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[Mailing hebdo] 15 février 2010 - Concillier performances et écologie?

Dernière réponse : dans Le Bistrot

Les vingt-et-unièmes Jeux d'hiver seront « un modèle olympique de développement durable » : c’est en tout cas de cette façon que le Canada nous présente les olympiades qui se tiennent actuellement à Vancouver. A l’heure du réchauffement climatique, l’argument ne laisse bien entendu pas indifférent, pourvu que les promesses soient tenues.

Ainsi, les médailles des vainqueurs sont sculptées dans du métal de récupération (en l’occurrence des composants électroniques usagés et inutilisables), l'électricité utilisée pour les remontées mécaniques est générée par des stations hydroélectrique, les sites olympiques ne seront pas laissés à l’abandon ou inexploités une fois la ferveur des jeux éteints et une flotte de 20 bus roulant à l’hydrogène – qui ne rejettent que de l’eau – transportent une partie des visiteurs. Alors, les JO 2010, exemplaires en matière de respect de l’environnement ?

Avec un budget dédié à la durabilité représentant moins de 1% du budget total du comité d’organisation des JO de Vancouver, quelques incohérences (l’hydrogène des bus arrive en camion depuis le Québec) et surtout la neige qui a du être acheminée par 300 camions et hélicoptères vers les sites olympiques de Cypress Mountain, ces JO ne seront finalement peut-être pas si écolos que ça. Preuve qu'en sport d'élite comme en high-tech, il n'est pas si trivial de manœuvrer le virage à 180° entre les ambitions affichées et la réalité du haut niveau...

Cet édito est extrait de la newsletter hebdo de Tom's Hardware (cliquez ici pour la visualiser).
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