Minolta Dimage Z1
Petit frère du A1, le Z1 a fait grand bruit lors de son introduction sur le marché en octobre dernier : design accrocheur, performances surprenantes, prix peu excessif, Minolta a frappé fort avec cet appareil.
Contrairement au Fuji S3000, le Z1 joue la carte de la fonctionnalité et du multi-usage. C’est un appareil photo très complet, rapide mais aussi très bon caméscope d’appoint avec ses 30 FPS a 1 Mpixel de résolution sans limite de temps.
Minolta propose également une alternative curieuse à l’EVF : lorsque l’utilisateur veut passer sur le viseur, un renvoi optique de l’écran TFT est mis en place en même temps qu’une obturation de l’écran à l’aide d’un volet mécanique.
C’est un choix qui a l’avantage d’être moins coûteux qu’un vrai EVF, mais qui présente aussi l’inconvénient d’être 100% mécanique, et qui risque donc d’être une source de panne supplémentaire.
Minolta est également un des premiers constructeurs à proposer un support ‘hot-shoe’ pour adapter un flash externe sur un appareil photo numérique compact. C’est un avantage certain pour les amateurs de photographie, qui pourront ainsi profiter d’un flash plus performant que ceux embarqués habituellement sur les appareils compacts. Toutefois, le socket n’étant pas standard, il vous faudra faire l’acquisition de flashs Minolta pour en profiter.
- Vitesse
Si il y a un point sur lequel le Minolta Z1 nous a séduit, c’est tout particulièrement sur ses performances en termes de vitesse. L’appareil est très réactif et c’est à mon avis ce qui le rend si agréable à utiliser.
Minolta propose ici une alternative pour contrer le ‘lag’ de la gâchette sous la forme d’une capture progressive de l’image : lorsque vous pressez la détente à moitié, l’appareil commence à prendre des photos en continu, sauvant les 2 ou 3 dernières dans un tampon. Lorsque vous relâchez complètement le bouton, les 6 dernières images (en mode très haute résolution) sont sauvées sur la carte. Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez également choisir une résolution moindre (1.1 Mpixels) et les 10 dernières photos sont alors sauvées… à 10 FPS !
Autre point où le Z1 surpasse la concurrence : la rapidité de l’autofocus, lorsque vous jouez avec le zoom, l’appareil met très peu de temps à s’adapter et à vous proposer une image nette.
Enfin le mode vidéo n’est pas en reste : à 30 FPS, en VGA, ses performances sont très proches de celle d’un caméscope d’entrée de gamme, ce mode bénéficie évidemment de l’excellente performance de l’autofocus en terme de vitesse.
- Un appareil ‘full option’
Comparé au S3000, le Z1 vous propose bien plus d’options. Il y a 6 programmes résultats (Auto, portrait, sport, paysage, couché de soleil, nuit). Les réglages habituels de balance du blanc (Auto, fluorescent, incandescent, etc). Notez que l’on peut aussi faire la balance soi-même en mode manuel.
Les amateurs seront également ravis de retrouver les réglages de priorités (ouverture/vitesse) sur ce modèle. En naviguant un peu dans les menus, on trouve aussi des réglages du firmware, comme l’algorithme de ‘sharpening’, d’augmentation du contraste ou encore la réduction de bruit.
On y trouve aussi certains filtres comme le sépia ou le rendu en noir et blanc.
Bref, tout y est… si ce n’est pas possibilité de sauvegarder les images en RAW, mais qui fait aussi défaut sur les autres appareils de ce comparatif (à l’exception du C740).
Un zoom optique 10x est aussi disponible, et si la qualité semble être au rendez-vous, il est difficile de trouver un intérêt à cette fonctionnalité, tant il sera délicat d’obtenir une image nette au zoom maximum sans avoir recours à un trépied. Peut-être les amateurs de macro-photo lui trouveront une utilité.
Dans la même veine d’options discutables, on peut citer l’autofocus débrayable, qui ne présente pas vraiment d’intérêt à mon avis dans la mesure où la résolution du TFT (113 kPixels) ne permet pas de faire décemment le point. Mieux vaut donc s’en remettre à l’autofocus.
- Ergonomie
Sans égaler la prise en main du S3000, des efforts ont été faits dans le sens d’une meilleure prise en main. On retrouve un design ‘bridge’, mais le volume de la poignée est moins important que celui de S3000, et l’appareil bougera plus facilement.
Le viseur est nettement déporté et il bénéficie en outre d’un réglage de dioptrie, pour la plus grande joie des porteurs de lunettes.
Les commandes tombent bien sous la main, mais la commande du zoom n’est pas des plus sensibles, dommage.
L’écran TFT est parfaitement lisible mais la navigation dans les menus est un peu ardue, mais il faut bien dire que c’est essentiellement du au grand nombre d’options paramétrables.
- Finition
Niveau finition, pas trop de surprise, l’appareil est 100% en plastique (mais pas entièrement gris métallisé), ça change un peu. Les boutons en plastique chromés qu’on trouve sur le dos de l’appareil font un peu toc, impression renforcée par le sélecteur EVF/TFT/Playback dont le petit ergot à manœuvrer donne une impression de ‘prêt-à-casser’ assez inquiétante.
En plus de cela le choix de la mécanique pour la visée EVF/TFT n’est pas non plus un gage de longévité. De même, les performances excellentes de l’autofocus imposent un stress important aux parties mécaniques de l‘objectif, le mode vidéo sera donc, à mon avis, à utiliser avec parcimonie puisqu’il est le plus contraignant pour l’autofocus.
Pour conclure, Minolta propose ici un appareil de très grande performance, aux possibilités qui dépassent de loin celles des autres appareils de ce comparatif, du moins en terme de vitesse. Mais le tarif est évidemment à la hauteur.