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Da Vinci Code --- topic answer----

Dernière réponse : dans Le Bistrot

Avant toute chose, une petite présentation de l'oeuvre s'impose :) 



Dan Brown
Date de publication : 3/3/2004
Editeur : Lattès
Pages : 574
Traduit de l’anglais par Daniel Roche


Résumé :

Le conservateur du Louvre est retrouvé assassiné au beau milieu de son musée dans une position singulière. Entièrement nu, bras et jambes écartés et entourés de pictogrammes étranges, le cadavre évoque L'Homme de Vitruve, le célèbre dessin de Léonard de Vinci. L'enquête révèle rapidement que cette mise en scène n'est pas le fait de l'assassin mais qu'elle a été voulue dans un dernier sursaut par la victime elle-même, qui cherche par ce moyen à transmettre un message.

Source : http://www.evene.fr/livres/livre/dan-brown-da-vinci-cod...

Merci d'utiliser des spoilers pour tout détail de l'histoire afin d'éviter de révéler l'histoire à ceux qui ne l'auraient pas lue.

Lien vers le même topic sur HFR : http://forum.hardware.fr/hardwarefr/Discussions/Da-Vinc...

Autres pages sur : vinci code topic answer

Alors mon avis personnel pour commencer. ;) 

En ce qui concerne l'histoire en elle-même, j'ai apprécié, l'intrigue et bonne, ça se suit bien en revanche, j'ai été déçu par la fin de l'histoire, la chute en elle-même :o  Disons que je ne pensais pas que cela finirait de la sorte, c'est assez frustrant. :o 

Au niveau de la symbolique du livre et des messages qu'il veut faire passer, il y a quand même un certain réalisme dans les détail et c'est quand même bien pour un ouvrage de fiction (encore que ce terme est à discuter ;) )

pleymo6391 a dit :


Au niveau de la symbolique du livre et des messages qu'il veut faire passer



mais vous êtes graves tous avec ce bouquin [:le kneu]

c'est un bouquin, un roman polar/SF, faut arreter de tout prendre au premier degré comme ça ....
un conseil, lis pas les fourmis de Werber ....

Gné ? Pas vu de message dans ce bouquin, moi...

Meme le chapitre d'introduction "les faits" est bourre de contre-verites, alors niveau realisme, bon...

Perso, j'ai bien apprecie le roman en tant que tel, mais vu qu'il y a un tel melange entre realites et imaginaires, je ne le prends que comme un roman, et c'est tout.

C'est ça aussi, je trouve qu'il brouille pas mal les pistes entre ce qui est vrai, ce qui est fait.

Spoiler
Ex : l'opus déi existe en revanche, à ce que les noms cités dans le livre y aient appartenus, c'est faux. Quid du Prieuré de Sion

pleymo6391 a dit :
Ben ce que l'on peut se poser comme question (enfin moi en tout cas), c'est s'il y a des vérités sur la religion...



ma connerie et mon intelligence on un ration de 1.618 , je ne vous dirait pas dans qu'el sens en tout cas il est divain. donc je suis dieu. :whistle: 


ça passe ?

pleymo6391 a dit :
C'est ça aussi, je trouve qu'il brouille pas mal les pistes entre ce qui est vrai, ce qui est fait.

Spoiler
Ex : l'opus déi existe en revanche, à ce que les noms cités dans le livre y aient appartenus, c'est faux. Quid du Prieuré de Sion





c'est un roman !!!
vous etes lourds là, et vois le nombre de journaleux en mal de sensations qui relayent ce genre de conneries en plus :/ 


Spoiler
il est quand même basé sur pas mal d'hypothèses plus ou moins vérifiées mais le tout est très romancé
que Jesus était marié par exemple, ça semble etre une évidence pour l'époque, vu qu'aucun prophète n'aurait pu avoir de crédibilité sans ça, et que ce soit Marie Madeleine, j'avais déjà vu ça ailleurs... par contre que ce soit elle qui soit représentée sur le tableau de De Vinci, j'y crois pas. De Vinci était homo, c'est un fait, et il a très souvent représenté des garçons efféminés sur ses tableaux. Je ne crois pas non plus que la Joconde soit un autoportrait, et je ne pense pas que ce soit vérifiable non plus, personne de vivant ne l'a vu pour le dire et ya pas de photo :o  je ne crois pas non plus que le sourire de la joconde soit le dos d'un homme nu de travers (j'ai vu ça ya pas longtemps, n'importe quoi :o )
que le saint graal soit en fait le sang real, j'ai déjà vu ça ailleurs et ça semble assez probable, le sang du christ... le graal est sensé etre le calice dans lequel a été receuilli le sang du christ lors de la crucifixion, mais dire qu'il s'agit de sa descendance par contre, heu... faut pas déconner
ensuite, lier les Templiers à cette histoire, je dois avouer que ça parait un peu gros aussi :D 
etc

J'ai vachement apprecie et j'ai ete tres frustre de ne pas avoir des photos des tableaux et lieux visites :) 
Je n'ai pas cherche a savoir ce qui etait vrai et ce qui ne l'etait pas, c'est un roman, il ne faut pas chercher trop loin :D  (je ne suis meme pas baptise, la religion je n'en ai pas besoin, ce qui ne m'empeche pas d'apprecier les romans/films/BDs dans lesquels la religion apparait plus ou moins).

sebfinck a dit :
J'ai vachement apprecie et j'ai ete tres frustre de ne pas avoir des photos des tableaux et lieux visites :) 
Je n'ai pas cherche a savoir ce qui etait vrai et ce qui ne l'etait pas, c'est un roman, il ne faut pas chercher trop loin :D  (je ne suis meme pas baptise, la religion je n'en ai pas besoin, ce qui ne m'empeche pas d'apprecier les romans/films/BDs dans lesquels la religion apparait plus ou moins).


J'ai vu ça sur le net en cherchant des renseignements sur le tlivre pour ce topic qu'ils organisaient des voyages selon le parcours dans le livre :o 

gmm@IDN a dit :
mais vous êtes graves tous avec ce bouquin [:le kneu]

c'est un bouquin, un roman polar/SF, faut arreter de tout prendre au premier degré comme ça ....
un conseil, lis pas les fourmis de Werber ....


Sans compter qu'énormément d'informations soit disant scientifiques dedans sont fausses... il suffit pour s'en convaincre de rechercher un peu pour ce qui est de la géographie de certains lieux qui sont prétenduement alignés, chose qui n'est absolument pas le cas. De plus l'auteur entretient le mystère via la politique de l'absence, c'est à dire en jouant les faux mystiques. c'est bien écrit, riche mais trop souvent erroné. Ca reste un roman de polar/sf et rien de plus.

Mais bien sur qu'il faut le prendre comme un roman de SF et comme tel franchement c'est un vachement bon bouquin...

PS: Par contre l'opus dei ça existe et c'est des malades (j'ai lu un article dessus l'autre fois et ça fait froid dans le dos)

Je voudrais bien mais article au format papier (si je retrouve le journal je scanne et je post mais ou il est ...)

J'ai réussi à mettre la main dessus y'a un petit bout a lire mais je le donne quand même. (merci à l'illustré)
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Opus Dei, l'Oeuvre de Dieu, la part du diable

Faut-il en avoir peur?

Son goût du pouvoir et du secret lui a valu le surnom de Sainte Mafia. De quel poids pèse réellement l'Opus Dei sur le Vatican? Enquête sur ce mouvement catholique espagnol choyé par Jean Paul II mais classé comme secte en Belgique.

«Ma fille est dans une secte!»

Sylvie, jeune fille plutôt timide qui n'aimait pas les études, avait vu un espoir prendre forme lorsque, en fin de cinquième, elle était partie du collège pour intégrer l'école professionnelle d'hôtellerie de Dosnon. (...) La première année, tout se passe «à peu près bien». Certes, les temps libres sont peu nombreux (une demi-heure à midi et une demi-heure en fin de journée) et les préceptrices attribuées aux élèves conseillent d'occuper ces moments par des répétitions de chants de messe, mais Sylvie rentre chez ses parents à chaque sortie, toutes les trois semaines. Bien que l'école ait affirmé que la religion était «facultative», la jeune femme assiste à la messe du dimanche et se confesse tous les trimestres.

L'année suivante, elle retourne à Dosnon «de bon coeur». Mais là, l'ambiance change. Durant sa deuxième et troisième année d'études, de fil en aiguille, la jeune fille assiste à la méditation du mercredi et finit par se confesser toutes les semaines. Sa préceptrice se transforme en directrice de conscience et établit avec elle un «plan de vie» dont l'austérité a de quoi faire pâlir un ascète: prières à horaires fixes dont la première démarre à 6 h 30 le matin, dix chapelets par jour, messe quotidienne, lecture spirituelle, examen de conscience chaque soir à l'oratoire, etc., jusqu'à 22 heures, puis, plus tard, retraite annuelle de cinq jours de silence absolu.

Aboutissement de ce processus, Sylvie a seize ans et demi lorsqu'elle sollicite son admission à l'Opus Dei. «En novembre 1988, j'ai écrit une lettre au prélat de Rome en demandant, je me souviens que la formule était toute prête, l'admission en tant que numéraire auxiliaire, raconte-t-elle. A partir de là, on m'a conseillé de ne pas en parler à mes parents qui risquaient de ne pas comprendre mon engagement.»

(...) Sylvie déplie devant nous son cilice. Elle a fabriqué elle-même, avec du fil de fer, cette sorte de bracelet hérissé de pointes recourbées vers l'intérieur que l'on serre autour de la cuisse. «On le portait pendant deux heures chaque jour, sauf le dimanche et les jours de fête. (...) Cela devait soi-disant nous rappeler la présence de Dieu.» Elle nous parle également des disciplines: une fois par semaine, autoflagellation et l'obligation de dormir à même le sol. (...)

En 1990, les parents de Sylvie, qui voient de moins en moins souvent leur fille et ont constaté son agressivité à leur égard, éprouvent des doutes grandissants. Ils finissent alors par apprendre, de leur fille même, cet engagement dans l'Opus Dei. «Là, se rappelle Jacqueline C., je me souviens m'être dit: «Il faut se rendre à l'évidence, notre fille est dans une secte.» S'ensuivent trois ans d'études et douze ans de travail au Smic («le minimum pour ne pas être imposable») dans des centres de l'Opus ou dans des familles de membres à raison de douze heures de labeur par jour... Sylvie possède en tout et pour tout un peu plus de sept euros sur son compte bancaire. «Mon salaire était versé sur mon compte mais aussitôt ponctionné par l'Opus, précise-t-elle. Je laissais des chèques en blanc au bureau de la directrice.»

Un Suisse, premier critique

Dès 1963, la première attaque publique est portée par le théologien suisse de réputation mondiale, Urs von Balthasar, qui accuse l'Opus de faire preuve d'intégrisme en ce sens où «la révélation est présentée comme un système de propositions vraies qui sont à croire parce que venues d'en haut, et que en conséquence la forme est préférée au contenu et la force à la croix».

Les propositions «venues d'en haut» évoquées sont très clairement les directives de Josemaria Escriva se posant en détenteur de vérités divines. Suite à la publication de cet article, von Balthasar reçoit des lettres, des visites puis une réponse de l'Opus Dei, sous la forme d'un article dans Nuestro Tiempo. L'auteur, un certain John Coverdale, réplique en accusant notamment le théologien de dénaturer les propos du fondateur et de se livrer à la calomnie. Mais comme Urs von Balthasar s'entête et continue à écrire, il reçoit une nouvelle contre-attaque de l'Opus Dei qui se dit être «juste une association de croyants catholiques [...] ni intégriste, ni progressiste [...] qui se montre en pleine lumière et sans secret [...] et comprend les personnes qui ne peuvent comprendre la vie et l'apostolat non équivoque de l'Opus Dei».

Finalement, von Balthasar préfère pacifier le débat. Il s'adresse alors à ses «chers frères et amis de l'Opus Dei» en leur demandant simplement: «Quelle est votre spiritualité? Quelles sont vos idées directrices?» Tout en confessant ne trouver nulle part de réponse.

Contrôle des esprits au Vatican

L'Opus Dei parvient à faire taire les critiques mais aussi à placer ses hommes au coeur même du pouvoir. (...) Jusqu'aux sphères les plus hautes puisque deux cardinaux sont membres de l'Opus Dei. Deux hommes qui comptent dans la hiérarchie du Vatican, Julian Herranz Casado et Juan Luis Cipriani Thorne. Le premier est conseiller direct du pape, préside le Conseil pontifical pour les textes législatifs et la commission disciplinaire, et est en quelque sorte le ministre de la justice au Vatican. C'est par lui que passe toute la réglementation. (...) Le second, Juan Luis Cipriani Thorne, est archevêque de Lima au Pérou et cardinal depuis janvier 2001. Un personnage important pour l'Eglise puisque 40% des catholiques se trouvent aujourd'hui en Amérique latine.

L'Opus Dei peut compter aussi sur l'appui ponctuel d'une vingtaine d'autres cardinaux qui n'appartiennent pas à la prélature mais qui portent des titres relevant de l'Opus Dei ou interviennent en sa faveur. Parmi les plus influents, on peut citer Angelo Sodano, le numéro deux du Vatican. Secrétaire d'Etat, il décide du gouvernement de l'Eglise au quotidien. C'est lui qui organisa par exemple la visite de Jean Paul Il au Chili et sa rencontre avec le général Pinochet en 1987.

(...) Autre figure majeure, Joseph Ratzinger: le gardien du dogme. Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il publia, en septembre 2000, un texte, Dominus Iesus, sur l'unicité et l'universalité salvifique de Jésus-Christ et de l'Eglise, qui a fait l'effet d'une bombe pour bon nombre de catholiques. Il y affirmait notamment: «La plénitude du salut du Christ appartient à l'Eglise catholique, le Christ et l'Eglise ne pouvant être séparés. L'Eglise est nécessaire au salut.» Un autre texte confidentiel aux conférences épiscopales précise même qu'il faudrait mieux parler pour l'Eglise catholique d'une «Eglise mère» plutôt que d'une «Eglise soeur»! De quoi mettre à mal le dialogue interreligieux prôné par Jean Paul Il et réjouir la prélature de l'Opus Dei...

L'Oeuvre s'appuie encore sur ses six archevêques et ses onze évêques mais sa force réside surtout dans sa présence au sein de l'appareil administratif du Vatican, dans les congrégations et les conseils pontificaux ainsi que dans les tête-à-tête entre le prélat de l'Opus Dei, Javier Echevarria, et le pape lui-même. Les autres congrégations religieuses n'ayant pas le privilège d'être prélature personnelle, la prééminence des jésuites étant bel et bien révolue, voilà un atout majeur.

«Y en a point comme nous»

En contrôlant la communication du pape, en étouffant les critiques internes et en occupant des postes-clefs au Vatican, l'Oeuvre fait entendre sa vision de l'Eglise et du fait chrétien. Une vision particulière que le théologien Raimon Panikkar avait entrepris de résumer. D'après lui, l'Opus Dei voit ainsi les choses: «Le catholicisme romain est l'unique religion véritable en dehors de laquelle il n'y a aucun salut, parce que lui seul contient toute la vérité. A l'intérieur de ce même catholicisme, seuls quelques-uns possèdent le courage de suivre toutes ses exigences héroïques et à eux revient la tâche de continuer l'oeuvre messianique de Jésus. S'il y a de l'injustice et du désordre dans le monde, c'est parce que «nous» (les bons, les catholiques, les pratiquants, ceux qui suivent les conseils de l'Evangile) nous n'avons pas le pouvoir. Cette utilisation de tous les ressorts du monde (génie, stratégie, politique, argent, science...) à la conquête du pouvoir pour l'instauration, modernisée, de l'idéal chrétien, en un mot, cette confiance dans les moyens naturels exige une utilisation simultanée des moyens surnaturels, parce que le contraire casserait l'équilibre et l'entreprise cesserait d'être Opus Dei. Sans prière, sans sacrifice, sans obéissance, sans sainteté... On ne peut rien obtenir.»
© Editions Flammarion, 2005

En librairie

Les auteurs

Bénédicte et Patrice Des Mazery sont journalistes et écrivains. Ce livre est le prolongement d'une enquête de deux ans sur l'Opus Dei réalisée pour l'émission 90minutes sur Canal+. Ce reportage leur vaut d'être considérés comme des ennemis par l'Oeuvre, qui ne leur accorde désormais plus aucune interview. En revanche, les anciens membres se pressent pour leur raconter leur témoignage...

Le livre

Oubliez Da Vinci Code! Vous imaginiez une organisation aussi puissante que secrète tirant les ficelles au Vatican, les auteurs s'attardent surtout sur les dérives sectaires d'une congrégation séparée en deux catégories: les prêtres, ceux qui savent, et les laïcs, ceux qui obéissent, enchaînent les corvées et donnent des chèques en blanc à leur directeur de conscience entre deux séances de mortification. Le choc n'en est que plus grand. Ces moeurs semblent d'un autre temps, celui de l'Espagne franquiste. Quant à Escriva de Balaguer, canonisé par Jean Paul II, les auteurs ne sont pas loin de le prendre pour un frustré à l'adolescence tourmentée. Les annexes (lettres de l'Opus Dei, listes de membres au sein du Vatican) sont particulièrement intéressantes.

L'oeuvre de toute une vie

1902: naissance le 9 janvier de Josemaria Escriva de Balaguer à Barbastro (Aragon) en Espagne, dans une famille catholique de petits commerçants. Numéro deux d'une fratrie de cinq enfants, il voit partir ses trois soeurs en bas âge. Lui survit à une épidémie, un miracle attribué à la Vierge de Torreciudad.

1914: faillite du père. Josemaria découvre la déchéance et développe les prémices d'un certain goût futur du luxe.

1928: devenu prêtre, il a enfin la révélation de ce que Dieu attend de lui: pousser des hommes de tous les milieux à la sainteté. L'Opus Dei est né.

1936: guerre d'Espagne. L'Opus Dei s'engage aux côtés de Franco, contre le communisme.

1946: Escriva de Balaguer s'installe à Rome.

1969: douze des dix-neuf membres du gouvernement franquiste de Carrero Blanco sont membres de la Obra.

1975: mort de Josemaria Escriva de Balaguer, le 26juin. Mgr Alvaro del Portillo lui succède.

1982: l'Opus Dei devient prélature personnelle, ce qui lui permet de dépendre directement et uniquement du pape.

1992: Jean Paul II béatifie Escriva de Balaguer le 17 mai à l'issue d'un procès où, contrairement aux usages, l'écrasante majorité des témoins sont membres ou sympathisants de l'Oeuvre. Il sera canonisé en 2002.

1997: le mouvement est considéré comme une secte en Belgique.

2005: l'Opus Dei compte près de 86000 membres, dont 1890 prêtres et deux cardinaux sur les 119 qui ont élu le pape. Elle est dirigée par MgrJavier Echevarria Rodriguez depuis 1994.

Les papes et l'Opus Dei

Jean XXIII

Devenu le premier institut séculier sous Pie XII, l'Opus Dei rêve déjà d'un statut plus favorable, la prélature personnelle. Jean XXIII s'y oppose durant ses cinq années de pontificat. Les relations sont tendues avec le pape du concile Vatican II, concile qui «pourrit l'Eglise de l'intérieur», selon Escriva de Balaguer.

Paul VI

Malgré son opposition à Vatican II, l'Opus Dei reste à Rome. En 1969, la question de la prélature personnelle revient dans les discussions. Paul VI demande à Escriva de Balaguer de rédiger les statuts et de préparer la mise en conformité mais fait ensuite traîner les choses... jusqu'à sa mort, le 6 août 1978.

Jean Paul Ier

Difficile de juger JeanPaulIer, pape durant un mois seulement. En revanche, lorsqu'il était cardinal, Albino Luciani ne semblait pas opposé à l'Opus Dei. Il s'est parfois appuyé sur les propos d'Escriva de Balaguer, le fondateur de l'Oeuvre, qu'il a même comparé à saint François de Sales.

Jean Paul II

Adversaire farouche du communisme, originaire d'un pays pieux et austère, Karol Wojtyla partage de nombreux points communs avec Balaguer, qu'il canonise. Sous son pontificat, l'Opus Dei est la congrégation qui compte le plus de nominations. Et, bien sûr, il lui accorde la prélature personnelle.

Benoît XVI

Lorsqu'il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (l'ancienne Inquisition), Joseph Ratzinger estimait les nouveaux mouvements traditionalistes comme l'unique évolution positive de l'Eglise postconciliaire. Mais ceux qui rêvaient d'un pape opusien devront patienter encore un peu.

Pierre Emonet père jésuite et rédacteur de «Choisir»

«Davantage une ascèse qu'une vraie spiritualité»

Parce que son article dans la revue «Choisir» a déplu à l'Opus Dei, le Vatican a contraint le Père Albert Longchamp, directeur de la revue, au silence sur ce thème pendant vingt ans.

En février 1981, vous avez publié un article sur l'Opus Dei, Une Eglise dans l'Eglise?, dans la revue Choisir, à la suite de quoi le directeur de la revue reçut l'ordre du Vatican de «cesser tout débat autour de l'Opus Dei» afin de ne pas «blesser la charité de l'Eglise». Qu'écriviez-vous de si terrible?

Un club de jeunes de la région de Fribourg animé par l'Opus Dei avait surpris des familles en poussant des mineurs à prononcer des voeux. Ces familles nous ont contactés pour obtenir des informations sur l'Opus Dei. Les parents se félicitaient de voir leurs enfants se mettre à travailler sérieusement et à lire les Evangiles, mais ils s'inquiétaient en même temps de les découvrir plus intolérants et étroits d'esprit. Dans cet article, je n'ai pas voulu parler des scandales, car il en existe partout, y compris chez les jésuites, mais je voulais connaître l'orientation profonde de ce mouvement qui professait, me semblait-il, davantage une ascèse qu'une vraie spiritualité. Une vraie spiritualité conduit à la liberté, tandis que, dans le cas particulier, il s'agissait d'une emprise sur les personnes. Je soulignais aussi le côté élitaire de l'Oeuvre, son goût du secret et du pouvoir, et une certaine collusion avec le monde de l'argent.

Comment a réagi l'Opus Dei?

Ils se sont d'abord plaints au Père Longchamp, qui leur a proposé de publier un rectificatif. Comme il n'y avait pas d'erreur, on ne les a plus entendus. Puis un beau jour est arrivé l'assistant du père général des jésuites, porteur d'une lettre adressée au Père Arrupe par le cardinal Casaroli, secrétaire d'Etat du Vatican, qui, sur ordre supérieur, lui demandait de prendre des mesures contre la revue Choisir. Nous n'avons pas pu garder la lettre ni même la photocopier, mais je me souviens parfaitement de cette phrase: «même si les faits rapportés sont vrais».

Que pensez-vous de ceux rapportés dans le livre?

Ils sont éloquents, mais la valeur de ce livre n'est pas dans ce qu'il contient mais dans la façon dont l'Opus Dei va y répondre. Soit les auteurs disent vrai, soit ils se trompent. A l'Oeuvre de le dire mais aussi de le prouver.

L'Opus Dei est classé comme secte en Belgique. Qu'en pensez-vous?

Il s'agit tout de même d'un mouvement reconnu par l'Eglise catholique, qui n'est pas un petit cénacle dans un coin. Il est vrai qu'il y a des comportements déconcertants mais, vu de l'extérieur, je parlerais plus d'embrigadement que de véritable secte.

Parvenez-vous à comprendre leurs buts et motivations?

Jusqu'à un certain point. L'Opus Dei est très marqué par ses origines: l'Espagne des années trente. Certaines pratiques qui étonnent aujourd'hui étaient normales à l'époque. Des origines vient aussi le goût de la discipline au nom de l'efficacité en vue de donner un Royaume de ce monde au Christ, une discipline justifiée par une mystique de l'obéissance gênante. Le projet spirituel est conçu comme l'exercice d'un pouvoir, au point que le directeur de conscience n'est plus un accompagnant mais un surveillant. Ce qui me semble incompatible avec la liberté qui est un des critères de la vraie spiritualité. Dieu ne contraint jamais. Si vous devez vous cacher pour lire votre courrier, c'est qu'il y a un malaise... Laurent Favre

Fondateur sanctifié L'adoration de Josemaria Escriva de Balaguer, le fondateur de l'Opus Dei, tourne parfois au culte de la personnalité. Goût du secret Ambiance feutrée, portes closes, l'Opus Dei s'entoure de mystères qui ont nourri le culte d'une pieuvre occulte. Douce torture Le cilice, sorte de bracelet de fer aux pointes recourbées vers l'intérieur, est censé rappeler à celui qui le porte la présence de Dieu... Critique L'article du Père jésuite Pierre Emonet avait déplu à l'Opus Dei. On peut le lire sur le site www.choisir.ch, rubrique archives.
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voila le lien direct sur le site de choisir : http://www.choisir.ch/archives/archives.cfm?pIdent=254emonet
et une petite image d'un cilice :

en gros :

marie madeleine ne serait pas mariée avec Jésus, ils seraient juste "amant"
saint jean le baptiste occuperait une place très importante, se serait même lui le vrai Christ
sur le tableau 'la cène', a la droite de jésus se serait bien marie madeleine
on sait tjrs pas d'ou vient l'argent du pretre saunier
la religion comme on la connait maintenant n'est pas celle prêchée par Jésus

voilà j'ai pas tout retenu :o 

J'avais pas vu qu'il y avait un dvd :o  Par contre, des bouquins sur da vinci code avec comme credo "ce qui a inspiré" da vinci code", il en sort à la pelle et c'pas toujours des chefs d'oeuvres :/ 

nanou@IDN a dit :
en gros :

marie madeleine ne serait pas mariée avec Jésus, ils seraient juste "amant"
saint jean le baptiste occuperait une place très importante, se serait même lui le vrai Christ
sur le tableau 'la cène', a la droite de jésus se serait bien marie madeleine
on sait tjrs pas d'ou vient l'argent du pretre saunier
la religion comme on la connait maintenant n'est pas celle prêchée par Jésus

voilà j'ai pas tout retenu :o 



[:D awa' ]

Citation :
Mais bien sur qu'il faut le prendre comme un roman de SF et comme tel franchement c'est un vachement bon bouquin...

PS: Par contre l'opus dei ça existe et c'est des malades (j'ai lu un article dessus l'autre fois et ça fait froid dans le dos)


Quelqu'un peut m'expliquer en quoi c'est un bouquin de SF ? C'est un polar mystico-ésotérique, mais je vois pas la moindre once de science-fiction là-dedans, faut arreter dire n'importe quoi.
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