Le geForce FX en détail
Spécifications
• GPU 128 Bits à 500 MHz (version Ultra)
• 2 RAMDAC à 400 MHz
• Architecture 4 pixels pipelines x 2 unités de texturing
(8 textures par passes) sauf dans certains cas précis
• 125 millions de transistors (interconnections cuivre)
• Gravure en 0,13 micron
• Design Flip-chip
• Mémoire DDR-II à 1 GHz en mode DDR et bus à
128 bits
• Interface mémoire optimisée avec z-compression sans
perte et compression des données de couleur
• AGP 8X
• Dissipation thermique : 75 W en charge (54 W pour la R9700 Pro)
• Flow FX – Solution de refroidissement propriétaire
à base de heat pipe en cuivre – Fréquençage
dynamique du GPU en fonction de l’application demandée
Nous tenons a préciser que nous n’avons extrapolés
les résultats de notre GeForce FX 5800 Ultra (500 MHz / 250 MHz)
de test pour donner des résultats d’une GeForce FX 5800 cadencée
à 400 MHz/200 MHz, tout simplement parce que rien ne nous permet
de croire que d’autres réglages les séparent (timings
mémoires, etc.).
FX Flow - Bruit
Sujet
vivement polémiqué à la sortie de la carte, nous
avons également pu vérifier le niveau sonore extrêmement
élevé des GeForce FX 5800 Ultra. Pour donner un ordre d’idée,
sur notre dernier comparatif ventirads, je lui aurai facilement mis un
indice de 5, puisqu’aussi bruyant que le Delta ‘Black Label’.
Et il est vrai que la comparaison au sèche-cheveux est bien la
première chose qui vient à l’esprit, tant du point
de vue bruit et chaleur dégagés, que de l’odeur…
En fait, la nuisance sonore dégagée par les systèmes
de refroidissement propriétaires développés pour
ce GPU est tout simplement inacceptable, et nous aurions eut du mal à
croire en leur viabilité si nous ne l’avions pas vu installé
sur une carte en version finale. Cela témoigne évidemment
d’une décision tardive de la part de nVidia de pousser au
maximum la fréquence du GPU, au-delà de ce qui devait être
prévu initialement, pour être sûr d’avoir au
moins une carte pouvant faire face à la Radeon 9700 Pro dans les
jeux actuels. Nous reviendrons plus loin sur la solution adoptée
par chaque constructeur.
Overclocking
Est-ce bien raisonnable de vouloir pousser encore plus loin une carte
déjà brûlante à ses fréquences d’origine
? Réponse : non. Pour les deux cartes, nous avons du nous contenter
d’un overclocking du GPU, car les drivers semblent ignorer les modifications
de valeurs via des logiciels tel Powerstrip. Du coup, nous avons été
contraints d’utiliser les réglages des drivers, et nous n’avons
pas pu pousser le GPU au-dela de 553 MHz, sous peine de redémarrages
violents. Et ce, quelque soit la carte utilisée. On est donc très
loin de la marge que possèdent les modèles de Radeon 9800
Pro. Bref, difficile d’overclocker un GPU déjà poussé
dans ses derniers retranchements aux fréquences de bases…
2D
Longtemps décrié pour la qualité 2D pitoyable de
ses cartes, entre autres par rapport à ATI, nVidia s’est
seulement intéressé à ce problème depuis l’arrivée
des GeForce 4.
Ce
qu’il faut bien comprendre, c’est que la qualité 2D
(en terme de stabilité et de précision de l’image
en hautes résolutions et avec de hautes fréquences de rafraîchissement)
n’est essentiellement dû qu’à un seul facteur
: la qualité des composants du filtre RFI (Radio Frequency Interference),
qui est un filtre défini par des normes de Compatibilite ElectroMagnetique
qui ont pour but d’éviter de trop grosses perturbations entre
les différents appareils.
Pour schématiser, la qualité déplorable des cartes
nVidia jusqu’aux GeForce 4 étaient du au fait que les différents
constructeurs utilisaient des composants de basse qualité sur ce
filtre, histoire bien évidemment de rogner sur les marges. La qualité
était donc fonction du constructeur. Contrairement à cela,
les cartes de référence que nVidia livrait à la presse
étaient bien logiquement équipées de filtres de qualité,
tout comme celles qu’ATI a fabriquées pour le commerce (et
continue, dans une moindre mesure, à fabriquer).
Avec l’introduction du GeForce 4, nVidia a défini une liste
de partenaire certifiés pour les composants de ce fameux filtre,
de sorte que la même qualité minimum puisse être observé
sur toutes les cartes de marque. ATI contrôle également la
qualité des composants utilisés par les constructeurs qui
lui sont associés.
Testée en 1920*1440 sur un Viewsonic P95F, la GeForce FX s’avère
pratiquement au même niveau que la Radeon 9700 (et donc, 9800 Pro).
Ce, aussi bien avec le modèle Leadtek que Terratec. L’introduction
de la nouvelle génération de Digital Vibrance Control n’y
est pas pour rien, mais la carte d’ATI semble conserver un petit
avantage sur le piqué de l’image. Petit détail, par
défaut l’affichage de la GeForce FX est décentré
sur l’écran par rapport à la Radeon et la GeForce
4, pour une résolution et une fréquence de rafraîchissement
donné.