Free a depuis ses débuts été un FAI qui a beaucoup fait parlé de lui. Son forfait 56k illimité tout d’abord, son offre ADSL avec Freebox gratuite ensuite, le triple play et ses appels téléphoniques à prix cassés, la Freebox HD etc Cependant depuis le lancement de cette fameuse Freebox HD, le FAI semble en panne d’inspiration. On a bien vu la Dédibox, ou encore la TV Perso Free, mais aucune de ces deux innovations n’a eu le même impact que les précédentes. Par ailleurs le petit trublion de l’internet français se trouve maintenant coincé entre deux géants : Orange, l’opérateur historique, et SFR, qui a récemment absorbé Neuf, qui avait lui déjà digéré la plupart des petits FAI français : Cegetel, AOL, Club-Internet… Or, le marché de l’accès à Internet est aujourd’hui en train de vivre une rupture technologique : la généralisation de l’accès par fibre optique. Les FAI doivent construire quasi intégralement un nouveau réseau fibré, ce qui leur demande des moyens financiers énormes. Orange et SFR n’auront sans doute pas de problèmes à financer cet investissement, mais quid d’Iliad ? Faute de flux monétaire suffisant, le FAI risque de prendre du retard sur ses concurrents.
Heureusement Free n’est pas encore mort, loin de là. Son offre fibre est en phase de test, et on a même pu découvrir en détail Ophélie, la nouvelle Freebox Optique. De plus, Iliad a effectué un lobbying intense auprès du gouvernement pour obtenir la dernière licence d’opérateur téléphonique mobile. Lobbying qui semble payant puisque le gouvernement reprend à son compte l’assouplissement des conditions financières de cette licence demandé par Free. Iliad pourrait donc réussir son pari. Mais là encore, l’argent risque de manquer., le développement d’un réseau cellulaire étant loin d’être gratuit. Bref, Free s’apprête à vivre pendant longtemps à crédit. De quoi attiser les convoitises. Le fonds d’investissement Carlyle, actionnaire à 35 % de Numéricâble s’est déjà déclaré intéressé La fin d’une exception franco-française ?