Vous évoquez une partie de l'informatique et non la totalité des complexités que l'utilisateur peut rencontrer.
Bien entendu on ne peut voir que de façon bienveillante les avancées que vous évoquez.
Mais quantités de problèmes ne sont pas de cet ordre et nécessitent toujours et encore de mettre les mains dans le cambouis.
J'ai pour ma part l'avantage d'avoir commencé à m'intéresser à l'informatique en 1985, je possède donc une culture suffisamment étoffée pour me dépanner le plus souvent par moi-même - ne serait-ce qu'en devant faire appel de ci de là à ce qu'il subsiste de notre bon vieux DOS.
Mais qu'en est-il au réel même pour des utilisateurs chevronnés ? Il advient toujours un moment où ses connaissances, dans la vastitude de celles qu'il faudrait maîtriser ( si c'est quantifiable !) trouvent leurs limites.
A plus forte raison pour le néophyte, c'est-à-dire celui à qui il faut penser en priorité. En vérité il s'agit là d'un véritable serpent de mer qui par définition ne peut que revenir sans cesse.
Nous constatons souvent l'abus de terme du mot "intelligent" : tout deviendrait-il intelligent ? Parfois on peut faire à ce sujet des constats assez cocasses ou carrément très énervants.
Par ailleurs, un monde technologique où tout deviendrait intelligent et transparent pour l'utilisateur serait-il vraiment souhaitable ? Oui... et non ! Que tout devienne plus facile, bien sur que oui. Mais qu'on cesse d'avoir accès au dessous des choses comporte le risque de ne plus garder la maîtrise des objets technologiques qui sont devenus désormais notre quotidien, plus encore que toutes les sources auxquelles nous n'avons toujours pas accès à l'heure actuelle.
- La facilité de l'usage ne doit pas cacher la complexité intrinsèque liée au monde technologique. Pour en rester à la métaphore du cambouis : il faut pouvoir profiter de n'avoir plus à ouvrir le capot du moteur tout en conservant un capot en bonne et due forme qu'on puisse ouvrir, ne serait-ce que par pure... curiosité.