Conclusion
Les liens que les fabricants de matériel entretiennent avec les autres acteurs du marché sont essentiels. Le marketing essaiera toujours de nous pousser à acheter la carte A plutôt que la B, mais pour les équipes de relation avec les développeurs, le plus important reste les jeux. Evidemment, les accords de marketing peuvent parfois aller trop loin. Il peut arriver que si un des fabricants de matériel n’a pas passé d’accord avec un développeur, les dernières versions des jeux tardent à être livrées. AMD et NVidia ont tous deux reconnu que de tels incidents avaient pu se produire, même s’ils ne les approuvent pas.
Aujourd’hui, on ne devrait jamais avoir besoin de retarder ou de gêner son concurrent : ce sont les mérites propres du matériel qui doivent compter. Si une société ayant passé un accord avec un développeur n’est pas capable de battre son concurrent à la loyale, à quoi bon travailler avec les développeurs ? Faire de la rétention juste avant le lancement d’un produit aura des conséquences négatives sur la base de tout le système : le consommateur. Nous espérons que ces pratiques disparaîtront, et que si jamais elles persistent, nous devons, en tant que consommateurs, faire savoir ce que nous en pensons (avec notre portefeuille). Cela dit, les relations avec les développeurs rendent possibles beaucoup de choses formidables, que ni le marketing à outrance, ni les gratte-papiers ne parviendront à effacer complètement. ATI et NVidia se feront la guerre tant qu’ils existeront...
Nos premiers contacts au sein d’AMD et de NVidia ont eu lieu avec des gens travaillant dans les relations avec les développeurs. C’est sans doute parce que leur métier les oblige à travailler vraiment sur les jeux, et à y jouer (le mieux étant qu’ils jouent parce qu’ils aiment le faire). Lorsque nous l’avons rencontré, le vice-président de NVidia chargé des relations avec les créateurs de contenu, Roy Taylor, a même affirmé qu’il voulait que son équipe soit plus enthousiasmée par les jeux que les développeurs eux-mêmes. Au cours de l’entretien, il a avancé un certain nombre d’idées pour donner un coup de fouet à la création de jeux sur PC. Nous disions plus haut que les jeux PC sont plus dynamiques que ceux sur console. L’une des idées de Roy Taylor était de sortir un jeu en version director’s cut, après son lancement. Cela pourrait aboutir à ajouter de nouveaux niveaux, une modification dans le scénario, ou tout autre contenu supplémentaire que les développeurs voulaient inclure mais que l’éditeur a refusé. Si les relations entre les fabricants et les développeurs rendaient cela possible, vous seriez intéressé ? Nous oui.
Le plus étonnant est peut-être que les développeurs n’ont pas besoin de payer pour les efforts que font les fabricants. Bien entendu, les développeurs doivent savoir utiliser le système, mais il est bon de savoir que les fabricants de matériel consacrent du temps et des efforts au développement des graphismes, à la création d’outils professionnels, à effectuer des analyses poussées, à aider le marketing, et surtout à faire travailler leurs ingénieurs pour nous offrir les meilleurs jeux possibles. Sans ces équipes à l’affut de ce que veulent les joueurs et des dernières techniques disponibles, nous ferions peut-être aussi bien de ne jouer que sur consoles...
Du moment qu'ils s'entendent pour améliorer la qualité des jeux je suis prêt à dire oui a tout. Mais tout le monde le sais, le marché des capitaux et des la nécessité de rentabiliser rapidement les projets pour faire plaisir aux actionnaire fait souvent défault aux vraie attentes des joueurs