Lundi 9 mars, il est temps de faire un bilan du dernier CeBIT. Grand-messe annuelle du matériel informatique, ce salon a quelque peu perdu de sa superbe au cours des dernières années, les constructeurs préférant décaler les lancements de leurs nouveautés importantes à d'autres dates pour préserver l'effet de surprise. Et cette année encore, les grandes innovations n'étaient pas au rendez-vous du salon. NVIDIA a bien tenté de faire illusion avec une flopée de nouvelles Geforce GTS. Sauf que ces cartes cachent sous un joli nouveau nom des processeurs graphiques anciens, reposant sur une architecture lancée... fin 2006 !
S'il fallait retenir une tendance de ce dernier salon, c'est bien l'omniprésence des PC à très bas prix. Qu'ils soient portables, les netbooks, ou de bureau, tout-en-un, les nettops, ils étaient présents sous une forme ou une autre sur les stands de très nombreuses marques. Même des sociétés totalement étrangères à la vente de PC complets, comme Point of View ou Archos se sont lancées sur ce créneau. Vu cet engouement, et compte tenu de la part de marché qu'ont déjà pris les netbooks (plus d'un PC sur 10 vendus à Noël était un netbook), il est clair que l'avenir de l'industrie informatique en ces temps de crise passe par le PC "low cost". Pourtant, les netbooks et nettops, malgré leurs qualités, ne sont pas adaptés à toutes les tâches. C'est même la première fois que les consommateurs acceptent d'investir dans une machine à la puissance plus faible que leur configuration précédente. Alors, l'informatique sauvée par le netbook, mais en perdant son âme ?
Cet édito est extrait de la
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