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[Info] La face cachée de Google

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La face cachée de Google : le célèbre moteur de recherches au coeur de nombreuses polémiques

Entre 50% et 75% : ce sont les parts de marché détenues par le célèbre moteur de recherches américain Google. Or, depuis plusieurs semaines, une vaste polémique anime l'Internet : Google a-t-il une face cachée ?


BackRub : ce nom ne vous dit peut-être rien. Pas plus que ce logo. Pourtant, les surfers endurcis s'en souviennent : c'était le nom d'origine du moteur de recherches Google, en 1997. Les créateurs du moteur, Sergey Brin et Lawrence Page étaient alors étudiants à l'université de Stanford. "BackRub" est un terme difficile à traduire en français. Il signifie à peu près "retour sur lien" (comme on parle, en finance, de "retour sur investissement"). Le BackRub, ce fut la grande innovation de Sergey Brin et Lawrence Page, qu'ils ne tardèrent pas à breveter sous le nom de "Technologie PageRank". De quoi s'agit-il exactement ? De démocratiser la recherche Internet. "Démocratie", c'est à peu près le slogan de Google depuis 1997. Ainsi, on peut lire sur Google l'explication suivante : "PageRank est un champion de la démocratie : il profite des innombrables liens du Web pour évaluer le contenu des pages Web - et leur pertinence vis-à-vis des requêtes exprimées. Le principe de PageRank est simple : tout lien pointant de la page A à la page B est considéré comme un vote de la page A en faveur de la page B. Toutefois, Google ne limite pas son évaluation au nombre de « votes » (liens) reçus par la page ; il procède également à une analyse de la page qui contient le lien. Les liens présents dans des pages jugées importantes par Google ont plus de « poids », et contribuent ainsi à « élire » d'autres pages. Les sites qui se distinguent par leur qualité sont affectés d'une valeur PageRank plus élevée, et Google en tient compte lors de chaque recherche."

Une procédé de recherche plutôt facile à comprendre. Et qui eut tôt fait d'enthousiasmer les internautes du monde entier. Google devint ainsi, très rapidement, le moteur de recherches le plus utilisé. Et comme toute requête sur le net implique quasi-systématiquement l'utilisation d'un moteur de recherche, Google devint rapidement plus qu'un outil : une véritable douane du Net. En un mot : un pouvoir.
Et comme un pouvoir fait toujours un peu peur, il fallut le rendre sympathique. Aussi, sur le plan marketing, la société qui exploite ce moteur de recherche n'a pas fait dans la subtilité : un nom digne d'un personnage de Tex Avery (exit "BackRub" et autres "PageRank"), un logo de toutes les couleurs, et un merchandising qui n'a rien à envier à une super-production hollywoodienne : tenues vestimentaires (jusqu'au caleçon...), nécessaire de cuisine, articles de sport, de bureau, parapluie, lampe de poche, sacoche, montre, etc. Toujours les mêmes couleurs, toujours le même design fun, et toujours le même sous-entendu matraqué dans tous les tons : Google ne vous veut aucun mal. Google, c'est l'indispensable ami de vos recherches sur Internet. Google fait partie de votre vie. Sans Google, Internet ne serait plus Internet...

En somme, tout pour inoculer un seul et même message : Google est neutre. Et puisque Google est neutre, Google n'est pas un pouvoir. Google est même, comme le proclame ses fondateurs, une sorte de garant de la l'aspect "démocratique" du Net. Et Google le clame bien haut : "Parmi ses nombreuses qualités, Google a le don de proposer en première position le résultat qui correspond à 110 % à votre requête". D'ailleurs, il suffit d'une simple recherche du mot "Démocratie" sur Google pour se rendre compte que... 110 %, c'est toujours un suffrage un peu suspect en matière démocratique. Mais admettons que cet exemple soit un mauvais hasard. Admettons, une fois n'est pas coutume, que le chercheur-googlien ne se soit pas senti très "lucky" ce jour-là. Passe encore.

Le problème, c'est que depuis un certain temps - en fait, depuis le 11 septembre 2001 - Google fait l'objet de nombreuses polémiques. Ces méfiances portaient d'abord sur le quasi-monopole de Google en matière de recherche, et des implications d'une telle position sur la perception des informations. Andrew Orlowski, dans un article traduit en français par Pierre Lazuly et publié sur Uzine évoquait, exemple à l'appui, ce problème : "si vous regardiez le monde par une lorgnette Google, et si le moteur de recherche était votre principale vision du monde, vous auriez du mal à croire que l'expression « deuxième super-puissance mondiale » puisse signifier autre chose [que son sens véritable, ndlr]. Son sens original a quasiment disparu. Rayé de la carte, en tout juste sept semaines." Mais si cet article démontrait un danger, il le mettait sur le compte de l'importance de Google, et de la coïncidence technique. Sans pour autant accuser Google de manoeuvres volontaires.

Et pourtant, comme on le dit souvent, les choses vont vite sur le Net. Et nombre d'observateurs de Google sont depuis passés du constat amusé à la suspicion légitime. Premier chef d'accusation : la décision de Google de créer un moteur de recherches spécifique aux sites perso et alternatifs. Bref : pour Google, il y aura bientôt, d'un côté, le Net officiel, et de l'autre, le Net indépendant. Il va sans dire que ce dernier sera fortement marginalisé par ce nouveau "moteur dans le moteur". La décision de Google d'enfermer le Net indépendant dans un ghetto a immédiatement provoqué de vives réactions. Un article récent démontre judicieusement combien "cette évolution annoncée tendra à contraindre les gens à choisir entre de l'institutionnel et du perso. Entre du marchand-respectable et de l'indépendant-marginal. (...) C'est d'une guethoïsation dont il s'agit, avec à venir tous les instruments pour décrédibiliser la parole personnelle considérée comme nuisible à des intérêts supérieurs politiques et financiers (soi-disant collectifs) (...) On voit ici venir la patte de big brother qui veut continuer à remettre de l'ordre dans les rangs. (...) Google, comme tous les moteurs, doit choisir entre contribution de citoyenneté et compromission marchande totalitaire."

Jusque là, nous parlons d'un danger probable, et nous employons le futur. Hélas, pour des sites d'informations alternatifs, il semblerait que le futur soit déjà une réalité. Ainsi, le plus mondialement célèbre d'entre eux, Indymedia, en fait d'ores et déjà l'expérience. Ce site contributif animé, partout dans le monde, par des altermondialistes, présente une menace pour l'information américaine dominante. Aussi, une grande partie de son contenu s'est trouvé, lors de la guerre contre l'Irak, effacé de l'indexation par Google. A tel point qu'une pétition a été récemment mise en ligne, recueillant plusieurs milliers de signatures. Le texte de la pétition rappelle que Google a récemment "supprimé Indymedia de la liste des sites indexés d'informations, malgré qu'Indymedia soit l'une des plus populaires source d'informations alternatives sur Internet" et le texte de souligner que cette décision est contraire aux règles proclamées par Google dans sa charte, qui "soutient que les pages ne sont pas inclues ou exlues en fonction de leur idéologie politique."

Toutes ces "coïncidences" ont fini par jeter une ombre sur la réputation du moteur de recherche. Aussi, des observateurs attentifs de Google ont créé un site, "Google-Watch", véritable observatoire des déviances de Google. Premier constat : "étant donné que Google fournit environ 75% des visites sur un site web, il est fondamental de cerner les pressions que la société Google subit. Et il est évident que les résultats fournis par Google sont au centre de toutes les convoitises". Or, "depuis les événements du 11 septembre, Google s'est montré plutôt réfractaire à protéger la vie privée de ses utilisateurs. Cela est d'autant plus dangereux que le gouvernement américain lorgne vers les données collectées par Google." Ces données sont d'une telle nature que Google s'est vu attribuer par Google-Watch le prix "Big Brother 2003". L'observatoire s'appuie sur plusieurs arguments forts probants :

Google fut le premier moteur de recherches à implémenter dans votre ordinateur un "cookie" dont la validité expire en... 2038 !

A partir de ce cookie, Google collecte systématiquement le nombre maximum d'information sur votre profil : adresse IP, heures et dates de vos recherches, configuration de votre ordinateur. Seul but avoué : un meilleur ciblage publicitaire.

Google se refuse toutefois à publier une quelconque politique (charte) quant à l'utilisation des données ainsi collectées : pas plus sur la durée que sur les éventuels "commanditaires" de ces données. De la même façon, Google se refuse systématiquent à indiquer dans quel but est organisé cette minutieuse collecte.

"Google recrute des espions" : Matt Cuts, l'un des principaux ingénieurs de Google, travaillait auparavant pour la N.S.A (Agence Nationale américaine pour la Sécurité). Selon Google-Watch, "la politique d'embauche de Google privilégie les ingénieurs qui ont des accointances avec les services américains de sureté, ce qui permet à leur société d'avoir des liens privilégiés avec les services secrets américains".

La barre d'outils de Google se met à jour automatiquement, sans rien vous demander. Ce qui signifie, de fait, que lorsqu'un utilisateur installe la "toolbar" de Google, la société qui exploite le site dispose d'un accès complet au disque dur de l'utilisateur. Et Google-Watch d'ajouter malicieusement : "même Microsoft vous demande si vous souhaitez effectuer une mise à jour. Mais pas Google."



Enfin, conclut Google-Watch, "Google n'est pas votre ami", contrairement au marketing "cool" que nous avons déjà abordé plus haut. En effet, avec une telle somme d'informations confidentielles collectées, Google se présente comme une véritable "bombe à retardement pour la vie privée".

On n'ose imaginer comment les pouvoirs américains pourraient utiliser une telle main-mise sur le Net et ses utilisateurs. D'autant que, selon Google-Watch, le lien entre la société Google et Washington est une réalité bien concrète. L'Arsène a traduit pour vous ce petit "organigramme informel" publié par Google-Watch, et qui démontre les liens évidents entre la société Google et le gouvernement américain.



A la lecture de ces faits, et en observant l'évolution de Google, l'internaute sera libre de se forger une opinion. Sans vouloir conclure précipitamment, il reste toutefois à signaler que, contrairement à une idée très répandue, Google n'est pas forcément, à ce jour, le moteur de recherches le plus pertinent sur le web. Il est très sérieusement concurrencé par AllTheWeb, qui, pour être moins promu, n'en est pas moins, bien souvent, plus pertinent.
http://www.arsene.net/article.php3?id_article=12

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Neoryuki a écritspa un moteur à proprement parler, juste un meta moteur, c un soft qui se charge de lancer ta requete sur les VRAIS moteur, et faire une synthese des resultats, stoo [:manoj]
c même pas un meta-moteur, c un navigateur de recherche

Citation :
Google n'est pas forcément, à ce jour, le moteur de recherches le plus pertinent sur le web. Il est très sérieusement concurrencé par AllTheWeb, qui, pour être moins promu, n'en est pas moins, bien souvent, plus pertinent.


Même si avec le mot Démocratie qui est sensé être un argument de la discussion ... le résultat est presque identique ... ou du moins peut mener aux memes conclusions ...

"Bombe" massive sur Google

Une page parodique sur la recherche des armes de destruction massive en Irak a profité du classement des résultats de Google pour connaître un succès énorme. Ce qu'on appelle... une "Google Bomb".

Il y a de fortes chances pour que vous ayez reçu, ces dernières semaines, le courriel d'un ami vous conseillant de faire l'expérience suivante : aller sur Google, taper "weapons of mass destruction" (WMD - Armes de destruction massive), et de cliquer sur le bouton "J'ai de la chance", censé vous envoyer vers la page correspondant le mieux à votre requête.

"Google Bomb"

Ce qui s'affiche alors s'apparente à une page d'erreur 404, censée vous indiquer que la page recherchée n'existe plus. Seulement, elle proclame "These weapons of mass destruction cannot be displayed" (Ces armes de destruction massives ne peuvent être montrées). Suit un texte parodique, expliquant par exemple : "Si vous êtes George W. Bush et avez tapé le nom du pays dans la barre d'adresse, vérifiez que vous l'avez correctement orthographié (IRAK)".

Si cette page se trouve en tête des résultats de Google, c'est que son succès a profité du système de classement du moteur de recherche. Ce système, le PageRank, classe les sites affichés en fonction des liens qui mènent à eux. En d'autres termes, plus un site correspondant à la requête est l'objet d'un lien par d'autres sites, plus il a de chance de se retrouver haut. C'est ce qui est arrivé à la page WMD, devenue ce qu'on appelle une "Google Bomb". Son auteur est un pharmacien britannique. Il s'appelle Graham Cox, et a raconté au quotidien The Guardian l'aventure de sa page.

4 millions de visites

L'idée est venue d'une page 404 sur laquelle il est tombée juste après avoir vu Hans Blix expliquer les difficultés qu'il rencontrait en Irak. C'était début février. Il la montre à des amis, qui l'encouragent à poster un lien sur un newsgroup anglais dédié à l'humour. "Dans les 24 heures qui ont suivies", raconte-t-il, "mon site a reçu 150,000 visites et s'était propagé sur 118 newsgroups". A la fin du mois, Graham Cox atteignait le million. "Le plus impressionnant fut de recevoir un mail me conseillant d'aller voir ma propre page", s'amuse-t-il.

L'audience a ensuite baissé, avant d'exploser de nouveau début juillet. En quatre jours, 4 millions de visites. Le site avait entre temps été lié par quelques sites dé média et bon nombre de weblogues, ce qui avait conduit le système de Google à le classer en tête de ses résultats. Toute personne qui cherchait des informations sur les armes de destruction massive avait de fortes chances de tomber sur sa page.

Système pernicieux

Depuis, la page navigue entre la première et la troisième place des résultats. Après s'en être amusé, Graham Cox trouve un rien pervers le phénomène dont il est l'illustration : "le succès de ma page souligne un problème dont Google devrait s'occuper. Oui, c'est drôle, mais si vous cherchiez des renseignements sur ces armes, êtes vous sûr que ce soit le résultat que vous attendiez d'un moteur de recherche ?"

http://www.tf1.fr/news/multimedia/0,,1113777,00.html

je rejoins celui qui a cité Copernic, car on peut rechercher sur google sans le cookie je suppose :)  , donc les avantages sans les inconvénients, sans parler de tous les autres moteurs de recherche utilisés et triés !!

mais c'est vrai que google est bien sympathique (surtout, différence entre pages francaises et pages francophones, tres pratique)

ca fait peur cet article quand meme

NainSG a écritje rejoins celui qui a cité Copernic, car on peut rechercher sur google sans le cookie je suppose :)  , donc les avantages sans les inconvénients, sans parler de tous les autres moteurs de recherche utilisés et triés !!

mais c'est vrai que google est bien sympathique (surtout, différence entre pages francaises et pages francophones, tres pratique)

ca fait peur cet article quand meme
c'est moi qui ait cité copernic :sol: 
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