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Partie n°1

Tricher : (verbe intransitif).
1.Pratique visant à réussir à l'école par des moyens détournés. Non.
2.Dissimuler habilement un défaut ou une insuffisance. Déjà mieux.
3.Etre de mauvaise foi en arrangeant à sa façon la réalité, la vérité. Là, nous y sommes !
Certains assimilent volontiers la triche à une maladie contagieuse et absolument incurable. Elle reste surtout une fatalité dans bien des domaines, et les constructeurs de matériel informatique n'échappent évidemment pas à la règle.
Il y a une semaine, Futuremark sortait le premier patch pour 3DMark03 destiné à désactiver les triches utilisées par nVidia, et dans une moindre mesure ATI, pour obtenir un meilleur score. Pourquoi qualifier les optimisations implémentées de triches ?
D'abord et surtout, parce qu'elles substituent au rendu de base un rendu différent, destiné à accélérer la phase de calcul. Même si le résultat était visuellement identique, ces optimisations ne sont pas tolérables dans le cadre d'un benchmark synthétique dans la mesure où son but est justement de soumettre chaque carte à une charge identique. Cela afin de pouvoir comparer objectivement ces cartes.
Implémentées dans le cadre d'un jeu, on donnerai à ces triches le nom bien plus élogieux d'optimisations. Parce qu'un jeu se doit d'exploiter au maximum les spécificités de chaque carte, et qu'il relève de chaque constructeur d'inclure ce genre d'optimisations pour le maximum de jeux. En revanche, dès que le rendu visuel en devient altéré, toujours au profit des performances, ces optimisations retrouvent leur qualificatif originel. Or, ceci était également le cas pour 3DMark03, dans le cas de nVIDIA seulement.
L'expression importante du paragraphe précédent, et qui justifie la distinction faite, est « benchmark synthétique ». Elle implique que l'on utilise 3DMark dans le sens où Futuremark ne le met pas en avant, à savoir la possibilité de tester une architecture donnée sous une fonction bien spécifique, par exemple les Pixel Shaders en version 2.0. Pas pour utiliser son score global comme indice de performance de la carte, à extrapoler pour son comportement sous les jeux.
En effet, en protégeant son logiciel contre toute forme d'optimisation, Futuremark manifeste de lui-même l'aveu que celui-ci n'a aucun lien avec les jeux, puisque tout développeur de jeu cherchera au contraire à ce que chaque fondeur de chip graphique optimise au mieux ses drivers pour son jeu. Rester cohérent avec ce raisonnement implique donc de ne pas utiliser autre chose que les ‘Feature tests' des 3DMark pour ses tests. Ce que je n'ai pas fait dans l'article sur l'architecture des GeForce FX (présence des tests 2 et 4), et qui était une erreur.
Ce qu'il faut également savoir, c'est que chez ces mêmes constructeurs, certaines personnes sont payées pour s'assurer de la bonne tenue des cartes 3D sous les principaux benchmarks/jeux. Voir plus. Car, il est facile de constater que finalement, l'ensemble des logiciels généralement utilisés pour tester les cartes 3D est très restreint. Pire, c'est souvent les mêmes scènes préenregistrées et intégrées aux jeux qui sont utilisées.
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