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[Mailing hebdo] 19 janvier 2009 - Et si Steve faisait une pause ?

Dernière réponse : dans Le Bistrot

Et si Steve faisait une pause de six mois (pour une raison x ou y), que se passerait-il pour... Microsoft ? Nous ne parlons pas ici de l'emblématique patron d'Apple mais de l'autre Steve — non, pas Wozniak, Ballmer —. Alors que quand Steve Jobs avale de travers, l'action d'Apple perd 5 %, la vie de Steve Ballmer est relativement peu connue en dehors de ses colères qui sont (paraît-il) homériques (aucun rapport avec le père de la famille Simpson). Jamais un chef d'entreprise n'avait autant cristallisé l'intérêt sur une marque : Apple, c'est Steve Jobs (du moins ces 10 dernières années) alors que Microsoft n'a pas cette chance. Une preuve ? Demandez à des amis qui gère Microsoft. La réponse que vous aurez dans 90 % des cas est « Bill Gates ». Sauf que ce dernier a délégué tous les pouvoirs à Steve (Ballmer, pas Jobs, il faut suivre) il y a neuf ans. Maintenant, revenons à la question initiale : que se passerait-il pour Microsoft si Steve Ballmer prenait un congé de six mois ? Selon nous, probablement rien. Et c'est une bonne chose. Une société comme Microsoft n'est pas liée à une personnalité (on pourrait même parler de culte de la personnalité) alors qu'Apple, éternel concurrent, est une société totalement dépendante de son « big boss ». Le simple fait d'avouer un problème médical a fait perdre plus de 10 % aux actions du groupe, et c'est quelque chose de très gênant pour les actionnaires. En fait, on peut même considérer que le congé de Steve Jobs est quelque chose de salutaire pour Apple : la firme pourrait arriver à détacher son image des jeans et des pulls à cols roulés et en ressortir grandie. Mais en pratique, est-ce vraiment possible ?

Cet édito est extrait de la newsletter hebdo de Tom's Hardware (cliquez ici pour la visualiser).
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    Modestement je me permettrais de répondre qu'en pratique comme en théorie cela reste possible. Je pense que dans l'entreprise Apple chez les employés comme chez les "executives" c'est l'interrègne de Sculley (celui qui décréta que beaucoup de talent marketing suffirait à les maintenir au-dessus du panier technologique) et le désastre qui faillit en découler qui fait frémir les gens. Je ne crois pas que Jobs même depuis son retour triomphal en 1997 et les réussites majeures que furent et restent le Mac OS/X, l'iPod, iTunes et l'iPhone fut celui qui passa le plus d'heures à bosser sur leur design et leur élaboration technique dans les labos... :sweat: 

    Cela dit son génie aura été cette promotion continuelle du beau produit et cette devise plus que "corporate": "Que nos produits soient différents, excitants et que notre compagnie soit "insanely great"...c'est quasiment du Churchill dans le texte, tous les collaborateurs de Steve Jobs s'en convainquirent et surent en convaincre le Monde.

    Comme vous le dites fort à-propos c'est cette posture d'homme indispensable, toujours en soutien derrière ses employés dans les échecs et les succès qui a forgé ce profil rare. Et l'on comprend que l'on n'aime pas perdre ce genre de minerai.

    Bon je pense que celui que l'on donne pour le remplacer est loin d'être un amateur, Tim Cook ayant fait ses preuves chez IBM et Compaq et d'ailleurs c'est lui qui a traduit en termes de processus industriel, toutes les idées de Jobs et, depuis 2004, veille au grain losrque le boss doit partir se soigner.
    .
    Voilà, c'est juste un simple avis.

    Bravo pour vos éditos, je les lis depuis deux ans avec grand plaisir, j'aime beaucoup leur vue globale et synthétique à la fois et je ne crache pas sur le style non plus.
    See you guys! :hello: