Les points importants
vous présenter les éléments à prendre
en compte pour pouvoir désigner, pour chaque budget, un “
vainqueur ”...
Evolutivité :
Même si elle ne peut être que, la plupart du temps,
prédite à partir des "roadmaps" (plannings
de sorties) des constructeurs, celle-ci est déterminante
si vous envisagez de renouveler votre processeur dans un futur plus
ou moins proche, sans vouloir changer tout ce qui va avec (carte-mère,
ram, refroidisseur, etc.).
Actuellement, et contrairement à la situation qui durait
jusqu’à il y quelques mois, Intel ayant choisi l’architecture
Pentium 4 pour monter très haut en fréquence, c’est
sur cette plateforme, que vous accompagnerez typiquement de DDR-SDRam
sur une carte-mère à base de P4X266A, à peu
de chose près le meilleur chipset supportant la DDR pour
Pentium 4, que vous bénéficierez de la plus grande
marge d’évolution. En revanche, le Socket A en fin
de vie (après plus de 2 ans de règne !) sera abandonné
à la fin de l’année au profit d’un nouveau
socket, architecturé autour du nouveau chipset supportant
l’Athlon XP-64. Ne disposant d’aucune information officielle
sur ce dernier, la plus grande méfiance reste donc de mise
en ce qui concerne la perspective d’évolution...
En tous cas, indépendamment de la plateforme choisi, l’emploi
de DDR-SDRam s’impose dans tous les cas, aussi bien par ses
performances que par sa disponibilité ou son prix, à
comparer avec la vieillissante SDRam ou la très coûteuse
Rambus.
Overclocking :
Rappelons que cette manipulation dangereuse annule la garantie
constructeur, augmente la dissipation thermique du processeur, son
instabilité si l’overclocking est trop poussé,
et amenuise largement la durée de vie de votre processeur
(estimée à 20 ans en conditions d’utilisation
favorables...).
Comme précisé en début d’article, seuls
les Athlon/Duron peuvent,
via une manipulation un peu compliquée néanmoins en
ce qui concerne l’Athlon XP, être débloqués
et ainsi exprimer pleinement tout leur potentiel. Pourtant, ces
derniers s’overclockent moyennement, et les résultats
paraissent souvent décevants comparés à ce
que les meilleures séries des Athlon Thunderbird nous avaient
offertes; en fait, on sent bien que cette relative déception
en overclocking atteste le fait que l’architecture du K7 arrive
en fin de vie, malgré l’arrivée de la finesse
de gravure en 0.13µ.
Si les Pentium 4 sont plus souvent limités en overclocking
par le fait qu’un des composants de la machine entière
ne supporte pas le FSB infligé, les versions “ Northwood
” (processeurs dont on juxtapose la lettre A à l’indication
de la fréquence), notamment aux fréquences 1.6, 1.8
et 2 Ghz, ayants un FSB de 100 Mhz Quad Pumped, supportent aisément
un FSB de 133 Mhz, fréquence à laquelle de nouveaux
ratios permettent à tout le système de fonctionner
à la même vitesse qu’à 100 Mhz. Cet aspect
est réellement interessant, et couplé à la
marge que possède l’architecture récente du
Pentium 4 concernant le fréquençage, garantit donc
cette bonne propension à l’overclocking.
Refroidissement :
Longtemps critiqué sur le point de la dissipation thermique
de ses processeurs, mais maintenant rejoint par Intel avec son Pentium
4, AMD avec ses processeurs actuels accuse le coup de méthodes
de refroidissement en fin de vie : l’aircooling. Devant bientôt
refroidir jusqu’à 100 Watts émis sur une surface
inférieure à 1 cm², les ventilateurs actuels
sont nécessairement bruyants pour pouvoir refroidir efficacement
les derniers monstres sortis. De plus, le prix et le marché
des ventilateurs haut-de-gamme ont pris une dimension extraordinaire
en 2 ans, tant et si bien que le coût du dissipateur devient
un élément non négligeable dans le budget global
d’une configuration.
Dépourvus de toute protection mécanique, et ayants
un core particulièrement fragile (un peu moins que les Thunderbird
néanmoins), les Athlons XP sont des processeurs à
manipuler avec une précaution extrême ; l’emploi
d’un spacer, bien que favorisant une dispertion thermique
qu’on négligera, est fortement conseillé afin
d’éviter d’effriter le core lors de la pose d’un
ventilateur. On conseillera pour celui-ci le très répandu
Taisol
760 (Aqua 690), car désormais proposé à
un prix imbattable (20 euros), et pourtant tout à fait à
même, moyennant une nuisance sonore tout à fait supportable,
de conserver les Athlon les plus hautement fréquencés
à des températures décentes.
Intel, plus prévoyant, a eut la bonne idée d’imposer
la présence d’un heat-spreader (littéralement
: répartisseur de chaleur) sur tous les Pentium 4, ceux-ci
permettant de protéger le core, et d’offrir une surface
à dissiper plus homogène au ventilateur. Il est à
noter que l’achat d’un dissipateur pour Pentium 4 n’est
vraiment pas a prendre à la légère, puisque
si la température dépasse 76 °C, une sécurité
baissera automatiquement la fréquence de fonctionnement de
ce dernier... Ceci explique d’ailleurs pourquoi certains,
après avoir trop poussé leur processeur Intel, se
rendent comptent que leur processeur est devenu moins performant
: n’ayant pas prévu de dissipateur suffisament efficace,
ils dépassent la valeur seuil.
Les ventilateurs fournis par Intel dans les versions “boîtes”
de ses processeurs sont de très bonne facture.
Le but de ce guide est donc de vous conseiller, pour chaque gamme
de prix, sur le choix du processeur à adopter.
NB : Ce guide a été construit à partir des
prix disponible sur notre
comparateur de prix des boutiques informatique, que je vous
invite donc à aller voir, la situation pouvant vite évoluer
côté tarifs...