Avec ses 80% environ de parts de marché des processeurs x86, Intel va bien. Très bien. Trop bien même si l’on en croit la Commission Européenne qui cette semaine a annoncé les résultats de son enquête. Prix préférentiels accordés à certaines sociétés ou encore pots-de-vin : le fondeur est accusé d’avoir abusé de sa position dominante. Intel possède pourtant une certaine avance technologique sur son éternel rival AMD. L’un possède une architecture performante et loin d’avoir dévoilé tout son potentiel, l’autre ne cesse de repousser sa prochaine génération de processeurs et court après les bénéfices. Paradoxalement, il est impossible à Intel de faire disparaître son principal concurrent du marché sous peine de se voir attirer les foudres de la justice américaine, lois antitrust oblige. Le jeu d’Intel consiste donc à rester le premier sans toutefois trop innover. Cruel dilemme cornélien...