Source: Presence PC – Mots-clés : AMD, NVIDIA, Développeurs
Catégories: Carte graphique
- 1 – Introduction
- 2 – Les relations avec les développeurs
- 3 – 3 rôles distincts
Les relations avec les développeurs
A la base de toute relation d’affaires, il y a des intérêts communs. Les développeurs veulent gagner de l’argent en créant des jeux auxquels les gens voudront jouer. Les éditeurs veulent gagner de l’argent en vendant ces jeux aux consommateurs. Les fabricants de matériels veulent créer des technologies que les gens auront envie d’acheter. Ce système se compose donc de quatre parties : le joueur (vous et moi), le développeur (Valve, Id, 2K, Crytek, etc.), l’éditeur (Ubisoft, Sierra, EA, etc.), et le fabricant de matériel (ATI, NVidia).
C’est sur nous, les joueurs, que tout le système repose. Sans l’argent que nous dépensons, aucune de ces entreprises ne pourrait subsister. Les développeurs ont besoin d’investissements pour parvenir à créer des jeux auxquels nous aurons envie de jouer, et pour cela il faut du temps, du talent et de l’argent. Les éditeurs sont ceux qui apportent aux studios l’argent dont ils ont besoin pour faire des jeux. En retour, ils prennent en charge la production, la mise en vente et le marketing de ces jeux. Enfin, les fabricants de matériel doivent s’assurer que les jeux fonctionnent sur leurs cartes, pour que nous puissions y jouer.
Même si cet article concerne avant tout les fabricants de cartes graphiques, les autres acteurs ont eux aussi un rôle important. Sans l’une des quatre composantes, rien n’est possible. Du point de vue du fabricant de matériel, il est donc essentiel de préserver de bonnes relations avec les autres acteurs, faute de quoi l’échec est garanti. Cela vaut pour les trois autres acteurs du marché. Toute erreur dans la gestion des alliances aura des conséquences. On peut le constater en observant le récent fiasco des protections anti-copie (DRM) qui ont entaché le lancement de BioShock. A force de se concentrer sur les demandes de l’éditeur, un développeur peut se mettre à dos ceux qui voudraient simplement acheter son jeu. Et pourtant, pas de joueur signifie pas d’argent, ou en tout cas moins que prévu.
Le point de vue des fabricants est simple : ils veulent vendre des cartes graphiques. Aujourd’hui, une chose est claire : les consoles ont l’avantage en termes de coûts. Une télévision et une console coûtent moins cher qu’un PC bien équipé. De ce point de vue, les choses n’ont pas vraiment changé depuis l’époque de Commodore 64 et des PC contre Atari, Intellivision et Coleco.
Si on laisse de côté la question des coûts, les jeux PC sont généralement plus variés, ont une meilleure qualité d’image, plus de fonctionnalités et peuvent évoluer avec la technologie. Tandis que le marché des consoles connaît actuellement des profonds bouleversements, les joueurs sur PC se montrent plutôt plus loyaux que les joueurs sur console. De plus, les joueurs sur PC possèdent souvent des consoles, alors que l’inverse est moins souvent vrai. Alors, comment faire pour que plus de gens se mettent à jouer sur PC ? Il faut simplement en faire plus et pousser les avantages du jeu sur PC pour donner aux gens une raison d’essayer. C’est pour cela qu’AMD et NVidia ont lancé leurs programmes de relations avec les développeurs.
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