Asetek Waterchill
Société danoise, les plus chevronnés d’entre vous reconnaîtront sans mal la marque qui, avec Kryotech, a été la première à distribuer des solutions de refroidissement basées sur le principe du changement de phase et du compresseur : le Vapochill. Oui mais voila, ces derniers temps, Asetek subit sur ce marché une très forte concurrence de la part de l'autre danois Chip-con, et ses fameux Premeteia. Bref, l’heure est à la diversification pour Asetek, et le kit Waterchill se veut haut-de-gamme. Il est possible de l’acheter à l’étranger pour environ 230 € frais de port inclus. 
En observant ce kit, mais aussi le manuel « presse » fourni avec, on se rend compte d’une chose essentielle : Asetek a cherché à développer la majeur partie des composants de ce kit par lui-même, et seule la pompe n’est pas de lui. Il est ainsi amusant de constater que tout le manuel est basé suivant l’optique de comparer les performances de chacun des composants de ce kit face aux produits référence de la concurrence.
Waterblock cuivre avec haut en plexiglas, maze interne orienté pour diminuer les pertes de charge, embouts plug & cool : rien de bien différent de la concurrence, mais il se situe plutôt dans la haute moyenne. Détail intéressant : dans le manuel presse, Asetek nous fait part de ses études, et nous affirme que le design utilisé pour le circuit d’eau (demi-lune) permet d’obtenir de meilleurs résultats qu’un traditionnel Maze 2. D’ailleurs, ils avouent plus loin avoir acheté des waterblocks concurrents, et présentent un graphique comparatif, mais où les noms des waterblocks concurrents sont absents. A en croire le graphe, ce maze, pourtant assez basique, se ferait un Innovatek ou un Swiftech au p’tit dèj’, dès que la charge CPU dépasse 100 W.
Le radiateur est assez classique et imposant, et reprend le concept des « cubes » : l’eau fait 14 fois la longueur du radiateur à travers un tube de 9 mm de diamètre. Ce tube en cuivre, anodisé à l’intérieur pour éviter l’oxydoréduction, est traversé par de fines ailettes en aluminium et surmonté d’un gros Sunon de 12 x 3,7 cm (83 CFM pour 34 dBa). L’ensemble mesure légèrement moins de 10 cm d’épaisseur, et dispose de 4 ergos on ne peut plus appréciables pour visser le poids du tout sur un emplacement pour ventilateur de 12 cm. Asetek compare ce radiateur au Black Ice Pro.
La pompe est une Hydor L20 (700 L/H), qui d’après le constructeur est aussi efficace qu’une Eheim 1048 tout en étant moins bruyante, plus petite et moins chère… L’airtrap qui lui est accolé est petit et plutôt bien fini, et joue honnêtement son rôle. Les deux sont livrés montés et solidarisés via une structure métallique indémontable. Après vérification, le débit de l’eau une fois un système complet avec waterblock GPU et chipset monté, est d’environ 250 L/H.
En rapport à la concurrence, il est clair que ce kit a été conçu dans le soucis constant de simplifier au maximum le montage dans le boîtier. Seule l’eau distillée est absente du kit, ce qui est plutôt heureux puisque cela aurait augmenté inutilement les frais de ports, celle-ci étant trouvable pour un prix ridicule dans n’importe quel magasin.
Le radiateur se fixe sans soucis sur un emplacement pour ventilateur de 12 cm. Si vous ne disposez pas d’un tel emplacement, la solution la plus élégante reste bien sûr de faire la découpe du boîtier à la dremel, mais il reste possible de poser simplement l’ensemble juste en-dessous des disques durs. Même si dans la plupart des boîtiers, cela vous obligera à vous séparer d’une cage pour disque-dur (Antec SX1030 et dérivés). Asetek a également prévu 4 trous sur la tranche du radiateur, pour pouvoir ensuite le placer n’importe où.
L’ensemble pompe-réservoir n’est fixé que via les ventouses de la pompe, mais celles-ci sont très efficaces. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’Asetek a tout prévu concernant le raccordement électrique. La pompe est reliée à un petit boîtier qui dispose d’un emplacement pour le ventilateur du radiateur. Celui-ci est d’ailleurs muni d’un cavalier pour baisser à 7V la tension délivrée au ventilateur. Puis, on alimente ce boîtier avec une prise pour lecteur disquette. Enfin, un gros câble s’échappe du boîtier pour se brancher sur l’alimentation, à l’arrière du PC. Luxe ultime, Asetek fourni ce câble avec le braquet arrière pré monté, pour n’avoir rien à modifier. On regrettera simplement que les fils du ventilateur soient un peu courts.
Enfin, au niveau des durites, on a droit a du plug & cool. La généralisation de ce type de tuyaux simplifie grandement la tâche, autrefois crainte, du raccordement des éléments. Cela dit, ces tuyaux sont à l’origine prévus pour transporter de l’air sous pression. La fiabilité n’est donc pas toujours maximale sur ce type d’embouts. Sauf que les embouts retenus par Asetek se sont révélés au moins aussi efficace que les systèmes de fixation traditionnels, plus compliqués à mettre en place (Asetek clame n’avoir reçu aucune plainte contre la fiabilité de leurs d’embouts). Surtout, il faut bien faire attention à couper le tuyau le plus nettement possible, en faisant une coupe bien perpendiculaire, et surtout pas en biais. D’ailleurs, la longueur de 1,5 m de tuyau 6,5 mm /10 mm est juste suffisante. Mais risque d’être trop limite si l’on compte ensuite rajouter d’autres waterblocks. Le tuyau est par ailleurs assez rigide, ce qui ne facilite pas toujours la tâche.

La procédure d’installation détaillée dans le manuel est la meilleure et la plus simple qui soit. Le montage reste donc facile pour qui prend le temps de lire le manuel et de réfléchir à la disposition des différents éléments du kit dans la tour. En réalité, quelques petites difficultés subsistent, mais rien d’insurmontable. Comme introduire le tuyau de 6,5 mm de diamètre interne dans un des tubes du radiateur, de 8 mm externe. Un conseil : coupez le tuyau en biais, et n’hésitez pas à y aller à la vaseline ou au briquet…

Par ailleurs, on s’aperçoit quand même que le collier de serrage fourni pour le tube de 12 mm externe ne sert à rien, car il possède un diamètre interne de 13 mm… ce qui va par la suite nous poser des problèmes. Enfin, l’installation des ventouses nécessite de prendre le coup de main, mais au final elles se révèlent surprenantes et très efficaces. Le tuyau est assez difficile à couper.
La fixation waterblock s’adapte pour le Socket A, le socket 478, et mieux encore, pour les futurs Athlon 64. J’ai pourtant de gros reproches à faire à la première. En effet, si elle se fixe aux 4 trous du socket, Asetek recommande de mettre deux ressorts par tiges : un entre le waterblock et les vis de serrage, et un autre entre le waterblock et la carte mère. Or, une fois les 4 tiges montées, on se rend compte que les ressorts situés entre la carte-mère et le waterblock empêchent tout simplement le contact avec le CPU ! Il faut donc les enlever. Mais même sans, le maintien n’est pas parfait, et je pense que le kit aurait encore gagné en performances si le contact avait été optimum.
Pour en avoir le cœur net, j’ai monté l’échangeur avec la fixation d’Aquacomputer, bien meilleure sur ce plan là. J’ai gagné 4 °C, et c’est d’ailleurs dans cette dernière configuration que j’ai représenté les performances de ce kit. Car en s’obstinant un peu, on aurait obtenu le même résultat avec la fixation d’origine.
Une fois le waterblock monté, il faut démarrer l’alimentation sans la carte mère, à l’aide du fil fourni. Ce afin de faire fonctionner la pompe et remplir le circuit. L’opération est assez simple et la purge de l’air prend environ 15 minutes. Pourtant, tout de suite, des fuites sont apparues, au niveau des embouts plug & cool et au niveau du radiateur (le tube dont le collier de serrage était trop grand). Après vérification, il semble que ces embouts plug & cool soient plus profonds que les modèles utilisés sur d’autres kits. Après un nouveau montage, nous n’avons pas retrouvés ces fuites. Sauf au niveau du radiateur. Prévoyez donc un collier de 9/16 mm pour ce dernier – ce qui est assez inacceptable d’ailleurs.

Pourquoi Asetek a tenu a utiliser ces embouts ‘plug & cool’ à la place d’embouts de type ‘plug, screw & cool’ ou de traditionnels colliers de serrage ? Mystère, mais cela aurait à mon avis été un bien meilleur choix.

Un bon compromis ! Asetek a tout fait pour nous faciliter la tâche, et ce kit est à la fois silencieux, assez facile à installer et performant. Cela dit, les performances peuvent être bridées par une fixation socket A qui n’assure pas vraiment un bon contact à l’échangeur.
Se procurer le kit en France






Je pense craquer pour le Zalman Reserator 1 pour noël
Pensez vous qu'il y aura une baisse de prix d'ici la ?
ben vu l'article, perso si j'en avais un a prendre ca serait pas le reserator
ca y'eeeest j'ai enfin trouvé ce qui manque a cet article ! un descriptif des tres subjectifs termes employés pour qualifié le silence de ces kits. Faudrait ptet mieux leur donner une note de silence aussi non ? car faire la difference entre silencieux et discret ; entre nettement audible genante et bruyante ; etc etc ce n'est pas chose aisée
ben vu l'article, perso si j'en avais un a prendre ca serait pas le reserator
Le "inaudible" niveau silence est ce que je recherche.
a ben dans ce cas je ne vois que le xice et le reserator en effet
ca y'eeeest j'ai enfin trouvé ce qui manque a cet article ! un descriptif des tres subjectifs termes employés pour qualifié le silence de ces kits. Faudrait ptet mieux leur donner une note de silence aussi non ? car faire la difference entre silencieux et discret ; entre nettement audible genante et bruyante ; etc etc ce n'est pas chose aisée
Ben fait si j'me plante la hierarchie de ces adjectifs et la suivante :
inaudible < très silencieux < discret < audible < nettement audible < genante < bruyante
donc le terme silencieux c'est entre le tres silencieux et le discret, et au dessus de bruyant il y a insuportable
A peu près mais bon, prends plus ca comme une réponse à la question : 'Ok, quel bruit il fait ce kit ?' que comme un élément de comparaison absolu entre les kits...
Comment qu'il a repompé mon speech sur le Icerex et Curamik

Réutilisation de ressources internes...
Concernant certains commentaires sur le Zalman, je me dis que la persone qui a écris cet article ferait bien de réviser sa mécanique des fluides ..
Même si la hauteur de refoulement de la pompe n'est que de 50cm, celle ci peut être située bien en dessous puis que le circuit est en vase clos c'est le principe des vases comuniquants qui s'applique .... Donc seule la perte de charge du circuit est à évaluer dans ce cas, en théorie si la perte de charge du circuit était nulle on pourrait placer la pompe a des kilomètres sous le waterblock sans problèmes...
Quand au trou en haut du réservoir il sert juste a ce que le système ne se présurise pas quand la tempérture monte ...
il n'empêche que ce système n'est pas étudié pour les perfs, mais uniquement pour le silence comme tout les produits de la gamme Zalman ...
moi perso je l'ai fait moi même le mien, il marche bien mieux que ceux vendu dans le commerce pour 6 fois moins cher !!!!
comment tu la fait le tien? tu la fait avec de l'azote ??