tout de même ahurissant de suivre dans les moindres détails les dégâts faits sur le corps d’un sportif de haut niveau, sous prétexte de sa position au classement d’un tour de France sur médiatisé. L’impression que cet événement laisse est une sensation amère. L’arrière-goût désagréable tient essentiellement du fait que l’on ne fait aucun cas du cycliste lui-même, des risques pris (même s’il faut admettre que c’est tout à fait volontaire) et que la course à la performance mène aussi à la destruction corporelle sévère. Messieurs les organisateurs, faites-vous aussi un peu censeurs, ne serait-ce que pour rappeler que nous n’avons pas à exploiter les douleurs d’un homme en lieu et place d’exploits sportifs. Pour ceux qui ne
tournent pas autour d’une seringue hypodermique, je salue l’effort difficile de faire ce tour par ces chaleurs estivales.
Courage messieurs les maîtres de l’asphalte pédalé !
Réunion mondiale sur le SIDA : des pilules pour les uns, des préservatifs usagés pour les autres.
Il est outrageant d’entendre les propos tenus par certaines personnes présentes à cette immense réunion, où tous les acteurs de la santé publique mondiale sont venus débattre des moyens d’action contre le fléau SIDA. C’est tout de même culotté d’oser affirmer que l’Afrique a besoin de médicaments, comme si nous étions ignorants de la situation sanitaire du continent ! Au préalable, il serait judicieux de libérer la production des médicaments du carcan des brevets, car tout laboratoire qui se respecte maintient ses bénéfices par la vente de ces dits solutions, chose que ne peuvent acquérir les pays en voie de développement. Certes, certains sont sincères, leurs colères sont légitimes, mais un géant de fer contre un pot de terre ébréché, nous connaissons tous le résultat...
Moyen Orient : La bombe reprend son compte à rebours.
Une fois de plus la provocation répond à la provocation, et chaque clan semble bien décidé à
saboter à tout prix le fragile (pour ne pas dire inutile) énième processus de paix. Aucune volonté
affirmée d’en finir avec les massacres ne prend le dessus, alors par pitié messieurs les propagandistes, cessez de nous prendre pour des enfants : nous savons plus ou moins que personne n’est pour, que tous nous avons nos petits intérêts financiers et politiques dans ces dossiers épineux. Un peu de franchise que diable !
Irak : Quand mon camion fait Boum! (in memory of C.Trenet)
La phase la plus terrible de l’opération américaine dans le désert irakien est bien embrayée. Souffrez pauvres fous de n’avoir pas su comprendre que l’on vous a laissé entrer droit dans les bras d’une guérilla fort bien organisée, et qui plus est soutenue par le peuple. Vous allez faire d’une dictature une anarchie complète et violente! mes félicitations !!!
Chronique du temps présent du 16/07/03 :
Guerre en Irak : Les croques-morts se régalent.
Ca y est, c’est officiel, le nombre de soldats perdus en Irak dépasse celui de la guerre du Golfe. Serait-on face à un juste retour des choses ? Pour mémoire, le premier conflit s’était contenté de transformer les
territoires en immenses champs de cratères, et ce dans la peur panique d’une riposte des forces de S.Hussein. A présent, les troupes sont de plein pieds au milieu des locaux, d’une guérilla experte dans l’action de
pression, et le décompte des morts ne fait que commencer. Bien malgré lui, G.Bush semble répéter les erreurs du président Johnson à l’époque du Vietnam : des messages bienveillants, une réussite rapide et inconditionnelle, et qui a finie en débâcle infamante à Saigon. Encore un petit effort et les troupes de la bannière étoilée pourront aligner leurs hélicoptères abattus au milieu du désert (7000 furent perdus pendant le conflit en Asie). L’Histoire a le sens de l’humour, puisqu’elle offre un nouvel échec lattent aux dirigeants américains, et ce dans des conditions
particulièrement similaires. Le bon droit n’ayant plus lieu d’être cité dans les discours officiels, bienvenue l’ère de la junte militaire à peine déguisée.
Une industrie cependant va se régaler : celle des inhumations. Et si nous vendions nos excédents de sapins arrachés pendant la tempête de 99 pour en faire de jolies boîtes ?
Tempête en France : hécatombe et critiques inutiles.
Quatre morts : c’est le bilan encore provisoire des personnes qui ont perdus la vie la nuit dernière sous les rafales de vent et de grêle. De ci de là l’on entend déjà gronder les gens, fustigeant la météo nationale pour son incompétence, déclarant que les organismes censés gérer les situations de crises n’ont pas étés à la hauteur. Je tiens à rappeler tout de même à ces esprits chagrins que d’une part la météorologie n’est malheureusement pas une science exacte, et que deuxièmement qu’avec toute la bonne volonté du monde aucun état n’aurait été capable d’évacuer toutes les personnes menacées. Peut-on décemment envisager de déplacer plusieurs dizaines de milliers d’habitants en quelques heures ? Il faut tout de suite arrêter le fantasme et remettre les choses un peu à un niveau plus humain. Tous nous déplorons les dégâts, les blessés et les décédés, mais il serait aussi temps de songer à se prendre en mains et à ne pas tenter de prendre en défauts les autres dès que les éléments se déchaînent. Simplement, j’espère également que les indemnisations seront plus rapides et plus efficaces qu’auparavant... (voeu pieu une fois de
plus...)
Au armes citoyens, passez pour des idiots !
Ce serait peut-être une nouvelle version de la Marseillaise à proposer à nos compatriotes italiens depuis le début de scandale qui se profile à
l’horizon. En effet, une annonce fut explosive : Les services secrets Transalpins auraient fournis des documents relatifs au nucléaire irakien, servant alors de justification à l’action Américaine. De là à dire que nous avons là une nouvelle bourde de personnes cherchant à tout prix une bonne raison pour intervenir, il n’y a qu’un pas. S.Berlusconi va-t-il
alors désavouer ses offices de renseignements en déclarant qu’il y a eu dissimulation et modification de documents ? J’en doute fort, et d’ailleurs pourquoi le ferait-il ? Qui dit secret dit spéculations, et
tous vont alors arguer de la méconnaissance des faits aux profits des conjectures. Plusieurs centaines de morts sur une conjecture, cela fait tout de même cher du cadavre. Le plus absurde, c’est qu’il n’y aurait eu
aucun contrôle des dires et informations remises aux USA. La NSA et la CIA seraient donc patauds et incompétents ? allons bon...
L’affaire Shevaun : Le web dans la ligne de mire.
Qu’il est désolant de constater qu’une fois de plus l’on essaye de diaboliser les moyens de communications tels que l’internet ! Son retour au bercail est une nouvelle rassurante, mais l’on oublie un peu rapidement les conditions et les résultats : une fillette discute avec un homme passablement plus âgé, celui-ci fugue avec elle, puis ils se rendent. J’aimerais que l’on fasse apparaître le rôle des parents de l’enfant dans le scénario. Personnellement, il me semble judicieux de dire que ce sont eux qui doivent être censeurs dès le départ, et non attaquer ensuite le média. Les journaux sont tout aussi insidieux et dangereux, car tout parti a sa feuille de chou prête à être remise à n’importe quel adolescent en mal d’identification. Bien sûr, l’internet regroupe toutes les mouvances et folies de notre monde, mais depuis quand une fille de 12 ans a-t-elle l’expérience requise pour juger du bien et du mal ? Ne faisons pas de procès aux forums de discussions et autres tchats, attaquons nous à la déresponsabilisation des parents
qui cèdent alors des médias à des mains inexpérimentés et qui plus est des esprits malléables.
T20, AZT, RU486... A quand des termes compréhensibles ?
Depuis l’ouverture de la conférence mondiale sur le SIDA, tous n’ont que T20 aux lèvres : T20 par ci, T20 par là. Qui sait parmi nous ce que le T20 a pour propriétés thérapeutiques ou même comme forme de médicament ? On nous donne l’information en déclarant le produit efficace et même donnant un espoir aux malades. Si tel est le cas, alors merci la science,
mais je suppose que tous nous aimerions savoir de quoi il en retourne réellement. Peu parlent des contraintes, des effets secondaires, des risques sur la durée de l’absorption de ces produits. Par exemple,
une pilule anti stérilité a été retirée de la vente pour ses effets secondaires dévastateurs, provoquant ainsi la mort de plusieurs consommatrices. La médecine n’est pas un art obscur, c’est également savoir dialoguer avec les patients, et à fortiori les malades potentiellement utilisateurs de ces remèdes. Le miracle de la science ne doit pas effacer la qualité des humains qui l’emploient.
Guerre en Irak : Les croques-morts se régalent.
Ca y est, c’est officiel, le nombre de soldats perdus en Irak dépasse celui de la guerre du Golfe. Serait-on face à un juste retour des choses ? Pour mémoire, le premier conflit s’était contenté de transformer les
territoires en immenses champs de cratères, et ce dans la peur panique d’une riposte des forces de S.Hussein. A présent, les troupes sont de plein pieds au milieu des locaux, d’une guérilla experte dans l’action de
pression, et le décompte des morts ne fait que commencer. Bien malgré lui, G.Bush semble répéter les erreurs du président Johnson à l’époque du Vietnam : des messages bienveillants, une réussite rapide et inconditionnelle, et qui a finie en débâcle infamante à Saigon. Encore un petit effort et les troupes de la bannière étoilée pourront aligner leurs hélicoptères abattus au milieu du désert (7000 furent perdus pendant le conflit en Asie). L’Histoire a le sens de l’humour, puisqu’elle offre un nouvel échec lattent aux dirigeants américains, et ce dans des conditions
particulièrement similaires. Le bon droit n’ayant plus lieu d’être cité dans les discours officiels, bienvenue l’ère de la junte militaire à peine déguisée.
Une industrie cependant va se régaler : celle des inhumations. Et si nous vendions nos excédents de sapins arrachés pendant la tempête de 99 pour en faire de jolies boîtes ?
Tempête en France : hécatombe et critiques inutiles.
Quatre morts : c’est le bilan encore provisoire des personnes qui ont perdus la vie la nuit dernière sous les rafales de vent et de grêle. De ci de là l’on entend déjà gronder les gens, fustigeant la météo nationale pour son incompétence, déclarant que les organismes censés gérer les situations de crises n’ont pas étés à la hauteur. Je tiens à rappeler tout de même à ces esprits chagrins que d’une part la météorologie n’est malheureusement pas une science exacte, et que deuxièmement qu’avec toute la bonne volonté du monde aucun état n’aurait été capable d’évacuer toutes les personnes menacées. Peut-on décemment envisager de déplacer plusieurs dizaines de milliers d’habitants en quelques heures ? Il faut tout de suite arrêter le fantasme et remettre les choses un peu à un niveau plus humain. Tous nous déplorons les dégâts, les blessés et les décédés, mais il serait aussi temps de songer à se prendre en mains et à ne pas tenter de prendre en défauts les autres dès que les éléments se déchaînent. Simplement, j’espère également que les indemnisations seront plus rapides et plus efficaces qu’auparavant... (voeu pieu une fois de
plus...)
Au armes citoyens, passez pour des idiots !
Ce serait peut-être une nouvelle version de la Marseillaise à proposer à nos compatriotes italiens depuis le début de scandale qui se profile à
l’horizon. En effet, une annonce fut explosive : Les services secrets Transalpins auraient fournis des documents relatifs au nucléaire irakien, servant alors de justification à l’action Américaine. De là à dire que nous avons là une nouvelle bourde de personnes cherchant à tout prix une bonne raison pour intervenir, il n’y a qu’un pas. S.Berlusconi va-t-il
alors désavouer ses offices de renseignements en déclarant qu’il y a eu dissimulation et modification de documents ? J’en doute fort, et d’ailleurs pourquoi le ferait-il ? Qui dit secret dit spéculations, et
tous vont alors arguer de la méconnaissance des faits aux profits des conjectures. Plusieurs centaines de morts sur une conjecture, cela fait tout de même cher du cadavre. Le plus absurde, c’est qu’il n’y aurait eu
aucun contrôle des dires et informations remises aux USA. La NSA et la CIA seraient donc patauds et incompétents ? allons bon...
L’affaire Shevaun : Le web dans la ligne de mire.
Qu’il est désolant de constater qu’une fois de plus l’on essaye de diaboliser les moyens de communications tels que l’internet ! Son retour au bercail est une nouvelle rassurante, mais l’on oublie un peu rapidement les conditions et les résultats : une fillette discute avec un homme passablement plus âgé, celui-ci fugue avec elle, puis ils se rendent. J’aimerais que l’on fasse apparaître le rôle des parents de l’enfant dans le scénario. Personnellement, il me semble judicieux de dire que ce sont eux qui doivent être censeurs dès le départ, et non attaquer ensuite le média. Les journaux sont tout aussi insidieux et dangereux, car tout parti a sa feuille de chou prête à être remise à n’importe quel adolescent en mal d’identification. Bien sûr, l’internet regroupe toutes les mouvances et folies de notre monde, mais depuis quand une fille de 12 ans a-t-elle l’expérience requise pour juger du bien et du mal ? Ne faisons pas de procès aux forums de discussions et autres tchats, attaquons nous à la déresponsabilisation des parents
qui cèdent alors des médias à des mains inexpérimentés et qui plus est des esprits malléables.
T20, AZT, RU486... A quand des termes compréhensibles ?
Depuis l’ouverture de la conférence mondiale sur le SIDA, tous n’ont que T20 aux lèvres : T20 par ci, T20 par là. Qui sait parmi nous ce que le T20 a pour propriétés thérapeutiques ou même comme forme de médicament ? On nous donne l’information en déclarant le produit efficace et même donnant un espoir aux malades. Si tel est le cas, alors merci la science,
mais je suppose que tous nous aimerions savoir de quoi il en retourne réellement. Peu parlent des contraintes, des effets secondaires, des risques sur la durée de l’absorption de ces produits. Par exemple,
une pilule anti stérilité a été retirée de la vente pour ses effets secondaires dévastateurs, provoquant ainsi la mort de plusieurs consommatrices. La médecine n’est pas un art obscur, c’est également savoir dialoguer avec les patients, et à fortiori les malades potentiellement utilisateurs de ces remèdes. Le miracle de la science ne doit pas effacer la qualité des humains qui l’emploient.
Chronique du 18/07/2003 :
Auto-congratulations des nouveaux dictateurs de l’Irak.
Avec sa tournée dans le monde, T.Blair a fait un petit détour par le congrès américain. Là, une fois la présentation du personnage faite à ces messieurs, celui-ci n’a pas abordé une seule fois le scandale du mensonge sur l’équipement de S.Hussein, et s’est contenté de tourner autour des poncifs du rétablissement de la sécurité et de l’ordre dans le nouvel état fantoche. En fin d’allocution, les mains se sont mises à battre la mesure, saluant dans une splendide ovation digne d’une pièce de théâtre la prestation du prime minister anglais. Que c’est beau de voir un tel battage, une telle fumisterie dans une situation pareille ! A ce niveau l’on passe au grand art, et en dehors de quelques grandes plumes et
regards aiguisés du septième art (ou du théâtre une fois de plus), il serait difficile de faire aussi bien en terme de mise en scène. Et si l’on mettait en place une récompense pour la plus grande arnaque politique de l’année ? Même les navets du cinéma et les films X ont leur propre festival de Cannes.
La fin du remboursement de 84 médicaments : un verred’eau pour écoper un gouffre.
On nous parle de plusieurs milliards d’euros engloutis dans le néant de notre système de sécurité sociale, et là peau de chagrin, on retire 70 millions de dépense publique. De deux choses l’une, soit nous ne savons pas compter auquel cas je vous prie messieurs les législateurs de bien vouloir me donner vos nouvelles règles de calcul, soit l’on nous prend pour des imbéciles. Le fossé économique de notre dispositif de remboursement vient d’un nombre incalculable de faits difficiles à maîtriser, dont entres autres la sur médicalisation, l’inconscience collective dépensant des fortunes en pure perte, une administration bien trop lourde et obèse, ainsi qu’une bêtise générale tendant à faire croire qu’une seule caisse est capable de tout absorber. Enfin, ne critiquons pas ce premier pas, Amstrong en avait autant sur la Lune. (quoique... l’exemple est peut-être malvenu étant donné que l’on a abandonné les missions lunaires!)
Incendies de forêts en France : la rengaine du portefeuille.
9000. Le nombre semble dément, mais c’est bien 9000 hectares qui viennent de se transformer en cendres ardentes en quelques heures. Bien entendu, tout est entrepris pour stopper la progression des flammes, au risque même de mettre en péril la vie de ces pompiers courageux qui luttent sans relâche. Hélas, en dehors des bilans de destructions, des faits sont à mettre en lumière. Comment peuvent flamber de telles étendues vertes ? Tout d’abord, il faut constater une déficience grave de l’entretien de nombreuses parcelles. Les buissons, le bocage et les fourrages ont une fâcheuse tendance à se métamorphoser en site à braises. Cette lacune n’est pas due à un manque de volonté, mais juste de moyens. L’ONF a-t-elle simplement le pouvoir d’agir efficacement ? J’en doute. De là, un accident arrive promptement selon la loi universelle qui dit : si c’est l’endroit le plus inaccessible et le plus complexe à gérer, c’est là que commencera l’incendie. D’autre part, nombre d’actions et d’enquêtes prouvent l’existence d’une véritable ruée de pyromanes en été. Ces actes de malveillance sont bien plus souvent à mettre sur le dos d’une corruption ou d’une raison bassement humaine. Un terrain qui a brûlé n’a pas le prix d’un boisé... Serait-ce alors le moment de demander une amélioration des conditions de travail des offices gérant nos forêts, afin de surveiller plus étroitement ce genre de dossiers, et par la même occasion sauver des vies ?
Nokia éternue, c’est le monde boursier qui tremble.
Une fois de plus la dépendance de notre monde à la nébuleuse des télécommunications et de la téléphonie est remise en exergue par les spasmes du géant du portable. Il s’agit donc de constater que nous sommes
donc dans nos économies actuelles sous la houlette de grands comptes géants qui dictent alors leurs règles au mépris des intérêts des états. En soi, c’est l’exemple type du cauchemar mondialiste, du risque majeur de l’idée de démocratie qui devrait être notre emblème. Le fait qu’une telle crise puisse apparaître de la sorte fait également partie des avertissements du monde contre le tout média : refuser la sacro sainte prison médiatique, et s’approprier un peu soi même notre environnement. Aujourd’hui tous nous avons un téléphone portable, et de plus en plus nous serons alors reliés au monde et à ses contraintes. Un petit peu de plastique pour une paire de menottes invisibles, pas si mal pour un équipementier, non ?
Paris plage : bronzer et respirer du monoxyde de carbone à votre aise.
Nous avons des génies à la mairie de Paris : transformer les voies sur berge en immenses plages de sable fin pour le bonheur des touristes. Quoi de plus fabuleux que de savourer tranquillement une boisson fraîche payée le prix fort dans un transat, juste en contrebas du trafic routier Parisien, avec sous le nez la seine et ses odeurs habituelles lors des grandes chaleurs. Le luxe qu’on vous dit ! Il ne manque plus qu’une immense barge emplie d’eau chlorée pour faire un horizon azur filtré, et nous voici à deux pas des côtes polluées par le Prestige ! Merci monsieur
Delanoé pour cette idée, pour les graves problèmes de circulation qu’elle engendre, et pour l’inutilité de l’événement.
Le rapport sur les administrations, un pétard mouillé aux relents de soufre.
Sous le nez des grandes administrations françaises, ce cher rapport semble bien être un parasite aux effluves dangereuses et puantes. La réforme n’est pas en soi une bienfaitrice des énarques et aux autres
pachydermes qui hantent les couloirs de nos institutions, et si c’est en plus pour annoncer publiquement les débordements, là il y a tâche d’huile
sur la moquette des halls d’entrées. Simplement, rappelons nous que ce rapport ne mène pas à des changements, mais juste à un bilan relativement
sérieux (en considérant que ces travaux ont été menés de manière indépendantes). Les professeurs battaient le pavé, à quand EDF et France Télécom ?
Auto-congratulations des nouveaux dictateurs de l’Irak.
Avec sa tournée dans le monde, T.Blair a fait un petit détour par le congrès américain. Là, une fois la présentation du personnage faite à ces messieurs, celui-ci n’a pas abordé une seule fois le scandale du mensonge sur l’équipement de S.Hussein, et s’est contenté de tourner autour des poncifs du rétablissement de la sécurité et de l’ordre dans le nouvel état fantoche. En fin d’allocution, les mains se sont mises à battre la mesure, saluant dans une splendide ovation digne d’une pièce de théâtre la prestation du prime minister anglais. Que c’est beau de voir un tel battage, une telle fumisterie dans une situation pareille ! A ce niveau l’on passe au grand art, et en dehors de quelques grandes plumes et
regards aiguisés du septième art (ou du théâtre une fois de plus), il serait difficile de faire aussi bien en terme de mise en scène. Et si l’on mettait en place une récompense pour la plus grande arnaque politique de l’année ? Même les navets du cinéma et les films X ont leur propre festival de Cannes.
La fin du remboursement de 84 médicaments : un verred’eau pour écoper un gouffre.
On nous parle de plusieurs milliards d’euros engloutis dans le néant de notre système de sécurité sociale, et là peau de chagrin, on retire 70 millions de dépense publique. De deux choses l’une, soit nous ne savons pas compter auquel cas je vous prie messieurs les législateurs de bien vouloir me donner vos nouvelles règles de calcul, soit l’on nous prend pour des imbéciles. Le fossé économique de notre dispositif de remboursement vient d’un nombre incalculable de faits difficiles à maîtriser, dont entres autres la sur médicalisation, l’inconscience collective dépensant des fortunes en pure perte, une administration bien trop lourde et obèse, ainsi qu’une bêtise générale tendant à faire croire qu’une seule caisse est capable de tout absorber. Enfin, ne critiquons pas ce premier pas, Amstrong en avait autant sur la Lune. (quoique... l’exemple est peut-être malvenu étant donné que l’on a abandonné les missions lunaires!)
Incendies de forêts en France : la rengaine du portefeuille.
9000. Le nombre semble dément, mais c’est bien 9000 hectares qui viennent de se transformer en cendres ardentes en quelques heures. Bien entendu, tout est entrepris pour stopper la progression des flammes, au risque même de mettre en péril la vie de ces pompiers courageux qui luttent sans relâche. Hélas, en dehors des bilans de destructions, des faits sont à mettre en lumière. Comment peuvent flamber de telles étendues vertes ? Tout d’abord, il faut constater une déficience grave de l’entretien de nombreuses parcelles. Les buissons, le bocage et les fourrages ont une fâcheuse tendance à se métamorphoser en site à braises. Cette lacune n’est pas due à un manque de volonté, mais juste de moyens. L’ONF a-t-elle simplement le pouvoir d’agir efficacement ? J’en doute. De là, un accident arrive promptement selon la loi universelle qui dit : si c’est l’endroit le plus inaccessible et le plus complexe à gérer, c’est là que commencera l’incendie. D’autre part, nombre d’actions et d’enquêtes prouvent l’existence d’une véritable ruée de pyromanes en été. Ces actes de malveillance sont bien plus souvent à mettre sur le dos d’une corruption ou d’une raison bassement humaine. Un terrain qui a brûlé n’a pas le prix d’un boisé... Serait-ce alors le moment de demander une amélioration des conditions de travail des offices gérant nos forêts, afin de surveiller plus étroitement ce genre de dossiers, et par la même occasion sauver des vies ?
Nokia éternue, c’est le monde boursier qui tremble.
Une fois de plus la dépendance de notre monde à la nébuleuse des télécommunications et de la téléphonie est remise en exergue par les spasmes du géant du portable. Il s’agit donc de constater que nous sommes
donc dans nos économies actuelles sous la houlette de grands comptes géants qui dictent alors leurs règles au mépris des intérêts des états. En soi, c’est l’exemple type du cauchemar mondialiste, du risque majeur de l’idée de démocratie qui devrait être notre emblème. Le fait qu’une telle crise puisse apparaître de la sorte fait également partie des avertissements du monde contre le tout média : refuser la sacro sainte prison médiatique, et s’approprier un peu soi même notre environnement. Aujourd’hui tous nous avons un téléphone portable, et de plus en plus nous serons alors reliés au monde et à ses contraintes. Un petit peu de plastique pour une paire de menottes invisibles, pas si mal pour un équipementier, non ?
Paris plage : bronzer et respirer du monoxyde de carbone à votre aise.
Nous avons des génies à la mairie de Paris : transformer les voies sur berge en immenses plages de sable fin pour le bonheur des touristes. Quoi de plus fabuleux que de savourer tranquillement une boisson fraîche payée le prix fort dans un transat, juste en contrebas du trafic routier Parisien, avec sous le nez la seine et ses odeurs habituelles lors des grandes chaleurs. Le luxe qu’on vous dit ! Il ne manque plus qu’une immense barge emplie d’eau chlorée pour faire un horizon azur filtré, et nous voici à deux pas des côtes polluées par le Prestige ! Merci monsieur
Delanoé pour cette idée, pour les graves problèmes de circulation qu’elle engendre, et pour l’inutilité de l’événement.
Le rapport sur les administrations, un pétard mouillé aux relents de soufre.
Sous le nez des grandes administrations françaises, ce cher rapport semble bien être un parasite aux effluves dangereuses et puantes. La réforme n’est pas en soi une bienfaitrice des énarques et aux autres
pachydermes qui hantent les couloirs de nos institutions, et si c’est en plus pour annoncer publiquement les débordements, là il y a tâche d’huile
sur la moquette des halls d’entrées. Simplement, rappelons nous que ce rapport ne mène pas à des changements, mais juste à un bilan relativement
sérieux (en considérant que ces travaux ont été menés de manière indépendantes). Les professeurs battaient le pavé, à quand EDF et France Télécom ?
Chronique du 25/07/2003.
Les pieds dans le plat (exotique).
M. le Président de la République a fait son allocution en Nouvelle Calédonie, et a rappelé un moment douloureux pour la population insulaire, la crise de Ouvéa. N’est-il pas un peu malsain de réveiller les vieilles tensions, en particuliers celles concernant l’indépendance d’un territoire loin de la métropole ? Les accords signés suite à l’attaque pour libérer les gendarmes otages ont donnés à l’île la capacité à l’auto détermination, et ce garanti par l’Etat. Cependant, bon nombre de militants n’assisteront pas à ce référendum, étant donné que cette promesse a pour échéance un vote entre 2013 et 2018. Après tout, tout vient à point pour qui sait attendre dit le proverbe, mais de là à s’engager sur une période éloignée de 25 ans environ... Dans le climat actuel, avec ces conflits sociaux dont on ne parle que peu dans les médias (manque d’emplois, crise identitaire des jeunes, fuite des capitaux...), la détente et surtout un soutien du gouvernement aurait été bien mieux accueilli que ces propos. La preuve en est qu’une troupe
d’indépendantistes ont tentés d’interpeller le Président sur le sujet, sans succès, et ont étés repoussés par les gendarmes. Attitude peu démocratique non ?
Irak : les fils sont morts, vive la Révolution.
Depuis quand une rébellion armée est-elle comme une araignée ? Ce n’est pas en coupant la tête symbolique du mouvement que l’on peut mater des personnes prêtes à tout pour se débarrasser d’un envahisseur. Les deux
fils de S.Hussein sont apparemment morts. Et ? Quelle différence cela fait-il pour le quidam soucieux de se nourrir à Bagdad ? Aucune, surtout que ces deux hommes n’ont peut-être eus quasiment aucune influence sur les brigades de miliciens qui harcèlent les troupes américaines. Ici, c’est le chacun pour soi qui domine la situation, et particulièrement la volonté propre d’agir contre un gouvernement fantoche tout acquis à la cause US. Bien entendu, les esprits chagrins diront qu’ils fallaient punir si ce n’est arrêter ces figures de proues de l’ex dictature Irakienne. Je rétorque ceci : Nuremberg a permis de punir bon nombre
d’acteurs nazis pour leurs décisions, mais combien de petites mains, membres de la SS, Kapo dans les camps ou juste collaborateurs assidus ont vécus ou vivent encore sans jamais avoir été inquiétés ?
Irak toujours : Mass média et Mass bêtise.
Comme je l’ai dit ci-dessus, les deux fils sont morts.L’état Américain a décidé de diffuser les clichés des deux cadavres dans Bagdad, comme pour rappeler aux habitants que l’ancien régime est bel et bien mort (du
moins d’après la propagande). C’est tout de même étrange à quel point cela peut me remémorer les affiches allemandes du temps de l’occupation,
celles-ci montrant l’alignement parfait des résistants pendus dans les prisons françaises, avec pour petit commentaire : « Ce sont des terroristes ». Qui des américains et des allemands sont pires sur ces coups de publicité ? J’avais signalé il y a quelque temps que Goebbels avait tout inventé en terme de manipulation des masses, et que certains devraient s’en inspirer. Aurais-je été entendu dans les salles à l’atmosphère feutrée des bureaux de la CIA ?
Retraite : Bérézina ou bien esclavage moderne ?
Inutile de préparer les banderoles, les mégaphones et la paralysie des transports en communs, les amendements concernant les retraites sont à présent validés. Nulle contestation a fait fléchir le gouvernement, et au surplus et non sans une bonne dose d’ironie des tableaux de correspondance présentent les échéances pour chacune des générations soumises à cet allongement de durée. Donc, d’un côté les petits Napoléon syndicalistes sont sur la bérézina, et de l’autre l’Etat instaure l’esclavage moderne du travail à durée allongée. D’ici peu, les maisons de retraites seront les sous traitants des grands groupes. A quand
le contrôle qualité des pièces manufacturées effectué par des octogénaires, le tout sous surveillance médicale ? Bien sûr, il faut comprendre que l’actuel concept de financement des retraites n’est pas viable, mais de là à transformer la population en serviteurs des coûts de production, peut-être avons-nous passés un pas de trop dans la logique mondialiste et dictatoriale du capitalisme.
USA : Le 11/09 dans les mémoires, la morale dans les ruines.
Le congrès américain semble bien décidé à fustiger l’efficacité de ses services de renseignements, ainsi que le temps de réaction de la chaîne de commandement pour réagir face à l’incroyable menace. Sont-ils
irresponsables au point de croire aux miracles ? Quelle personne un tant soit peu logique n’aurait pu avaler une telle couleuvre, surtout qu’envisager une telle précision dans l’attaque tenait du fantasme d’un
scénario de film de Bruce Willis (58 minutes pour vivre pour le citer). Allons bon ! Maintenant, les hommes et les femmes chargés de traquer l’information dans des millions de communications, de rédiger des
mémos sur tout ce qui se dit ont échoués ? Il apparaît nettement que les USA se cherchent des coupables, ou du moins des responsables pour se soulager d’un deuil trop médiatisé. Les familles endeuillées se moquent à
mon sens de ces tractations, ce qui les intéressent c’est que les responsables et les acteurs payent pour leurs actes, ce qui aujourd’hui n’est pas encore effectif (si Ben Laden est réellement le véritable
instigateur de ce coup d’éclat terroriste).
Les pieds dans le plat (exotique).
M. le Président de la République a fait son allocution en Nouvelle Calédonie, et a rappelé un moment douloureux pour la population insulaire, la crise de Ouvéa. N’est-il pas un peu malsain de réveiller les vieilles tensions, en particuliers celles concernant l’indépendance d’un territoire loin de la métropole ? Les accords signés suite à l’attaque pour libérer les gendarmes otages ont donnés à l’île la capacité à l’auto détermination, et ce garanti par l’Etat. Cependant, bon nombre de militants n’assisteront pas à ce référendum, étant donné que cette promesse a pour échéance un vote entre 2013 et 2018. Après tout, tout vient à point pour qui sait attendre dit le proverbe, mais de là à s’engager sur une période éloignée de 25 ans environ... Dans le climat actuel, avec ces conflits sociaux dont on ne parle que peu dans les médias (manque d’emplois, crise identitaire des jeunes, fuite des capitaux...), la détente et surtout un soutien du gouvernement aurait été bien mieux accueilli que ces propos. La preuve en est qu’une troupe
d’indépendantistes ont tentés d’interpeller le Président sur le sujet, sans succès, et ont étés repoussés par les gendarmes. Attitude peu démocratique non ?
Irak : les fils sont morts, vive la Révolution.
Depuis quand une rébellion armée est-elle comme une araignée ? Ce n’est pas en coupant la tête symbolique du mouvement que l’on peut mater des personnes prêtes à tout pour se débarrasser d’un envahisseur. Les deux
fils de S.Hussein sont apparemment morts. Et ? Quelle différence cela fait-il pour le quidam soucieux de se nourrir à Bagdad ? Aucune, surtout que ces deux hommes n’ont peut-être eus quasiment aucune influence sur les brigades de miliciens qui harcèlent les troupes américaines. Ici, c’est le chacun pour soi qui domine la situation, et particulièrement la volonté propre d’agir contre un gouvernement fantoche tout acquis à la cause US. Bien entendu, les esprits chagrins diront qu’ils fallaient punir si ce n’est arrêter ces figures de proues de l’ex dictature Irakienne. Je rétorque ceci : Nuremberg a permis de punir bon nombre
d’acteurs nazis pour leurs décisions, mais combien de petites mains, membres de la SS, Kapo dans les camps ou juste collaborateurs assidus ont vécus ou vivent encore sans jamais avoir été inquiétés ?
Irak toujours : Mass média et Mass bêtise.
Comme je l’ai dit ci-dessus, les deux fils sont morts.L’état Américain a décidé de diffuser les clichés des deux cadavres dans Bagdad, comme pour rappeler aux habitants que l’ancien régime est bel et bien mort (du
moins d’après la propagande). C’est tout de même étrange à quel point cela peut me remémorer les affiches allemandes du temps de l’occupation,
celles-ci montrant l’alignement parfait des résistants pendus dans les prisons françaises, avec pour petit commentaire : « Ce sont des terroristes ». Qui des américains et des allemands sont pires sur ces coups de publicité ? J’avais signalé il y a quelque temps que Goebbels avait tout inventé en terme de manipulation des masses, et que certains devraient s’en inspirer. Aurais-je été entendu dans les salles à l’atmosphère feutrée des bureaux de la CIA ?
Retraite : Bérézina ou bien esclavage moderne ?
Inutile de préparer les banderoles, les mégaphones et la paralysie des transports en communs, les amendements concernant les retraites sont à présent validés. Nulle contestation a fait fléchir le gouvernement, et au surplus et non sans une bonne dose d’ironie des tableaux de correspondance présentent les échéances pour chacune des générations soumises à cet allongement de durée. Donc, d’un côté les petits Napoléon syndicalistes sont sur la bérézina, et de l’autre l’Etat instaure l’esclavage moderne du travail à durée allongée. D’ici peu, les maisons de retraites seront les sous traitants des grands groupes. A quand
le contrôle qualité des pièces manufacturées effectué par des octogénaires, le tout sous surveillance médicale ? Bien sûr, il faut comprendre que l’actuel concept de financement des retraites n’est pas viable, mais de là à transformer la population en serviteurs des coûts de production, peut-être avons-nous passés un pas de trop dans la logique mondialiste et dictatoriale du capitalisme.
USA : Le 11/09 dans les mémoires, la morale dans les ruines.
Le congrès américain semble bien décidé à fustiger l’efficacité de ses services de renseignements, ainsi que le temps de réaction de la chaîne de commandement pour réagir face à l’incroyable menace. Sont-ils
irresponsables au point de croire aux miracles ? Quelle personne un tant soit peu logique n’aurait pu avaler une telle couleuvre, surtout qu’envisager une telle précision dans l’attaque tenait du fantasme d’un
scénario de film de Bruce Willis (58 minutes pour vivre pour le citer). Allons bon ! Maintenant, les hommes et les femmes chargés de traquer l’information dans des millions de communications, de rédiger des
mémos sur tout ce qui se dit ont échoués ? Il apparaît nettement que les USA se cherchent des coupables, ou du moins des responsables pour se soulager d’un deuil trop médiatisé. Les familles endeuillées se moquent à
mon sens de ces tractations, ce qui les intéressent c’est que les responsables et les acteurs payent pour leurs actes, ce qui aujourd’hui n’est pas encore effectif (si Ben Laden est réellement le véritable
instigateur de ce coup d’éclat terroriste).
Chronique du 29/07/2003.
Marie Trintignant dans le coma, et les anonymes alors?
Je constate non sans une certaine colère qu’il faut être célèbre, ou avoir été enfanté par une célébrité pour avoir le droit de cité dans un journal, surtout en ce qui concerne la violence conjugale. Où sont passées les statistiques sur les femmes battues, sur celles qui décèdent chaque année sous les coups de maris violents ? On estime qu’une femme sur cinq subit en France des sévices physique au domicile conjugal, et que trois décèdent tous les quinze jours. Il est facile de mettre en lumière les excès de quelqu’un de connu, mais les anonymes eux aussi aimeraient avoir un petit espace en prime-time pour rappeler aux gens que cela ne se limite pas au vedettariat. Souvenons-nous dans la même veine du SIDA ou bien de la drogue : un drogué ? Kurt Cobain. Une personne victime du SIDA : Freddy Mercury. Combien de victimes par an du SIDA ? Combien d’overdoses par an sur le territoire de notre belle France ?
Pyromanes et médias : Faites nous de la pub, nous brûlerons vos pinèdes.
Amertume. Tel est le sentiment général qui ressort de la crise du feu qui démolit le sud de la France et la Corse. Les populations sont lassées de voir partir en fumée des hectares de forêt, et les pompiers sont épuisés de combattre sans merci des brasiers dont l’échelle dépasse l’entendement. Ce qui est affolant, c’est que la pyromanie n’est pas spécialement sévèrement punie, et que financièrement c’est encore et toujours les mêmes qui paieront les résultats. D’autre part, ces malades (étant donné que la pyromanie est une maladie mentale) se voient accordés une publicité énorme par les journaux, au lieu de les menacer de très lourdes sanctions proportionnelles aux dégâts. Je suggère qu’ils soient condamnés non seulement pour les incendies, mais aussi emprisonnés pour coups et blessures volontaires, voire homicides (il y a déjà cinq morts). Que l’on arrête de les traiter comme des enfants jouant avec des allumettes, mais comme des adultes responsables de leurs actes
devant NOS lois, et non la leur.
USA et Libéria : W. n’a pas assez d’un Vietnam, il désire un second front.
Quelle mouche a piquée les stratèges américains ces dernières semaines ? ils ont tous affichés une satisfaction peu de mise lors du décès des fils Hussein, et ont opposé une fin de non recevoir à tous ceux qui prétendaient que l’Irak leur coûterait cher. Aujourd’hui, ils perdent toujours des hommes et ce en vain, la stabilisation n’est pas en vue, et je suis bien obligé de dire que j’en suis quelque part ravi. Une belle leçon de politique et de réflexion militaire. Une guerre ne se fait pas par beau temps et certainement pas en plaine dégagée, mais plutôt dans un bourbier, des ruines ou des forêts impénétrables.
De là, on doit donc pouvoir affirmer sans se tromper que Washington est soit une ville d’éternels optimistes, soit le gouvernement US a une paire d’oeillères bien opaque. Au surplus, le président Bush a suggéré d’intervenir au Libéria, en plein coeur d’une guerre civile. Veulent-ils revivre la Somalie ? L’opinion publique américaine soutient du bout des lèvres l’action dans le désert, mais je doute qu’elle plébiscitera un président qui enverra plusieurs dizaines de milliers de soldats en plus dans un pays dont bon nombre de votants aux élections ignorent même la localisation géographique. Finalement, laissons les faire ! Je vois d’ici le tableau : Irak = Vietnam et Libéria = Corée... Quand j’affirmais que les dirigeants américains n’ont aucune imagination, je ne pensais pas qu’ils pousseraient le vice jusqu’à calquer les erreurs impardonnable de leurs prédécesseurs.
Feuille de route ou feuille de vigne ?
On ne parle que de ce satané accord où tout le monde refuse de s’accorder. La Palestine et Israël ne sont pas encore faits pour cohabiter, du moins dans l’esprit de ceux qui s’en servent comme vivier financier et politique. D’un côté des chars qui tirent sur une population armée de cailloux, de l’autre des pavés et des attentats suicides inutiles et barbares. La gratuité des actes de chaque côté laisse rêveur sur l’ampleur de la bêtise humaine. Quand on sait l’équipement des palestiniens, je les vois plus comme des dénudés à la feuille de vigne que comme des gens portant des gilets pare balles made in USA...
Berlusconi assis sur un baril de poudre avec une valise de billets sur les genoux.
Que c’est encombrant une mallette pleine de beaux billets quand l’on s’assied à un siège politique ! S.Berlusconi l’apprend chaque jour à ses dépends, car la réussite de son groupe ne peut pas être totalement propre de toute souillure de la tricherie ou de l’escroquerie. Tous les groupes d’ampleur mondiale ont dans leurs histoires quelque chose à se reprocher (ce
n’est pas ELF ou Renault qui nous dirons le contraire), et de par cette implication le premier ministre italien voit régulièrement son costume sali par la suspicion et les enquêtes. Espérait-il réussir à enterrer toute trace en devenant un cadre politique ? Alors là, j’appelle cela de la naïveté flagrante. Ne soyons pas aveugles, ceci n’est là que pour amuser le
badaud. L’important est de chiffrer et d’estimer les résultats (ou les catastrophes) de sa politique. Pour l’instant tout passe sous silence en dehors des petites phrases inopportunes. On aura vu plus compétent en communication... Et dire que son empire se base sur ce domaine justement !
Marie Trintignant dans le coma, et les anonymes alors?
Je constate non sans une certaine colère qu’il faut être célèbre, ou avoir été enfanté par une célébrité pour avoir le droit de cité dans un journal, surtout en ce qui concerne la violence conjugale. Où sont passées les statistiques sur les femmes battues, sur celles qui décèdent chaque année sous les coups de maris violents ? On estime qu’une femme sur cinq subit en France des sévices physique au domicile conjugal, et que trois décèdent tous les quinze jours. Il est facile de mettre en lumière les excès de quelqu’un de connu, mais les anonymes eux aussi aimeraient avoir un petit espace en prime-time pour rappeler aux gens que cela ne se limite pas au vedettariat. Souvenons-nous dans la même veine du SIDA ou bien de la drogue : un drogué ? Kurt Cobain. Une personne victime du SIDA : Freddy Mercury. Combien de victimes par an du SIDA ? Combien d’overdoses par an sur le territoire de notre belle France ?
Pyromanes et médias : Faites nous de la pub, nous brûlerons vos pinèdes.
Amertume. Tel est le sentiment général qui ressort de la crise du feu qui démolit le sud de la France et la Corse. Les populations sont lassées de voir partir en fumée des hectares de forêt, et les pompiers sont épuisés de combattre sans merci des brasiers dont l’échelle dépasse l’entendement. Ce qui est affolant, c’est que la pyromanie n’est pas spécialement sévèrement punie, et que financièrement c’est encore et toujours les mêmes qui paieront les résultats. D’autre part, ces malades (étant donné que la pyromanie est une maladie mentale) se voient accordés une publicité énorme par les journaux, au lieu de les menacer de très lourdes sanctions proportionnelles aux dégâts. Je suggère qu’ils soient condamnés non seulement pour les incendies, mais aussi emprisonnés pour coups et blessures volontaires, voire homicides (il y a déjà cinq morts). Que l’on arrête de les traiter comme des enfants jouant avec des allumettes, mais comme des adultes responsables de leurs actes
devant NOS lois, et non la leur.
USA et Libéria : W. n’a pas assez d’un Vietnam, il désire un second front.
Quelle mouche a piquée les stratèges américains ces dernières semaines ? ils ont tous affichés une satisfaction peu de mise lors du décès des fils Hussein, et ont opposé une fin de non recevoir à tous ceux qui prétendaient que l’Irak leur coûterait cher. Aujourd’hui, ils perdent toujours des hommes et ce en vain, la stabilisation n’est pas en vue, et je suis bien obligé de dire que j’en suis quelque part ravi. Une belle leçon de politique et de réflexion militaire. Une guerre ne se fait pas par beau temps et certainement pas en plaine dégagée, mais plutôt dans un bourbier, des ruines ou des forêts impénétrables.
De là, on doit donc pouvoir affirmer sans se tromper que Washington est soit une ville d’éternels optimistes, soit le gouvernement US a une paire d’oeillères bien opaque. Au surplus, le président Bush a suggéré d’intervenir au Libéria, en plein coeur d’une guerre civile. Veulent-ils revivre la Somalie ? L’opinion publique américaine soutient du bout des lèvres l’action dans le désert, mais je doute qu’elle plébiscitera un président qui enverra plusieurs dizaines de milliers de soldats en plus dans un pays dont bon nombre de votants aux élections ignorent même la localisation géographique. Finalement, laissons les faire ! Je vois d’ici le tableau : Irak = Vietnam et Libéria = Corée... Quand j’affirmais que les dirigeants américains n’ont aucune imagination, je ne pensais pas qu’ils pousseraient le vice jusqu’à calquer les erreurs impardonnable de leurs prédécesseurs.
Feuille de route ou feuille de vigne ?
On ne parle que de ce satané accord où tout le monde refuse de s’accorder. La Palestine et Israël ne sont pas encore faits pour cohabiter, du moins dans l’esprit de ceux qui s’en servent comme vivier financier et politique. D’un côté des chars qui tirent sur une population armée de cailloux, de l’autre des pavés et des attentats suicides inutiles et barbares. La gratuité des actes de chaque côté laisse rêveur sur l’ampleur de la bêtise humaine. Quand on sait l’équipement des palestiniens, je les vois plus comme des dénudés à la feuille de vigne que comme des gens portant des gilets pare balles made in USA...
Berlusconi assis sur un baril de poudre avec une valise de billets sur les genoux.
Que c’est encombrant une mallette pleine de beaux billets quand l’on s’assied à un siège politique ! S.Berlusconi l’apprend chaque jour à ses dépends, car la réussite de son groupe ne peut pas être totalement propre de toute souillure de la tricherie ou de l’escroquerie. Tous les groupes d’ampleur mondiale ont dans leurs histoires quelque chose à se reprocher (ce
n’est pas ELF ou Renault qui nous dirons le contraire), et de par cette implication le premier ministre italien voit régulièrement son costume sali par la suspicion et les enquêtes. Espérait-il réussir à enterrer toute trace en devenant un cadre politique ? Alors là, j’appelle cela de la naïveté flagrante. Ne soyons pas aveugles, ceci n’est là que pour amuser le
badaud. L’important est de chiffrer et d’estimer les résultats (ou les catastrophes) de sa politique. Pour l’instant tout passe sous silence en dehors des petites phrases inopportunes. On aura vu plus compétent en communication... Et dire que son empire se base sur ce domaine justement !
Chronique du 3 Septembre :
Après des congés d’un mois à l’étranger me revoici sur les ondes pour me permettre quelques remarques
parfois désobligeantes sur l’actualité. Bien entendu je rappelle une fois de plus que mes propos
m’appartiennent et qu’ils sont le fruit de mes réflexions, donc soumis à critiques et commentaires.
Sanitaire : Le débouche-évier pour réparer une fuite.
On parle depuis Août de la terrible crise sanitaire qui a touchée la France à cause de la canicule exceptionnelle, dont aujourd’hui l’on sait qu’elle a été la plus terrible de ces 50 dernières années. Pourquoi cherche-t-on des têtes à faire tomber ? Est-ce la bonne réponse aux milliers de décès ? Apparemment, je ne peux que constater la totale illogique des pouvoirs publics qui désirent juste nous donner un brûlot pour calmer les esprits. Soyons pragmatiques : aujourd’hui la fonction de médecin et tous les postes s’approchant du soin des autres sont en totale déprime, et car la qualité de
l’environnement de travail et les rémunérations sont devenues intolérables. Doit-on blâmer les gens de refuser de travailler 80 heures par semaine pour des appointements inférieurs à ceux d’une femme de ménage ? A compétence supérieure salaire inférieur ? Je n’y vois pas trace d’une quelconque logique. D’autre part, les métiers de pompiers ou de policiers sont eux aussi atteints par l’incivilité des gens face à ces personnels dévoués, et l’on en voit tous les jours les conséquences (délais d’interventions plus longs, refus de se déplacer pour des cas non majeurs...) Globalement, on veut nous faire avaler que nos intervenants ont étés incompétents, mais ils ont finalement juste faits ce qu’ils pouvaient ! La seule chose à réellement critiquer dans notre politique de gestion de crise a été l’insuffisance pathologique d’information : l’état n’aurait-il pas pu réquisitionner des panneaux d’affichages ou des pages centrales de journaux pour y mentionner les gestes simples pour se prémunir contre la chaleur ? J’aurais sincèrement apprécié de grandes affiches expliquant en trois ou quatre mots que notre pays a chaud et qu’il faut boire et s’occuper des personnes âgées ou fragiles et des encarts dans les quotidiens donnant une dizaine de préceptes à respecter pour éviter autant de morts. Le laxisme de communication entraîne la faillite des services sociaux, et ceux-ci n’ont fait que faire leur possible. Pouvait-on mettre en branle des milliers d’employés supplémentaires afin de prendre en charge les malades ? Et les compétences, où les auraient-on trouvées ? Un peu de bon sens... si l’on ne dispose pas des moyens humains en temps normal, alors en temps de crise majeure Je serais plutôt du genre à exiger que:
-l’on revalorise les salaires des professions médicales (médecins, infirmiers...)
-De même pour celles de la sécurité (police,pompier)
-Que l’on prenne le parti de communiquer FRANCHEMENT avec la population (réquisition d’espaces de communications comme cités précédemment et spots publicité clairs aux heures de grande écoute).
-Que l’on cesse de chercher des sorcières alors que l’on a des épouvantails.
Finalement, faire payer l’échec de cet été à quelqu’un c’est croire que l’on peut réparer une voie d'eau à l’aide d’un produit déboucheur...
Incendies de forêt : Terrorisme.
Je ne vois pas d’autre terme à employer que celui de terroriste pour ceux et celles qui transforment notre pays en brasier. Nous avons des fous (pyromanes) mais aussi des incendiaires lucides et intéressées. Qu’on les condamne au même titre que des poseurs de bombes ! Le regard sur l’acte me fait penser ainsi, car c’est prémédité, fait pour nuir et conscients ou pas on ne
peut ignorer la possibilité de blesser voire tuer quelqu’un. Alors, Carlos ou incendiaires, même tarif même sanction car c’est dans les deux cas une atteinte aux biens publics et privés ainsi qu’un geste délibéré fait dans le but de nuire. purement et simplement.
La Corse : Refrain connu : « je suis un provocateur, un agitateur »
Agitons les racines moisies de cette île où le non droit et l’omerta sont de rigueur. Dans les années trente Mussolini fut agacé par le comportement mafieux des siciliens et plaça tous les dix mètres un soldat pour ratisser tout le territoire. De la sorte, il réussit à se débarasser de cette plaie jusqu’à sa déchéance en 43. Ils chantent les louanges de la liberté, personnellement je leur chanterais que la liberté s’arrête là où la sécurité des autres commence. Qu’ils cessent de nous prendre pour des enfants, si nous leur accordons cette indépendance nous devrons encore et encore les financer pour qu’ils
ne fassent pas faillite. Mais laissons les ! Rendons leur la vie impossible en leur donnant ce qu’ils désirent soi-disant...) mais en supprimant alors toute trace d’aides (réductions d’impôts directs et indirects, facilités pour les prêts banquaires.) et l’on comptera alors les supplications de retour dans le giron français. Et là messieurs les politiques vous pourrez rire de la bêtise humaine.
Irak : L’enfant casse papa et demande à papa ONU de réparer.
Le congrès américain demande expressément l’aide de l’ONU pour gérer la crise irakienne. On voit à présent mieux le fait que le jouet S.Hussein n’est plus sous le contrôle des USA mais que c’est plutôt l’inverse. Qu’ils continuent seuls, je ne vois pas de raison d’envoyer des troupes européennes nettoyer les erreurs de W.Bush. De ce point de vue, j’attends avec une certaine impatience que le tout commence à être pour eux un second Vietnam (chose que j’avais prédit il y a quelques mois) et qu’ils s’en aillent avec pertes et fracas. On ne peut pas imaginer de scénario plus ridicule pour une prétendue force de pacification. La mort du guide religieux chiite lors d’un attentat est le symptôme le plus frappant de cet échec colossal :
30 milliards de dollars et un pays anarchique. Monsieur Bush, apprenez cette leçon : lorsque l’on met les doigts dans une prise de courant non isolée, immanquablement l’on s’électrocute...
Après des congés d’un mois à l’étranger me revoici sur les ondes pour me permettre quelques remarques
parfois désobligeantes sur l’actualité. Bien entendu je rappelle une fois de plus que mes propos
m’appartiennent et qu’ils sont le fruit de mes réflexions, donc soumis à critiques et commentaires.
Sanitaire : Le débouche-évier pour réparer une fuite.
On parle depuis Août de la terrible crise sanitaire qui a touchée la France à cause de la canicule exceptionnelle, dont aujourd’hui l’on sait qu’elle a été la plus terrible de ces 50 dernières années. Pourquoi cherche-t-on des têtes à faire tomber ? Est-ce la bonne réponse aux milliers de décès ? Apparemment, je ne peux que constater la totale illogique des pouvoirs publics qui désirent juste nous donner un brûlot pour calmer les esprits. Soyons pragmatiques : aujourd’hui la fonction de médecin et tous les postes s’approchant du soin des autres sont en totale déprime, et car la qualité de
l’environnement de travail et les rémunérations sont devenues intolérables. Doit-on blâmer les gens de refuser de travailler 80 heures par semaine pour des appointements inférieurs à ceux d’une femme de ménage ? A compétence supérieure salaire inférieur ? Je n’y vois pas trace d’une quelconque logique. D’autre part, les métiers de pompiers ou de policiers sont eux aussi atteints par l’incivilité des gens face à ces personnels dévoués, et l’on en voit tous les jours les conséquences (délais d’interventions plus longs, refus de se déplacer pour des cas non majeurs...) Globalement, on veut nous faire avaler que nos intervenants ont étés incompétents, mais ils ont finalement juste faits ce qu’ils pouvaient ! La seule chose à réellement critiquer dans notre politique de gestion de crise a été l’insuffisance pathologique d’information : l’état n’aurait-il pas pu réquisitionner des panneaux d’affichages ou des pages centrales de journaux pour y mentionner les gestes simples pour se prémunir contre la chaleur ? J’aurais sincèrement apprécié de grandes affiches expliquant en trois ou quatre mots que notre pays a chaud et qu’il faut boire et s’occuper des personnes âgées ou fragiles et des encarts dans les quotidiens donnant une dizaine de préceptes à respecter pour éviter autant de morts. Le laxisme de communication entraîne la faillite des services sociaux, et ceux-ci n’ont fait que faire leur possible. Pouvait-on mettre en branle des milliers d’employés supplémentaires afin de prendre en charge les malades ? Et les compétences, où les auraient-on trouvées ? Un peu de bon sens... si l’on ne dispose pas des moyens humains en temps normal, alors en temps de crise majeure Je serais plutôt du genre à exiger que:
-l’on revalorise les salaires des professions médicales (médecins, infirmiers...)
-De même pour celles de la sécurité (police,pompier)
-Que l’on prenne le parti de communiquer FRANCHEMENT avec la population (réquisition d’espaces de communications comme cités précédemment et spots publicité clairs aux heures de grande écoute).
-Que l’on cesse de chercher des sorcières alors que l’on a des épouvantails.
Finalement, faire payer l’échec de cet été à quelqu’un c’est croire que l’on peut réparer une voie d'eau à l’aide d’un produit déboucheur...
Incendies de forêt : Terrorisme.
Je ne vois pas d’autre terme à employer que celui de terroriste pour ceux et celles qui transforment notre pays en brasier. Nous avons des fous (pyromanes) mais aussi des incendiaires lucides et intéressées. Qu’on les condamne au même titre que des poseurs de bombes ! Le regard sur l’acte me fait penser ainsi, car c’est prémédité, fait pour nuir et conscients ou pas on ne
peut ignorer la possibilité de blesser voire tuer quelqu’un. Alors, Carlos ou incendiaires, même tarif même sanction car c’est dans les deux cas une atteinte aux biens publics et privés ainsi qu’un geste délibéré fait dans le but de nuire. purement et simplement.
La Corse : Refrain connu : « je suis un provocateur, un agitateur »
Agitons les racines moisies de cette île où le non droit et l’omerta sont de rigueur. Dans les années trente Mussolini fut agacé par le comportement mafieux des siciliens et plaça tous les dix mètres un soldat pour ratisser tout le territoire. De la sorte, il réussit à se débarasser de cette plaie jusqu’à sa déchéance en 43. Ils chantent les louanges de la liberté, personnellement je leur chanterais que la liberté s’arrête là où la sécurité des autres commence. Qu’ils cessent de nous prendre pour des enfants, si nous leur accordons cette indépendance nous devrons encore et encore les financer pour qu’ils
ne fassent pas faillite. Mais laissons les ! Rendons leur la vie impossible en leur donnant ce qu’ils désirent soi-disant...) mais en supprimant alors toute trace d’aides (réductions d’impôts directs et indirects, facilités pour les prêts banquaires.) et l’on comptera alors les supplications de retour dans le giron français. Et là messieurs les politiques vous pourrez rire de la bêtise humaine.
Irak : L’enfant casse papa et demande à papa ONU de réparer.
Le congrès américain demande expressément l’aide de l’ONU pour gérer la crise irakienne. On voit à présent mieux le fait que le jouet S.Hussein n’est plus sous le contrôle des USA mais que c’est plutôt l’inverse. Qu’ils continuent seuls, je ne vois pas de raison d’envoyer des troupes européennes nettoyer les erreurs de W.Bush. De ce point de vue, j’attends avec une certaine impatience que le tout commence à être pour eux un second Vietnam (chose que j’avais prédit il y a quelques mois) et qu’ils s’en aillent avec pertes et fracas. On ne peut pas imaginer de scénario plus ridicule pour une prétendue force de pacification. La mort du guide religieux chiite lors d’un attentat est le symptôme le plus frappant de cet échec colossal :
30 milliards de dollars et un pays anarchique. Monsieur Bush, apprenez cette leçon : lorsque l’on met les doigts dans une prise de courant non isolée, immanquablement l’on s’électrocute...
Chronique du 05 Septembre 2003.
« Trink, Trink, Brüderlein Trink, und Lassen die
Sorgen zu Hause » (air bavarois de beuverie).
Hier Le chancelier Schröder et notre président ont partagés la bière de l’amitié, ceci en vue de montrer qu’ils tiennent une seule ligne de conduite, un peu comme une forme de provocation contre Berlusconi et son incompétence en terme de communication. On se souvient des échanges entre l’Allemagne et l’Italie au mois de Juin, ainsi que des bévues du premier ministre concernant la classe dirigeante germanique. D’autre part, il est à noter que l’on discute ferme sur l’action de l’ONU en Irak, et que la proposition américaine déplait. N’ont-ils pas appris que l’on devrait laisser W. à ses problèmes, lui montrer à quel point sa manière d’agir en solitaire est une erreur politique chronique ? Les observateurs craignent que
cela devienne un désaveu pur et simple de la force qu’est l’ONU par dislocation de son directoire, et à mon sens cela ne saurait être un mal finalement puisque de toute manière tous les états du monde se passent de son accord. Là, Schröder et Chirac sont allés se rassurer à une terrasse, comme deux amis inquiets de la situation dans leurs entreprises respectives et qui débattent de choses sur lesquelles ils n’ont que peu de contrôle. « Bois, bois, mon frère bois, et laisse tes soucis à la maison... » Tout un programme !
Les intermittents de l’intelligence en grève (encore!)
Qui dit rentrée dit rentrée politique, et là les intermittents du spectacle reprennent leurs démonstrations de force pour tenter de faire fléchir le gouvernement dans ses décisions sur la réforme du système de sécurité sociale. N’ont-ils pas compris que d’une part tout est signé et qu’aucun partenaire ne reviendra en arrière, et que d’autre part cette réforme était nécessaire ? Il est bien entendu difficile de juger l’intégralité d’une profession où il est malheureusement difficile de faire chauffer la soupe chaque jour, mais d’un autre côté est-ce pour autant que l’on doit maintenir un principe qui à terme
est en faillite ? Pourquoi ne pas créer une caisse équivalente pour les médecins, les informaticiens, les agriculteurs... ce serait de l’équité sociale, mais du suicide économique. Qu’on aligne toutes les professions sur les mêmes critères et que l’on impose aux entreprises de se comporter raisonnablement avec sa main-d’oeuvre et là peut-être nous n’aurons plus
autant de crises à prendre en compte.
Réductions d’impôts, réduction des remboursements sur des médicaments ou la couverture trop courte pour aller réchauffer les pieds.
C’est pathologique. On donne aux gens pour qu’ils se satisfassent de peu afin que le plus gros passe à la trappe. Quid des aides fiscales aux entreprises ? Oubliées les idées d’amélioration de la protection des salariés ? Il est impressionnant de voir que l’on donne trois pour cent de réduction d’impôt à une partie de la population, et que malgré tout l’on augmente les charges diverses et variées (gaz, électricité, eau, alimentaire). N’oublions pas que la seule chose qui puisse enrichir un état ce sont les entreprises privées par les taxes, l’emploi de main d’oeuvre qui elle-même paye alors des impôts et qui
consomme, ceci produisant un cercle auto-alimenté. Tant que l’on choisira de matraquer les patrons l’on sera dans la spirale de la non embauche. Est-ce incitatif de proposer les 35 heures à des sociétés qui n’ont pas les moyens de prendre de nouveaux salariés ? Arrêtons de se leurrer, acceptons de réformer notre système financier et que l’on laisse les gens désireux de devenir eux-mêmes patrons sans les en dissuader dès le départ. Les médicaments sont d’une certaine manière eux aussi une forme de fumée au lieu d’être un incendie pur et simple de la CPAM. Regardons-y d’un peu plus près : 100 millions d’euros à l’échelle humaine c’est une somme démente, mais à l’échelle d’un pays c’est une goutte d’eau. Je crois que l’on serait plus lucide en essayant de faire monter le niveau de la Garonne en y crachant chaque jour. Je ne puis nier l’impact médiatique de ce maintient des promesses électorales du président Chirac, mais d’un autre côté je me désole du manque de bon sens des gens. Après tout on attire un âne avec une carotte, et nous avec de belles liasses s’agitant sous notre nez...
Dans six jours l’anniversaire du plus bel atterrissage forcé de l’histoire.
Le 11 septembre va être certainement célébré en grandes pompes à New York. J’aimerais bien savoir ce qu’ils ont prévu. J’aurais envisagé une reproduction en mousse d’une des tours et le crash d’une montgolfière en forme de 747. Bien sûr, je doute que les gens aient ce genre d’humour gras, mais mine de rien il serait temps que les USA cessent de nous marteler leur tristesse sur l’événement. Certes, il y a eu beaucoup de morts, évidemment que ce fut une catastrophe sans précédent, mais dans l’absolu un attentat reste un attentat et l’on devrait plus songer au recueillement qu’à une célébration. De plus l’on
sait déjà quelle forme aura la prochaine tour qui remplacera celles détruites, et à mon avis elle sera encore plus mégalomaniaque que le furent le World trade. Dites messieurs dames, vous aimez donc à ce point être des provocateurs et surtout des irrespectueux ? Faites nous plaisir et soyez dignes en posant juste une grande dalle de marbre ou de pierre
avec les noms gravés, tout comme au cimetière d’Arlington. Ce serait une attitude autrement plus respectueuse de leurs mémoires...
« Trink, Trink, Brüderlein Trink, und Lassen die
Sorgen zu Hause » (air bavarois de beuverie).
Hier Le chancelier Schröder et notre président ont partagés la bière de l’amitié, ceci en vue de montrer qu’ils tiennent une seule ligne de conduite, un peu comme une forme de provocation contre Berlusconi et son incompétence en terme de communication. On se souvient des échanges entre l’Allemagne et l’Italie au mois de Juin, ainsi que des bévues du premier ministre concernant la classe dirigeante germanique. D’autre part, il est à noter que l’on discute ferme sur l’action de l’ONU en Irak, et que la proposition américaine déplait. N’ont-ils pas appris que l’on devrait laisser W. à ses problèmes, lui montrer à quel point sa manière d’agir en solitaire est une erreur politique chronique ? Les observateurs craignent que
cela devienne un désaveu pur et simple de la force qu’est l’ONU par dislocation de son directoire, et à mon sens cela ne saurait être un mal finalement puisque de toute manière tous les états du monde se passent de son accord. Là, Schröder et Chirac sont allés se rassurer à une terrasse, comme deux amis inquiets de la situation dans leurs entreprises respectives et qui débattent de choses sur lesquelles ils n’ont que peu de contrôle. « Bois, bois, mon frère bois, et laisse tes soucis à la maison... » Tout un programme !
Les intermittents de l’intelligence en grève (encore!)
Qui dit rentrée dit rentrée politique, et là les intermittents du spectacle reprennent leurs démonstrations de force pour tenter de faire fléchir le gouvernement dans ses décisions sur la réforme du système de sécurité sociale. N’ont-ils pas compris que d’une part tout est signé et qu’aucun partenaire ne reviendra en arrière, et que d’autre part cette réforme était nécessaire ? Il est bien entendu difficile de juger l’intégralité d’une profession où il est malheureusement difficile de faire chauffer la soupe chaque jour, mais d’un autre côté est-ce pour autant que l’on doit maintenir un principe qui à terme
est en faillite ? Pourquoi ne pas créer une caisse équivalente pour les médecins, les informaticiens, les agriculteurs... ce serait de l’équité sociale, mais du suicide économique. Qu’on aligne toutes les professions sur les mêmes critères et que l’on impose aux entreprises de se comporter raisonnablement avec sa main-d’oeuvre et là peut-être nous n’aurons plus
autant de crises à prendre en compte.
Réductions d’impôts, réduction des remboursements sur des médicaments ou la couverture trop courte pour aller réchauffer les pieds.
C’est pathologique. On donne aux gens pour qu’ils se satisfassent de peu afin que le plus gros passe à la trappe. Quid des aides fiscales aux entreprises ? Oubliées les idées d’amélioration de la protection des salariés ? Il est impressionnant de voir que l’on donne trois pour cent de réduction d’impôt à une partie de la population, et que malgré tout l’on augmente les charges diverses et variées (gaz, électricité, eau, alimentaire). N’oublions pas que la seule chose qui puisse enrichir un état ce sont les entreprises privées par les taxes, l’emploi de main d’oeuvre qui elle-même paye alors des impôts et qui
consomme, ceci produisant un cercle auto-alimenté. Tant que l’on choisira de matraquer les patrons l’on sera dans la spirale de la non embauche. Est-ce incitatif de proposer les 35 heures à des sociétés qui n’ont pas les moyens de prendre de nouveaux salariés ? Arrêtons de se leurrer, acceptons de réformer notre système financier et que l’on laisse les gens désireux de devenir eux-mêmes patrons sans les en dissuader dès le départ. Les médicaments sont d’une certaine manière eux aussi une forme de fumée au lieu d’être un incendie pur et simple de la CPAM. Regardons-y d’un peu plus près : 100 millions d’euros à l’échelle humaine c’est une somme démente, mais à l’échelle d’un pays c’est une goutte d’eau. Je crois que l’on serait plus lucide en essayant de faire monter le niveau de la Garonne en y crachant chaque jour. Je ne puis nier l’impact médiatique de ce maintient des promesses électorales du président Chirac, mais d’un autre côté je me désole du manque de bon sens des gens. Après tout on attire un âne avec une carotte, et nous avec de belles liasses s’agitant sous notre nez...
Dans six jours l’anniversaire du plus bel atterrissage forcé de l’histoire.
Le 11 septembre va être certainement célébré en grandes pompes à New York. J’aimerais bien savoir ce qu’ils ont prévu. J’aurais envisagé une reproduction en mousse d’une des tours et le crash d’une montgolfière en forme de 747. Bien sûr, je doute que les gens aient ce genre d’humour gras, mais mine de rien il serait temps que les USA cessent de nous marteler leur tristesse sur l’événement. Certes, il y a eu beaucoup de morts, évidemment que ce fut une catastrophe sans précédent, mais dans l’absolu un attentat reste un attentat et l’on devrait plus songer au recueillement qu’à une célébration. De plus l’on
sait déjà quelle forme aura la prochaine tour qui remplacera celles détruites, et à mon avis elle sera encore plus mégalomaniaque que le furent le World trade. Dites messieurs dames, vous aimez donc à ce point être des provocateurs et surtout des irrespectueux ? Faites nous plaisir et soyez dignes en posant juste une grande dalle de marbre ou de pierre
avec les noms gravés, tout comme au cimetière d’Arlington. Ce serait une attitude autrement plus respectueuse de leurs mémoires...
Chronique du 08/09/2003.
Hey Joe (par Jimy Hendrix)
Il fut une époque où le cliché largement admis pour représenter la musique des GI’s américains au Vietnam était le tube de J.Hendrix cité dans le titre. On se souvient tous du bourbier que ces films à grands spectacles nous offraient, avec son lot de jungle, de soldats insaisissables, de fraternité d’armes... En somme l’on associait une chanson à une thématique. Qu’en est-il aujourd’hui pour l’Irak ? Hier soir, le président américain a fait acte de supplication pour que le congrès lui accord 87 milliards de dollars pour financer la suite des combats. Un quart du budget national ! Les USA sont-elles en guerre contre le monde ou contre une petite nation qui se défend bec et ongles contre le joug d’une armée non désirée ? Là où l’ironie est immense c’est que la suggestion faite par notre « ami » cow-boy consisterait à faire passer des troupes de l’ONU sous le commandement américain, et ce sans droit de regard de l’organisation. Affligeant quand on sait que la gestion de crise là-bas est un pur désastre tant humain que financier. Là j’ai dans l’idée que l’on peut dorénavant passer un « money » de Pink Floyd ; je vois déjà la scène : un soldat vidant un chargeur de M16 au son d’une caisse enregistreuse. Je me posais une question en écoutant les différents résumés du discours de 15 minutes d’hier soir : pourquoi ? La question semble absurde, mais elle regroupe l’ensemble des doutes et ironies que je constate depuis le début du conflit. Pourquoi devrait-on suivre les USA dans son échec cuisant sur le terrain de la guerre d’usure ? Pourquoi serait-on suffisamment dociles pour offrir à W les rennes du
pouvoir sur place, sans aucune intervention du conseil de sécurité de l’ONU ? Pourquoi (une fois de plus) choisirait-on de financer la crise au lieu d’en laisser la seule charge aux belligérants ? La Grande Bretagne a choisi de suivre et de s’engager, comme par esprit de contradiction. J’ai envie de dire à monsieur Blair que s’il considère que son opinion ne doit pas suivre celle de l’Europe, qu’elle ne doit pas se plier à l’approbation de celle-ci et pardessus le marché si l’Angleterre ne désire pas faire acte d’union, alors qu’ils nous quittent et qu’ils gardent la Livre sterling. C’est tout de même comique de voir que cet état veut l’union, mais en refuse non seulement les consignes économiques avec l’introduction de l’Euro,
ne veut pas entendre parler d’harmonisation des normes, et au surplus s’affranchit de la possibilité de gérer les crises politiques voire militaires avec ses partenaires américains. La pax americana... que de souvenirs pour ceux qui ont connu l’époque post Kennedy. Messieurs Schröder, Chirac et autres, mettez donc dehors ceux qui refusent d’agir dans le bon sens pour l’union !
Israël : Ce n’est qu’un au revoir, mon plan de paix : ce n’est qu’un au revoir !
Quand cessera-t-on de nous prendre pour des enfants ? Dans la gestion de crise de ce conflit, nous avons le droit à une hypocrisie générale et pardessus le marché évidente qui a poussé le premier ministre Mahmoud Abbas à démissionner. Arafat refuse de donner les pleins pouvoirs à son premier ministre, maintenant entre ses mains la branche armée de son mouvement. De
fait, c’est fournir une arme de défense sans les cartouches ! De l’autre côté, Israël n’attendait qu’un tel échec pour se lancer dans un nettoyage systématique des responsables de la résistance palestinienne. En gros, nous avons donc deux
interlocuteurs d’accords sur le fait qu’il ne faut pas s’entendre. Personne ne souhaite que tout ceci se calme, aucun intervenant prend réellement les choses en mains de telle sorte que tous profiteraient de la situation. Je m’explique : qu’est ce qui bloque si violemment ? Tout simplement que l’intérêt général des uns et des autres est aujourd’hui supplanté par des intérêts personnels. La vente d’armes, la mise en faillite d’entreprises privées de part l’absence de main-d’oeuvre et la gestion de l’immobilier ne sont que quelques exemples parmi d’autre. L’eau représente à elle seule un pôle terriblement efficace de chantage. Après l’on va nous dire qu’ils veulent la paix...
Des solutions ? Et bien en étant un peu critique, pourquoi ne pas mettre en place une force internationale d’interposition qui se chargerait dedésarmer tant les forces israéliennes que les forces palestiniennes, puis ensuite tenter une médiation sur de bonnes bases. J’ai affirmé plus d’une fois que Bush doit se débrouiller avec son Vietnam bis, alors que l’ONU en fasse autant (puisque c’est l’ONU qui a aidé et sollicité la création de l’état hébreux). Mais personne n’aura ce courage.
Corée du Nord : L’internationale du mensonge s’active.
Depuis quelques temps l’on nous serine que la Corée du Nord représente une menace pour la paix dans le monde eut égard au fait qu’elle dispose de la bombe atomique. Est-ce une hérésie de penser cela en sachant que cet état est le dernier au monde à mettre en pratique les préceptes dictés par Staline il y a plus de soixante ans (état centralisé, dictature policière et militaire ainsi qu’un culte exacerbé de le personnalité). Pourquoi pas, à condition de se poser LA bonne question : qui leur a fourni la possibilité de disposer de l’arme atomique ?Est-ce les Américains, les Russes, les Anglais ? En tout état de cause, ce n’est sûrement pas en financement interne que la Corée a pu se doter d’un tel armement. Alors, qui ? A tout choisir l’on cite régulièrement l’ex URSS afin de se laver les mains de tout doute sur la moralité du commerce du nucléaire, mais à bien y réfléchir un tel danger potentiel en Asie n’est pas pour déplaire tous les états du monde : les USA par exemple en ayant un tel adversaire ne pourrait que légitimiser une intervention dans cette partie du monde. Simplement, n’oublions pas que l’impact médiatique de reprocher à un état dit criminel de disposer d’un tel potentiel est pratique, populaire, et surtout politiquement utile. Un tel épouvantail n’est pas pour déplaire W. puisqu’il a récemment cassé son moustachu. Le temps nous dira si la décision de mettre en branle une troupe pour inspecter le pays et le désarmer sera vraiment prise. Indochine 2 « la vengeance » et Vietnam 2 « la mission » seraient-ils donc bientôt sur les écrans ?
Reviens, Khadafi reviens, Khadafi revient parmi le monde...
Quel revirement de comportement ! L’ONU choisit de lever les sanctions contre la Libye, et ce suite aux tractations concernant les compensations financières des victimes des attentats de Lockerbie et de la Pan Am. N’a-t-on pas sacrifié les souffrances des familles et des proches sur l’autel de l’argent ? Depuis que l’état libyen assouplit un peu sa position pour ne plus être prisonnier des barrières économiques dressées contre lui, on considère à nouveau Khadafi comme un chef d’état et non comme un criminel. Vive l’hypocrisie ! On a le devoir de mémoire, de ne pas pardonner son soutien logistique aux groupes armés, et surtout de ne pas laisser passer le fait que malgré tout le paiement d’indemnités ne signifie pas pour autant un aveu public de l’implication des services de Tripoli. Bien entendu, les conjoints des personnes mortes pour avoir prise un avion seront ravies de voir que l’on ne sanctionne plus au profit d’un dédommagement et surtout d’une espèce d’oubli général
du terrorisme. Après l’on va nous dire qu’il faut savoir prendre le temps d’assimiler, de gérer et surtout de pardonner, mais je doute que l’on puisse un jour mettre entre guillemets de tels évènements. Sanctionner le peuple libyen peut paraître de prime abord cruel et inutile, seulement que doit-on faire ? Accepter la présence de quelqu’un qui a choisi la voie de la violence parmi nous ? La question est lancée...
Hey Joe (par Jimy Hendrix)
Il fut une époque où le cliché largement admis pour représenter la musique des GI’s américains au Vietnam était le tube de J.Hendrix cité dans le titre. On se souvient tous du bourbier que ces films à grands spectacles nous offraient, avec son lot de jungle, de soldats insaisissables, de fraternité d’armes... En somme l’on associait une chanson à une thématique. Qu’en est-il aujourd’hui pour l’Irak ? Hier soir, le président américain a fait acte de supplication pour que le congrès lui accord 87 milliards de dollars pour financer la suite des combats. Un quart du budget national ! Les USA sont-elles en guerre contre le monde ou contre une petite nation qui se défend bec et ongles contre le joug d’une armée non désirée ? Là où l’ironie est immense c’est que la suggestion faite par notre « ami » cow-boy consisterait à faire passer des troupes de l’ONU sous le commandement américain, et ce sans droit de regard de l’organisation. Affligeant quand on sait que la gestion de crise là-bas est un pur désastre tant humain que financier. Là j’ai dans l’idée que l’on peut dorénavant passer un « money » de Pink Floyd ; je vois déjà la scène : un soldat vidant un chargeur de M16 au son d’une caisse enregistreuse. Je me posais une question en écoutant les différents résumés du discours de 15 minutes d’hier soir : pourquoi ? La question semble absurde, mais elle regroupe l’ensemble des doutes et ironies que je constate depuis le début du conflit. Pourquoi devrait-on suivre les USA dans son échec cuisant sur le terrain de la guerre d’usure ? Pourquoi serait-on suffisamment dociles pour offrir à W les rennes du
pouvoir sur place, sans aucune intervention du conseil de sécurité de l’ONU ? Pourquoi (une fois de plus) choisirait-on de financer la crise au lieu d’en laisser la seule charge aux belligérants ? La Grande Bretagne a choisi de suivre et de s’engager, comme par esprit de contradiction. J’ai envie de dire à monsieur Blair que s’il considère que son opinion ne doit pas suivre celle de l’Europe, qu’elle ne doit pas se plier à l’approbation de celle-ci et pardessus le marché si l’Angleterre ne désire pas faire acte d’union, alors qu’ils nous quittent et qu’ils gardent la Livre sterling. C’est tout de même comique de voir que cet état veut l’union, mais en refuse non seulement les consignes économiques avec l’introduction de l’Euro,
ne veut pas entendre parler d’harmonisation des normes, et au surplus s’affranchit de la possibilité de gérer les crises politiques voire militaires avec ses partenaires américains. La pax americana... que de souvenirs pour ceux qui ont connu l’époque post Kennedy. Messieurs Schröder, Chirac et autres, mettez donc dehors ceux qui refusent d’agir dans le bon sens pour l’union !
Israël : Ce n’est qu’un au revoir, mon plan de paix : ce n’est qu’un au revoir !
Quand cessera-t-on de nous prendre pour des enfants ? Dans la gestion de crise de ce conflit, nous avons le droit à une hypocrisie générale et pardessus le marché évidente qui a poussé le premier ministre Mahmoud Abbas à démissionner. Arafat refuse de donner les pleins pouvoirs à son premier ministre, maintenant entre ses mains la branche armée de son mouvement. De
fait, c’est fournir une arme de défense sans les cartouches ! De l’autre côté, Israël n’attendait qu’un tel échec pour se lancer dans un nettoyage systématique des responsables de la résistance palestinienne. En gros, nous avons donc deux
interlocuteurs d’accords sur le fait qu’il ne faut pas s’entendre. Personne ne souhaite que tout ceci se calme, aucun intervenant prend réellement les choses en mains de telle sorte que tous profiteraient de la situation. Je m’explique : qu’est ce qui bloque si violemment ? Tout simplement que l’intérêt général des uns et des autres est aujourd’hui supplanté par des intérêts personnels. La vente d’armes, la mise en faillite d’entreprises privées de part l’absence de main-d’oeuvre et la gestion de l’immobilier ne sont que quelques exemples parmi d’autre. L’eau représente à elle seule un pôle terriblement efficace de chantage. Après l’on va nous dire qu’ils veulent la paix...
Des solutions ? Et bien en étant un peu critique, pourquoi ne pas mettre en place une force internationale d’interposition qui se chargerait dedésarmer tant les forces israéliennes que les forces palestiniennes, puis ensuite tenter une médiation sur de bonnes bases. J’ai affirmé plus d’une fois que Bush doit se débrouiller avec son Vietnam bis, alors que l’ONU en fasse autant (puisque c’est l’ONU qui a aidé et sollicité la création de l’état hébreux). Mais personne n’aura ce courage.
Corée du Nord : L’internationale du mensonge s’active.
Depuis quelques temps l’on nous serine que la Corée du Nord représente une menace pour la paix dans le monde eut égard au fait qu’elle dispose de la bombe atomique. Est-ce une hérésie de penser cela en sachant que cet état est le dernier au monde à mettre en pratique les préceptes dictés par Staline il y a plus de soixante ans (état centralisé, dictature policière et militaire ainsi qu’un culte exacerbé de le personnalité). Pourquoi pas, à condition de se poser LA bonne question : qui leur a fourni la possibilité de disposer de l’arme atomique ?Est-ce les Américains, les Russes, les Anglais ? En tout état de cause, ce n’est sûrement pas en financement interne que la Corée a pu se doter d’un tel armement. Alors, qui ? A tout choisir l’on cite régulièrement l’ex URSS afin de se laver les mains de tout doute sur la moralité du commerce du nucléaire, mais à bien y réfléchir un tel danger potentiel en Asie n’est pas pour déplaire tous les états du monde : les USA par exemple en ayant un tel adversaire ne pourrait que légitimiser une intervention dans cette partie du monde. Simplement, n’oublions pas que l’impact médiatique de reprocher à un état dit criminel de disposer d’un tel potentiel est pratique, populaire, et surtout politiquement utile. Un tel épouvantail n’est pas pour déplaire W. puisqu’il a récemment cassé son moustachu. Le temps nous dira si la décision de mettre en branle une troupe pour inspecter le pays et le désarmer sera vraiment prise. Indochine 2 « la vengeance » et Vietnam 2 « la mission » seraient-ils donc bientôt sur les écrans ?
Reviens, Khadafi reviens, Khadafi revient parmi le monde...
Quel revirement de comportement ! L’ONU choisit de lever les sanctions contre la Libye, et ce suite aux tractations concernant les compensations financières des victimes des attentats de Lockerbie et de la Pan Am. N’a-t-on pas sacrifié les souffrances des familles et des proches sur l’autel de l’argent ? Depuis que l’état libyen assouplit un peu sa position pour ne plus être prisonnier des barrières économiques dressées contre lui, on considère à nouveau Khadafi comme un chef d’état et non comme un criminel. Vive l’hypocrisie ! On a le devoir de mémoire, de ne pas pardonner son soutien logistique aux groupes armés, et surtout de ne pas laisser passer le fait que malgré tout le paiement d’indemnités ne signifie pas pour autant un aveu public de l’implication des services de Tripoli. Bien entendu, les conjoints des personnes mortes pour avoir prise un avion seront ravies de voir que l’on ne sanctionne plus au profit d’un dédommagement et surtout d’une espèce d’oubli général
du terrorisme. Après l’on va nous dire qu’il faut savoir prendre le temps d’assimiler, de gérer et surtout de pardonner, mais je doute que l’on puisse un jour mettre entre guillemets de tels évènements. Sanctionner le peuple libyen peut paraître de prime abord cruel et inutile, seulement que doit-on faire ? Accepter la présence de quelqu’un qui a choisi la voie de la violence parmi nous ? La question est lancée...
Chronique du 10/09/2003
OMC : La lutte des liasses (et non des classes)
A Cancoon l’on débat en ce moment même des échanges commerciaux et de leurs impacts sur les économies à l’échelle mondiale : les subventions, le prix de revient, les taxes à l’exportation... Tout est pris en compte pour juger de l’état de santé du commerce international, comme si cette réunion se prenait pour un médecin contrôlant le pouls d’un patient fébrile. La seule vérité est qu’aujourd’hui la répartition des biens et des devises n’est pas équitable, et qu’au surplus elle le sera de moins en moins. Si l’on se pose en observateur un peu lucide, on ne peut pas parler de durabilité du développement. Les pays riches
peu à peu perdent leurs ouvriers de productions de masse au profit du tiers-monde (Asie essentiellement), ceci lié à une réelle sous-valorisation des biens produits (ventes à perte ou subvention faussant les frais de production) amenuisent nos capacités industrielle. De plus, en prenant le sujet épineux de l’agriculture, il est notable que la lutte entre pays pauvres mais produisant à bas prix et pays riches créant des biens mais dont la valeur est finalement fictive donne l’avantage temporaire aux grandes puissances. Mais pour combien de temps ? A court terme, l’endettement sera si énorme que l’on coupera
les perfusions, ceci mettant alors fin à la vie d’un nombre impressionnant d’entreprises privées. Quelle sera alors la perspective ? Ce sera alors les pays dits pauvres qui dicteront comment et pour combien produire, et le monde sera alors tributaire d’états qui n’ont de vision sociale que celle qui leur permet d’être compétitifs, et non celle qui protège ses salariés. La prise d’otage sera alors évidente mais irréversible. Pour l’instant, nous agissons en maîtres chanteurs en décrétant que nous avons les finances donc nous décidons. Qu’en sera-t-il quand cette manne financière commencera à se tarir ? Il ne faut pas rêver, il est urgent et indispensable de reprendre en mains nos moyens de productions et les inciter à s’implanter en France, quitte à jouer la carte protectionniste. La baisse du chômage et le sauvetage de notre économie extérieure est à ce prix. Mais qui osera taper du poing et imposer à Danone, Peugeot ou toute autre entreprise de reprendre une activité salariale, surtout si elle n’est pas viable financièrement. La course à la chasse aux coûts incite à éviter l’hexagone puisque les charges sont trop élevées. Ne parlons pas de 3% sur les revenus et agissons Pour les entreprises avec 5% de réduction globale sur les charges. N’hésitons pas à taxer les importations tuant notre production locale (il est scandaleux que l’on en vienne à consommer des produits étrangers moins bons en qualité sous prétexte que ceux français coûtent trop cher)
Est-ce lutter contre les intérêts des brontosaures financiers que sont les multinationales ? En fait au final pas tant que cela puisque cela ne peut qu’inciter à s’implanter partout, et surtout se donner une image de marque de qualité en se vantant du fait que tout est fabriqué sur place. L’agriculture utilise le label VF (viande française) pour justifier d’une qualité supérieure. Ne pourrait-on pas envisager un symbole fort comme un drapeau tricolore avec au centre avec au centre les lettres PF (production française) ? Cela semble un peu nationaliste, mais c’est à ce prix que l’on pourra sauver du naufrage plus d’une ville soumise à la dictature du cour mondial de la main-d’oeuvre. L’emploi et le social avant les bénéfices messieurs les politiques...
Les enseignants veulent battre le pavé : qu’ils le fassent !
Depuis le temps que l’on doit rendre équitable le système des retraites, que l’on doit réaligner le régime de protection des salariés publics et privés, il faut qu’une fois de plus que les enseignants se décident à prendre nos enfants en otage. Qu’ils battent le pavé ! Je vote mille fois oui afin qu’ils finissent de se décrédibiliser. Que veulent-ils défendre ? Des avantages et rien de plus. On entend régulièrement râler tel ou tel syndicat qui juge l’état opaque et peu clair sur la politique générale, mais sait-on seulement ce que EUX revendiquent ? Personne ne le sait vraiment, personne n’a ne serait-ce qu’une vague idée de l’ampleur des revendications. Dans l’absolu, la décentralisation fait peur, car au final les professeurs refusent l’idée que cela ne soit plus un gouvernement mais une région qui soit la cible de leurs vindictes. Bien sûr qu’une seule cible facilite le militantisme. Le déséquilibre est effectivement un soucis de taille en se doutant qu’une région moins riche pourrait réduire ses dépenses du pôle scolaire au profit de l’équipement par exemple. En tout état de cause, la vérité est surtout que le fédéralisme des organisations syndicales leur permet de peser sur le système, quoi qu’aujourd’hui l’éducation nationale soit en perte de vitesse sur ce point. Ce qui m’écoeure c’est que c’est l’avenir des étudiants qui sera soldé, non le leur de fonctionnaires à l’abris des licenciements et du chômage...
Petite annonce : « Président d’un état cherche tours jumelles prêtes à construire clé en mains. S’adresser à la CIA qui transmettra. »
On commémore les attentats du 11 septembre 2001, avec toutes les larmes et tristesses que cela peut impliquer pour les victimes. Là, le débat commence également à se décaler sur un point plus sombre de l’affaire : deux ans sont passées, et là l’on revoit O. Ben Laden qui réapparaît à la télévision. On ignore, une fois de plus si le document est authentique et surtout s’il est récent, mais cela reste un superbe coup médiatique du chef de Al-Qaida. Les américains constatent avec frayeur que tant l’Afghanistan que l’Irak restent aux mains des chefs locaux, et que la présence de soldats n’a rien changée, bien au contraire. La demande d’aide des USA à l’ONU en est la preuve la plus significative. Bien sûr l’on prétendra que le coût d’une telle pacification est énorme, mais je doute qu’au fond l’on puisse imposer à quelque état que ce soit de changer
de gouvernement sans plonger tout le monde dans un chaos le plus total. Malheureusement, qui a écouté les objections des gens qui SAVAIENT au lieu de ceux qui PENSAIENT ? Le savoir est une arme et il faut sortir toujours armé, dommage que W. soit parti les holsters vides... J’espère simplement que les évènements seront moins tape à l’oeil qu’un 4 Juillet par exemple, et que tous auront la décence de penser à ceux qui ont péris, ainsi qu’aux 500 inconnus qui vont finir dans une fosse commune faute d’avoir été identifiés. Petite note : un concours d’architecture a donné le projet pour remplacer les deux tours, et pour tout dire le choix va donner lieu à la construction d’une bâtisse d’une démesure jamais atteinte. Les USA veulent-ils construire une tour de Babel ? Je rappelle juste que les humains ont payés cette course à se prendre pour Dieu en y perdant la langue unique. Que perdra l’état Américain ?
OMC : La lutte des liasses (et non des classes)
A Cancoon l’on débat en ce moment même des échanges commerciaux et de leurs impacts sur les économies à l’échelle mondiale : les subventions, le prix de revient, les taxes à l’exportation... Tout est pris en compte pour juger de l’état de santé du commerce international, comme si cette réunion se prenait pour un médecin contrôlant le pouls d’un patient fébrile. La seule vérité est qu’aujourd’hui la répartition des biens et des devises n’est pas équitable, et qu’au surplus elle le sera de moins en moins. Si l’on se pose en observateur un peu lucide, on ne peut pas parler de durabilité du développement. Les pays riches
peu à peu perdent leurs ouvriers de productions de masse au profit du tiers-monde (Asie essentiellement), ceci lié à une réelle sous-valorisation des biens produits (ventes à perte ou subvention faussant les frais de production) amenuisent nos capacités industrielle. De plus, en prenant le sujet épineux de l’agriculture, il est notable que la lutte entre pays pauvres mais produisant à bas prix et pays riches créant des biens mais dont la valeur est finalement fictive donne l’avantage temporaire aux grandes puissances. Mais pour combien de temps ? A court terme, l’endettement sera si énorme que l’on coupera
les perfusions, ceci mettant alors fin à la vie d’un nombre impressionnant d’entreprises privées. Quelle sera alors la perspective ? Ce sera alors les pays dits pauvres qui dicteront comment et pour combien produire, et le monde sera alors tributaire d’états qui n’ont de vision sociale que celle qui leur permet d’être compétitifs, et non celle qui protège ses salariés. La prise d’otage sera alors évidente mais irréversible. Pour l’instant, nous agissons en maîtres chanteurs en décrétant que nous avons les finances donc nous décidons. Qu’en sera-t-il quand cette manne financière commencera à se tarir ? Il ne faut pas rêver, il est urgent et indispensable de reprendre en mains nos moyens de productions et les inciter à s’implanter en France, quitte à jouer la carte protectionniste. La baisse du chômage et le sauvetage de notre économie extérieure est à ce prix. Mais qui osera taper du poing et imposer à Danone, Peugeot ou toute autre entreprise de reprendre une activité salariale, surtout si elle n’est pas viable financièrement. La course à la chasse aux coûts incite à éviter l’hexagone puisque les charges sont trop élevées. Ne parlons pas de 3% sur les revenus et agissons Pour les entreprises avec 5% de réduction globale sur les charges. N’hésitons pas à taxer les importations tuant notre production locale (il est scandaleux que l’on en vienne à consommer des produits étrangers moins bons en qualité sous prétexte que ceux français coûtent trop cher)
Est-ce lutter contre les intérêts des brontosaures financiers que sont les multinationales ? En fait au final pas tant que cela puisque cela ne peut qu’inciter à s’implanter partout, et surtout se donner une image de marque de qualité en se vantant du fait que tout est fabriqué sur place. L’agriculture utilise le label VF (viande française) pour justifier d’une qualité supérieure. Ne pourrait-on pas envisager un symbole fort comme un drapeau tricolore avec au centre avec au centre les lettres PF (production française) ? Cela semble un peu nationaliste, mais c’est à ce prix que l’on pourra sauver du naufrage plus d’une ville soumise à la dictature du cour mondial de la main-d’oeuvre. L’emploi et le social avant les bénéfices messieurs les politiques...
Les enseignants veulent battre le pavé : qu’ils le fassent !
Depuis le temps que l’on doit rendre équitable le système des retraites, que l’on doit réaligner le régime de protection des salariés publics et privés, il faut qu’une fois de plus que les enseignants se décident à prendre nos enfants en otage. Qu’ils battent le pavé ! Je vote mille fois oui afin qu’ils finissent de se décrédibiliser. Que veulent-ils défendre ? Des avantages et rien de plus. On entend régulièrement râler tel ou tel syndicat qui juge l’état opaque et peu clair sur la politique générale, mais sait-on seulement ce que EUX revendiquent ? Personne ne le sait vraiment, personne n’a ne serait-ce qu’une vague idée de l’ampleur des revendications. Dans l’absolu, la décentralisation fait peur, car au final les professeurs refusent l’idée que cela ne soit plus un gouvernement mais une région qui soit la cible de leurs vindictes. Bien sûr qu’une seule cible facilite le militantisme. Le déséquilibre est effectivement un soucis de taille en se doutant qu’une région moins riche pourrait réduire ses dépenses du pôle scolaire au profit de l’équipement par exemple. En tout état de cause, la vérité est surtout que le fédéralisme des organisations syndicales leur permet de peser sur le système, quoi qu’aujourd’hui l’éducation nationale soit en perte de vitesse sur ce point. Ce qui m’écoeure c’est que c’est l’avenir des étudiants qui sera soldé, non le leur de fonctionnaires à l’abris des licenciements et du chômage...
Petite annonce : « Président d’un état cherche tours jumelles prêtes à construire clé en mains. S’adresser à la CIA qui transmettra. »
On commémore les attentats du 11 septembre 2001, avec toutes les larmes et tristesses que cela peut impliquer pour les victimes. Là, le débat commence également à se décaler sur un point plus sombre de l’affaire : deux ans sont passées, et là l’on revoit O. Ben Laden qui réapparaît à la télévision. On ignore, une fois de plus si le document est authentique et surtout s’il est récent, mais cela reste un superbe coup médiatique du chef de Al-Qaida. Les américains constatent avec frayeur que tant l’Afghanistan que l’Irak restent aux mains des chefs locaux, et que la présence de soldats n’a rien changée, bien au contraire. La demande d’aide des USA à l’ONU en est la preuve la plus significative. Bien sûr l’on prétendra que le coût d’une telle pacification est énorme, mais je doute qu’au fond l’on puisse imposer à quelque état que ce soit de changer
de gouvernement sans plonger tout le monde dans un chaos le plus total. Malheureusement, qui a écouté les objections des gens qui SAVAIENT au lieu de ceux qui PENSAIENT ? Le savoir est une arme et il faut sortir toujours armé, dommage que W. soit parti les holsters vides... J’espère simplement que les évènements seront moins tape à l’oeil qu’un 4 Juillet par exemple, et que tous auront la décence de penser à ceux qui ont péris, ainsi qu’aux 500 inconnus qui vont finir dans une fosse commune faute d’avoir été identifiés. Petite note : un concours d’architecture a donné le projet pour remplacer les deux tours, et pour tout dire le choix va donner lieu à la construction d’une bâtisse d’une démesure jamais atteinte. Les USA veulent-ils construire une tour de Babel ? Je rappelle juste que les humains ont payés cette course à se prendre pour Dieu en y perdant la langue unique. Que perdra l’état Américain ?
Chronique du 16/09/2003
Un hors sujet qui ne l’est pas tant que cela : L’assassin rode et fait peur.
Il court jour et nuit, s’approprie le bien d’autrui et ôte la vie des gens au hasard, sans se préoccuper de la situation sociale ou financière. Il prend son tribu sur le sang versé, se moque du bien ou de la tolérance, et surtout se rit joyeusement de toutes les lois qui sont censées l’empêcher de nuire. Qui est-il, C’est un voisin que nous connaissons tous, que nous côtoyons en permanence sans prendre le temps de le repérer. Pourtant, ce meurtrier discret ne se cache pas, il n’est pas de ceux à agir dans la pénombre glauque d’une ruelle d’une grande cité, même s’il n’y renâcle pas de temps en temps pour assouvir sa soif de conquêtes. La police est impuissante face à lui, et les médecins ne peuvent que déplorer ses exactions.
Pourquoi ne l’éradique-t-on pas purement et simplement ? Il fait partie du paysage, nous le considérons parfois en allier précieux, tout en sachant pertinemment que c’est un vautour qui n’hésitera pas une seconde à nous trahir. Il a le génie d’un Al Capone, la folie d’un Landru, et la cruauté d’un Mengele.
Qui est ce IL ? Ce « il » est tout simplement le pouvoir. C’est la forme la plus perverse d’énergie dont dispose l’Homme : il peut briser la vie d’une famille sans aucune forme de procès, décider de la mort de milliers de personnes sans aucune compassion, organiser des rafles antisémites, tenir les cordons de la bourse et mettre en faillite des milliers de petits porteurs.. Le pouvoir est l’acteur décharné et pourtant implacable auquel nous faisons face tous les jours. Il sait se faire agréable, donner l’illusion mensongère que nous le tenons pour nous en servir, alors qu’en fait c’est lui qui nous guide. Il a obnubilé les plus grands, rendu paranoïaques des chefs d’états, changés des hommes ordinaires en dictateurs impitoyables, bref modifié la face du monde. Le pouvoir ne se résume pas à une influence, il dépasse même la conscience humaine tant la notion même est inaccessible. Multiple, il se confond souvent avec hiérarchie, convoitise, corruption, décisions...
Comment s’en libérer ? C’est une impossibilité logique, ce serait alors anéantir l’envie, l’ambition et en conséquence le progrès et surtout l’humanisme. Avoir le pouvoir d’agir pour le bien est tout aussi dangereux que celui d’être le mal réincarné. On ne peut pas oublier l’influence religieuse par exemple qui est un pouvoir sur les masses, et qui faute d’interprétations correctes fait des croyants des assassins et des terroristes. Ne condensons surtout pas cette perspective avec les évènements récents (Al Qaeda pour ne citer que), toutes les grandes religions monothéistes ont pratiqué ce genre de sectarisme et d’influence intellectuelle. En espérant que nous aurons un jour la lucidité de contrôler nos pulsions pour faire du pouvoir un outil et non l’opium des ambitieux...
Corse : Le jeu du gendarme et du canardeur.
Où va-t-on ? J’aimerais connaître la dénomination légale des actes de violences perpétrés contre la caserne de gendarmerie ces derniers jours. Emeute ? Terrorisme ? Agression caractérisée ? Est-ce que l’on va encore avoir le droit à un consensus en jouant sur la corde du désoeuvrement ou honnêtement admettre qu’agresser de la sorte un agent de la force publique est purement et simplement une attaque contre l’état ? J’ai l’impression que la faiblesse pathologique de nos institutions ressort avec clarté sur l’île de « beauté » car l’on y a instauré une politique de laisser faire scandaleuse. On ne peut décemment pas traiter avec une autre partie quand celle-ci choisit la voie de la violence gratuite, et qui plus est totalement injustifiée. Les détenus de la caserne sont pour l’instant mis en examen et non jugés, donc considérés comme innocents jusqu’à preuve du contraire. Qui peut s’octroyer le droit de déclarer qu’il fallait les libérer ? Qui sont-ils, des habitants ou bien des jurés dans un tribunal d’assises ? Nos chers politiques nous rappellent alors que le gouvernement va être ferme et intraitable, que l’on va clarifier et assainir la situation, mais qu’ils agissent au lieu de promettre ! Tout acte de ce genre doit être réprimé avec force, et la mise en danger des familles des gendarmes (l’utilisation de coktail Molotov est proprement hallucinante) mérite des sanctions exemplaires. Quid des lois et instances du continent ? C’est malheureux à dire surtout pour quelqu’un qui, comme moi se dit d’orientation libérale de devoir envisager le recours à la force au lieu d’employer la négociation. Quand on prend quelqu’un pour un con, en général cette personne ne se laisse plus avoir, à moins qu’il soit profondément benêt : sont-ils donc des idiots à Matignon et l’Elysée ?
Je vous salue vous les Kurdes péris, que votre sang soit pétrolisé.
C.Powell a rendu un vibrant hommage aux victimes kurdes des agressions de S.Hussein en 1988. Soit. Pourquoi pas si l’on part du principe qu’ils sont morts par la volonté de faire disparaître cette nation sans territoire du sol irakien. Par contre, les gens sont-ils si aveugles et sans mémoire ? Les USA n’ont-ils pas abandonnés à leur propre sort ces résistants lorsque la première guerre anti-Saddam s’est arrêtée ? Le Kurdistan Irakien a-t-il été protégé par les instances internationales ? Nullement, et même sacrifié avec désinvolture par les pseudos libérateurs. Ces hommes et ces femmes ont pris à l’époque les armes contre le gouvernement de Bagdad, et lors de la fin des attaques alliées, l’armée a rendue coup pour coup à cette population. Nous les avons lâchement abandonnés aux mains du dictateur, et ce pour une seule raison : la politique d’intrusion sur le territoire du dictateur n’était pas claire, c’était une « croisade pour libérer le Koweit, pas pour déboulonner S.Hussein » (dixit Bush père). Le fils a continué l’action et se retrouve aujourd’hui avec les rancoeurs et l’impolitesse de son géniteur. La politique est un jeu complexe messieurs Bush, et on ne pousse jamais un pion sur un échiquier sans se souvenir des règles et calculer les risques. Je pense avec beaucoup d’ironie que cette intervention somme
toute malheureuse du ministre des affaires étrangères américaine doit prise par les Kurdes pour une insulte aux victimes du génocide.
Homéopathie médicale et économique, ou l’art des petites pilules aux grands effets.
Le gouvernement joue sur les maux et les actes : on dit de la médecine homéopathique qu’elle est inefficace donc on ne rembourse plus ou presque les médicaments pour cette forme de thérapeutique. On dit du gasoil un moyen de propulsion polluant alors on surtaxe uniquement les voitures particulières, et surtout pas les transporteurs. N’est-ce pas là caresser une forme de pouvoir au détriment de la logique globale ? Prenons les médicaments : le bénéfice à agir ainsi n’est qu’une barque au milieu de l’océan des dettes de la sécurité sociale, et qui avalera que c’est une mesure utile ? Sûrement pas les médecins qui pratiquent l’homéopathie et les patients qui se sentent mieux avec ces traitements. Bien sûr personne ne peut démontrer et affirmer sans conteste que C’est médicalement bon, mais rien n’empêche de tabler sur l’effet placebo (que l’on pratique en
milieu hospitalier d’ailleurs) Là, je constate que cela ressemble plus à une vengeance mal déguisée de ceux qui prônent le tout chimique, le totalement synthétique, et qui affirment que sans paracétamol point de salut. Qui sont ces délateurs ? Des
gouvernants ou les lobbies du médicament ? Allez savoir. De la même manière en parallèle c’est le camionneur que l’on ne veut pas fâcher en ne l’imposant pas sur le gasoil, ce n’est que le petit conducteur, et ce pour un gain somme toute misérable
eu égard du budget de la France. N’ayons pas peur de le dire, il est vrai que l’on doit agir contre les dépenses absurdes, montre la bêtise et la perte de temps, mais prenons en ce cas des mesures UTILES et surtout EFFICACES ! Les impôts sont par exemple ponctionnés par une administration lourde et complexe. Pourquoi ne pas agir directement à la source, sur la fiche de paye ? Tous nous pourrions alors apprécier le confort de ne pas avoir à se soucier de nos prélèvements, et pardessus le marché liquider des postes devenus inutiles et coûteux. Mais qui osera ?
Un hors sujet qui ne l’est pas tant que cela : L’assassin rode et fait peur.
Il court jour et nuit, s’approprie le bien d’autrui et ôte la vie des gens au hasard, sans se préoccuper de la situation sociale ou financière. Il prend son tribu sur le sang versé, se moque du bien ou de la tolérance, et surtout se rit joyeusement de toutes les lois qui sont censées l’empêcher de nuire. Qui est-il, C’est un voisin que nous connaissons tous, que nous côtoyons en permanence sans prendre le temps de le repérer. Pourtant, ce meurtrier discret ne se cache pas, il n’est pas de ceux à agir dans la pénombre glauque d’une ruelle d’une grande cité, même s’il n’y renâcle pas de temps en temps pour assouvir sa soif de conquêtes. La police est impuissante face à lui, et les médecins ne peuvent que déplorer ses exactions.
Pourquoi ne l’éradique-t-on pas purement et simplement ? Il fait partie du paysage, nous le considérons parfois en allier précieux, tout en sachant pertinemment que c’est un vautour qui n’hésitera pas une seconde à nous trahir. Il a le génie d’un Al Capone, la folie d’un Landru, et la cruauté d’un Mengele.
Qui est ce IL ? Ce « il » est tout simplement le pouvoir. C’est la forme la plus perverse d’énergie dont dispose l’Homme : il peut briser la vie d’une famille sans aucune forme de procès, décider de la mort de milliers de personnes sans aucune compassion, organiser des rafles antisémites, tenir les cordons de la bourse et mettre en faillite des milliers de petits porteurs.. Le pouvoir est l’acteur décharné et pourtant implacable auquel nous faisons face tous les jours. Il sait se faire agréable, donner l’illusion mensongère que nous le tenons pour nous en servir, alors qu’en fait c’est lui qui nous guide. Il a obnubilé les plus grands, rendu paranoïaques des chefs d’états, changés des hommes ordinaires en dictateurs impitoyables, bref modifié la face du monde. Le pouvoir ne se résume pas à une influence, il dépasse même la conscience humaine tant la notion même est inaccessible. Multiple, il se confond souvent avec hiérarchie, convoitise, corruption, décisions...
Comment s’en libérer ? C’est une impossibilité logique, ce serait alors anéantir l’envie, l’ambition et en conséquence le progrès et surtout l’humanisme. Avoir le pouvoir d’agir pour le bien est tout aussi dangereux que celui d’être le mal réincarné. On ne peut pas oublier l’influence religieuse par exemple qui est un pouvoir sur les masses, et qui faute d’interprétations correctes fait des croyants des assassins et des terroristes. Ne condensons surtout pas cette perspective avec les évènements récents (Al Qaeda pour ne citer que), toutes les grandes religions monothéistes ont pratiqué ce genre de sectarisme et d’influence intellectuelle. En espérant que nous aurons un jour la lucidité de contrôler nos pulsions pour faire du pouvoir un outil et non l’opium des ambitieux...
Corse : Le jeu du gendarme et du canardeur.
Où va-t-on ? J’aimerais connaître la dénomination légale des actes de violences perpétrés contre la caserne de gendarmerie ces derniers jours. Emeute ? Terrorisme ? Agression caractérisée ? Est-ce que l’on va encore avoir le droit à un consensus en jouant sur la corde du désoeuvrement ou honnêtement admettre qu’agresser de la sorte un agent de la force publique est purement et simplement une attaque contre l’état ? J’ai l’impression que la faiblesse pathologique de nos institutions ressort avec clarté sur l’île de « beauté » car l’on y a instauré une politique de laisser faire scandaleuse. On ne peut décemment pas traiter avec une autre partie quand celle-ci choisit la voie de la violence gratuite, et qui plus est totalement injustifiée. Les détenus de la caserne sont pour l’instant mis en examen et non jugés, donc considérés comme innocents jusqu’à preuve du contraire. Qui peut s’octroyer le droit de déclarer qu’il fallait les libérer ? Qui sont-ils, des habitants ou bien des jurés dans un tribunal d’assises ? Nos chers politiques nous rappellent alors que le gouvernement va être ferme et intraitable, que l’on va clarifier et assainir la situation, mais qu’ils agissent au lieu de promettre ! Tout acte de ce genre doit être réprimé avec force, et la mise en danger des familles des gendarmes (l’utilisation de coktail Molotov est proprement hallucinante) mérite des sanctions exemplaires. Quid des lois et instances du continent ? C’est malheureux à dire surtout pour quelqu’un qui, comme moi se dit d’orientation libérale de devoir envisager le recours à la force au lieu d’employer la négociation. Quand on prend quelqu’un pour un con, en général cette personne ne se laisse plus avoir, à moins qu’il soit profondément benêt : sont-ils donc des idiots à Matignon et l’Elysée ?
Je vous salue vous les Kurdes péris, que votre sang soit pétrolisé.
C.Powell a rendu un vibrant hommage aux victimes kurdes des agressions de S.Hussein en 1988. Soit. Pourquoi pas si l’on part du principe qu’ils sont morts par la volonté de faire disparaître cette nation sans territoire du sol irakien. Par contre, les gens sont-ils si aveugles et sans mémoire ? Les USA n’ont-ils pas abandonnés à leur propre sort ces résistants lorsque la première guerre anti-Saddam s’est arrêtée ? Le Kurdistan Irakien a-t-il été protégé par les instances internationales ? Nullement, et même sacrifié avec désinvolture par les pseudos libérateurs. Ces hommes et ces femmes ont pris à l’époque les armes contre le gouvernement de Bagdad, et lors de la fin des attaques alliées, l’armée a rendue coup pour coup à cette population. Nous les avons lâchement abandonnés aux mains du dictateur, et ce pour une seule raison : la politique d’intrusion sur le territoire du dictateur n’était pas claire, c’était une « croisade pour libérer le Koweit, pas pour déboulonner S.Hussein » (dixit Bush père). Le fils a continué l’action et se retrouve aujourd’hui avec les rancoeurs et l’impolitesse de son géniteur. La politique est un jeu complexe messieurs Bush, et on ne pousse jamais un pion sur un échiquier sans se souvenir des règles et calculer les risques. Je pense avec beaucoup d’ironie que cette intervention somme
toute malheureuse du ministre des affaires étrangères américaine doit prise par les Kurdes pour une insulte aux victimes du génocide.
Homéopathie médicale et économique, ou l’art des petites pilules aux grands effets.
Le gouvernement joue sur les maux et les actes : on dit de la médecine homéopathique qu’elle est inefficace donc on ne rembourse plus ou presque les médicaments pour cette forme de thérapeutique. On dit du gasoil un moyen de propulsion polluant alors on surtaxe uniquement les voitures particulières, et surtout pas les transporteurs. N’est-ce pas là caresser une forme de pouvoir au détriment de la logique globale ? Prenons les médicaments : le bénéfice à agir ainsi n’est qu’une barque au milieu de l’océan des dettes de la sécurité sociale, et qui avalera que c’est une mesure utile ? Sûrement pas les médecins qui pratiquent l’homéopathie et les patients qui se sentent mieux avec ces traitements. Bien sûr personne ne peut démontrer et affirmer sans conteste que C’est médicalement bon, mais rien n’empêche de tabler sur l’effet placebo (que l’on pratique en
milieu hospitalier d’ailleurs) Là, je constate que cela ressemble plus à une vengeance mal déguisée de ceux qui prônent le tout chimique, le totalement synthétique, et qui affirment que sans paracétamol point de salut. Qui sont ces délateurs ? Des
gouvernants ou les lobbies du médicament ? Allez savoir. De la même manière en parallèle c’est le camionneur que l’on ne veut pas fâcher en ne l’imposant pas sur le gasoil, ce n’est que le petit conducteur, et ce pour un gain somme toute misérable
eu égard du budget de la France. N’ayons pas peur de le dire, il est vrai que l’on doit agir contre les dépenses absurdes, montre la bêtise et la perte de temps, mais prenons en ce cas des mesures UTILES et surtout EFFICACES ! Les impôts sont par exemple ponctionnés par une administration lourde et complexe. Pourquoi ne pas agir directement à la source, sur la fiche de paye ? Tous nous pourrions alors apprécier le confort de ne pas avoir à se soucier de nos prélèvements, et pardessus le marché liquider des postes devenus inutiles et coûteux. Mais qui osera ?
Chronique du 17/09/2003
Après Mickey Mouse président, voici Taz gouverneur.
C’est officiel depuis quelques temps mais je n’avoue pas y avoir prêté attention, Arnold tas de muscles est candidat au poste de gouverneur de Californie. Et bien ! Je me demande qui sont ses soutiens politiques : Groucho Marx, Jerry Lewis ou les three stooges ? On se souvient tous que Reagan était un ancien acteur de série B, mais là, cela dépasse l’entendement. Monsieur univers a-t-il pour ambition de mettre en place la chaîne planet hollywood en distributeur officiels des repas de l’état, songerait-il à instaurer « la minute schwarzy » ? Je trouverais comique d’entendre une nouvelle hymne vaguement braillée par les enfants au moment de la levée des couleurs :« Lever, baisser, lever baisser, on passe à l’autre main ! Et un, deux, un deux trois quatre ! Tous en rythme pour l’aérobic du gou-ver-neur !!! » J’en frissonne d’avance…
Mais là la véritable crise de rire est que les machines sensées comptabiliser les voix sont bonnes à être recyclées, tant il est vrai que lorsqu’ils ont « élus » (j’appelle plutôt cela jouer à la marelle, mais
passons…) W., l’état californien a du recompter un nombre impressionnant de voix à cause des défaillances du système. Va-t-on reculer la date des élections pour remplacer ces antiquités, et au passage accorder un peu de temps à montagne de muscles de se tailler quelques connaissances en politique ? Je suis dubitatif, cela donne l’impression d’une vaste campagne marketing, avec en bas-fond une superbe manipulation des foules. Qui tirera les ficelles derrière ce grand guignol ma foi sympathique malgré tout ? Là est la VRAIE question…
Vous me servirez en entrée une guerre civile, en plat de résistance l’état Palestinien, et puis soyons fous en dessert le veto de l’ONU. L’addition ? Envoyez là à la CNESSET.
Il est parfois bon de tenir un régime drastique pour pouvoir ensuite dévorer un repas digne de ce nom. A.sharon l’a saisi depuis bien longtemps : laisser mijoter quelques mois une situation explosive, y ajouter quelques épices en forme de douilles pour en relever le goût, remuer à grands coups de bombardiers, laisser reposer en prenant soin d’attendre les représailles, et servir très chaud de telle manière que l’ONU n’ose pas se prononcer correctement. La recette a déjà fait ses preuves, A.Hitler l’a composée avec quelques variantes en 1933, mais dans son ensemble l’idée directrice du cuistot est la même : diviser pour mieux régner. Qui sera assez stupide pour croire que les USA voterait pour sanctionner Israël sur sa décision d’expulser Arafat ? N’ont-ils pas JUSTEMENT intérêt à ce que celui-ci soit mis hors combat ? Depuis des années le discours des deux parties est ambigu puisque l’un et l’autre se renvoient perpétuellement les fautes commises, et en viennent aux mains à la première occasion. Là, Sharon a poussé le bon pion, celui du non-soutien américain, ce qui a pour conséquence qu’il a dorénavant les mains libres, et ce malgré toutes les oppositions dans le monde. L’ampleur de l’échec de l’ONU se fait à nouveau sentir sur ce genre de faits, et la stratégie mondiale aura une fois de plus prise une estocade plus que violente. La Palestine ne verra pas de sitôt son drapeau flotter au-dessus de ses ruelles, et Israël ne s’arrêtera certainement pas en si bon chemin. Il est à craindre que dans les prochaines semaines des actions de représailles se feront sentir sur les intérêts américains partout dans le monde, et je ne saurais trop conseiller à toute personne intelligente de se tenir à distance respectable de leurs ambassades, restaurants ou lieux connus pour être des endroits de rendez-vous. La prudence s’impose d’elle-même, et là si l’état hébreux expulse définitivement le chef historique de la nation palestinienne, je crains fort que l’embrasement que nous avons constatés ne sera qu’une vague dispute en comparaison de la réaction des peuples soutenant le vieil homme. Prions juste que nous n’allons pas payer les pots cassés par dégâts collatéraux.
IKEA tué la ministre Suédoise ?
Question pertinente, non ? Ce n’est pas tant l’acte en lui-même qui pose aujourd’hui un cas de conscience, car nul n’est à l’abris des agissements d’un fou furieux, ou d’un tueur déterminé (ou des deux à la fois…), mais plutôt la question de la sécurité des politiciens dans le pays nordique. En effet, il y a deux décades O.Palme tombait foudroyé de deux balles dans le corps. On se souvient également que le tueur n’a jamais été retrouvé, du moins jamais inculpé. En tout état de cause, l’état Suédois n’a donc pas retenu la leçon ? Doit-on laisser déambuler sans protection rapprochée des personnages aussi importants dans le système étatique d’un pays ? Hélas, la liberté est quelque chose que l’on peut prôner à tort et à travers, mais au fond n’est-ce pas là l’exemple pathologique symbolisant la montée en puissance de la furie et de la vindicte incontrôlée des masses ? Il y a peu de temps a été mis en garde à vue un homme prétendument proche des milieux néo-nazis, mais permettez-moi de douter de la véracité voire du fondement même de l’information. Va-t-on une fois de plus nous agiter le spectre de l’extrémisme pour justifier d’une politique de fermeté contre les partis satellites ? L’utilité de ce genre de déclarations me laisse perplexe, et d’autre part avant même que l’on ait démontré la culpabilité du prévenu. Soit, il est bien entendu toujours possible que cela soit une vérité et non une action de pure propagande, mais n’est-il pas étrange que l’on dispose déjà d’autant d’informations sur un parfait inconnu 24 heures avant ? Son petit nom ne serait pas par hasard Lee Harvey O… … non je m’égare…
Changement de lois : doit-on passer en jugement les « barges » ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de jugement pour ceux et celles que l’on estime irresponsables devant leurs actes. On les envois en institutions dites spécialisées, avec l’espoir infime de les voir traités dignement. Un de nos ministres a lancé un pavé dans la mare : « et si on les jugeaient quand même, quitte à ne pas sanctionner, ceci pour les victimes ? » Là, je me demande si notre dirigeant n’a pas fait une chute malencontreuse sur la base du crâne. Soulager… et pourquoi pas cautériser au chalumeau les plaies ? Quelqu’un qui a eu son enfant violé ou tué ne peut pas pardonner ou ne serait-ce qu’admettre quoi que ce soit. Un tribunal n’est pas un centre de psychothérapie et encore moins le siège d’une inquisition. Un dément reste un dément, et quel intérêt pour la justice de le traîner devant ses pairs s’il ne comprend même pas le sens de l’action judiciaire. D’un autre côté l’on pourra estimer que les fraudeurs, les simulateurs ou autres corrupteurs se dévoileront plus facilement, mais à quel prix ? Pourrons-nous absorber ces instances supplémentaires dans des tribunaux déjà bondés en permanence ? La justice a un rôle punitif, de gérer et sanctionner l’erreur humaine, et non de conseiller et d’améliorer le suivi des cas, que ce soit du prévenu ou des plaignants. Ne changeons pas ce rôle ou nous serions dans l’incapacité chronique de tout mettre en œuvre avec lucidité. Les familles méritent de savoir le qui et le comment, mais pas de souffrir en constatant qu’ils ont subi la torture d’un malade mental, incapable de se contrôler et par conséquent indéfendable. Quel avocat réussira à tenir un dossier avec un témoin aléatoirement sain d’esprit puis dérangé ? Aucune chance… Soyons humains et traitons différemment la chose : il faut en effet soigner, gérer et enfermer les cas dangereux, mais avec le respect de la personne humaine. C’est ce que l’on essaye de faire avec les prisons. Cela peut sembler difficile à admettre, mais nous n’avons pas à poser les cellules en bourreaux. Mieux vaut alors réinstaurer la peine de mort pour expurger une fois pour toute notre société des plus violents. Qui s’octroiera le droit de donner la mort par vote ? Sommes-nous des Dieux ? Encore une question d’idéologie en suspens. Non, modifier cet aspect de la gestion des malades mentaux dans le système pénal est trop délicat à mettre en place, à moins que quelqu’un ait la solution miracle : l’envoyer à l’Elysée et une copie à Matignon s’il vous plaît, c’est pour une urgence.
Alstom au piquet : l’europe refuse que le bonnet d’âne de l’économie française soit renfloué par nos impôts.
Depuis le temps que l’on nous rabâche le fait que l’état est fauché comme les blés après une mauvaise récolte, qu’il doit réduire de manière drastique ses dépenses, là il envisageait de sauver du naufrage un grand groupe industriel. Certes, l’idée aurait permis de protéger des emplois, de maintenir une activité dans pas mal de villes et villages, mais combien de temps ? Qui pourrait m’affirmer sans mentir que les emplois ne seraient pas alors menacés sur le long terme ? Sommes-nous suffisamment bêtes pour croire que l’entreprise n’ira pas produire à l’étranger pour économiser des fonds ? Ce genre d’irréalisme économique fait peine à voir tant nous ne pouvons pas nous garantir une stabilité financière et qu’à contrario l’on allait jeter des milliards dans un gouffre privé. L’Europe a refusée l’idée qu’une telle puissance revienne dans les mains de l’état, et cela s’avère malheureusement d’une logique implacable, alors maintenant espérons juste qu’il y aura une autre manière de redresser la barre, ou nous allons assister à des vagues de licenciements terribles ces prochains mois.
Après Mickey Mouse président, voici Taz gouverneur.
C’est officiel depuis quelques temps mais je n’avoue pas y avoir prêté attention, Arnold tas de muscles est candidat au poste de gouverneur de Californie. Et bien ! Je me demande qui sont ses soutiens politiques : Groucho Marx, Jerry Lewis ou les three stooges ? On se souvient tous que Reagan était un ancien acteur de série B, mais là, cela dépasse l’entendement. Monsieur univers a-t-il pour ambition de mettre en place la chaîne planet hollywood en distributeur officiels des repas de l’état, songerait-il à instaurer « la minute schwarzy » ? Je trouverais comique d’entendre une nouvelle hymne vaguement braillée par les enfants au moment de la levée des couleurs :« Lever, baisser, lever baisser, on passe à l’autre main ! Et un, deux, un deux trois quatre ! Tous en rythme pour l’aérobic du gou-ver-neur !!! » J’en frissonne d’avance…
Mais là la véritable crise de rire est que les machines sensées comptabiliser les voix sont bonnes à être recyclées, tant il est vrai que lorsqu’ils ont « élus » (j’appelle plutôt cela jouer à la marelle, mais
passons…) W., l’état californien a du recompter un nombre impressionnant de voix à cause des défaillances du système. Va-t-on reculer la date des élections pour remplacer ces antiquités, et au passage accorder un peu de temps à montagne de muscles de se tailler quelques connaissances en politique ? Je suis dubitatif, cela donne l’impression d’une vaste campagne marketing, avec en bas-fond une superbe manipulation des foules. Qui tirera les ficelles derrière ce grand guignol ma foi sympathique malgré tout ? Là est la VRAIE question…
Vous me servirez en entrée une guerre civile, en plat de résistance l’état Palestinien, et puis soyons fous en dessert le veto de l’ONU. L’addition ? Envoyez là à la CNESSET.
Il est parfois bon de tenir un régime drastique pour pouvoir ensuite dévorer un repas digne de ce nom. A.sharon l’a saisi depuis bien longtemps : laisser mijoter quelques mois une situation explosive, y ajouter quelques épices en forme de douilles pour en relever le goût, remuer à grands coups de bombardiers, laisser reposer en prenant soin d’attendre les représailles, et servir très chaud de telle manière que l’ONU n’ose pas se prononcer correctement. La recette a déjà fait ses preuves, A.Hitler l’a composée avec quelques variantes en 1933, mais dans son ensemble l’idée directrice du cuistot est la même : diviser pour mieux régner. Qui sera assez stupide pour croire que les USA voterait pour sanctionner Israël sur sa décision d’expulser Arafat ? N’ont-ils pas JUSTEMENT intérêt à ce que celui-ci soit mis hors combat ? Depuis des années le discours des deux parties est ambigu puisque l’un et l’autre se renvoient perpétuellement les fautes commises, et en viennent aux mains à la première occasion. Là, Sharon a poussé le bon pion, celui du non-soutien américain, ce qui a pour conséquence qu’il a dorénavant les mains libres, et ce malgré toutes les oppositions dans le monde. L’ampleur de l’échec de l’ONU se fait à nouveau sentir sur ce genre de faits, et la stratégie mondiale aura une fois de plus prise une estocade plus que violente. La Palestine ne verra pas de sitôt son drapeau flotter au-dessus de ses ruelles, et Israël ne s’arrêtera certainement pas en si bon chemin. Il est à craindre que dans les prochaines semaines des actions de représailles se feront sentir sur les intérêts américains partout dans le monde, et je ne saurais trop conseiller à toute personne intelligente de se tenir à distance respectable de leurs ambassades, restaurants ou lieux connus pour être des endroits de rendez-vous. La prudence s’impose d’elle-même, et là si l’état hébreux expulse définitivement le chef historique de la nation palestinienne, je crains fort que l’embrasement que nous avons constatés ne sera qu’une vague dispute en comparaison de la réaction des peuples soutenant le vieil homme. Prions juste que nous n’allons pas payer les pots cassés par dégâts collatéraux.
IKEA tué la ministre Suédoise ?
Question pertinente, non ? Ce n’est pas tant l’acte en lui-même qui pose aujourd’hui un cas de conscience, car nul n’est à l’abris des agissements d’un fou furieux, ou d’un tueur déterminé (ou des deux à la fois…), mais plutôt la question de la sécurité des politiciens dans le pays nordique. En effet, il y a deux décades O.Palme tombait foudroyé de deux balles dans le corps. On se souvient également que le tueur n’a jamais été retrouvé, du moins jamais inculpé. En tout état de cause, l’état Suédois n’a donc pas retenu la leçon ? Doit-on laisser déambuler sans protection rapprochée des personnages aussi importants dans le système étatique d’un pays ? Hélas, la liberté est quelque chose que l’on peut prôner à tort et à travers, mais au fond n’est-ce pas là l’exemple pathologique symbolisant la montée en puissance de la furie et de la vindicte incontrôlée des masses ? Il y a peu de temps a été mis en garde à vue un homme prétendument proche des milieux néo-nazis, mais permettez-moi de douter de la véracité voire du fondement même de l’information. Va-t-on une fois de plus nous agiter le spectre de l’extrémisme pour justifier d’une politique de fermeté contre les partis satellites ? L’utilité de ce genre de déclarations me laisse perplexe, et d’autre part avant même que l’on ait démontré la culpabilité du prévenu. Soit, il est bien entendu toujours possible que cela soit une vérité et non une action de pure propagande, mais n’est-il pas étrange que l’on dispose déjà d’autant d’informations sur un parfait inconnu 24 heures avant ? Son petit nom ne serait pas par hasard Lee Harvey O… … non je m’égare…
Changement de lois : doit-on passer en jugement les « barges » ?
Aujourd’hui, il n’y a pas de jugement pour ceux et celles que l’on estime irresponsables devant leurs actes. On les envois en institutions dites spécialisées, avec l’espoir infime de les voir traités dignement. Un de nos ministres a lancé un pavé dans la mare : « et si on les jugeaient quand même, quitte à ne pas sanctionner, ceci pour les victimes ? » Là, je me demande si notre dirigeant n’a pas fait une chute malencontreuse sur la base du crâne. Soulager… et pourquoi pas cautériser au chalumeau les plaies ? Quelqu’un qui a eu son enfant violé ou tué ne peut pas pardonner ou ne serait-ce qu’admettre quoi que ce soit. Un tribunal n’est pas un centre de psychothérapie et encore moins le siège d’une inquisition. Un dément reste un dément, et quel intérêt pour la justice de le traîner devant ses pairs s’il ne comprend même pas le sens de l’action judiciaire. D’un autre côté l’on pourra estimer que les fraudeurs, les simulateurs ou autres corrupteurs se dévoileront plus facilement, mais à quel prix ? Pourrons-nous absorber ces instances supplémentaires dans des tribunaux déjà bondés en permanence ? La justice a un rôle punitif, de gérer et sanctionner l’erreur humaine, et non de conseiller et d’améliorer le suivi des cas, que ce soit du prévenu ou des plaignants. Ne changeons pas ce rôle ou nous serions dans l’incapacité chronique de tout mettre en œuvre avec lucidité. Les familles méritent de savoir le qui et le comment, mais pas de souffrir en constatant qu’ils ont subi la torture d’un malade mental, incapable de se contrôler et par conséquent indéfendable. Quel avocat réussira à tenir un dossier avec un témoin aléatoirement sain d’esprit puis dérangé ? Aucune chance… Soyons humains et traitons différemment la chose : il faut en effet soigner, gérer et enfermer les cas dangereux, mais avec le respect de la personne humaine. C’est ce que l’on essaye de faire avec les prisons. Cela peut sembler difficile à admettre, mais nous n’avons pas à poser les cellules en bourreaux. Mieux vaut alors réinstaurer la peine de mort pour expurger une fois pour toute notre société des plus violents. Qui s’octroiera le droit de donner la mort par vote ? Sommes-nous des Dieux ? Encore une question d’idéologie en suspens. Non, modifier cet aspect de la gestion des malades mentaux dans le système pénal est trop délicat à mettre en place, à moins que quelqu’un ait la solution miracle : l’envoyer à l’Elysée et une copie à Matignon s’il vous plaît, c’est pour une urgence.
Alstom au piquet : l’europe refuse que le bonnet d’âne de l’économie française soit renfloué par nos impôts.
Depuis le temps que l’on nous rabâche le fait que l’état est fauché comme les blés après une mauvaise récolte, qu’il doit réduire de manière drastique ses dépenses, là il envisageait de sauver du naufrage un grand groupe industriel. Certes, l’idée aurait permis de protéger des emplois, de maintenir une activité dans pas mal de villes et villages, mais combien de temps ? Qui pourrait m’affirmer sans mentir que les emplois ne seraient pas alors menacés sur le long terme ? Sommes-nous suffisamment bêtes pour croire que l’entreprise n’ira pas produire à l’étranger pour économiser des fonds ? Ce genre d’irréalisme économique fait peine à voir tant nous ne pouvons pas nous garantir une stabilité financière et qu’à contrario l’on allait jeter des milliards dans un gouffre privé. L’Europe a refusée l’idée qu’une telle puissance revienne dans les mains de l’état, et cela s’avère malheureusement d’une logique implacable, alors maintenant espérons juste qu’il y aura une autre manière de redresser la barre, ou nous allons assister à des vagues de licenciements terribles ces prochains mois.
Magellan a écritDepuis quelques temps maintenant je me fais joueur avec l'actualité et envois à mes amis de façon irrégulière une petite chronique qui vilipende la politique, les acteurs du monde tel qu'il est aujourd'hui. Je commencerais par remettre celles antérieures à aujourd'hui, et vous donnerais en pâture celles rédigées là, au fil de la plume. n'hésitez pas à critiquer, cela sera toujours un plus pour ce topic.
Merci d'avance, en espérant que vous aurez autant le sourire que moi lorsque je les ais rédigées.
vite fait : beau style, pas mal d'humour, mais peut être un peu creux quant à ton analyse (mais est ce le but recherché, puisque ce n'est qu'une chronique).Merci d'avance, en espérant que vous aurez autant le sourire que moi lorsque je les ais rédigées.
En tout cas, bravo
Chamann a écritvite fait : beau style, pas mal d'humour, mais peut être un peu creux quant à ton analyse (mais est ce le but recherché, puisque ce n'est qu'une chronique).
En tout cas, bravo
En tout cas, bravo
Merci. Je ne me pose pas en analyste, je n'ai ni la connaissance globale de tous les sujets abordés, et j'aime à donner un regard un peu 'acide' plus que totalement pragmatique.
en tout état de cause, je reçois régulièrement des mails ajoutant des commentaires pertinents avec des informations qui se sont échappées durant la rédaction... en tant que tel n'hésitez pas à ajouter à ces manques.
"On n'apprend des autres ce que soi même l'on ne peut découvrir."
Chronique du 22/09/2003
Petite préface :
Est-on « libre » ?
Avant toute chose, se demander le sens du terme liberté permet, à mon sens, de s’affranchir
d’énormément d’interprétations plus ou moins dissonantes avec le thème :
Libre : Qui permet d’agir ou de penser sans aucuneforme d’entrave.
Rien que par cette analyse succincte du mot, on constate aisément que la seule chose qui puisse contredire la notion de liberté est l’apparition de frontières, qu’elles soient morales ou physiques. De ce point de vue, sommes-nous libres, ou bien soumis à des règles ?
La prison sociale ou l’intégration par le cloisonnement.
Depuis toujours nous rattachons nos interactions avec les gens à un concept particulier dénommé SOCIETE. Cette idée a pour but de faire cohabiter des êtres différents, aux idées et aux moeurs totalement dissemblables, et ce dans une cohésion plus ou moins efficace. Cependant, en admettant pour acquis le fait que nous co-existons sans trop de difficultés, quel est le prix à payer pour éviter le naufrage et par conséquent, l’anarchie ? Ceci tient en quelques points évidents :
Religion :
Ne pas imposer aux autres sa culture et respecter celle qui prédomine dans notre environnement proche permet d’éviter des conflits, qu’ils soient d’ordre religieux ou politique. En soi, accepter qu’un pays majoritairement catholique doit faire preuve de tolérance pour les autres croyances, tout en évitant la résurgence d’un extrémisme incompréhensible pour le commun des habitants du pays est une forme d’acceptation limitée de l’autre.
Culture :
Le point également essentiel rejoignant l’idée de culte est également l’aspect social, ou par exemple la polygamie connue et pratiquée dans de nombreux pays passe pour être une insulte à la dignité dans nos contrées, ce qui donne pour résultat que l’intégration passe par le reniement de certaines coutumes ou cultes considérés comme rétrogrades.
Politique :
Importer une forme inadaptée de morale politique est également un problème récurrent pour l’intégration et l’équilibre de la masse. On ne peut envisager dans une « démocratie » d’accepter que certaines personnes puissent prôner la dictature ou pire encore l’antisémitisme. Là, la modération des opinions est indispensable, voire vitale pour maintenir l’équilibre précaire d’une morale commune.
Social :
La tolérance passe par accepter la différence, et ce même dans les pays les plus développés, le handicap ou la couleur de peau reste, encore aujourd’hui, un problème grave et parfois insoluble. Admettre la différence et l’intégrer dans nos modèles de comportements reste toujours un frein à la cohésion.
Ces différents points sont les uns après les autres des causes graves de dissensions, de guerres, de massacres, et plus prosaïquement de délinquance ou de violences gratuites.
De ce constat résulte donc une évidence : pour être ensembles, il faut renier certaines de nos libertés.
La différence entre se sentir libre et vivre libre. Contrairement à ce qui pourrait être évident, c’est à dire que des les deux concepts soient liés, il s’avère finalement qu’ils se dissocient très nettement dans nos modèles de vie. Vivre libre, c’est de n’avoir aucune limite pour entraver notre marche et nos actions, et se sentir libre, c’est l’aspect existentiel et moral de l’absence de barrières. Typiquement, se sentir libre c’est choisir sa destination de voyage sans craindre quoi que ce soit ou nécessiter une autorisation d’une autorité supérieure, alors que vivre libre c’est proscrire l’idée même que l’on puisse avoir la moindre question à poser. Bien évidemment, nous ne pouvons, et ne pourront jamais accepter ce genre de modèles, tant il est vrai que chacun de nous a des perspectives
différentes et bien souvent obscures pour les autres. A tout bien réfléchir, le fou ou l’autiste est plus « libre » que nous ne le serons jamais, car tous deux se bâtissent un monde personnel, proscrivant toute structure connue, et choisissant d’eux-mêmes leurs
règles à appliquer. Que dire de l’homme qui a enfin compris que la liberté passe par le reniement même de ce qu’il est ? C’est l’impression de chaos qui donne la sensation de liberté, et non l’idée que l’on a le droit d’agir sans contrainte. La contradiction est d’autant plus forte que nous n’arrivons jamais à faire disparaître nos impératifs, nos besoins et nos envies, alors que s’affranchir de toute forme d’usufruit nous mènerait alors à l’utopique liberté.
Morale et bêtise.
La morale du moment nous dicte les erreurs qui deviendront les vérités de demain. Cette introduction péremptoire connote l’aspect relatif de la liberté ; en effet, celle-ci est dépendante de la manière dont nous concevons notre relation à macrocosme humain, car d’un siècle sur l’autre nous faisons progresser, mais aussi régresser nos droits et envies. Le siècle des lumières prônait l’homme en maître de son monde, notre siècle déclare que nous devons nous insérer dans notre environnement et le respecter. Demain dirons-nous peut-être que la nature est toute puissante et que l’homme doit s’incliner ? Nous sommes crédules de
croire qu’il n’y a qu’une liberté. Qui peut dire si un homme vivant du temps des bourbons est moins libre que maintenant ? Avons-nous eus réellement tant de progrès sociaux pour le dire ? En regardant les grandes lignes, pas tant que cela. De tout temps l’on a travaillé, soit pour soi soit pour un patron. De tout temps la possibilité d’acquérir des biens nous as tiraillé l’esprit et les chairs quand la faim survient, et de tout temps nous vivrons sous l’emprise de notre désir. L’Homme a cette bêtise profondément gravé dans le coeur, car depuis la nuit des temps nous voulons et nous prenons. Si être libre c’est aussi devoir s’échiner à travailler sous les ordres d’une autorité quelconque, n’y a t il pas une dégradation totale de la belle idée ?
Ironie.
En prenant le chemin du tout loisir, nous réduisons chaque jour nos libertés, et ce de plein gré. Nous avons tous des moyens de communication, nous avons tous des besoins de plus en plus futiles (téléphone, internet, télévision...) et dans le but de nous « libérer et nous informer.» Qu’en est-il finalement ? C’est une masse informelle et non triée que nous
absorbons, et qui en clair s’avère plus emprunte de propagande que de vérités. Le mensonge est le pendant naturel du pouvoir car il le sert en animal servile, et nous en faisons chaque jour les frais la manière la plus ironique qui soit. Cela confine à l’absurde,
puisque souvent le plus grand des menteurs en devient mythomane, et se perd dans la complexe jungle de ses fantasmes. Les USA et la Grande-Bretagne viennent d’en faire les frais en Irak : pas d’arme de destruction, aucune trace de la moindre petite ogive, rien. Risible car tous savaient que les caméras du monde les attendaient au tournant, et qu’aucune n’avait l’opercule sur l’objectif. Sont-ils devenus idiots ? En fait, la vérité est qu’ils ont appliqué la maxime de Goebbels qui disait : « plus le mensonge est gros
plus les foules l’avale ». Cependant, quand on ment il faut savoir pousser son cadavre sous le lit ou dans le placard, et surtout éviter que qui que ce soit vienne y jeter un oeil.
Bien entendu, ce n’est qu’un petit exemple parmi tant d’autres, et l’opinion publique actuelle ne se demande plus vraiment où est la vérité, mais plutôt où est celle la plus acceptable. Les populations des pays industrialisés ont perdu le sens profond de la société
en choisissant le parti égoïste du tout pour soi. La vague d’abstention à chacune des élections majeures en est un syndrome révélateur et à mon sens l’on tend vers une radicalisation des mouvances. D’un côté l’on va retrouver les moutons, fiers de leur insouciance et du désintérêt profond qu’ils ont pour les choses de la politique, et de l’autre des fronts militants fantasmant sur des révolutions inspirées de clichées « octobresque » De là, qui est finalement libre, celui qui va rejoindre la clandestinité pour l’obtenir ou celui qui s’en moque éperdument et qui vit très bien son asservissement à son petit monde ?
Attitudes.
La révolte semble être une part intégrante des caractères sociaux, et en particulier dans ceux qui veulent voir certaines choses bouger. Il faut faire attention à ce que l’on tente de déplacer, il est parfois meilleur de maintenir un rouage grippé que de supprimer des chaînes indispensables. Que souhaiteraient ces progressistes ? Un progrès en priorité pour eux-même. Afficher des critiques contre le système s’avère bien trop souvent un parti pris. De là, la crédibilité s’effondre aussi rapidement que le soutient populaire. Les grèves des professeurs ou de la SNCF sont deux exemples dont on doit tenir compte : à force de vouloir conserver des avantages scandaleux, on finit par ne plus être aimé.
Conclusions :
Doit-on militer pour la liberté ou finalement pour le droit d’être libre ? La nuance est infime mais en application elle s’avère monstrueuse. La liberté en tant que telle n’est qu’une utopie que l’on vend à tous dans l’espoir de faire croire que l’on détient une part de vérité dans nos actions, et le droit d’être libre s’avère le compromis entre individualité et société. De là, à chacun ses choix, les miens se borneront à tenter de comprendre où sont mes frontières, et qui viendra les dépasser...
Tchador et scolarité : encore un torchon qui brûle.
Une fois de plus le sempiternel débat sur l’école laïque ressurgit au moment même où l’on se demande quel est le rôle de la religion musulmane dans notre société. Doit-on interdire le port du voile à l’école ? Doit-on nécessairement sanctionner les jeunes filles le portant ? La question est jetée comme un carburant sur des braises bien vives, et la question est de savoir sur quoi va déboucher tout ce capharnaüm légal et médiatique. Dans un premier temps il est indispensable de se souvenir que l’école est une institution dissociée de toute religion, et que la présence de signes de ce genre est en toute théorie
proscrite. Bien sûr, il existe une tolérance car nous ne pouvons pas faire abstraction des convictions de chacun et ce même au sein d’un établissement scolaire. Cependant, là bat blesse là où justement se faufile un manque chronique de gestion : il n’est pas indiqué
noir sur blanc que la religion est interdite, mais simplement que l’on ne doit pas manifester son appartenance par des signes distinctifs. Qu’est-ce que cela signifie en clair ? Que les gens ne doivent pas inciter à rejoindre une obédience en la colportant par
des propos ou des tenues vestimentaires. Ces jeunes filles sont-elles des émissaires ? Aucunement, elles ne sont pas des prophètes et elles se bornent à suivre ce qu’on leur dit de faire. Les proviseurs sont alors ennuyés, car exiger de ne pas porter le voile c’est
leur demander d’aller non seulement contre leur foi mais surtout contre leurs familles. Aucun texte n’indique si l’on peut s’octroyer le droit de les exclure, au risque d’en faire des parias du système éducatif. Outre ce problème, l’état se demande s’il ne serait pas indispensable de créer une loi bien spécifique qui donnerait un cadre juridique et des
pouvoirs à des gens passablement bloqués dans ces situations de crise. Que va-t-on obtenir ? Une levée de boucliers qui taxera l’état et l’éducation nationale de racisme, d’empêcher d’intégrer les étrangers, et au final pour en arriver à un clivage entre ceux exigeant le droit au port et ceux considérant celui-ci comme une provocation et une atteinte à la laïcité.
Petite préface :
Est-on « libre » ?
Avant toute chose, se demander le sens du terme liberté permet, à mon sens, de s’affranchir
d’énormément d’interprétations plus ou moins dissonantes avec le thème :
Libre : Qui permet d’agir ou de penser sans aucuneforme d’entrave.
Rien que par cette analyse succincte du mot, on constate aisément que la seule chose qui puisse contredire la notion de liberté est l’apparition de frontières, qu’elles soient morales ou physiques. De ce point de vue, sommes-nous libres, ou bien soumis à des règles ?
La prison sociale ou l’intégration par le cloisonnement.
Depuis toujours nous rattachons nos interactions avec les gens à un concept particulier dénommé SOCIETE. Cette idée a pour but de faire cohabiter des êtres différents, aux idées et aux moeurs totalement dissemblables, et ce dans une cohésion plus ou moins efficace. Cependant, en admettant pour acquis le fait que nous co-existons sans trop de difficultés, quel est le prix à payer pour éviter le naufrage et par conséquent, l’anarchie ? Ceci tient en quelques points évidents :
Religion :
Ne pas imposer aux autres sa culture et respecter celle qui prédomine dans notre environnement proche permet d’éviter des conflits, qu’ils soient d’ordre religieux ou politique. En soi, accepter qu’un pays majoritairement catholique doit faire preuve de tolérance pour les autres croyances, tout en évitant la résurgence d’un extrémisme incompréhensible pour le commun des habitants du pays est une forme d’acceptation limitée de l’autre.
Culture :
Le point également essentiel rejoignant l’idée de culte est également l’aspect social, ou par exemple la polygamie connue et pratiquée dans de nombreux pays passe pour être une insulte à la dignité dans nos contrées, ce qui donne pour résultat que l’intégration passe par le reniement de certaines coutumes ou cultes considérés comme rétrogrades.
Politique :
Importer une forme inadaptée de morale politique est également un problème récurrent pour l’intégration et l’équilibre de la masse. On ne peut envisager dans une « démocratie » d’accepter que certaines personnes puissent prôner la dictature ou pire encore l’antisémitisme. Là, la modération des opinions est indispensable, voire vitale pour maintenir l’équilibre précaire d’une morale commune.
Social :
La tolérance passe par accepter la différence, et ce même dans les pays les plus développés, le handicap ou la couleur de peau reste, encore aujourd’hui, un problème grave et parfois insoluble. Admettre la différence et l’intégrer dans nos modèles de comportements reste toujours un frein à la cohésion.
Ces différents points sont les uns après les autres des causes graves de dissensions, de guerres, de massacres, et plus prosaïquement de délinquance ou de violences gratuites.
De ce constat résulte donc une évidence : pour être ensembles, il faut renier certaines de nos libertés.
La différence entre se sentir libre et vivre libre. Contrairement à ce qui pourrait être évident, c’est à dire que des les deux concepts soient liés, il s’avère finalement qu’ils se dissocient très nettement dans nos modèles de vie. Vivre libre, c’est de n’avoir aucune limite pour entraver notre marche et nos actions, et se sentir libre, c’est l’aspect existentiel et moral de l’absence de barrières. Typiquement, se sentir libre c’est choisir sa destination de voyage sans craindre quoi que ce soit ou nécessiter une autorisation d’une autorité supérieure, alors que vivre libre c’est proscrire l’idée même que l’on puisse avoir la moindre question à poser. Bien évidemment, nous ne pouvons, et ne pourront jamais accepter ce genre de modèles, tant il est vrai que chacun de nous a des perspectives
différentes et bien souvent obscures pour les autres. A tout bien réfléchir, le fou ou l’autiste est plus « libre » que nous ne le serons jamais, car tous deux se bâtissent un monde personnel, proscrivant toute structure connue, et choisissant d’eux-mêmes leurs
règles à appliquer. Que dire de l’homme qui a enfin compris que la liberté passe par le reniement même de ce qu’il est ? C’est l’impression de chaos qui donne la sensation de liberté, et non l’idée que l’on a le droit d’agir sans contrainte. La contradiction est d’autant plus forte que nous n’arrivons jamais à faire disparaître nos impératifs, nos besoins et nos envies, alors que s’affranchir de toute forme d’usufruit nous mènerait alors à l’utopique liberté.
Morale et bêtise.
La morale du moment nous dicte les erreurs qui deviendront les vérités de demain. Cette introduction péremptoire connote l’aspect relatif de la liberté ; en effet, celle-ci est dépendante de la manière dont nous concevons notre relation à macrocosme humain, car d’un siècle sur l’autre nous faisons progresser, mais aussi régresser nos droits et envies. Le siècle des lumières prônait l’homme en maître de son monde, notre siècle déclare que nous devons nous insérer dans notre environnement et le respecter. Demain dirons-nous peut-être que la nature est toute puissante et que l’homme doit s’incliner ? Nous sommes crédules de
croire qu’il n’y a qu’une liberté. Qui peut dire si un homme vivant du temps des bourbons est moins libre que maintenant ? Avons-nous eus réellement tant de progrès sociaux pour le dire ? En regardant les grandes lignes, pas tant que cela. De tout temps l’on a travaillé, soit pour soi soit pour un patron. De tout temps la possibilité d’acquérir des biens nous as tiraillé l’esprit et les chairs quand la faim survient, et de tout temps nous vivrons sous l’emprise de notre désir. L’Homme a cette bêtise profondément gravé dans le coeur, car depuis la nuit des temps nous voulons et nous prenons. Si être libre c’est aussi devoir s’échiner à travailler sous les ordres d’une autorité quelconque, n’y a t il pas une dégradation totale de la belle idée ?
Ironie.
En prenant le chemin du tout loisir, nous réduisons chaque jour nos libertés, et ce de plein gré. Nous avons tous des moyens de communication, nous avons tous des besoins de plus en plus futiles (téléphone, internet, télévision...) et dans le but de nous « libérer et nous informer.» Qu’en est-il finalement ? C’est une masse informelle et non triée que nous
absorbons, et qui en clair s’avère plus emprunte de propagande que de vérités. Le mensonge est le pendant naturel du pouvoir car il le sert en animal servile, et nous en faisons chaque jour les frais la manière la plus ironique qui soit. Cela confine à l’absurde,
puisque souvent le plus grand des menteurs en devient mythomane, et se perd dans la complexe jungle de ses fantasmes. Les USA et la Grande-Bretagne viennent d’en faire les frais en Irak : pas d’arme de destruction, aucune trace de la moindre petite ogive, rien. Risible car tous savaient que les caméras du monde les attendaient au tournant, et qu’aucune n’avait l’opercule sur l’objectif. Sont-ils devenus idiots ? En fait, la vérité est qu’ils ont appliqué la maxime de Goebbels qui disait : « plus le mensonge est gros
plus les foules l’avale ». Cependant, quand on ment il faut savoir pousser son cadavre sous le lit ou dans le placard, et surtout éviter que qui que ce soit vienne y jeter un oeil.
Bien entendu, ce n’est qu’un petit exemple parmi tant d’autres, et l’opinion publique actuelle ne se demande plus vraiment où est la vérité, mais plutôt où est celle la plus acceptable. Les populations des pays industrialisés ont perdu le sens profond de la société
en choisissant le parti égoïste du tout pour soi. La vague d’abstention à chacune des élections majeures en est un syndrome révélateur et à mon sens l’on tend vers une radicalisation des mouvances. D’un côté l’on va retrouver les moutons, fiers de leur insouciance et du désintérêt profond qu’ils ont pour les choses de la politique, et de l’autre des fronts militants fantasmant sur des révolutions inspirées de clichées « octobresque » De là, qui est finalement libre, celui qui va rejoindre la clandestinité pour l’obtenir ou celui qui s’en moque éperdument et qui vit très bien son asservissement à son petit monde ?
Attitudes.
La révolte semble être une part intégrante des caractères sociaux, et en particulier dans ceux qui veulent voir certaines choses bouger. Il faut faire attention à ce que l’on tente de déplacer, il est parfois meilleur de maintenir un rouage grippé que de supprimer des chaînes indispensables. Que souhaiteraient ces progressistes ? Un progrès en priorité pour eux-même. Afficher des critiques contre le système s’avère bien trop souvent un parti pris. De là, la crédibilité s’effondre aussi rapidement que le soutient populaire. Les grèves des professeurs ou de la SNCF sont deux exemples dont on doit tenir compte : à force de vouloir conserver des avantages scandaleux, on finit par ne plus être aimé.
Conclusions :
Doit-on militer pour la liberté ou finalement pour le droit d’être libre ? La nuance est infime mais en application elle s’avère monstrueuse. La liberté en tant que telle n’est qu’une utopie que l’on vend à tous dans l’espoir de faire croire que l’on détient une part de vérité dans nos actions, et le droit d’être libre s’avère le compromis entre individualité et société. De là, à chacun ses choix, les miens se borneront à tenter de comprendre où sont mes frontières, et qui viendra les dépasser...
Tchador et scolarité : encore un torchon qui brûle.
Une fois de plus le sempiternel débat sur l’école laïque ressurgit au moment même où l’on se demande quel est le rôle de la religion musulmane dans notre société. Doit-on interdire le port du voile à l’école ? Doit-on nécessairement sanctionner les jeunes filles le portant ? La question est jetée comme un carburant sur des braises bien vives, et la question est de savoir sur quoi va déboucher tout ce capharnaüm légal et médiatique. Dans un premier temps il est indispensable de se souvenir que l’école est une institution dissociée de toute religion, et que la présence de signes de ce genre est en toute théorie
proscrite. Bien sûr, il existe une tolérance car nous ne pouvons pas faire abstraction des convictions de chacun et ce même au sein d’un établissement scolaire. Cependant, là bat blesse là où justement se faufile un manque chronique de gestion : il n’est pas indiqué
noir sur blanc que la religion est interdite, mais simplement que l’on ne doit pas manifester son appartenance par des signes distinctifs. Qu’est-ce que cela signifie en clair ? Que les gens ne doivent pas inciter à rejoindre une obédience en la colportant par
des propos ou des tenues vestimentaires. Ces jeunes filles sont-elles des émissaires ? Aucunement, elles ne sont pas des prophètes et elles se bornent à suivre ce qu’on leur dit de faire. Les proviseurs sont alors ennuyés, car exiger de ne pas porter le voile c’est
leur demander d’aller non seulement contre leur foi mais surtout contre leurs familles. Aucun texte n’indique si l’on peut s’octroyer le droit de les exclure, au risque d’en faire des parias du système éducatif. Outre ce problème, l’état se demande s’il ne serait pas indispensable de créer une loi bien spécifique qui donnerait un cadre juridique et des
pouvoirs à des gens passablement bloqués dans ces situations de crise. Que va-t-on obtenir ? Une levée de boucliers qui taxera l’état et l’éducation nationale de racisme, d’empêcher d’intégrer les étrangers, et au final pour en arriver à un clivage entre ceux exigeant le droit au port et ceux considérant celui-ci comme une provocation et une atteinte à la laïcité.
Chronique du 03/10/2003.
Après quelque temps de silence sur les ondes fluctuantes du net (je vous épargnerais les raisons...), me revoici donc armé d’un clavier et du regard incrédule du réactionnaire (dixit une amie me connaissant plutôt bien.)
Emplois fictifs du RPR : Le Madison était-il à la mode ?
Si l’on regarde un peu les propos tenus par les différents acteurs du procès, on constate avec ironie que tous prétendent avoir dansés un même pas de danse, en rythme, et surtout sans se soucier de la légalité de leurs actes. Pour qui nous prend-on ? il est évident que les décisions financières et stratégiques de toute société se doivent d’être prises en commun
accord entre les différents partenaires (ici le parti politique et les entreprises mêlées à l’imbroglio financier). A qui fera-t-on avaler (non sans une bonne d’ose d’humour franchouillard) que les hautes sphères ignoraient ces pratiques. « Politiciens, politiciennes, nous n’avons pas les mains sales car nous laissons les autres tremper les doigts dans la
fange » pourrait citer M. Juppé à son procès. En effet, en s’éloignant des décisions directes (pas de paraphes au bas d’un document, la parole est paraît-il sacrée dans les affaires), chacun est alors libre de repousser les attaques et les soupçons en désignant uniquement ceux qui ont rédigé les contrats ou ceux qui en ont bénéficiés. On a parlé d’une secrétaire du parti salariée fictivement d’une entreprise, ceci pour faciliter certaines démarches. Personnellement je suis hilare à l’idée de voir un lampiste prendre sur son dos des méthodes ancestrales de corruption inavouée : On ne donne plus la mallette sous la table, on embauche sans réellement avoir d’activité au sein de la société, de sorte que tout est fait à la vue de tous, sans aucune critique possible. Hélas, qui a eu l’idée lumineuse de vendre l’information ? Le canard enchaîné en a-t-il fait ses choux gras ? Là où je suis surpris, c’est que l’on tente, une fois de plus dirais-je, d’atteindre le président à travers ses actes passés, ou du moins ceux de son entourage : la mairie de Paris, à présent le RPR... quelle sera le prochain déballage public pour lui faire porter un chapeau décidément bien trop grand pour lui ? Un homme seul a le pouvoir de décider, mais il est malheureusement clair que sans l’aide d’une organisation structurée, nul ne peut agir. Soyons réalistes et cyniques un instant : Si M.Jospin avait accédé aux plus hautes instances, nul doute que l’on aurait remis sur le tapis son appartenance aux partis liés aux communistes, que sa couleur rouge serait affichée partout. C’est la rançon du succès. L’équation est simple : qui est connu sera mis sur la sellette juste pour faire tourner les rotatives un peu plus que de raison. Nous verrons si, par un heureux hasard du « sort » (sic) tout cela ne sera pas enterré rapidement, et épongé par de petites condamnations symboliques et non représentatives...
Irak : Il est passé par ici, il repassera par là... (air connu)
Risible. Je lance le mot sans aucune retenue tant je suis pris d’un fou rire (nerveux certes), d’une véritable crise d’hilarité devant les conclusions de la commission d’enquête sur les armes de destruction massive. Qu’ont-ils trouvés ? Rien, le néant, un trou énorme dans un budget déjà bien étranglé par les dépenses militaires. Des mois de travaux bons pour le container et le recyclage. Comme si ces hommes et ces femmes pensaient réellement trouver quoi que ce soit. En définitive, S.Hussein n’avait plus de budget pour ces recherches, et l’arrêt total de la production devait probablement dater de la première guerre du Golfe. Dire que les européens (anglais excepté bien entendu) laissaient entendre que tout cela n’était
qu’une propagande. Tous ces mouvements, cette agitation frénétique de la chasse à la bombe sale me fait plus penser aux chasseurs de soucoupes volantes qu’à des brigades de recherches sérieuses et formées pour. Des installations pétrochimiques ont étés dévastés des années durant par les bombardements. Pouvait-on sérieusement croire qu’il resterait quelque chose après le passage de ces tonnes d’explosifs larguées à l’aveuglette ? Allons, messieurs les Américains, reconnaissez là un échec cuisant (un de plus au surplus vu leurs demandes répétées d’aide aux nations unies) et cessez de vouloir nous faire gober
de telles inepties ! M.Blair ? Comment allez-vous vous en sortir politiquement ? La harangue est claire, justifiez vous
braillent en coeurs vos journaux. Assumez pleinement votre bêtise en déclarant franchement que vous avez suivi les USA en servile accessoire du pouvoir américain, et ne vous cachez plus de vos erreurs. Un de vos serviteurs a payé le prix du mensonge de sa propre vie. Cela ne vous suffit donc pas ?
Scharzenegger : votez Dingo !
Décidément, qui se cache derrière cette façade souriante, liftée au plus juste et commercialement efficace ? Je doute fort qu’un tel personnage puisse agir sans un minimum de soutien occulte, en particulier concernant la manipulation de l’opinion
publique. Si l’on voulait vendre un pantin aux électeurs on ne s’y prendrait pas autrement. La question me paraît essentielle, car pour l’instant rien ou presque n’indique qui pousse cet homme sur le devant de la scène. Il a de l’ambition, cela je n’en doute pas, passablement mégalomane et paranoïaque (vu les thèmes récurrents de ses films : état totalitaire,
espionnage, dictature de la science...), mais qui a financé tout ce battage médiatique, qui lui a montré comment se présenter et surtout vendre une ligne de conduite plaisante ? Un conseiller en communication ? Si tel est le cas, je voudrais son adresse pour l’offrir un M. Raffarin : cela ne pourra pas lui donner une politique cohérente, mais au moins lui faire remonter sa popularité en flèche !
Le cas Humbert : La question sans réponse.
Depuis le décès de Vincent, les journalistes se sont appropriés sans vergogne la douleur de ce tétraplégique qui voulait mourir. De quel droit ont-ils relancés un débat épineux et finalement sans solution ? La charte de bonne conduite dont parle
plusieurs politiques est elle-même sans fondement car en contradiction avec le serment fait par les médecins : sauver et soigner. Je n’irais pas critiquer la décision de sa mère, au contraire j’admire son courage d’avoir osé tenter de le soulager, mais je ne puis lui dire qu’elle a agi légalement. Malheureusement nous n’avons pas la lucidité de choisir sans se tromper, et la mort ne doit pas être donnée, quant bien même serait-elle salutaire. Je suis personnellement très troublé, car le choix m’apparaît comme impossible : doit-on créer une loi avec les abus qui en découleront, laisser tel quel la situation et toujours mettre les gens dans une position d’illégalité, ou encore jouer les hypocrites en pondant des propositions inapplicables sur le terrain ? Que ceux qui ont une solution me la donne, j’aimerais pouvoir avoir un avis tranché, dénué de tout sentimentalisme et de tout extrémisme pédant.
Le pape : Soluble ou dissolu ?
Un jour il est mourrant, le lendemain il nous fait une messe. Qui est-il ? Un jouet médiatique ? Qu’on m’explique : un homme en fin de vie ne peut pas retrouver la santé en quelques heures, et il m’apparaît comme encore plus improbable qu’il ait subi
par un tour de force miraculeux une aide de Dieu. C’est un homme usé, malade, mais qui a toute sa tête (du moins je l’espère vu son influence sociale dans le monde). Que l’on arrête de nous le montrer déconfit, se décomposant à vue d’oeil de part sa fatigue physique, et que le Vatican soit enfin honnête avec les gens. Il y a des années de cela le même genre de crise a eu lieu en France : Pompidou. Tous ont caché l’état du président, nié ses problèmes de santé, pour finir par le voir mourir en plein septennat. En tant que tel, ce fut un remue ménage atroce, une nécrologie rapide encensant ses actes, et l’élection sur le pousse de VGE. On peut donc légitimement se demander qui va remplacer Jean Paul II dans les prochains mois (espérons pour lui années).
Après quelque temps de silence sur les ondes fluctuantes du net (je vous épargnerais les raisons...), me revoici donc armé d’un clavier et du regard incrédule du réactionnaire (dixit une amie me connaissant plutôt bien.)
Emplois fictifs du RPR : Le Madison était-il à la mode ?
Si l’on regarde un peu les propos tenus par les différents acteurs du procès, on constate avec ironie que tous prétendent avoir dansés un même pas de danse, en rythme, et surtout sans se soucier de la légalité de leurs actes. Pour qui nous prend-on ? il est évident que les décisions financières et stratégiques de toute société se doivent d’être prises en commun
accord entre les différents partenaires (ici le parti politique et les entreprises mêlées à l’imbroglio financier). A qui fera-t-on avaler (non sans une bonne d’ose d’humour franchouillard) que les hautes sphères ignoraient ces pratiques. « Politiciens, politiciennes, nous n’avons pas les mains sales car nous laissons les autres tremper les doigts dans la
fange » pourrait citer M. Juppé à son procès. En effet, en s’éloignant des décisions directes (pas de paraphes au bas d’un document, la parole est paraît-il sacrée dans les affaires), chacun est alors libre de repousser les attaques et les soupçons en désignant uniquement ceux qui ont rédigé les contrats ou ceux qui en ont bénéficiés. On a parlé d’une secrétaire du parti salariée fictivement d’une entreprise, ceci pour faciliter certaines démarches. Personnellement je suis hilare à l’idée de voir un lampiste prendre sur son dos des méthodes ancestrales de corruption inavouée : On ne donne plus la mallette sous la table, on embauche sans réellement avoir d’activité au sein de la société, de sorte que tout est fait à la vue de tous, sans aucune critique possible. Hélas, qui a eu l’idée lumineuse de vendre l’information ? Le canard enchaîné en a-t-il fait ses choux gras ? Là où je suis surpris, c’est que l’on tente, une fois de plus dirais-je, d’atteindre le président à travers ses actes passés, ou du moins ceux de son entourage : la mairie de Paris, à présent le RPR... quelle sera le prochain déballage public pour lui faire porter un chapeau décidément bien trop grand pour lui ? Un homme seul a le pouvoir de décider, mais il est malheureusement clair que sans l’aide d’une organisation structurée, nul ne peut agir. Soyons réalistes et cyniques un instant : Si M.Jospin avait accédé aux plus hautes instances, nul doute que l’on aurait remis sur le tapis son appartenance aux partis liés aux communistes, que sa couleur rouge serait affichée partout. C’est la rançon du succès. L’équation est simple : qui est connu sera mis sur la sellette juste pour faire tourner les rotatives un peu plus que de raison. Nous verrons si, par un heureux hasard du « sort » (sic) tout cela ne sera pas enterré rapidement, et épongé par de petites condamnations symboliques et non représentatives...
Irak : Il est passé par ici, il repassera par là... (air connu)
Risible. Je lance le mot sans aucune retenue tant je suis pris d’un fou rire (nerveux certes), d’une véritable crise d’hilarité devant les conclusions de la commission d’enquête sur les armes de destruction massive. Qu’ont-ils trouvés ? Rien, le néant, un trou énorme dans un budget déjà bien étranglé par les dépenses militaires. Des mois de travaux bons pour le container et le recyclage. Comme si ces hommes et ces femmes pensaient réellement trouver quoi que ce soit. En définitive, S.Hussein n’avait plus de budget pour ces recherches, et l’arrêt total de la production devait probablement dater de la première guerre du Golfe. Dire que les européens (anglais excepté bien entendu) laissaient entendre que tout cela n’était
qu’une propagande. Tous ces mouvements, cette agitation frénétique de la chasse à la bombe sale me fait plus penser aux chasseurs de soucoupes volantes qu’à des brigades de recherches sérieuses et formées pour. Des installations pétrochimiques ont étés dévastés des années durant par les bombardements. Pouvait-on sérieusement croire qu’il resterait quelque chose après le passage de ces tonnes d’explosifs larguées à l’aveuglette ? Allons, messieurs les Américains, reconnaissez là un échec cuisant (un de plus au surplus vu leurs demandes répétées d’aide aux nations unies) et cessez de vouloir nous faire gober
de telles inepties ! M.Blair ? Comment allez-vous vous en sortir politiquement ? La harangue est claire, justifiez vous
braillent en coeurs vos journaux. Assumez pleinement votre bêtise en déclarant franchement que vous avez suivi les USA en servile accessoire du pouvoir américain, et ne vous cachez plus de vos erreurs. Un de vos serviteurs a payé le prix du mensonge de sa propre vie. Cela ne vous suffit donc pas ?
Scharzenegger : votez Dingo !
Décidément, qui se cache derrière cette façade souriante, liftée au plus juste et commercialement efficace ? Je doute fort qu’un tel personnage puisse agir sans un minimum de soutien occulte, en particulier concernant la manipulation de l’opinion
publique. Si l’on voulait vendre un pantin aux électeurs on ne s’y prendrait pas autrement. La question me paraît essentielle, car pour l’instant rien ou presque n’indique qui pousse cet homme sur le devant de la scène. Il a de l’ambition, cela je n’en doute pas, passablement mégalomane et paranoïaque (vu les thèmes récurrents de ses films : état totalitaire,
espionnage, dictature de la science...), mais qui a financé tout ce battage médiatique, qui lui a montré comment se présenter et surtout vendre une ligne de conduite plaisante ? Un conseiller en communication ? Si tel est le cas, je voudrais son adresse pour l’offrir un M. Raffarin : cela ne pourra pas lui donner une politique cohérente, mais au moins lui faire remonter sa popularité en flèche !
Le cas Humbert : La question sans réponse.
Depuis le décès de Vincent, les journalistes se sont appropriés sans vergogne la douleur de ce tétraplégique qui voulait mourir. De quel droit ont-ils relancés un débat épineux et finalement sans solution ? La charte de bonne conduite dont parle
plusieurs politiques est elle-même sans fondement car en contradiction avec le serment fait par les médecins : sauver et soigner. Je n’irais pas critiquer la décision de sa mère, au contraire j’admire son courage d’avoir osé tenter de le soulager, mais je ne puis lui dire qu’elle a agi légalement. Malheureusement nous n’avons pas la lucidité de choisir sans se tromper, et la mort ne doit pas être donnée, quant bien même serait-elle salutaire. Je suis personnellement très troublé, car le choix m’apparaît comme impossible : doit-on créer une loi avec les abus qui en découleront, laisser tel quel la situation et toujours mettre les gens dans une position d’illégalité, ou encore jouer les hypocrites en pondant des propositions inapplicables sur le terrain ? Que ceux qui ont une solution me la donne, j’aimerais pouvoir avoir un avis tranché, dénué de tout sentimentalisme et de tout extrémisme pédant.
Le pape : Soluble ou dissolu ?
Un jour il est mourrant, le lendemain il nous fait une messe. Qui est-il ? Un jouet médiatique ? Qu’on m’explique : un homme en fin de vie ne peut pas retrouver la santé en quelques heures, et il m’apparaît comme encore plus improbable qu’il ait subi
par un tour de force miraculeux une aide de Dieu. C’est un homme usé, malade, mais qui a toute sa tête (du moins je l’espère vu son influence sociale dans le monde). Que l’on arrête de nous le montrer déconfit, se décomposant à vue d’oeil de part sa fatigue physique, et que le Vatican soit enfin honnête avec les gens. Il y a des années de cela le même genre de crise a eu lieu en France : Pompidou. Tous ont caché l’état du président, nié ses problèmes de santé, pour finir par le voir mourir en plein septennat. En tant que tel, ce fut un remue ménage atroce, une nécrologie rapide encensant ses actes, et l’élection sur le pousse de VGE. On peut donc légitimement se demander qui va remplacer Jean Paul II dans les prochains mois (espérons pour lui années).
Chronique du 06/10/2003
« Au pied Kadyrov, au pied ! Pas moyen de le dresser celui-là !!!» (V.Poutine en pleine séance de dressage)
Ahhh la démocratie ! Quelle belle représentation de cette philosophie politique quand on met en place des élections ! Je suis un adorateur de l’humour russe, car il a au moins le mérite d’ajouter de l’ironie cynique aux actes. Il suffit d’observer les élections du week-end en Tchétchénie pour s’en convaincre : un candidat unique, non représentatif du peuple et élu à plus de 80% des voix. Impressionnant non ? Où se cache la vérité là-dedans, qui manipule qui au milieu de cette vaste mascarade ? Kadyrov prônait il y a quelques temps encore que tout bon soldat russe est un soldat mort, et aujourd’hui il milite en faveur du pouvoir central. Pourquoi ce revirement ? Parce qu’il n’est pas celui que le peuple attend, mais juste un
chef de guerre ambitieux et pardessus le marché suffisamment intelligent pour savoir à quel râtelier manger. Il a accepté de passer le rubicond dans à son propre bénéfice. Faire la guerre contre une armée de métier est difficile, surtout lorsque l’on affronte des forces spéciales. Bien entendu, les Russes ont payé un lourd tribu de leurs erreurs sur ce territoire, mais ne perdons pas de vue que les méthodes employées n’ont plus qu’une lointaine correspondance avec celles employées contre les
Afghans dans les années 80. Les bombardements massifs ne sont plus de mise, l’exécution systématique des populations civiles entacherait le beau costume du président Poutine. On ignore encore le mot négocier, mais l’on n’emploie plus celui d’imposer.
Que vient faire Kadyrov dans un pseudo processus de paix et de sécession ? Le pouvoir central souhaitait avoir une belle marionnette, une sorte de pion aisément manipulable pour vendre un dirigeant fantoche aux Tchétchènes. L’ennui, c’est de savoir qui joue avec qui à présent : cet homme a un passé de sauvage impitoyable, il a mis sur pied une milice dont les
exactions sont de notoriété publique, et ne se cache certainement pas de ses méthodes d’un autre temps. Cependant, Moscou a choisi de le mettre sur le devant de la scène, car il existe un dicton qui dit que l’on doit mettre près de soi ses amis, et ses ennemis encore plus près. Tous envisageaient de voir Kadyrov fléchir et obéir aveuglément aux consignes du Kremlin,
mais visiblement celui-ci n’est pas vraiment décidé à agir de la sorte. Les anciens du KGB (et non des moindres puisque V.Poutine est un ancien colonel des services secrets) auraient-ils perdus leurs habitudes ? Je suis passablement surpris qu’ils aient mis en place un dictateur pareil là-bas, à moins que le choix soit plus pervers : le laisser agir en génocide, lui reprocher l’échec du rétablissement de la république, puis se poser en sauveur contre le psychopathe qu’ils ont eux-même mis en place. Bizarre, cela leur ressemblerait assez finalement !
Trente-cinq heures ou le temps d’un marathon politique.
C’est reparti, le débat sur les 35 heures repart de plus belle. Bien entendu, on reproche aux prédécesseurs de s’être lamentablement trompés, d’avoir agi sans bon sens, et l’on recherche des solutions palliatives pour assouplir le système. Dans quel but ? Revoir ce qui est devenu à présent un acquis social ? Là où je suis particulièrement alarmé, c’est que venir remettre les pieds dans ce piège reviendra à accepter tacitement que des grandes sociétés trichent avec les réglementations sur les horaires. Nous savons pertinemment que la mise en place des réductions de temps de travail reste encore aujourd’hui une utopie dans plus d’une profession (santé, artisanat, bâtiment, commerce...) et que venir supprimer certains décrets accordera à plus d’un employeur des moyens concrets pour exploiter sa main d’oeuvre sans pour autant la payer raisonnablement. Soit, il ne serait pas mauvais de revoir plusieurs aspects de ces lois, mais à condition de ne plus remettre en question le dispositif. Les entreprises pour un bon nombre ont mué, se sont adaptées à ces horaires, afin de se mettre en conformité, comme elles le firent au passage des 39 heures. N’allons pas saboter les efforts consentis tant par les employés
que par les patrons (inutile de noircir le tableau, plus d’une entreprise a gérée la transition avec intelligence). Malheureusement, tout ceci n’est finalement qu’une vague attaque sur le passé, sans pour autant regarder l’avenir avec lucidité : plus nous avancerons, moins nous voudrons travailler longtemps, alors que paradoxalement notre société réclame des forces vives de plus en plus disponibles. Encore une alchimie à trouver, mais qui sera à coup sûr ratée car point de pierre philosophale dans la gestion du temps de travail...
« Au pied Kadyrov, au pied ! Pas moyen de le dresser celui-là !!!» (V.Poutine en pleine séance de dressage)
Ahhh la démocratie ! Quelle belle représentation de cette philosophie politique quand on met en place des élections ! Je suis un adorateur de l’humour russe, car il a au moins le mérite d’ajouter de l’ironie cynique aux actes. Il suffit d’observer les élections du week-end en Tchétchénie pour s’en convaincre : un candidat unique, non représentatif du peuple et élu à plus de 80% des voix. Impressionnant non ? Où se cache la vérité là-dedans, qui manipule qui au milieu de cette vaste mascarade ? Kadyrov prônait il y a quelques temps encore que tout bon soldat russe est un soldat mort, et aujourd’hui il milite en faveur du pouvoir central. Pourquoi ce revirement ? Parce qu’il n’est pas celui que le peuple attend, mais juste un
chef de guerre ambitieux et pardessus le marché suffisamment intelligent pour savoir à quel râtelier manger. Il a accepté de passer le rubicond dans à son propre bénéfice. Faire la guerre contre une armée de métier est difficile, surtout lorsque l’on affronte des forces spéciales. Bien entendu, les Russes ont payé un lourd tribu de leurs erreurs sur ce territoire, mais ne perdons pas de vue que les méthodes employées n’ont plus qu’une lointaine correspondance avec celles employées contre les
Afghans dans les années 80. Les bombardements massifs ne sont plus de mise, l’exécution systématique des populations civiles entacherait le beau costume du président Poutine. On ignore encore le mot négocier, mais l’on n’emploie plus celui d’imposer.
Que vient faire Kadyrov dans un pseudo processus de paix et de sécession ? Le pouvoir central souhaitait avoir une belle marionnette, une sorte de pion aisément manipulable pour vendre un dirigeant fantoche aux Tchétchènes. L’ennui, c’est de savoir qui joue avec qui à présent : cet homme a un passé de sauvage impitoyable, il a mis sur pied une milice dont les
exactions sont de notoriété publique, et ne se cache certainement pas de ses méthodes d’un autre temps. Cependant, Moscou a choisi de le mettre sur le devant de la scène, car il existe un dicton qui dit que l’on doit mettre près de soi ses amis, et ses ennemis encore plus près. Tous envisageaient de voir Kadyrov fléchir et obéir aveuglément aux consignes du Kremlin,
mais visiblement celui-ci n’est pas vraiment décidé à agir de la sorte. Les anciens du KGB (et non des moindres puisque V.Poutine est un ancien colonel des services secrets) auraient-ils perdus leurs habitudes ? Je suis passablement surpris qu’ils aient mis en place un dictateur pareil là-bas, à moins que le choix soit plus pervers : le laisser agir en génocide, lui reprocher l’échec du rétablissement de la république, puis se poser en sauveur contre le psychopathe qu’ils ont eux-même mis en place. Bizarre, cela leur ressemblerait assez finalement !
Trente-cinq heures ou le temps d’un marathon politique.
C’est reparti, le débat sur les 35 heures repart de plus belle. Bien entendu, on reproche aux prédécesseurs de s’être lamentablement trompés, d’avoir agi sans bon sens, et l’on recherche des solutions palliatives pour assouplir le système. Dans quel but ? Revoir ce qui est devenu à présent un acquis social ? Là où je suis particulièrement alarmé, c’est que venir remettre les pieds dans ce piège reviendra à accepter tacitement que des grandes sociétés trichent avec les réglementations sur les horaires. Nous savons pertinemment que la mise en place des réductions de temps de travail reste encore aujourd’hui une utopie dans plus d’une profession (santé, artisanat, bâtiment, commerce...) et que venir supprimer certains décrets accordera à plus d’un employeur des moyens concrets pour exploiter sa main d’oeuvre sans pour autant la payer raisonnablement. Soit, il ne serait pas mauvais de revoir plusieurs aspects de ces lois, mais à condition de ne plus remettre en question le dispositif. Les entreprises pour un bon nombre ont mué, se sont adaptées à ces horaires, afin de se mettre en conformité, comme elles le firent au passage des 39 heures. N’allons pas saboter les efforts consentis tant par les employés
que par les patrons (inutile de noircir le tableau, plus d’une entreprise a gérée la transition avec intelligence). Malheureusement, tout ceci n’est finalement qu’une vague attaque sur le passé, sans pour autant regarder l’avenir avec lucidité : plus nous avancerons, moins nous voudrons travailler longtemps, alors que paradoxalement notre société réclame des forces vives de plus en plus disponibles. Encore une alchimie à trouver, mais qui sera à coup sûr ratée car point de pierre philosophale dans la gestion du temps de travail...
Chronique du 10/10/003 :
Arnold : Où est Willy ?
Maintenant que les Américains ont élu un acteur pour gouverneur, il ne manque plus qu’un changement d’amendement pour en faire un président. Cela pourrait être amusant : j’imagine sans peine une belle réunion du G8, avec sur les murs de la ville une affiche pour le dernier film du président Gouvernator. Le bénéfice publicitaire est impressionnant. Simplement, je doute fort que ce pauvre homme se rende compte du bourbier où il vient de mettre les pieds : un état endetté, avec une gestion scandaleuse, un chômage galopant et pour finir un allié politique nommé W. Danger Arnold ! Trouve toi rapidement un Willy (c’est-à-dire une minorité ethnique sympathique, souriante et très ouverte d’esprit) pour compenser ton image de barbare décérébré auprès de l’opinion internationale.
Une chose me choque tout de même : on se paie joyeusement la tête des USA pour ce résultat, et on détourne les yeux de la Tchétchénie. Personne ou presque ne parle de l’élection forcée de Kadyrov, un génocide est mis au pouvoir et nul ne semble se soucier de l’impact sur la population civile déjà bien éprouvée. Dommage que l’ONU ne s’intéresse qu’à ses luttes intestines, qu’elle continue à se demander si elle doit financer ou non la bérézina Irakienne, alors que bien moins loin un membre permanent crée une dictature, dans l’indifférence la plus totale. Est-ce là l’effet pervers de la médiatisation à outrance des évènements Irakiens ? Merci à CNN d’avoir noyé le poisson dans la mare journalistique (et encore, de journalisme l’on est plus dans le populisme opportuniste et propagandiste). L’effet de manchette semble dorénavant dominer l’effet informatif. Cela ne pourra qu’être fatal à la liberté d’expression et de réflexion de chacun.
Nécrophilie auditive.
On fête les disparitions de Brel et de Piaf. Ne pourrait-on pas plutôt leur rendre hommage au lieu de salir plus ou moins leurs mémoires ? Des livres paraissent, biographies complètes avec photographies exhumées d’on ne sait où, couvertures tapageuses et mise en avant commerciale… doit-on tout dire sur les personnages publics en général, et sur les artistes en particulier ? Qui sera intéressé par les aventures de Mme Piaf ? En ce qui me concerne, seul son talent sera toujours pour moi la seule et unique chose intéressante à retenir d’elle. Les compilations sont d’excellentes choses afin de faire découvrir des artistes intemporels, mais pourrait-on également inviter les grands spectacles pseudo musicaux (star bidule en première ligne), à raviver la mémoire de chacun en réinterprétant les grands classiques de ces monstres sacrés ? Etre capable de chanter du Brel sans massacrer honteusement les textes et l’intonation me semblent de bien plus grands défis à relever que de faire une reprise de tubes américains dont la radio se fait écho chaque jour. Nous sommes en panne de créativité, ou plutôt nous ne la mettons plus du tout en avant : le bouillon domine le potage, et ce en sachets emballés de manière uniforme. Par pitié, cessez de nous traire telles des vaches en batteries et prenons le temps de découvrir ces petits groupes qui, faute d’une audience suffisante, finissent par se désintégrer… Que la lumière soit et la lumière fut ! Passons cette formule biblique à : Que la créativité soit et l’audience sera.
Juppé : « Il est libre Alain… y en a même qui disent qu’ils l’on vu voler ! »
J’aime assez que l’on puisse tolérer les erreurs, l’être humain est loin d’avoir acquis toutes les notions concernant la réussite, le contrôle total de son environnement et de lui-même… mais là ! C’est sur un principe consistant à dire que si l’on ne peut démontrer un bénéfice personnel d’une personne dans un système fonctionnant sous son nez (surtout en tant que grand décideur), celle-ci a droit au bénéfice du doute. Ferait-on une fleur à M.Juppé pour lui éviter des vicissitudes politiques ? Point d’inéligibilité car point d’enrichissement de sa part, tout juste aura-t-il le droit à une tape sur le bout des doigts pour avoir laissé s’envenimer le système. Là où le procédé me semble hypocrite, c’est que l’on puisse finalement dire que si l’on agit dans l’intérêt d’un groupe (et ce illégalement), on doit être un minimum couvert. Je ne vois pas de raison de ne pas monter une société mafieuse alors ! Je m’explique : je dirige une famille corrompant à la pelle, extorquant des fonds, mais personnellement je ne gagne qu’un salaire ponctionné sur les activités légales de mon groupement. Suis-je couvert ? Selon ce principe oui puisque je ne fais qu’entériner un ajout de fonds pour l’entreprise et non pour moi-même… c’est d’une logique…
Arnold : Où est Willy ?
Maintenant que les Américains ont élu un acteur pour gouverneur, il ne manque plus qu’un changement d’amendement pour en faire un président. Cela pourrait être amusant : j’imagine sans peine une belle réunion du G8, avec sur les murs de la ville une affiche pour le dernier film du président Gouvernator. Le bénéfice publicitaire est impressionnant. Simplement, je doute fort que ce pauvre homme se rende compte du bourbier où il vient de mettre les pieds : un état endetté, avec une gestion scandaleuse, un chômage galopant et pour finir un allié politique nommé W. Danger Arnold ! Trouve toi rapidement un Willy (c’est-à-dire une minorité ethnique sympathique, souriante et très ouverte d’esprit) pour compenser ton image de barbare décérébré auprès de l’opinion internationale.
Une chose me choque tout de même : on se paie joyeusement la tête des USA pour ce résultat, et on détourne les yeux de la Tchétchénie. Personne ou presque ne parle de l’élection forcée de Kadyrov, un génocide est mis au pouvoir et nul ne semble se soucier de l’impact sur la population civile déjà bien éprouvée. Dommage que l’ONU ne s’intéresse qu’à ses luttes intestines, qu’elle continue à se demander si elle doit financer ou non la bérézina Irakienne, alors que bien moins loin un membre permanent crée une dictature, dans l’indifférence la plus totale. Est-ce là l’effet pervers de la médiatisation à outrance des évènements Irakiens ? Merci à CNN d’avoir noyé le poisson dans la mare journalistique (et encore, de journalisme l’on est plus dans le populisme opportuniste et propagandiste). L’effet de manchette semble dorénavant dominer l’effet informatif. Cela ne pourra qu’être fatal à la liberté d’expression et de réflexion de chacun.
Nécrophilie auditive.
On fête les disparitions de Brel et de Piaf. Ne pourrait-on pas plutôt leur rendre hommage au lieu de salir plus ou moins leurs mémoires ? Des livres paraissent, biographies complètes avec photographies exhumées d’on ne sait où, couvertures tapageuses et mise en avant commerciale… doit-on tout dire sur les personnages publics en général, et sur les artistes en particulier ? Qui sera intéressé par les aventures de Mme Piaf ? En ce qui me concerne, seul son talent sera toujours pour moi la seule et unique chose intéressante à retenir d’elle. Les compilations sont d’excellentes choses afin de faire découvrir des artistes intemporels, mais pourrait-on également inviter les grands spectacles pseudo musicaux (star bidule en première ligne), à raviver la mémoire de chacun en réinterprétant les grands classiques de ces monstres sacrés ? Etre capable de chanter du Brel sans massacrer honteusement les textes et l’intonation me semblent de bien plus grands défis à relever que de faire une reprise de tubes américains dont la radio se fait écho chaque jour. Nous sommes en panne de créativité, ou plutôt nous ne la mettons plus du tout en avant : le bouillon domine le potage, et ce en sachets emballés de manière uniforme. Par pitié, cessez de nous traire telles des vaches en batteries et prenons le temps de découvrir ces petits groupes qui, faute d’une audience suffisante, finissent par se désintégrer… Que la lumière soit et la lumière fut ! Passons cette formule biblique à : Que la créativité soit et l’audience sera.
Juppé : « Il est libre Alain… y en a même qui disent qu’ils l’on vu voler ! »
J’aime assez que l’on puisse tolérer les erreurs, l’être humain est loin d’avoir acquis toutes les notions concernant la réussite, le contrôle total de son environnement et de lui-même… mais là ! C’est sur un principe consistant à dire que si l’on ne peut démontrer un bénéfice personnel d’une personne dans un système fonctionnant sous son nez (surtout en tant que grand décideur), celle-ci a droit au bénéfice du doute. Ferait-on une fleur à M.Juppé pour lui éviter des vicissitudes politiques ? Point d’inéligibilité car point d’enrichissement de sa part, tout juste aura-t-il le droit à une tape sur le bout des doigts pour avoir laissé s’envenimer le système. Là où le procédé me semble hypocrite, c’est que l’on puisse finalement dire que si l’on agit dans l’intérêt d’un groupe (et ce illégalement), on doit être un minimum couvert. Je ne vois pas de raison de ne pas monter une société mafieuse alors ! Je m’explique : je dirige une famille corrompant à la pelle, extorquant des fonds, mais personnellement je ne gagne qu’un salaire ponctionné sur les activités légales de mon groupement. Suis-je couvert ? Selon ce principe oui puisque je ne fais qu’entériner un ajout de fonds pour l’entreprise et non pour moi-même… c’est d’une logique…
Chronique du 13/10/2003 :
Baila la bomba à Bagdad…
Chaque jour Bagdad est sous le feu des partisans de l’ancien dictateur, chaque jour la déstabilisation du pouvoir court dans les ruelles de la capitale irakienne. Cette fois ci, les cibles sont les nouveaux dignitaires du gouvernement de transition que l’on a mitraillé, un peu à la manière d’une exécution mafieuse. Cela se déroulerait en France l’on crierait un que fait la police, là-bas le cri du peuple est à quand le départ des américains. Depuis le début même du conflit personne ne tolère le géant aux pieds d’argile sur le territoire, et la légitime question du devenir du pays n’appartient qu’a u peuple, et non à l’occupant. Chose étrange, les USA ont accueillis avec un certain soulagement la proposition de soutien de la Turquie, mais doit-on laisser partir des soldats de cet état là-bas ? Hors de question ! Nous savons pertinemment que la Turquie n’arrive pas à solder raisonnablement son conflit avec les séparatistes Kurdes, et que les laisser se positionner en Irak serait alors un avantage stratégique contre le PKK. Le résultat est tout de même évident à long terme : l’Irak sous l’égide de l’ONU et sans vrai gouvernement choisi par le peuple, des groupes tribaux dominant en sous mains les régions inaccessibles du pays, l’instauration au Kurdistan irakien d’un état de guerre de la part de l’armée d’Ankara, et pour finir un peuple qui une fois de plus sera sacrifié sur l’autel de la bonne entente mondiale. Sommes-nous donc si cyniques pour laisser faire ? J’en viens à être heureux de voir le peuple se révolter et jouet le jeu d’un ex-dictateur psychopathe, et ce au nom de la liberté… C’est particulièrement hallucinant.
Khadafi au dancing du monde.
Les négociations pour le « remboursement » (quelle vulgarité) des indemnités aux familles des victimes de l’attentat du DC10 UTA vont reprendre d’ici peu. Le grand épicier réouvre dorénavant ses frontières et l’ONU n’y met plus d’objection. On tolère donc à nouveau dans le monde un état qui a financé et aidé des mouvements terroristes, qui a servi de base d’entraînement à plus d’un groupuscule extrémiste, et pardessus le marché l’on serre la main à un dictateur de fer que nul n’ose contredire. Comme quoi, à savoir un tant soi peu négocier on entre toujours dans les boîtes huppées du monde : l’ONU, Peut-être l’OTAN pourquoi pas l’UNESCO ! L’opération séduction du colonel est une réussite à tous les niveaux car la nouvelle génération de jeunes ne sait rien de lui ou presque, et peu de gens élèvent la voix contre ce retour scandaleux à la vie publique de la Libye. Il est si simple d’annoncer quelques liasses pour payer une peine quand derrière ceux qui négocient espèrent des marchés pour le pétrole et les infrastructures. Tout le monde y trouve son compte, sauf le peuple et ses victimes. Y aurait-il des choses immuables en ce bas monde ?
Le « tigre » découpé au chalumeau.
C’est fait, le Clémenceau prend sa dernière route pour finir découpé et mis à la ferraille. Dire que ce navire était le fleuron de la marine à sa mise en service, qu’il a soutenu les efforts de l’armée française sur plus d’un théâtre d’opération, le voilà relégué au rang de vieille conserve à recycler. L’ironie de la chose est que le Charles de Gaulle navigue actuellement avec les hélices du patriarche maritime. Au fond, dans le CDG il reste un peu du vieux tigre et cela prouve également qu’une fois n’est pas coutume on peut affirmer que l’ancien reste encore le plus fiable, alors que ce bâtiment perfectionné, idéal pour les actions (dixit la propagande SIRPA) nous a coûté une fortune, pour finir par fonctionner de manière à peine opérationnelle.
Bonne route le Clémenceau, fais leurs voir comment la tôle est coriace sur une vieille carne comme toi !
Le tabac augmente : et une prohibition ?
Je me demande pourquoi l’on fait encore et encore le procès des fumeurs aujourd’hui : nous sommes tous informés et biens informés des risques liés au tabagisme, et l’état prétend réduire la consommation via une augmentation drastique du coût du paquet. J’appelle cela traire une vache à en lui arracher les pis. De qui se moque-t-on ? Le rapport entre les dépenses de santé sur les maladies découlant du tabagisme et l’amas de fonds que développe cette industrie est incontestablement en faveur des cigarettiers. Autant interdire purement et simplement si cela s’avère si nocif ? On préfère maintenir un vice plutôt que le faire disparaître, et je trouve cela d’une bêtise sans nom. Au-delà du débat de l’augmentation tarifaire, à mon sens on aurait plus à faire en décrétant que tout fumeur atteint par la suite d’un cancer assumera lui-même ses frais médicaux. Cela semble anti-social, mais pourquoi devrait-on prendre en charge l’irresponsabilité des gens ? Qui casse paye, telle devrait être la devise de la CNAM…
Baila la bomba à Bagdad…
Chaque jour Bagdad est sous le feu des partisans de l’ancien dictateur, chaque jour la déstabilisation du pouvoir court dans les ruelles de la capitale irakienne. Cette fois ci, les cibles sont les nouveaux dignitaires du gouvernement de transition que l’on a mitraillé, un peu à la manière d’une exécution mafieuse. Cela se déroulerait en France l’on crierait un que fait la police, là-bas le cri du peuple est à quand le départ des américains. Depuis le début même du conflit personne ne tolère le géant aux pieds d’argile sur le territoire, et la légitime question du devenir du pays n’appartient qu’a u peuple, et non à l’occupant. Chose étrange, les USA ont accueillis avec un certain soulagement la proposition de soutien de la Turquie, mais doit-on laisser partir des soldats de cet état là-bas ? Hors de question ! Nous savons pertinemment que la Turquie n’arrive pas à solder raisonnablement son conflit avec les séparatistes Kurdes, et que les laisser se positionner en Irak serait alors un avantage stratégique contre le PKK. Le résultat est tout de même évident à long terme : l’Irak sous l’égide de l’ONU et sans vrai gouvernement choisi par le peuple, des groupes tribaux dominant en sous mains les régions inaccessibles du pays, l’instauration au Kurdistan irakien d’un état de guerre de la part de l’armée d’Ankara, et pour finir un peuple qui une fois de plus sera sacrifié sur l’autel de la bonne entente mondiale. Sommes-nous donc si cyniques pour laisser faire ? J’en viens à être heureux de voir le peuple se révolter et jouet le jeu d’un ex-dictateur psychopathe, et ce au nom de la liberté… C’est particulièrement hallucinant.
Khadafi au dancing du monde.
Les négociations pour le « remboursement » (quelle vulgarité) des indemnités aux familles des victimes de l’attentat du DC10 UTA vont reprendre d’ici peu. Le grand épicier réouvre dorénavant ses frontières et l’ONU n’y met plus d’objection. On tolère donc à nouveau dans le monde un état qui a financé et aidé des mouvements terroristes, qui a servi de base d’entraînement à plus d’un groupuscule extrémiste, et pardessus le marché l’on serre la main à un dictateur de fer que nul n’ose contredire. Comme quoi, à savoir un tant soi peu négocier on entre toujours dans les boîtes huppées du monde : l’ONU, Peut-être l’OTAN pourquoi pas l’UNESCO ! L’opération séduction du colonel est une réussite à tous les niveaux car la nouvelle génération de jeunes ne sait rien de lui ou presque, et peu de gens élèvent la voix contre ce retour scandaleux à la vie publique de la Libye. Il est si simple d’annoncer quelques liasses pour payer une peine quand derrière ceux qui négocient espèrent des marchés pour le pétrole et les infrastructures. Tout le monde y trouve son compte, sauf le peuple et ses victimes. Y aurait-il des choses immuables en ce bas monde ?
Le « tigre » découpé au chalumeau.
C’est fait, le Clémenceau prend sa dernière route pour finir découpé et mis à la ferraille. Dire que ce navire était le fleuron de la marine à sa mise en service, qu’il a soutenu les efforts de l’armée française sur plus d’un théâtre d’opération, le voilà relégué au rang de vieille conserve à recycler. L’ironie de la chose est que le Charles de Gaulle navigue actuellement avec les hélices du patriarche maritime. Au fond, dans le CDG il reste un peu du vieux tigre et cela prouve également qu’une fois n’est pas coutume on peut affirmer que l’ancien reste encore le plus fiable, alors que ce bâtiment perfectionné, idéal pour les actions (dixit la propagande SIRPA) nous a coûté une fortune, pour finir par fonctionner de manière à peine opérationnelle.
Bonne route le Clémenceau, fais leurs voir comment la tôle est coriace sur une vieille carne comme toi !
Le tabac augmente : et une prohibition ?
Je me demande pourquoi l’on fait encore et encore le procès des fumeurs aujourd’hui : nous sommes tous informés et biens informés des risques liés au tabagisme, et l’état prétend réduire la consommation via une augmentation drastique du coût du paquet. J’appelle cela traire une vache à en lui arracher les pis. De qui se moque-t-on ? Le rapport entre les dépenses de santé sur les maladies découlant du tabagisme et l’amas de fonds que développe cette industrie est incontestablement en faveur des cigarettiers. Autant interdire purement et simplement si cela s’avère si nocif ? On préfère maintenir un vice plutôt que le faire disparaître, et je trouve cela d’une bêtise sans nom. Au-delà du débat de l’augmentation tarifaire, à mon sens on aurait plus à faire en décrétant que tout fumeur atteint par la suite d’un cancer assumera lui-même ses frais médicaux. Cela semble anti-social, mais pourquoi devrait-on prendre en charge l’irresponsabilité des gens ? Qui casse paye, telle devrait être la devise de la CNAM…
Chronique du 27/10/2003
Irak : Allô les GI il y a l’hôpital qui brûle !
Fatiguant. C’est le seul mot qui puisse être utilisé pour analyser et résumer l’état de l’état irakien entre les mains des américains. Cinq attentats ont fait des dizaines de morts dans la capitale, et l’armée ne semble pas être capable d’endiguer la crise et le flot incessant d’agressions contre tous les symboles de l’invasion US. Doit-on s’étonner ? Une fois de plus on ne peut que rappeler le fait qu’aucun peuple ne peut tolérer une telle ingérence dans des affaires, et qu’il n’y aura pas d’issue favorable à G.Bush pour cette crise. Les morts s’entassent, les attaques dites « terroristes » (alors qu’elles devraient être nommées « de guérilla ») mettent à mal l’endurance des états implantés sur le sol irakien. Le plus étonnant est le fait qu’on ait signés pour financer et aider les USA à maintenir ses troupes sur place, et qu’au surplus on ait choisi d’agir contre la règle fondamentale des nations unies : pas d’ingérence dans les affaires internes d’un état indépendant. A ce jeu de qui veut diriger le monde, nous devons nous attendre à une future attaque sur les pays suivants : Corée du Nord, Libye, Iran, Pakistan… Choisissez vos cartes messieurs dames, le monopoly américain va commencer. Post scriptum : prévoyez quelques hectolitres d’écran total indice 4.000.000, au moins deux de ces états auraient dans l’idée d’exploiter la bombe atomique comme joker ultime.
Radars automatiques : Le petit Jean-Pierre R est demandé à la caisse centrale !
Depuis que la France est menacée de mise sous tutelle de l’EU pour sa gestion déplorable de son déficit budgétaire, l’état cherche tous les citrons à presser qu’il a sous la main. Après le tabac, l’idée de surtaxer certains alcools, voici les épongeuses de points de permis : les radars sans pilote. L’idée est séduisante : faisons fleurir des trépieds avec appareil photo partout sur les bords d’autoroutes et ramassons la manne des amendes. Cependant, plusieurs soucis demeurent : d’une, le comportement incivique de plus d’une personne (passes droits divers, attentes des amnisties…) rendent ces machines relativement peu productives, et de deux n’oublions pas que de toute façon la gestion de ces procès verbaux devra être financée, ce qui implique donc des pertes substantielles avant de lever le moindre bénéfice. Ne parlons même pas des journaux qui se gargarisent en diffusant les lieux où sont plantés ces photomatons automobiles. Bien entendu, nous autres usagés contraints à payer en cas de fautes nous allons découvrir à nos dépends que le tirage d’un de ces clichés est bien loin des prix pratiqués en grande distribution, mais qu’importe à chaque infraction correspond une peine. Dites monsieur R., et si vous appliquiez à tous les serviteurs de l’état les mêmes règles ? Jusqu’à nouvel ordre vos ministres se régalent avec les feux tricolores, les limitations de vitesse et même les sens interdits, et ce sans le moindre risque de retrait de permis.
Qui dit démocratie dit peuple : je demande donc à bénéficier des même avantages… ça serait égalitaire comme mesure, non ?
Jospin revient comme un messie, mais fait figure de Dalaï Lama.
Pour quelqu’un qui ne fait plus partie de la scène politique je trouve que L.Jospin est particulièrement présent et actif dans le PPF (Paysage Politique Français) : une petite critique par ici, un coup bas contre son parti par là… de quoi déconcerter ses anciens admirateurs qui finissent par se dire qu’il a apparemment plus d’ambition que prévu. Plus d’un membre du PS aimerait le voir revenir sur le devant de la scène, et ce même au prix du ridicule d’une déclaration somme toute prématurée de sa disparition de toute affaire politique. Où est la vérité ? A mon sens elle est juste qu’actuellement l’homme refuse de se rendre, qu’il a parlé plus vite qu’il n’aurait dû, et qu’à présent il a d’un côté le statut du sauveur potentiel d’une branche politique en déconfiture, mais qui n’a aucun pouvoir, pas même celui moral d’un ancien dirigeant. Il suffit d’observer les réactions de part et d’autres de l’hémicycle pour constater que tout ceci ressemble plus à une tempête de baignoire qu’au cyclone dont rêvent bien des hommes politiques de gauche. Seul le temps saura nous dire s’il y a lieu de revoir Jospin sur le devant de la scène autrement qu’en guest star.
Clémenceau : qui veut de ma belle ferraille ?
L’état a annulé son contrat de destruction pour le porte-avions réformé et celui-ci tourne en Méditérrannée comme une âme en peine. Va-t-on assister au syndrome du cargo russe avec un navire qui va finir accroché à un appontement quelconque, attendant lamentablement sa désagrégation par l’air marin ? Ne devrait-on pas confier le désamiantage et le découpage de notre ancien fleuron maritime à une société tricolore ? Je trouve surprenant que d’un côté l’on puisse parler de politique de l’emploi, et que de l’autre on confie ce genre de chantiers longs et spécialisés à des sociétés étrangères. Il est fort probable que nous soyons peu compétitifs en terme de tarifs, mais tout de même, ces ouvriers en mal de constructions (Saint Nazaire par exemple) ne mériteraient-ils pas une telle chance ? Des mois de travail, une spécialisation dans le retraitement des déchets amiantés, ainsi qu’une démonstration de savoir-faire et le faire savoir au monde entier ? C’est dommageable pour l’image de marque d’un pays qui prétend à sauver sa situation sociale.
N.Sarkozy ou le jeu du mot compte double.
C’est la nouveauté des plans anti-immigration en France : la consigne est simple et sans équivoque, il faut doubler le nombre de reconduites aux frontières. Là, c’est un nouveau jeu très simple et le préfet gagnant sera celui qui pourra prouver qu’il a fait un fois deux sur son score annuel. Comment décompte-t-on les reconduits ? une femme enceinte compte-t-elle pour deux ? Les enfants sont-ils dénombrés à l’unité ou par parts comme dans les impôts ? quelques points obscurs des règles de cette nouvelle activité administrative seraient intéressants à présenter au grand public. Je n’ai qu’une seule crainte aujourd’hui et cela tient en une question de culture historique : qui a commencé à décompter de manière pointilleuse ceux qu’on envoyaient ‘ailleurs’ ? Les nazis sur la période dramatique de 1933-1945. Soyons prudents et méfions-nous de ce genre d’actions passées presque inaperçues, et qui pourtant ont des conséquences terribles. J’aime à rappeler que tout reconduit à la frontière retentera son voyage vers l’el dorado Français, quitte à mettre sa vie en danger. Pourrait-on s’éviter les situations lamentables qu’on rencontrés les USA avec les boat people ?
Note pour plus tard : les anglais durcissent eux aussi leur politique d’immigration : va-t-on vers une Europe en autarcie avec des barbelés autour ?
Irak : Allô les GI il y a l’hôpital qui brûle !
Fatiguant. C’est le seul mot qui puisse être utilisé pour analyser et résumer l’état de l’état irakien entre les mains des américains. Cinq attentats ont fait des dizaines de morts dans la capitale, et l’armée ne semble pas être capable d’endiguer la crise et le flot incessant d’agressions contre tous les symboles de l’invasion US. Doit-on s’étonner ? Une fois de plus on ne peut que rappeler le fait qu’aucun peuple ne peut tolérer une telle ingérence dans des affaires, et qu’il n’y aura pas d’issue favorable à G.Bush pour cette crise. Les morts s’entassent, les attaques dites « terroristes » (alors qu’elles devraient être nommées « de guérilla ») mettent à mal l’endurance des états implantés sur le sol irakien. Le plus étonnant est le fait qu’on ait signés pour financer et aider les USA à maintenir ses troupes sur place, et qu’au surplus on ait choisi d’agir contre la règle fondamentale des nations unies : pas d’ingérence dans les affaires internes d’un état indépendant. A ce jeu de qui veut diriger le monde, nous devons nous attendre à une future attaque sur les pays suivants : Corée du Nord, Libye, Iran, Pakistan… Choisissez vos cartes messieurs dames, le monopoly américain va commencer. Post scriptum : prévoyez quelques hectolitres d’écran total indice 4.000.000, au moins deux de ces états auraient dans l’idée d’exploiter la bombe atomique comme joker ultime.
Radars automatiques : Le petit Jean-Pierre R est demandé à la caisse centrale !
Depuis que la France est menacée de mise sous tutelle de l’EU pour sa gestion déplorable de son déficit budgétaire, l’état cherche tous les citrons à presser qu’il a sous la main. Après le tabac, l’idée de surtaxer certains alcools, voici les épongeuses de points de permis : les radars sans pilote. L’idée est séduisante : faisons fleurir des trépieds avec appareil photo partout sur les bords d’autoroutes et ramassons la manne des amendes. Cependant, plusieurs soucis demeurent : d’une, le comportement incivique de plus d’une personne (passes droits divers, attentes des amnisties…) rendent ces machines relativement peu productives, et de deux n’oublions pas que de toute façon la gestion de ces procès verbaux devra être financée, ce qui implique donc des pertes substantielles avant de lever le moindre bénéfice. Ne parlons même pas des journaux qui se gargarisent en diffusant les lieux où sont plantés ces photomatons automobiles. Bien entendu, nous autres usagés contraints à payer en cas de fautes nous allons découvrir à nos dépends que le tirage d’un de ces clichés est bien loin des prix pratiqués en grande distribution, mais qu’importe à chaque infraction correspond une peine. Dites monsieur R., et si vous appliquiez à tous les serviteurs de l’état les mêmes règles ? Jusqu’à nouvel ordre vos ministres se régalent avec les feux tricolores, les limitations de vitesse et même les sens interdits, et ce sans le moindre risque de retrait de permis.
Qui dit démocratie dit peuple : je demande donc à bénéficier des même avantages… ça serait égalitaire comme mesure, non ?
Jospin revient comme un messie, mais fait figure de Dalaï Lama.
Pour quelqu’un qui ne fait plus partie de la scène politique je trouve que L.Jospin est particulièrement présent et actif dans le PPF (Paysage Politique Français) : une petite critique par ici, un coup bas contre son parti par là… de quoi déconcerter ses anciens admirateurs qui finissent par se dire qu’il a apparemment plus d’ambition que prévu. Plus d’un membre du PS aimerait le voir revenir sur le devant de la scène, et ce même au prix du ridicule d’une déclaration somme toute prématurée de sa disparition de toute affaire politique. Où est la vérité ? A mon sens elle est juste qu’actuellement l’homme refuse de se rendre, qu’il a parlé plus vite qu’il n’aurait dû, et qu’à présent il a d’un côté le statut du sauveur potentiel d’une branche politique en déconfiture, mais qui n’a aucun pouvoir, pas même celui moral d’un ancien dirigeant. Il suffit d’observer les réactions de part et d’autres de l’hémicycle pour constater que tout ceci ressemble plus à une tempête de baignoire qu’au cyclone dont rêvent bien des hommes politiques de gauche. Seul le temps saura nous dire s’il y a lieu de revoir Jospin sur le devant de la scène autrement qu’en guest star.
Clémenceau : qui veut de ma belle ferraille ?
L’état a annulé son contrat de destruction pour le porte-avions réformé et celui-ci tourne en Méditérrannée comme une âme en peine. Va-t-on assister au syndrome du cargo russe avec un navire qui va finir accroché à un appontement quelconque, attendant lamentablement sa désagrégation par l’air marin ? Ne devrait-on pas confier le désamiantage et le découpage de notre ancien fleuron maritime à une société tricolore ? Je trouve surprenant que d’un côté l’on puisse parler de politique de l’emploi, et que de l’autre on confie ce genre de chantiers longs et spécialisés à des sociétés étrangères. Il est fort probable que nous soyons peu compétitifs en terme de tarifs, mais tout de même, ces ouvriers en mal de constructions (Saint Nazaire par exemple) ne mériteraient-ils pas une telle chance ? Des mois de travail, une spécialisation dans le retraitement des déchets amiantés, ainsi qu’une démonstration de savoir-faire et le faire savoir au monde entier ? C’est dommageable pour l’image de marque d’un pays qui prétend à sauver sa situation sociale.
N.Sarkozy ou le jeu du mot compte double.
C’est la nouveauté des plans anti-immigration en France : la consigne est simple et sans équivoque, il faut doubler le nombre de reconduites aux frontières. Là, c’est un nouveau jeu très simple et le préfet gagnant sera celui qui pourra prouver qu’il a fait un fois deux sur son score annuel. Comment décompte-t-on les reconduits ? une femme enceinte compte-t-elle pour deux ? Les enfants sont-ils dénombrés à l’unité ou par parts comme dans les impôts ? quelques points obscurs des règles de cette nouvelle activité administrative seraient intéressants à présenter au grand public. Je n’ai qu’une seule crainte aujourd’hui et cela tient en une question de culture historique : qui a commencé à décompter de manière pointilleuse ceux qu’on envoyaient ‘ailleurs’ ? Les nazis sur la période dramatique de 1933-1945. Soyons prudents et méfions-nous de ce genre d’actions passées presque inaperçues, et qui pourtant ont des conséquences terribles. J’aime à rappeler que tout reconduit à la frontière retentera son voyage vers l’el dorado Français, quitte à mettre sa vie en danger. Pourrait-on s’éviter les situations lamentables qu’on rencontrés les USA avec les boat people ?
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Bravo à toi Magellan