Vers le massivement multi-core : intérêt (suite)
Pour rappel, l’intérêt de multiplier le nombre de cores réside dans le raisonnement suivant : en partant du principe que l’application exécutée est extrêmement threadée (actuellement, les logiciels de rendu 3D type 3DSMax), doubler le nombre de cores d’un CPU permet, à consommation équivalente (ce qui présuppose donc une légère baisse de fréquence et de tension), d’améliorer significativement les performances. C’est ce qu’on a par exemple pu observer avec le Core Duo, même si dans ce cas précis la consommation a légèrement augmentée puisque la fréquence n’a globalement pas baissé, voir plutôt augmenté.
La multiplication des cores ouvre des perspectives nouvelles quand à la manière d’exploiter la puissance disponible. Puisque toutes les applications ne peuvent tirer actuellement parti des multi-cores d’une part, et qu’elles ne pourront de toute façon pas être découpées à l’infinies (sous peine de passer trop de temps à gérer la synchronisation), la présence de multiples cores permet par exemple de résoudre le problème d’une chaleur locale trop élevée : plutôt que de réduire leur fréquence, les cores surchauffant transmettent leurs données aux cores inactifs ce qui permet donc de gagner en temps d’exécution.
On peut même pousser cette idée plus loin et reprendre le concept des transistors MOSFE (penser à l’étage d’alimentation du processeur sur les cartes mères notamment), qui pourrait ici consister à ne faire fonctionner qu’un seul core en même temps, mais une fraction de temps seulement (1 / le nombre de cores). L’intérêt ? Faire fonctionner chaque core à une fréquence bien plus élevée qu’actuellement, vu le temps dont il disposerait pour refroidir. Et dans cet exemple précis, nul besoin d’application multi-threadé pour tirer partie d’un processeur massivement multi-cores, à condition bien sûr que la transition des données et du contexte d’un processeur à un autre soit suffisamment rapide.

La multiplication des cores ouvre des perspectives nouvelles quand à la manière d’exploiter la puissance disponible. Puisque toutes les applications ne peuvent tirer actuellement parti des multi-cores d’une part, et qu’elles ne pourront de toute façon pas être découpées à l’infinies (sous peine de passer trop de temps à gérer la synchronisation), la présence de multiples cores permet par exemple de résoudre le problème d’une chaleur locale trop élevée : plutôt que de réduire leur fréquence, les cores surchauffant transmettent leurs données aux cores inactifs ce qui permet donc de gagner en temps d’exécution.

On peut même pousser cette idée plus loin et reprendre le concept des transistors MOSFE (penser à l’étage d’alimentation du processeur sur les cartes mères notamment), qui pourrait ici consister à ne faire fonctionner qu’un seul core en même temps, mais une fraction de temps seulement (1 / le nombre de cores). L’intérêt ? Faire fonctionner chaque core à une fréquence bien plus élevée qu’actuellement, vu le temps dont il disposerait pour refroidir. Et dans cet exemple précis, nul besoin d’application multi-threadé pour tirer partie d’un processeur massivement multi-cores, à condition bien sûr que la transition des données et du contexte d’un processeur à un autre soit suffisamment rapide.
A terme cependant, plutôt que de disposer de multiples cores identiques, les processeurs de demain devraient surtout intégrer des cores spécialisés, qui joueraient alors le rôle de DSP. Disposer directement sur le processeur de puces spécialisées en réseau, sécurité, multimédia, décompression vidéo, rendu 3D, etc. ouvre des perspectives plus qu’intéressantes, et le récent rachat d’ATI par AMD peut aussi être interprété dans ce sens. D’autant plus aujourd’hui, alors que ce dernier a annoncé il y a quelques heures prévoir la production de puces intégrant CPU et GPU dès 2008, lors du passage au 0.045µ !

7
Commentaires
Dernières Actualités Processeurs
Derniers dossiers Processeurs
Liens commerciaux
Autres catégories :
A voir aussi
Actus et dossiers
Forum
Ah c'était donc ça !
Blague à part, on se croirait dans Sciences et Vie
Ce n'est pas une critique de l'article mais je me demande combien de lecteurs comprennent ce qui est écrit. *
Sinon, j'ai vu passer quelques fautes que Word aurait pu corriger...
* Peut si j'en juge par le nombre de commentaires posts entre 7h et midi...
Article très intéressant. Il est utile de pouvoir avoir un peu de visibilité sur les évolutions à venir, même si bien sûr il faut faire la part des choses face au discours optimiste d'Intel.
Toutefois la période d'un ou deux ans sans innovations particulière dans le monde des CPU que l'on a connue semble bien terminée.
J'attends l'article de demain avec impatience !
* Peut si j'en juge par le nombre de commentaires posts entre 7h et midi...
à défaut de Word, une relecture aurait peut-être suffi...
Mais j'ai pas fait les fautes dans un article, moi.
Pour la 2nde, même si ça n'excuse rien, j'écrivais sur un PC ultra portable avec un clavier pourri et le é n'est pas passé.
Soleil quasi constant? Justement le soleil n est pas constant, il disparait parfois, cela s appelle la nuit. De plus on voit bien que tu es jamais alle a SF ou le brouillard peut etre assez impressionant, c est pas Las Vegas. Enfin bref lancement d article un peu boiteux.
Il peut y être allé une fois et ne pas avoir pour autant ta longue expérience de la moitié ouest des Etats-Unis...
Soleil quasi constant? Justement le soleil n est pas constant, il disparait parfois, cela s appelle la nuit. De plus on voit bien que tu es jamais alle a SF ou le brouillard peut etre assez impressionant, c est pas Las Vegas. Enfin bref lancement d article un peu boiteux.
Sinon, très intéressant comme article !.
Edit : il est de notoriété publique que Frisco est une ville où il fait généralement assez frais, et le fameux smog qui couvre généralement est connu mondialement. Après si Florian a eu droit au soleil, tant mieux pour lui, hein ?