La rentrée ne devait pas être perturbée, mardi 2 septembre. La grève n'est pas à l'ordre du jour : échaudés par les retenues sur salaires après le mouvement du printemps, les profs préféreraient de nouveaux modes d'action, proches de ceux des intermittents ou des altermondialistes.
Poursuivre le mouvement, mais sous quelles formes ? A l'appel de l'intersyndicale, les enseignants se sont réunis en assemblées générales dans leurs établissements, lundi 1er septembre, jour de prérentrée, pour faire le point sur les suites à donner au conflit.
Région parisienne. A la bourse du travail à Bobigny (Seine-Saint-Denis), une grande pancarte étendue sur le sol assure que "la lutte continue". Quelque 70 enseignants d'une trentaine d'établissements du département font le point de la mobilisation à l'invitation de l'assemblée générale des établissements en lutte du 93. Là a battu le cœur du mouvement au printemps, mais ce soir les participants sont dans l'expectative.
"Dans mon établissement, les collègues ne sont pas pour une grève immédiate, explique Micheline Kerien, professeur d'histoire-géographie au collège Robespierre d'Epinay-sur-Seine et syndiquée au SNES. Ils sont déçus de ce qui a été obtenu, compte tenu de l'investissement humain et financier et veulent réfléchir à des formes d'action spectaculaires mais pas pénalisantes." Les retenues de salaires sont au cœur des préoccupations. "Les modalités de paiement de la grève ont occupé une partie des discussions, mais on n'a pas encore les feuilles de paye qui nous permettraient de savoir quels jours ont été prélevés",poursuit-elle. "Des collègues ont eu des retenues de salaire allant jusqu'à 600 euros, voire 1 000 euros sur deux mois, annonce Michèle Larrouy, professeur au collège Jean-Vigo d'Epinay. Mais nous ne baisserons pas les bras. Nous sommes prêts à des actions assez dures, et les collègues parlent d'occupations de locaux."
Avant de se lancer dans des grèves, la plupart souhaitent construire un mouvement interprofessionnel de grande ampleur. "Pour l'instant, nous avons surtout discuté des prélèvements, reconnaît Emilie, professeur au collège Gustave-Courbet de Pierrefitte. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangés. Mais, pour la suite, nous allons essayer de renouer avec d'autres professions. La réforme de la Sécurité sociale peut constituer un point de convergence." Certains enseignants souhaitent s'inspirer des actions des intermittents. Victor, professeur de maths au collège Anatole-France, à Pavillon-sous-Bois, est d'accord. "Si c'est un mouvement global, on repart tout de suite."
Une série de manifestations sont proposées : devant le rectorat de Créteil le mercredi ; vendredi, après la classe, dans la capitale ; avec les altermondialistes, dans la perspective du sommet de Cancun, le 6 septembre. "Quand les routiers bloquent le pays, ils obtiennent satisfaction", estime Jean-François Clair, professeur de maths au collège Georges-Rouault, à Paris, mais la grève dure n'a pas porté ses fruits face à un gouvernement d'autistes."
Lyon. 14 heures, dans un lycée de la banlieue est, une quarantaine d'enseignants et de personnels éducatifs commencent leur assemblée générale. Ici, la grève a été massivement suivie en mai et juin, même si les cours des premières et terminales ont été assurés. "Les médias ont fait croire qu'il y aurait une explosion. En début de rentrée, ce n'est pas possible. Il n'y aura pas demain une grève générale. Quelle forme prendra la lutte ? C'est à nous de le définir ", explique un délégué du SNES. A ses côtés, une collègue prévient que la note du printemps va être salée : "Beaucoup de collègues sont déjà exsangues sur le plan financier. Certains affichent cinq semaines de grève." Enseignants et personnels présents se disent prêts à reprendre le combat, mais veulent mieux se préparer, prendre le temps de dresser le bilan de l'action passée, de disposer des chiffres de la rentrée et de définir une stratégie avec les autres établissements. "Nous avons deux occasions : la réforme de la Sécurité sociale et le débat sur l'école, pour tenter de s'opposer à la réforme libérale de Ferry. Son débat sur l'école doit être l'occasion pour nous de construire un contre-projet", affirme Ludovic, jeune délégué du SNES. Fin de la réunion. Les participants décident de se retrouver en fin de semaine. La température n'est pas encore fiévreuse, mais les esprits déterminés. "Nous fourbissons nos armes", prévient un enseignant.
Toulouse. Une soixantaine d'enseignants se sont retrouvés lundi en assemblée générale dans une école primaire du quartier du Mirail, secteur en pointe du conflit du printemps dans l'académie. Une telle participation pour une réunion de prérentrée est "inédite depuis 1995", confie Frédéric, en vieux militant politique et syndical, qui reconnaît toutefois que la plupart des participants étaient "interrogatifs"sur leur capacité à entraîner un nouveau mouvement social. Plutôt qu'une grève, décision a été prise de confectionner des banderoles "L'école n'est pas une marchandise", en vue de la manifestation, samedi 6 septembre à Toulouse, à l'occasion de la rencontre de l'OMC à Cancun. Un ordre du jour affiché sur Internet appelle à "inventer autre chose" que les "manifs interminables, épuisantes, incessantes", qui "ont trouvé leurs limites". Céline, enseignante dans le primaire, trouve "un peu lourdes" les retenues sur salaires apparues sur sa fiche de paie d'août, mais assure que cela "fait surtout monter la colère". "C'est une tactique pour freiner le mouvement, mais je ne suis pas sûre que ça aura l'effet escompté. "
Lille. 130 professeurs, 1 500 élèves : le lycée européen Montebello, l'un des gros établissements de la métropole lilloise, fut le premier à se mettre en grève, le 2 mai. Les débats en salle des professeurs y étaient passionnés. Ce lundi, l'effervescence n'est pas du même ordre. Si les discussions vont bon train au "pot" de bienvenue, en fin de matinée, l'heure est plutôt à l'attentisme. Pourtant, les sujets de mécontentement ne manquent pas. "Le troisième poste de CPE, pour lequel nous nous étions longuement battus, n'est pas pourvu, alors qu'il l'était l'an dernier", remarque Paul Masse (SGEN-CFDT). En conclusion d'une courte assemblée générale, les professeurs ont décidé de tenir une nouvelle assemblée la semaine prochaine. "Nous n'avons pas eu le temps de tenir des réunions préparatoires, justifie Odile Deverne (SNES-FSU). Il nous faut d'abord faire un état des lieux. Il est encore un peu tôt pour se mobiliser."
Ca va jouer dans mon camps, car qui dit greve, dit peu d'interro, dit une seule, dit bosser une fois et ce tapper une pure note donc un pur bulletin, les greves
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En ce moment, je fais toujours le même rêve. Je nage dans la Seine et tout d\'un coup, j\'avale un rat. Alors j\'étouffe et pis je coule. En bas, y a des huîtres, elles m\'attrappent les chevilles. Alors je vomis le rat sur les huîtres, le rat il attaque
Ca va jouer dans mon camps, car qui dit greve, dit peu d'interro, dit une seule, dit bosser une fois et ce tapper une pure note donc un pur bulletin, les greves
et une grosse baffe dans la gueule quand tu passeras dans le supérieur
n'empeche je les concidere comme des feignasse de 1e les profs: comme par hasard: 0manifestations pendant les vacances...a ba oui hein, c'est le seul metier ou tu garde les memes vacances que quand tu etais a l'ecole donc pkoi les gacher...c'est un truc dont ils ne se rendent pas compte: les vacances dont ils disposent par rapport aux autres