9 mythes sur GNU/Linux
Dernière réponse : dans Le monde de Linux
Un petit article glané sur framablog.org dont je tenais à vous faire part.
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Linux a évolué... et vous ?
Bien qu’il soit désormais prêt à partir à la conquête de nos ordinateurs, les mythes (et préjugés) autour du GNU/Linux continuent d’avoir la vie dure.
C’est ce que nous raconte ici Bruce Byfield en passant en revue une dizaine de légendes urbaines qui demanderaient à être quelque peu réactualisées.
Et de se demander en conclusion, qui de GNU/Linux ou de l’utilisateur est le moins préparé à ce que cette rencontre ait bel et bien lieu.
9 mythes sur GNU/Linux
The GNU/Linux Desktop: Nine Myths
Bruce Byfield - 16 mars - Datamation
(Traduction Framalang : Olivier et Don Rico)
Mac OSX est-il prêt pour le bureau ? Personne ne se pose la question. L’adopter demande pourtant de s’adapter à de nouvelles habitudes, de nouveaux outils et à un nouveau bureau, mais peu importe. On dit qu’il est facile d’accès, et il est soutenu par une entreprise propriétaire, tout comme Windows.
Pour GNU/Linux, en revanche, c’est une autre histoire. Depuis des années, les éditorialistes et les blogueurs nous expliquent que GNU/Linux n’est pas prêt pour le grand public et malgré les progrès accomplis au cours de ces dix dernières années, les arguments n’ont pas beaucoup évolué. Ils sont même de plus en plus obsolètes, quand ils ne reflètent pas une profonde ignorance. En fait, j’ai souvent l’impression que tous ceux qui répandent ces poncifs à propos des insuffisances de GNU/Linux ne l’ont jamais essayé.
Les critères de facilité d’utilisation sont souvent subjectifs. Ce que sera un bogue au yeux de l’un sera une fonctionnalité aux yeux d’un autre : par exemple, devoir ouvrir une session d’administrateur pour installer un programme est un désagrément pour les utilisateurs les moins expérimentés, tandis que les connaisseurs y voient un gage de sécurité.
Ce qu’on reproche souvent à GNU/Linux, aussi, c’est de ne pas être pas exactement comme Windows. On passera sur le fait que, s’il n’existait aucune différence entre les deux, on n’aurait aucune raison de vouloir changer de système d’exploitation. Quant à ceux qui s’attendent à utiliser un nouveau programme ou un nouveau système d’exploitation sans période d’adaptation, ils sont sacrément gonflés. Aux yeux de certains critiques, le simple fait que GNU/Linux ne corresponde pas en tout point à ce qu’ils connaissent déjà suffit à le vouer aux gémonies.
Viennent ensuite les critiques à géométrie variable. Par exemple, certains déclarent que GNU/Linux ne sera jamais prêt pour le grand public tant qu’il n’offrira pas certaines fonctions, puis quand on leur montre qu’elles existent ou qu’elles sont en développement, ils changent de cible et insistent sur le caractère indispensable d’une autre fonction. On ne peut contrer ce genre d’argument, car les critères qui les sous-tendent ne sont jamais les mêmes.
Enfin, pour compléter le tableau, on trouve les arguments qui se contredisent eux-mêmes car ils sont faux, incomplets, ou déformant la réalité. Voici neufs des contre-vérités les plus répandues.
1. Les trop nombreuses distributions compliquent la tâche des développeurs
Voilà une affirmation populaire chez les concepteurs de logiciels pour expliquer pourquoi ils ne proposent pas de version de leur produit pour GNU/Linux. Ils affirment en effet que toutes les distributions n’ont pas la rigueur du Linux Standards Base et qu’elles utilisent une hiérarchisation différente. Les distributions, qui plus est, utilisent toutes sortes de paquets, ce qui signifie qu’un support universel implique la création de paquets dans différents formats.
Ces problèmes existent bel et bien, mais cette affirmation exagère les problèmes qui en découlent. Des installeurs universels comme InstallBuilder et Install Anywhere proposent aux concepteurs des installations similaires à ceux de Windows. En ce qui concerne la création de différents paquets, si ça ne pose pas de problème à des projets communautaires, pourquoi est-ce que ça devrait en poser à une entreprise spécialisée ?
Mais au fond, le plus grave problème posé par cet argument, c’est qu’il tente d’imposer un point de vue « à la Windows » à un système existant. Dans GNU/Linux, les créateurs d’applications ne prennent pas en charge les différentes distributions ou formats de paquets, c’est la distribution qui s’en charge.
Si ça fonctionne, c’est parce qu’avec les logiciels libres la distribution peut apporter les changements nécessaires au bon fonctionnement du logiciel. Ça ne pose problème qu’aux concepteurs de logiciels propriétaires. S’ils ne souhaitent pas se conformer au système et libérer leur code c’est leur choix, mais alors qu’ils ne se plaignent pas que le système n’est pas adapté.
2. Aucun outil de migration n’est disponible
Effectivement, ça ne ferait pas de mal à GNU/Linux s’il existait un assistant pour importer depuis Windows les e-mails, les marques pages dans le navigateur, les canaux IRC et autres informations personnelles. Mais on peut faire le même reproche à Windows. Au moins GNU/Linux co-existe avec les autres systèmes d’exploitation et peut lire leurs formatages spécifiques, aussi peut-on importer manuellement certaines de ces informations.
3. Le matériel n’est pas reconnu
Par le passé, le support matériel sur GNU/Linux laissait à désirer. Et dans la plupart des cas, on devait la reconnaissance du matériel aux efforts de la communauté, et non aux fabricants, mais cela restait insuffisant.
Au cours de ces trois ou quatre dernières années, cependant, les pilotes mis au point par la communauté se sont améliorés et les fabricants proposant des pilotes pour GNU/Linux, et plus seulement pour Windows et Mac, sont plus nombreux. Les pilotes des fabricants ne sont pas toujours libres, mais ils sont gratuits.
Aujourd’hui, les incompatibilités pour le matériel commun comme les disques durs, les claviers ou les cartes ethernet, si elles ne sont pas encore éradiquées, restent rares. Les secteurs qui posent plus problème sont ceux des périphériques comme les scanners, les imprimantes, les modems ou les cartes réseau sans fil. On peut néanmoins se couvrir en adoptant de bonnes pratiques comme acheter une imprimante postscript, qui fonctionnera forcément avec le pilote postscript générique, ou en achetant des produits Hewlett-Packard, qui prend en charge l’impression sous GNU/Linux depuis très longtemps.
Certains vont même jusqu’à dire que GNU/Linux, qui conserve en général une compatibilité descendante, reconnait en fait plus de matériel que Windows. Je n’irai pas jusque là, mais, globalement, les problèmes de pilotes sous GNU/Linux semblent être à peine plus fréquents que ceux que j’ai pu rencontrer avec différentes versions de Windows.
De nos jours, on peut même s’affranchir complètement du problème de la reconnaissance du matériel en achetant des ordinateurs neufs préinstallés avec GNU/Linux par des entreprises comme Acer ou Dell.
4. La ligne de commande est indispensable
Cette affirmation est à la fois un souvenir du passé, à l’époque où la ligne de commande sur GNU/Linux était presque indispensable, et des réticences bien compréhensibles des utilisateurs de Windows à utiliser la ligne de commande DOS. C’est pourtant tout à fait faux.
Le bureau sur GNU/Linux est largement opérationnel depuis plus de dix ans. De nos jours, les dernières versions de l’environnement GNOME n’ont pas à rougir de la comparaison avec Windows et, dans ses dernières versions, KDE est l’un des environnement les plus novateurs. Même les outils d’administration sont bien présents sur le bureau.
On peut certes utiliser la ligne de commande, et nombreux sont les utilisateurs qui préfèrent y recourir, surtout les administrateurs, car c’est souvent le plus efficace. Mais pour l’administration ou le travail quotidiens, l’utilisation des lignes de commande relève des préférences personnelles, pas d’une obligation. Elles sont aussi bien plus simples d’utilisation que les lignes de commandes du DOS.
5. Il n’y a pas de logiciel
Il faut en général comprendre par là qu’on ne retrouve pas les logiciels habituels de Windows : pas de MS Office, d’Internet Explorer ou de Photoshop. Mais une simple recherche succincte permet de découvrir des logiciels équivalents qui correspondent plus ou moins, à condition de prendre le temps de s’y adapter.
Neuf fois sur dix, lorsque l’on étudie d’un peu plus près quelqu’un qui critique l’un de ces équivalents (The GIMP par exemple) ou affirme qu’il n’est pas prêt pour un usage professionnel, on se rend compte que cette personne n’a pas exploré le programme ou a été désarçonné par le changement de nom ou d’emplacement dans les menus d’une fonction. Souvent, celui qui se plaint n’a même jamais essayé, ou essayé récemment, le programme qu’il critique.
Pour un usage bureautique ou en productivité, GNU/Linux offre de nos jours une solution complète. Beaucoup de projets de logiciels libres fonctionnant sur différentes plateformes, il se peut même que vous ayez déjà utilisé ces applications sous Windows, comme Firefox ou OpenOffice.org. Il reste du chemin à parcourir, par exemple dans les jeux ou dans les applications spécialisées comme la reconnaissance optique de caractères (ROC). Le problème, ce n’est pas que les alternatives n’existent pas, mais plutôt qu’elles se développent trop lentement.
6. L’apparence des logiciels laisse à désirer
Il y a encore quelques années, sur GNU/Linux, la fonctionnalité primait sur l’ergonomie. Mais puisque les fonctionnalités de bases n’étaient pas toutes présentes, il pouvait difficilement en être autrement.
Mais tous les logiciels les plus couramment employés ont mûri et s’attaquent désormais à l’ergonomie. Une modernisation de l’interface ne ferait pas de mal à certains, mais la plupart ne sont pas pire que leurs équivalents sous Windows – honnêtement, si quelqu’un peut supporter une plateforme où Outlook et Windows Media Player sont jugés acceptables, il ne peut vraiment pas se plaindre de l’apparence des logiciels sur une autre plateforme.
7. Le service est inexistant
C’est à l’ère d’Internet que GNU/Linux a vraiment commencé à sortir des cercles d’initiés. À l’époque, le manque de service posait problème – si l’on parle de contrats de services traditionnels en tout cas. Mais, même il y a dix ans, il était déjà possible de signer un contrat de service avec une entreprise comme Red Hat.
De nos jours, le choix de l’assistance traditionnelle est bien supérieur. Si vous ne souhaitez pas faire appel à un fabricant de logiciel qui propose une distribution, vous trouverez sans doute un fournisseur de service proche de chez vous dans n’importe quelle grande ville d’Europe ou des États-Unis.
Mais il existe depuis toujours une meilleure source d’information : les listes de diffusion des projets communautaires ou d’entreprises. Même si ces listes offrent une assistance différente, elles ne sont néanmoins pas inférieures. Non seulement elles sont gratuites, mais ceux qui les fréquentent sont souvent plus prompts à répondre et vous fourniront une assistance plus détaillée que n’importe quel service payant auquel j’ai eu affaire.
8. Les options sont trop nombreuses
Comparé à Windows, GNU/Linux est un système d’exploitation qui offre bien plus de choix. Comme aucune entreprise ne le conçoit, il est plus libre dans sa réalisation. Comme ses développeurs pensent beaucoup en individualiste, ils offrent aux utilisateurs les moyens de faire les choses à leur façon.
Par conséquent, contrairement à Windows, GNU/Linux existe en plusieurs distributions, propose plus d’un environnement de bureau, quasi rien n’est unique. C’est ce que ses utilisateurs préfèrent.
Je vous accorde que les options, sans parler de leur nom ou des acronymes, peuvent dérouter les nouveaux venus. La confusion, cependant, découle surtout du contraste avec Windows. Pour l’utilisateur, au fond, les différences entre les distributions les plus populaires ne sont pas si énormes.
Une petite recherche vous permettra de faire le choix le plus adapté, et dans tous les cas l’installation se fait simplement, avec une intervention minimale de votre part, assistée qui plus est. Une fois la distribution installée, libre à vous de profiter de toutes les options pour vraiment personnaliser votre bureau ou de vous satisfaire des réglages par défaut et de ne modifier que le fond d’écran.
En d’autres termes, les options sont destinées aux utilisateurs avancés. Les débutants peuvent très bien les ignorer.
9. L’installation des logiciels est trop compliquée
Ce mythe se présente sous deux formes. Dans la première, celui qui se plaint parle de compilation à partir du code source (je ne vois pas où est la difficulté de décompresser une archive et de suivre les instructions pour taper les commandes configure, make et make install, mais admettons que l’inconnu puisse en effrayer certains). Dans la deuxième, les gens se plaignent de ne pas pouvoir normalement se rendre sur le site du fabricant de matériel ou de logiciel pour télécharger un binaire à exécuter pour l’installer, comme on le fait sous Windows.
Ceux qui expriment ces griefs n’ont pas compris que GNU/Linux fonctionne différemment. Chaque distribution entretient ses propres dépôts de logiciels, tous prêts à l’emploi pour une distribution précise. Sauf besoin particulier, tous les logiciels dont qu’il vous faut se trouvent dans ces dépôts, et il ne vous reste plus qu’à utiliser l’installateur graphique ou son équivalent en ligne de commande.
Si vous vous en tenez aux dépôts de votre distribution, l’installation de logiciels sous GNU/Linux est en fait largement plus simple que sous Windows. Vous n’avez pas besoin d’aller au magasin, tous les logiciels sont disponibles en ligne. Vous n’avez pas besoin de payer, de vous enregistrer ni de les activer.
S’il vous faut soudain un nouveau logiciel pour une tâche précise, vous pouvez l’identifier et l’installer en quelques minutes. Si vous voulez tester plusieurs alternatives, libre à vous. Pour bénéficier de ce confort, il suffit de prendre le temps de comprendre le fonctionnement du système d’exploitation plutôt que de partir bille en tête en vous appuyant sur des « on-dit » ou sur vos connaissances antérieures.
GNU/Linux et le bureau : les vraies raisons ?
De tels arguments en disent plus long sur leurs auteurs que sur GNU/Linux. Au pire, ce sont des signes d’ignorance des dernières avancées de GNU/Linux, au mieux, c’est un ensemble de préjugés ou d’habitudes.
Mais alors, concrètement, pour quelles raisons GNU/Linux n’est-il pas plus populaire ? L’argument classique du monopole est certainement la première raison. Puisque Windows est pré-installé sur la plupart des ordinateurs et que vous devez faire l’effort de chercher pour trouver des ordinateurs avec GNU/Linux pré-installé, le problème semble assez évident.
Mais la résurrection d’Apple au cours de ces cinq dernières années laisse à penser qu’un monopole n’est pas inattaquable. La raison est peut-être plus simple encore. Malgré leurs plaintes, les gens sont habitués à Windows et ne savent même pas que GNU/Linux ou d’autres alternatives existent. Ils ne l’ont jamais testé pour de bon et se reposent sur des on-dit ou sur l’avis du copain d’un copain d’un ami qu’il leur est impossible d’évaluer.
Les prétextes qu’ils avancent montrent très clairement qu’ils ne connaissent pas GNU/Linux. Ils ont beau dire que GNU/Linux n’est pas prêt pour eux, l’inexactitude de leurs arguments laisse plutôt à penser qu’en fait, ce sont eux qui ne sont pas prêts pour GNU/Linux.
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Linux a évolué... et vous ?
Bien qu’il soit désormais prêt à partir à la conquête de nos ordinateurs, les mythes (et préjugés) autour du GNU/Linux continuent d’avoir la vie dure.
C’est ce que nous raconte ici Bruce Byfield en passant en revue une dizaine de légendes urbaines qui demanderaient à être quelque peu réactualisées.
Et de se demander en conclusion, qui de GNU/Linux ou de l’utilisateur est le moins préparé à ce que cette rencontre ait bel et bien lieu.
9 mythes sur GNU/Linux
The GNU/Linux Desktop: Nine Myths
Bruce Byfield - 16 mars - Datamation
(Traduction Framalang : Olivier et Don Rico)
Mac OSX est-il prêt pour le bureau ? Personne ne se pose la question. L’adopter demande pourtant de s’adapter à de nouvelles habitudes, de nouveaux outils et à un nouveau bureau, mais peu importe. On dit qu’il est facile d’accès, et il est soutenu par une entreprise propriétaire, tout comme Windows.
Pour GNU/Linux, en revanche, c’est une autre histoire. Depuis des années, les éditorialistes et les blogueurs nous expliquent que GNU/Linux n’est pas prêt pour le grand public et malgré les progrès accomplis au cours de ces dix dernières années, les arguments n’ont pas beaucoup évolué. Ils sont même de plus en plus obsolètes, quand ils ne reflètent pas une profonde ignorance. En fait, j’ai souvent l’impression que tous ceux qui répandent ces poncifs à propos des insuffisances de GNU/Linux ne l’ont jamais essayé.
Les critères de facilité d’utilisation sont souvent subjectifs. Ce que sera un bogue au yeux de l’un sera une fonctionnalité aux yeux d’un autre : par exemple, devoir ouvrir une session d’administrateur pour installer un programme est un désagrément pour les utilisateurs les moins expérimentés, tandis que les connaisseurs y voient un gage de sécurité.
Ce qu’on reproche souvent à GNU/Linux, aussi, c’est de ne pas être pas exactement comme Windows. On passera sur le fait que, s’il n’existait aucune différence entre les deux, on n’aurait aucune raison de vouloir changer de système d’exploitation. Quant à ceux qui s’attendent à utiliser un nouveau programme ou un nouveau système d’exploitation sans période d’adaptation, ils sont sacrément gonflés. Aux yeux de certains critiques, le simple fait que GNU/Linux ne corresponde pas en tout point à ce qu’ils connaissent déjà suffit à le vouer aux gémonies.
Viennent ensuite les critiques à géométrie variable. Par exemple, certains déclarent que GNU/Linux ne sera jamais prêt pour le grand public tant qu’il n’offrira pas certaines fonctions, puis quand on leur montre qu’elles existent ou qu’elles sont en développement, ils changent de cible et insistent sur le caractère indispensable d’une autre fonction. On ne peut contrer ce genre d’argument, car les critères qui les sous-tendent ne sont jamais les mêmes.
Enfin, pour compléter le tableau, on trouve les arguments qui se contredisent eux-mêmes car ils sont faux, incomplets, ou déformant la réalité. Voici neufs des contre-vérités les plus répandues.
1. Les trop nombreuses distributions compliquent la tâche des développeurs
Voilà une affirmation populaire chez les concepteurs de logiciels pour expliquer pourquoi ils ne proposent pas de version de leur produit pour GNU/Linux. Ils affirment en effet que toutes les distributions n’ont pas la rigueur du Linux Standards Base et qu’elles utilisent une hiérarchisation différente. Les distributions, qui plus est, utilisent toutes sortes de paquets, ce qui signifie qu’un support universel implique la création de paquets dans différents formats.
Ces problèmes existent bel et bien, mais cette affirmation exagère les problèmes qui en découlent. Des installeurs universels comme InstallBuilder et Install Anywhere proposent aux concepteurs des installations similaires à ceux de Windows. En ce qui concerne la création de différents paquets, si ça ne pose pas de problème à des projets communautaires, pourquoi est-ce que ça devrait en poser à une entreprise spécialisée ?
Mais au fond, le plus grave problème posé par cet argument, c’est qu’il tente d’imposer un point de vue « à la Windows » à un système existant. Dans GNU/Linux, les créateurs d’applications ne prennent pas en charge les différentes distributions ou formats de paquets, c’est la distribution qui s’en charge.
Si ça fonctionne, c’est parce qu’avec les logiciels libres la distribution peut apporter les changements nécessaires au bon fonctionnement du logiciel. Ça ne pose problème qu’aux concepteurs de logiciels propriétaires. S’ils ne souhaitent pas se conformer au système et libérer leur code c’est leur choix, mais alors qu’ils ne se plaignent pas que le système n’est pas adapté.
2. Aucun outil de migration n’est disponible
Effectivement, ça ne ferait pas de mal à GNU/Linux s’il existait un assistant pour importer depuis Windows les e-mails, les marques pages dans le navigateur, les canaux IRC et autres informations personnelles. Mais on peut faire le même reproche à Windows. Au moins GNU/Linux co-existe avec les autres systèmes d’exploitation et peut lire leurs formatages spécifiques, aussi peut-on importer manuellement certaines de ces informations.
3. Le matériel n’est pas reconnu
Par le passé, le support matériel sur GNU/Linux laissait à désirer. Et dans la plupart des cas, on devait la reconnaissance du matériel aux efforts de la communauté, et non aux fabricants, mais cela restait insuffisant.
Au cours de ces trois ou quatre dernières années, cependant, les pilotes mis au point par la communauté se sont améliorés et les fabricants proposant des pilotes pour GNU/Linux, et plus seulement pour Windows et Mac, sont plus nombreux. Les pilotes des fabricants ne sont pas toujours libres, mais ils sont gratuits.
Aujourd’hui, les incompatibilités pour le matériel commun comme les disques durs, les claviers ou les cartes ethernet, si elles ne sont pas encore éradiquées, restent rares. Les secteurs qui posent plus problème sont ceux des périphériques comme les scanners, les imprimantes, les modems ou les cartes réseau sans fil. On peut néanmoins se couvrir en adoptant de bonnes pratiques comme acheter une imprimante postscript, qui fonctionnera forcément avec le pilote postscript générique, ou en achetant des produits Hewlett-Packard, qui prend en charge l’impression sous GNU/Linux depuis très longtemps.
Certains vont même jusqu’à dire que GNU/Linux, qui conserve en général une compatibilité descendante, reconnait en fait plus de matériel que Windows. Je n’irai pas jusque là, mais, globalement, les problèmes de pilotes sous GNU/Linux semblent être à peine plus fréquents que ceux que j’ai pu rencontrer avec différentes versions de Windows.
De nos jours, on peut même s’affranchir complètement du problème de la reconnaissance du matériel en achetant des ordinateurs neufs préinstallés avec GNU/Linux par des entreprises comme Acer ou Dell.
4. La ligne de commande est indispensable
Cette affirmation est à la fois un souvenir du passé, à l’époque où la ligne de commande sur GNU/Linux était presque indispensable, et des réticences bien compréhensibles des utilisateurs de Windows à utiliser la ligne de commande DOS. C’est pourtant tout à fait faux.
Le bureau sur GNU/Linux est largement opérationnel depuis plus de dix ans. De nos jours, les dernières versions de l’environnement GNOME n’ont pas à rougir de la comparaison avec Windows et, dans ses dernières versions, KDE est l’un des environnement les plus novateurs. Même les outils d’administration sont bien présents sur le bureau.
On peut certes utiliser la ligne de commande, et nombreux sont les utilisateurs qui préfèrent y recourir, surtout les administrateurs, car c’est souvent le plus efficace. Mais pour l’administration ou le travail quotidiens, l’utilisation des lignes de commande relève des préférences personnelles, pas d’une obligation. Elles sont aussi bien plus simples d’utilisation que les lignes de commandes du DOS.
5. Il n’y a pas de logiciel
Il faut en général comprendre par là qu’on ne retrouve pas les logiciels habituels de Windows : pas de MS Office, d’Internet Explorer ou de Photoshop. Mais une simple recherche succincte permet de découvrir des logiciels équivalents qui correspondent plus ou moins, à condition de prendre le temps de s’y adapter.
Neuf fois sur dix, lorsque l’on étudie d’un peu plus près quelqu’un qui critique l’un de ces équivalents (The GIMP par exemple) ou affirme qu’il n’est pas prêt pour un usage professionnel, on se rend compte que cette personne n’a pas exploré le programme ou a été désarçonné par le changement de nom ou d’emplacement dans les menus d’une fonction. Souvent, celui qui se plaint n’a même jamais essayé, ou essayé récemment, le programme qu’il critique.
Pour un usage bureautique ou en productivité, GNU/Linux offre de nos jours une solution complète. Beaucoup de projets de logiciels libres fonctionnant sur différentes plateformes, il se peut même que vous ayez déjà utilisé ces applications sous Windows, comme Firefox ou OpenOffice.org. Il reste du chemin à parcourir, par exemple dans les jeux ou dans les applications spécialisées comme la reconnaissance optique de caractères (ROC). Le problème, ce n’est pas que les alternatives n’existent pas, mais plutôt qu’elles se développent trop lentement.
6. L’apparence des logiciels laisse à désirer
Il y a encore quelques années, sur GNU/Linux, la fonctionnalité primait sur l’ergonomie. Mais puisque les fonctionnalités de bases n’étaient pas toutes présentes, il pouvait difficilement en être autrement.
Mais tous les logiciels les plus couramment employés ont mûri et s’attaquent désormais à l’ergonomie. Une modernisation de l’interface ne ferait pas de mal à certains, mais la plupart ne sont pas pire que leurs équivalents sous Windows – honnêtement, si quelqu’un peut supporter une plateforme où Outlook et Windows Media Player sont jugés acceptables, il ne peut vraiment pas se plaindre de l’apparence des logiciels sur une autre plateforme.
7. Le service est inexistant
C’est à l’ère d’Internet que GNU/Linux a vraiment commencé à sortir des cercles d’initiés. À l’époque, le manque de service posait problème – si l’on parle de contrats de services traditionnels en tout cas. Mais, même il y a dix ans, il était déjà possible de signer un contrat de service avec une entreprise comme Red Hat.
De nos jours, le choix de l’assistance traditionnelle est bien supérieur. Si vous ne souhaitez pas faire appel à un fabricant de logiciel qui propose une distribution, vous trouverez sans doute un fournisseur de service proche de chez vous dans n’importe quelle grande ville d’Europe ou des États-Unis.
Mais il existe depuis toujours une meilleure source d’information : les listes de diffusion des projets communautaires ou d’entreprises. Même si ces listes offrent une assistance différente, elles ne sont néanmoins pas inférieures. Non seulement elles sont gratuites, mais ceux qui les fréquentent sont souvent plus prompts à répondre et vous fourniront une assistance plus détaillée que n’importe quel service payant auquel j’ai eu affaire.
8. Les options sont trop nombreuses
Comparé à Windows, GNU/Linux est un système d’exploitation qui offre bien plus de choix. Comme aucune entreprise ne le conçoit, il est plus libre dans sa réalisation. Comme ses développeurs pensent beaucoup en individualiste, ils offrent aux utilisateurs les moyens de faire les choses à leur façon.
Par conséquent, contrairement à Windows, GNU/Linux existe en plusieurs distributions, propose plus d’un environnement de bureau, quasi rien n’est unique. C’est ce que ses utilisateurs préfèrent.
Je vous accorde que les options, sans parler de leur nom ou des acronymes, peuvent dérouter les nouveaux venus. La confusion, cependant, découle surtout du contraste avec Windows. Pour l’utilisateur, au fond, les différences entre les distributions les plus populaires ne sont pas si énormes.
Une petite recherche vous permettra de faire le choix le plus adapté, et dans tous les cas l’installation se fait simplement, avec une intervention minimale de votre part, assistée qui plus est. Une fois la distribution installée, libre à vous de profiter de toutes les options pour vraiment personnaliser votre bureau ou de vous satisfaire des réglages par défaut et de ne modifier que le fond d’écran.
En d’autres termes, les options sont destinées aux utilisateurs avancés. Les débutants peuvent très bien les ignorer.
9. L’installation des logiciels est trop compliquée
Ce mythe se présente sous deux formes. Dans la première, celui qui se plaint parle de compilation à partir du code source (je ne vois pas où est la difficulté de décompresser une archive et de suivre les instructions pour taper les commandes configure, make et make install, mais admettons que l’inconnu puisse en effrayer certains). Dans la deuxième, les gens se plaignent de ne pas pouvoir normalement se rendre sur le site du fabricant de matériel ou de logiciel pour télécharger un binaire à exécuter pour l’installer, comme on le fait sous Windows.
Ceux qui expriment ces griefs n’ont pas compris que GNU/Linux fonctionne différemment. Chaque distribution entretient ses propres dépôts de logiciels, tous prêts à l’emploi pour une distribution précise. Sauf besoin particulier, tous les logiciels dont qu’il vous faut se trouvent dans ces dépôts, et il ne vous reste plus qu’à utiliser l’installateur graphique ou son équivalent en ligne de commande.
Si vous vous en tenez aux dépôts de votre distribution, l’installation de logiciels sous GNU/Linux est en fait largement plus simple que sous Windows. Vous n’avez pas besoin d’aller au magasin, tous les logiciels sont disponibles en ligne. Vous n’avez pas besoin de payer, de vous enregistrer ni de les activer.
S’il vous faut soudain un nouveau logiciel pour une tâche précise, vous pouvez l’identifier et l’installer en quelques minutes. Si vous voulez tester plusieurs alternatives, libre à vous. Pour bénéficier de ce confort, il suffit de prendre le temps de comprendre le fonctionnement du système d’exploitation plutôt que de partir bille en tête en vous appuyant sur des « on-dit » ou sur vos connaissances antérieures.
GNU/Linux et le bureau : les vraies raisons ?
De tels arguments en disent plus long sur leurs auteurs que sur GNU/Linux. Au pire, ce sont des signes d’ignorance des dernières avancées de GNU/Linux, au mieux, c’est un ensemble de préjugés ou d’habitudes.
Mais alors, concrètement, pour quelles raisons GNU/Linux n’est-il pas plus populaire ? L’argument classique du monopole est certainement la première raison. Puisque Windows est pré-installé sur la plupart des ordinateurs et que vous devez faire l’effort de chercher pour trouver des ordinateurs avec GNU/Linux pré-installé, le problème semble assez évident.
Mais la résurrection d’Apple au cours de ces cinq dernières années laisse à penser qu’un monopole n’est pas inattaquable. La raison est peut-être plus simple encore. Malgré leurs plaintes, les gens sont habitués à Windows et ne savent même pas que GNU/Linux ou d’autres alternatives existent. Ils ne l’ont jamais testé pour de bon et se reposent sur des on-dit ou sur l’avis du copain d’un copain d’un ami qu’il leur est impossible d’évaluer.
Les prétextes qu’ils avancent montrent très clairement qu’ils ne connaissent pas GNU/Linux. Ils ont beau dire que GNU/Linux n’est pas prêt pour eux, l’inexactitude de leurs arguments laisse plutôt à penser qu’en fait, ce sont eux qui ne sont pas prêts pour GNU/Linux.
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Bien sûr que les gens ne sont pas prêts à passer sous Linux !
Pour moi, l'exemple des netbooks est le plus parlant : ils ont été lancés sous linux et n'existent quasiment plus que sous windows aujourd'hui. Cela montre bien que le grand public ne souhaite pas devoir changer ses habitudes. Et au fond pourquoi faire ? Le grand public veut aller sur internet, "faire du word", chater sur msn, et jouer. Windows fait très bien tout cela, et plus facilement, plus immédiatement, avec la garantie d'une plus grande compatibilité, interopérabilité, etc. que nunux.
Le problème n'est pas de savoir si Linux est mieux ou moins bien d'un point de vue technique. Le problème est qu'il manque à Linux une "killer app", indisponible ailleurs, qui pousse les gens à l'adopter. Si Mac OS a remonté la pente ces dernières années, c'est grâce à l'iPod et à iTunes obligatoire qui ont forcé monsieur tout le monde à s'intéresser au Mac. Et ensuite, comme Mac OS a une interface graphique plus jolie que XP, que les Mac sont plus jolis qu'un PC moyen, c'est facile de séduire...
Je pense que le marché n'est pas cloisonné par des positions de principe, ou que le consommateur lambda suit sans réfléchir les avis de la presse ou des blogs, comme on veut bien le croire. Lorsqu'un système offre des avantages indéniables, exclusifs et visibles immédiatement, il est adopté.
Pour moi, l'exemple des netbooks est le plus parlant : ils ont été lancés sous linux et n'existent quasiment plus que sous windows aujourd'hui. Cela montre bien que le grand public ne souhaite pas devoir changer ses habitudes. Et au fond pourquoi faire ? Le grand public veut aller sur internet, "faire du word", chater sur msn, et jouer. Windows fait très bien tout cela, et plus facilement, plus immédiatement, avec la garantie d'une plus grande compatibilité, interopérabilité, etc. que nunux.
Le problème n'est pas de savoir si Linux est mieux ou moins bien d'un point de vue technique. Le problème est qu'il manque à Linux une "killer app", indisponible ailleurs, qui pousse les gens à l'adopter. Si Mac OS a remonté la pente ces dernières années, c'est grâce à l'iPod et à iTunes obligatoire qui ont forcé monsieur tout le monde à s'intéresser au Mac. Et ensuite, comme Mac OS a une interface graphique plus jolie que XP, que les Mac sont plus jolis qu'un PC moyen, c'est facile de séduire...
Je pense que le marché n'est pas cloisonné par des positions de principe, ou que le consommateur lambda suit sans réfléchir les avis de la presse ou des blogs, comme on veut bien le croire. Lorsqu'un système offre des avantages indéniables, exclusifs et visibles immédiatement, il est adopté.
Oh !
Facilité, immédiateté, ok, quand on ne connaît que Windows, c'est plus facile et c'est immédiat de se mettre à Windows. (Bon, pour ceux qui ne connaissent que Linux, c'est plus facile et plus immédiat de se mettre à Linux)
Mais concernant la compatibilité et l'interopérabilité, je ne comprends pas ton discourt. S'il s'agit des standards auto-proclamés de Windows pour Windows, ça ne compte pas !
La "killer app" n'est pas un concept libre. Au contraire, chacun est libre de créer l'outil ultime dont il a besoin, et qu'il met à dispo pour les autres. Les applications sous Linux sont donc toutes ultimes (enfin, pour leurs auteurs respectifs ^^) Mais il est un avantage de Linux et du libre sur Windows et sur Mac aussi en passant, c'est la liberté et la gratuité qui en découle.
Pour aller contre ça, il faut soit être bien meilleur, c'est la carte de l'excellence jouée par Macintosh, ou soit il faut être de très mauvaise foi : et l'on invente ou l'on fait perdurer toutes les idées reçues citées plus haut.
Facilité, immédiateté, ok, quand on ne connaît que Windows, c'est plus facile et c'est immédiat de se mettre à Windows. (Bon, pour ceux qui ne connaissent que Linux, c'est plus facile et plus immédiat de se mettre à Linux)
Mais concernant la compatibilité et l'interopérabilité, je ne comprends pas ton discourt. S'il s'agit des standards auto-proclamés de Windows pour Windows, ça ne compte pas !
La "killer app" n'est pas un concept libre. Au contraire, chacun est libre de créer l'outil ultime dont il a besoin, et qu'il met à dispo pour les autres. Les applications sous Linux sont donc toutes ultimes (enfin, pour leurs auteurs respectifs ^^) Mais il est un avantage de Linux et du libre sur Windows et sur Mac aussi en passant, c'est la liberté et la gratuité qui en découle.
Pour aller contre ça, il faut soit être bien meilleur, c'est la carte de l'excellence jouée par Macintosh, ou soit il faut être de très mauvaise foi : et l'on invente ou l'on fait perdurer toutes les idées reçues citées plus haut.
zeb a dit :
S'il s'agit des standards auto-proclamés de Windows pour Windows, ça ne compte pas !Si ça compte, puisque ce sont des standards de fait, pas seulement autoproclamés par Microsoft, mais imposés par l'usage.
Exemple : tu as des copains sur msn. Quelle messagerie tu vas utiliser ? Pidgin, trillian ou adium pour te taper des problèmes de compatibilité plus ou moins graves tous les 4 matins ? Bah non, sauf à être vicéralement antiMS, tu vas télécharger WLM. Pouf, au revoir Linux.
zeb a dit :
La "killer app" n'est pas un concept libre. Au contraire, chacun est libre de créer l'outil ultime dont il a besoin, et qu'il met à dispo pour les autres.Voui mais non. C'est exactement la raison pour laquelle Linux ne pénètre pas les masses : personne ne programme son appli à lui. Monsieur tout le monde et madame michue, ou encore l'entreprise duchemin, ils ne captent rien à l'info, et ils veulent des solutions immédiates.
Encore une fois, le problème n'est pas de savoir qui est la meilleure plateforme. Le problème, et à mon avis la raison pour laquelle Linux n'a jamais réussi, c'est que 90 % des gens ne trouvent aucune motivation suffisante pour faire l'effort - réel - de changer leurs habitudes Windows. Et dans les 10 % restant, 7 ont choisi Mac OS, pour la beauté de l'interface et le look&feel, donc c'est encore un argument que Linux ne pourra pas utiliser
bonjours a tous,
très jolie disourt a vous et très instructifs, mathieu n'a pas tord mais c'est dommage quand meme pour linux qui offre de grande possibilité d'évolutions.Mais linux/unix n'ont pas encore dit leur dernier mot mais bon microsoft a quand meme le monopole sa va être dur pour linux de s'imposer voir quasi impossible en tout cas dans le secteur "particulier", pour les professionnel linux est une alternative plutôt avantageuse en therme de performance et de coût .
très jolie disourt a vous et très instructifs, mathieu n'a pas tord mais c'est dommage quand meme pour linux qui offre de grande possibilité d'évolutions.Mais linux/unix n'ont pas encore dit leur dernier mot mais bon microsoft a quand meme le monopole sa va être dur pour linux de s'imposer voir quasi impossible en tout cas dans le secteur "particulier", pour les professionnel linux est une alternative plutôt avantageuse en therme de performance et de coût .
Salut,
Pourquoi Windows est vue comme plus facile a utilisé ?
Un peu d'histoire :
Dans les années 80 la France est retard pour l'informatique grand publique. Et l'indépendence de la France en matière informatique égalment !
les commodor 68, 128 sont bien présent dans les foyers qui ont la chance d'en avoir !
Thomson sorte a cette époque TO7; MO5 avec OS pour ces machines (c'est un os particulier os+basic) ce n'est pas os au sens OS actuel
ces machines sont popularisé grace un programme politique nomer "plan informatique pour tous"
a cette époque linux n'existe pas (seul unix existe, mais aucune version n'existe pour les micro-ordinateurs).
le nombre de ces machine dans les écoles est en fort croissance !
les années passe quelques une evolue vers le MO6, TO8 mais la puissance qui est demander ne conveint plus (trop petite)
les écoles ont 2 choix possible (MAC ou PC IBM ou compatible) le mac est hors de prix et pour équiper une classe il faut 25-30 uc donc le chois est vite fait (il est également confimé ce choix par le cout de la maintenance qui vas avec)
passe du thomson au pc pas trop complique : le MS-DOS utilise des commandes identique (dir, cls, format, ..)
tres peu ou pas de donnees a convertire ! un micro-ordinateur c'est un investissement pour des années !
les seules logiciels qui sont donc a la porter financière des ecoles et autres c'est pc compatible avec comme os : MS-dos ; DR-dos
windows 1 et 2 n'ont jamais percé mais windows 3.0 oui la il a marquer ! la convivialité du mac sans le prix du mac !
c'est là que windows a crée ces train d'avance !
1 train pour avoir mis en place reseau de transmission du savoir que par ces logiciel (les rares ecole qui ont utilisé autre os n'ont jamais fait le poids en nombre)
1 train dans le foyer qui désir s'équiper pour ne pas etre en retard pour lère de l'informatique
(linux n'est toujours pas là) !
1 train pour sa simpliciter a copier illegalement l'os et autres soft (qui avec le recule l'a plus aider que pause problème)
donc quand linux debarque de facon improtant fin des annee 90 il a 3 trains de retard qui sont pas si simple a ratraper !
dans les distrib de linux c'est visible :
si vous utilise les commande ls (origine unix) vous pouvez utilis dir (origine ms-dos; dr-dos) dans les version actuel mais si vous utilise par exemple suse 4.0 dir ne fonctionneras pas si j'ai bonne mémoire !
le chemin d'aprendre pour obtenir quelque chose ne fait pas le poids face a une methode connue pour obtenir ce même resultat !
Pourquoi Windows est vue comme plus facile a utilisé ?
Un peu d'histoire :
Dans les années 80 la France est retard pour l'informatique grand publique. Et l'indépendence de la France en matière informatique égalment !
les commodor 68, 128 sont bien présent dans les foyers qui ont la chance d'en avoir !
Thomson sorte a cette époque TO7; MO5 avec OS pour ces machines (c'est un os particulier os+basic) ce n'est pas os au sens OS actuel
ces machines sont popularisé grace un programme politique nomer "plan informatique pour tous"
a cette époque linux n'existe pas (seul unix existe, mais aucune version n'existe pour les micro-ordinateurs).
le nombre de ces machine dans les écoles est en fort croissance !
les années passe quelques une evolue vers le MO6, TO8 mais la puissance qui est demander ne conveint plus (trop petite)
les écoles ont 2 choix possible (MAC ou PC IBM ou compatible) le mac est hors de prix et pour équiper une classe il faut 25-30 uc donc le chois est vite fait (il est également confimé ce choix par le cout de la maintenance qui vas avec)
passe du thomson au pc pas trop complique : le MS-DOS utilise des commandes identique (dir, cls, format, ..)
tres peu ou pas de donnees a convertire ! un micro-ordinateur c'est un investissement pour des années !
les seules logiciels qui sont donc a la porter financière des ecoles et autres c'est pc compatible avec comme os : MS-dos ; DR-dos
windows 1 et 2 n'ont jamais percé mais windows 3.0 oui la il a marquer ! la convivialité du mac sans le prix du mac !
c'est là que windows a crée ces train d'avance !
1 train pour avoir mis en place reseau de transmission du savoir que par ces logiciel (les rares ecole qui ont utilisé autre os n'ont jamais fait le poids en nombre)
1 train dans le foyer qui désir s'équiper pour ne pas etre en retard pour lère de l'informatique
(linux n'est toujours pas là) !
1 train pour sa simpliciter a copier illegalement l'os et autres soft (qui avec le recule l'a plus aider que pause problème)
donc quand linux debarque de facon improtant fin des annee 90 il a 3 trains de retard qui sont pas si simple a ratraper !
dans les distrib de linux c'est visible :
si vous utilise les commande ls (origine unix) vous pouvez utilis dir (origine ms-dos; dr-dos) dans les version actuel mais si vous utilise par exemple suse 4.0 dir ne fonctionneras pas si j'ai bonne mémoire !
le chemin d'aprendre pour obtenir quelque chose ne fait pas le poids face a une methode connue pour obtenir ce même resultat !
A te lire, la révolution numérique s'est faite dans les écoles françaises !
J'ai connu les T07, le plan informatique pour tous, la tortue du dorteur logo et le crayon optique
Et c'était deux T07 par école, et pas un par élève. Quelle misère ! Ces machines étaient déjà obsolètes avant de sortir de leur emballages, et les profs n'osaient pas les confier aux élèves, pensez-donc, ils n'y comprenaient rien eux-même !
Quant aux commandes UNIX, elle sont plus anciennes que les commandes du DOS, qui reprend pour partie celles du CP/M.
Mais avant de compter les trains, il faudrait remettre en perspective l'histoire des OS, surtout se souvenir de ceux qui auraient pu être les meilleurs techniquement mais qui n'ont pas résisté commercialement. Commençons par CP/M (bien meilleur que DOS), puis continuons en évoquant OS2 (La branche NT de Windows, dont procède XP lui doit beaucoup), BeOS (Quel gâchis, ce système était génial)... Aujourd'hui, Linux résiste a l'hégémonie de Windows. Techniquement et technologiquement, il est largement meilleur, comme tous les challengeurs de Microsoft (sinon, ce ne serait même pas la peine de renter dans la bataille), par contre, la guerre se situe sur le plan commercial. Et là, face à un adversaire traditionnel, le rouleau compresseur Microsoft (MS RoadRoller 1.0 (tm) ) n'aurait aucune peine à l'écraser. Le modèle économique de Linux fait sa force : vive la liberté !
J'ai connu les T07, le plan informatique pour tous, la tortue du dorteur logo et le crayon optique
Et c'était deux T07 par école, et pas un par élève. Quelle misère ! Ces machines étaient déjà obsolètes avant de sortir de leur emballages, et les profs n'osaient pas les confier aux élèves, pensez-donc, ils n'y comprenaient rien eux-même !
Quant aux commandes UNIX, elle sont plus anciennes que les commandes du DOS, qui reprend pour partie celles du CP/M.
Mais avant de compter les trains, il faudrait remettre en perspective l'histoire des OS, surtout se souvenir de ceux qui auraient pu être les meilleurs techniquement mais qui n'ont pas résisté commercialement. Commençons par CP/M (bien meilleur que DOS), puis continuons en évoquant OS2 (La branche NT de Windows, dont procède XP lui doit beaucoup), BeOS (Quel gâchis, ce système était génial)... Aujourd'hui, Linux résiste a l'hégémonie de Windows. Techniquement et technologiquement, il est largement meilleur, comme tous les challengeurs de Microsoft (sinon, ce ne serait même pas la peine de renter dans la bataille), par contre, la guerre se situe sur le plan commercial. Et là, face à un adversaire traditionnel, le rouleau compresseur Microsoft (MS RoadRoller 1.0 (tm) ) n'aurait aucune peine à l'écraser. Le modèle économique de Linux fait sa force : vive la liberté !
C'est vrai j'ai coupé a la troçoneuse l'histoire (en la limitant la France et sans evoqué les autres os (comme le CP/M, OS2, OS2 warp, BeOS, amigos)
et pour mon cas dans ma classe de CM2 on avais 15 :MO5 et 15 :TO7-70 sans le nanoreseau (on les partagais avec le collège)
mais il faut convenir que si les ecole avais utilise les divers systems qui était present de facon equilibré ont ne serais pas là amiga, amstrad, sinclaire et autres serais toujours là d'une facon ou d'une autre..
et les gens avec une vrai culture des différents OS et de plus il serais de meilleur qualité !
je suis ok il est meilleur techniquement sur le plan du coup egalement tu parle a un convaincu ! mais luter contre des annees de rabachage de windows fait cela et cela là !
a present ,si une gros entreprise (on dira un groupe comme PSA ou Reneault) désir changer d'os en faveur de linux (bien ok) mais le coup du changement seras lourds même si l'os en lui même est free !
la migration a un coup humain et le tarif des prestations pour une tel tâches serais plus lourd que de passer de outlook a lotus notes !
si tu pense que non je serias currieur d'avoir zeb ton avis
a+
si oui quel gâchis le BeOS
et pour mon cas dans ma classe de CM2 on avais 15 :MO5 et 15 :TO7-70 sans le nanoreseau (on les partagais avec le collège)
mais il faut convenir que si les ecole avais utilise les divers systems qui était present de facon equilibré ont ne serais pas là amiga, amstrad, sinclaire et autres serais toujours là d'une facon ou d'une autre..
et les gens avec une vrai culture des différents OS et de plus il serais de meilleur qualité !
je suis ok il est meilleur techniquement sur le plan du coup egalement tu parle a un convaincu ! mais luter contre des annees de rabachage de windows fait cela et cela là !
a present ,si une gros entreprise (on dira un groupe comme PSA ou Reneault) désir changer d'os en faveur de linux (bien ok) mais le coup du changement seras lourds même si l'os en lui même est free !
la migration a un coup humain et le tarif des prestations pour une tel tâches serais plus lourd que de passer de outlook a lotus notes !
si tu pense que non je serias currieur d'avoir zeb ton avis
a+
si oui quel gâchis le BeOS
La migration est difficile. Et croire qu'un parc Linux s'administre tout seul est illusoire.
Mais avec une volonté ferme à la tête de la hiérarchie, et suffisamment de temps pour que les gens prennent de bonnes habitudes, on peut migrer vers Linux et en être très satisfait. De nombreuses municipalités à travers l'Europe l'on fait, il existe même des distributions faîtes pas une ville (Max à Madrid), un état (Canaima au Vénézuéla), pour répondre à leurs besoins propre. En France, par exemple, les ordinateur de la Gendarmerie Nationale sont en train de migrer sous Ubuntu ! C'est long. La municipalité de Munich a eu pour les peines du monde à démarrer son projet LiMux.
Mais avec une volonté ferme à la tête de la hiérarchie, et suffisamment de temps pour que les gens prennent de bonnes habitudes, on peut migrer vers Linux et en être très satisfait. De nombreuses municipalités à travers l'Europe l'on fait, il existe même des distributions faîtes pas une ville (Max à Madrid), un état (Canaima au Vénézuéla), pour répondre à leurs besoins propre. En France, par exemple, les ordinateur de la Gendarmerie Nationale sont en train de migrer sous Ubuntu ! C'est long. La municipalité de Munich a eu pour les peines du monde à démarrer son projet LiMux.
Alors voilà ce que je pense moi!!!
Microsoft, n'a rien inventé, il a simplement pioché chez l'un et l'autre ce qui l'interressé, comme par exemple, a l'époque du apple avec interface graphique, windows a repris le concept a sa sauce, pour pouvoir vendre!!! Plus récemment l'interface graphique des windows c'est grandement amélioré, grace aux effets que apple et le monde de linux avaient mis en place, et microsoft en a fait de même avec vista et seven, oui monsieur gates est un voleur qui s'enrichit avec les idées des autres.
Ensuite est ce que windows est fonctionnel out of box, et bien non, il faut installé les pilotes et logiciels dont on a besoin, alors que dans la majorité des distributions linux le matériel est reconnu, et les logiciels que tout le monde a besoin, sont déja intégré a celle ci.
Viens le probléme des virus!!! Qui n'a jamais chopé de virus sous windows...??? Et oui personne!!! Linux n'a pas ce probléme, ca n'arrive que trés rarement, pour ne pas dire jamais!!! De plus, pas besoin d'antivirus ou autre antispyware, linux est immunisé contre cela, ou du moins ne peut etre gravement touché, a part peut etre un fichier audio ou vidéo, encore que!!!
J'ai été un pro windowsien, et je pourrais encore en dire sur windows, et pour moi linux est un vrai systéme qui vit et evolue a trés grande vitesse, sans les moyens de de monsieur gates, ce sont des bénévoles qui developpe en majorité linux, les évolutions ce font a une vitesse que même microsoft ne peut suivre.
De plus quand j'entend dire que linux est compliqué, c'est faux, c'est différents. De plus avec des distributions comme Mandriva, Ubuntu, Linux Mint et d'autres que je ne dois pas connaitre, la ligne de commande n'est pas nécéssaire, ou trés trés peu, sauf pour les mordus du texte
!!! Alors arrétons les préjugés et faites vous une idées de linux en testant des lives cds, vous ne serait pas déçu!!!
De toutes façon c'est gratuit, et ca au moins, c'est une chose que monsieur gates ne pourra pas nous voler
!!!
Microsoft, n'a rien inventé, il a simplement pioché chez l'un et l'autre ce qui l'interressé, comme par exemple, a l'époque du apple avec interface graphique, windows a repris le concept a sa sauce, pour pouvoir vendre!!! Plus récemment l'interface graphique des windows c'est grandement amélioré, grace aux effets que apple et le monde de linux avaient mis en place, et microsoft en a fait de même avec vista et seven, oui monsieur gates est un voleur qui s'enrichit avec les idées des autres.
Ensuite est ce que windows est fonctionnel out of box, et bien non, il faut installé les pilotes et logiciels dont on a besoin, alors que dans la majorité des distributions linux le matériel est reconnu, et les logiciels que tout le monde a besoin, sont déja intégré a celle ci.
Viens le probléme des virus!!! Qui n'a jamais chopé de virus sous windows...??? Et oui personne!!! Linux n'a pas ce probléme, ca n'arrive que trés rarement, pour ne pas dire jamais!!! De plus, pas besoin d'antivirus ou autre antispyware, linux est immunisé contre cela, ou du moins ne peut etre gravement touché, a part peut etre un fichier audio ou vidéo, encore que!!!
J'ai été un pro windowsien, et je pourrais encore en dire sur windows, et pour moi linux est un vrai systéme qui vit et evolue a trés grande vitesse, sans les moyens de de monsieur gates, ce sont des bénévoles qui developpe en majorité linux, les évolutions ce font a une vitesse que même microsoft ne peut suivre.
De plus quand j'entend dire que linux est compliqué, c'est faux, c'est différents. De plus avec des distributions comme Mandriva, Ubuntu, Linux Mint et d'autres que je ne dois pas connaitre, la ligne de commande n'est pas nécéssaire, ou trés trés peu, sauf pour les mordus du texte
!!! Alors arrétons les préjugés et faites vous une idées de linux en testant des lives cds, vous ne serait pas déçu!!! De toutes façon c'est gratuit, et ca au moins, c'est une chose que monsieur gates ne pourra pas nous voler
!!!
Pour information, je travaille chez un grand (que dis-je, géant) de l'informatique. Ce que l'on peut voir aujoud'hui, dans le monde des entreprises, c'est que nombre de projets sont des migrations MVS vers Windows Server ou Linux (très peu sous Unix).
On voit même commencer des migrations Unix vers Windows ou Linux.
Sur les postes de travail, je n'ai à ce jour jamais vu du Linux (sauf en Belgique, au niveau du ministère de la justice il me semble). Les raisons sont surtout d'ordre politique (l'exploitation "Windows" ne connait, à juste titre, que Windows, et passer sous Linux entraine une remise en question et forcément un blocage de la DSI). Sans compter que de nombreux logiciels de gestion sont manquants sous Linux. Autre frein, la relative ascension de Microsoft Sharepoint, qui ne permet pas d'être exploité depuis... Firefox !
Pour info, Redhat et SuSE sont les deux distributions majeures en entreprise (et de loin !)
On voit même commencer des migrations Unix vers Windows ou Linux.
Sur les postes de travail, je n'ai à ce jour jamais vu du Linux (sauf en Belgique, au niveau du ministère de la justice il me semble). Les raisons sont surtout d'ordre politique (l'exploitation "Windows" ne connait, à juste titre, que Windows, et passer sous Linux entraine une remise en question et forcément un blocage de la DSI). Sans compter que de nombreux logiciels de gestion sont manquants sous Linux. Autre frein, la relative ascension de Microsoft Sharepoint, qui ne permet pas d'être exploité depuis... Firefox !
Pour info, Redhat et SuSE sont les deux distributions majeures en entreprise (et de loin !)
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